Archives pour le mot-clef ‘ens. supérieur et recherche’

Science en marche, à vélo vers Paris

Publié le 10 octobre 2014

Science-en-marcheUn collectif, « Science en marche » organise à l’occasion de la fête de la science, un grand rassemblement à Paris de scientifiques à vélo venant de toutes les régions pour protester contre la politique gouvernementale portée par G. Fioraso. En effet la loi de finances 2015 prévoit une diminution des moyens des laboratoires et rien n’est prévu pour l’emploi des jeunes scientifiques. Le 4 octobre, ce sont les Grenoblois qui ont pris le départ pour rejoindre les Lyonnais et ensuite converger sur Paris.

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Le choc des cultures… numériques

Publié le 11 juillet 2014

GrenewsLe dernier numéro de Grenews avant la trêve estivale (n° 281 du 7 au 13 juillet 2014) met en scène le choc de 2 visions de Grenoble, terre numérique s’il en est.
Page 4, Jean Therme tel qu’en lui même, nous redéroule toute l’histoire du projet Presqu’île, que “on” (comprendre “lui”) a porté : du CEA spécialiste des micro-nanos technologies, en passant par Minatec, puis Giant, et enfin un projet d’aménagement urbain pour la presqu’île (dans cet ordre, cherchez l’erreur). Grâce à toute cette monomanie mono-centrée sur le territoire (et donc grâce à “lui”) “Grenoble joue dans la cour des grands”. Formidable !

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Université cherche nom désespérément

Publié le 20 juin 2014

Université de GrenobleSuite à l’adoption en 2013 de la Loi Fioraso sur l’enseignement et la recherche, les Universités doivent mettre en place une énième réforme, censée simplifier le millefeuille administratif et améliorer la visibilité et la compétitivité des universités françaises à l’international. Rien de nouveau depuis Valérie Pécresse, Nicolas Sarkozy et la loi LRU donc… Mais à Grenoble, une dimension supplémentaire donne du sel aux débats : les noms des établissements. Accrochez-vous, ça déménage…

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Les dégâts des PPP

Publié le 14 juin 2014
Hôpital Sud Franciien : PPP résiilé avec Eiffage (©AFP/Joël Saget))

Hôpital Sud Franciien : PPP résilé avec Eiffage

Le système de Partenariat Public Privé (PPP) permet effectivement au secteur public de ne pas s’endetter ; par contre c’est une machine à exclure les petites entreprises locales des marchés liés au PPP. Nous écrivions le 1er février 2014 : « Voila les méfaits des fameux Partenariats Publics Privés (PPP) malheureusement mis en place sur le campus ou sur la Presqu’île pour construire de nouveaux bâtiments. A partir du moment où c’est une société privée qui construit, équipe et gère le bâtiment, elle échappe aux règles des marchés publics et sous-traite à sa guise à qui elle veut. Exemple avec la construction sur la Presqu’île du bâtiment GreEn’ER sur un terrain appartenant au CEA, qui a été confié par les responsables politiques et universitaires au grand groupe Eiffage….

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Serons-nous sauvés par la high-tech ?

Publié le 6 juin 2014

STMicro CrollesLa politique économique de la majorité municipale précédente, menée notamment par G. Fioraso, partait du postulat que les innovations issues des high-tech étaient la solution privilégiée pour créer de nouvelles richesses. Nous avons toujours douté de ce postulat et il serait temps d’en vérifier la réalité.

Un article d’A. Reverchon, paru dans le Monde du 24 mai, dans le supplément « Culture & Idées » apporte des précisions confortant notre position. Il signale que le prix Nobel d’économie Robert Solow a analysé dès 1987 le fait que la révolution informatique n’avait apporté aucune productivité nouvelle. D’autres économistes ont démontré que les gains de productivité dus aux NTIC (nouvelles technologies de l’information et de la communication) se situaient dans le secteur des NTIC et non dans ceux qui les utilisaient.

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Le pôle santé, centre de formation public des étudiants médicaux et paramédicaux, a failli ne jamais voir le jour…

Publié le 15 mars 2014

Voici une histoire intéressante, en ce qu’elle démontre comment certaines professions intéressent davantage que d’autres nos hommes politiques locaux.

Depuis le début du 20è siècle, les étudiants paramédicaux, notamment les étudiants en soins infirmiers, sont formés dans ce que l’on appelait les « écoles d’infirmières ». Ces établissements étaient pratiquement toujours très proches des établissements hospitaliers publics ou privés. Grenoble n’échappe pas à la règle, son « école d’infirmières » se situe à l’intérieur de l’enceinte du CHU. Cet établissement, destiné à recevoir 350 étudiants, en reçoit actuellement environ 700, après les fermetures de l’école située à l’Hôpital Sud et de l’augmentation du nombre d’étudiants pour tenter de faire face à la pénurie de ces professionnels. Ce qui entraîne depuis de nombreuses années des conditions de formation très détériorées.

Au moment de la création du Plan Campus en 2007 mais aussi avec le passage des études en soins infirmiers en cursus LMD « licence, master, doctorat »,  il est décidé de créer ce que l’on a appelé le « Pôle Santé ».

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Comment les « PPP » assèchent l’économie locale

Publié le 1 février 2014

Voila les méfaits des fameux Partenariats Publics Privés (PPP) malheureusement mis en place sur le campus ou sur la Presqu’île pour construire de nouveaux bâtiments. A partir du moment où c’est une société privée qui construit, équipe et gère le bâtiment, elle échappe aux règles des marchés publics et sous-traite à sa guise à qui elle veut. Exemple avec la construction sur la Presqu’île du bâtiment GreEn’ER sur un terrain appartenant au CEA, qui a été confié par les responsables politiques et universitaires au grand groupe Eiffage.

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Encore une fois la recherche publique est oubliée

Publié le 25 janvier 2014

Après le Président de la Métro qui a fait un marchepied à Eiffage pour la définition de l’agglomération en 2030, voila la majorité sortante, Destot-Safar qui offre à Bouygues de venir faire un démonstrateur d’un ilot de 90 logements visant l’autonomie en eau, en énergie et l’optimisation des déchets. Les élus Ecologie et Solidarité avaient fortement critiqué ce partenariat public-privé, lors du conseil municipal du 8 juillet 2013.

Mais pourquoi donc les collectivités ne cherchent pas des partenaires publics dans la recherche pour travailler sur ces concepts de constructions innovantes ? Ce n’est pas le rôle d’une commune de permettre, sans aucune contrepartie, à de puissants groupes privés de se faire la main, déposer des brevets, créer des innovations qu’ils pourront vendre ensuite pour dominer un marché qui va se développer à cause du dérèglement climatique.

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Destot : L’art de promettre et de ne pas tenir…

Publié le 6 septembre 2013
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Cliquez sur l’image pour voir le tract des promesses de M. Destot en 2008

Une élection ne se fait pas sur un bilan nous disent les spécialistes électoraux. Le temps des projets et propositions va venir. Mais il n’est pas inutile de rafraichir la mémoire des citoyens sur les promesses faites en 2008 par la nouvelle majorité municipale. On avait eu droit à un catalogue de promesses tout azimut, qui se résumait à : demain ce sera le bonheur si vous votez pour nous.

Le lendemain ça à été plutôt la gueule de bois lorsque J. Safar a démontré que le bonheur c’était l’augmentation brutale des impôts locaux.

Afin de ne pas croire bêtement les promesses à venir, il n’est pas inutile de rappeler certaines promesses non tenues. La liste des promesses oubliées est malheureusement fort longue, en voici un extrait :

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Speaking Fioraso (Parler Fioraso)

Publié le 13 mai 2013

Nanotechnologies, biotechnologies, business-plans, benchmarking, clusters, start up, R&D, Giant… ce vocabulaire jargonnant, destiné aux initiés est la langue naturelle de G. Fioraso. Les Grenoblois se sont depuis longtemps habitués à entendre cette élue « socialiste », vanter les mérites de la compétitivité, de l’attractivité, des marchés, du management et à utiliser un vocabulaire digne des plus fervents partisans du néolibéralisme ambiant. Mais voilà qu’un an à peine, après sa prise de fonction, le grand public et les médias nationaux découvrent la Ministre de l’Enseignement Supérieur et de la Recherche, à la faveur (ou défaveur) d’un projet de loi présenté en Conseil des Ministres le 20 mars dernier.

La question se pose alors : en quoi la fonction de ministre aurait-elle rendue différente dans ses convictions l’ex adjointe à l’économie de Grenoble, l’ex vice présidente de la Métro, l’ex présidente de Minatec (qu’elle a porté sur les fonds baptismaux technologiques avec J. Terme le patron du CEA)… ? En rien bien sûr.

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Non à la disparition de la bibliothèque du Museum

Publié le 12 avril 2013

Il est important que les scientifiques et les amateurs puissent conserver un accès à la bibliothèque du Museum et donc qu’elle soit maintenue. Nous relayons ce communiqué du syndicat FO de la ville de Grenoble :

« Depuis le 1er octobre 2012, la Ville de Grenoble a fermé une bibliothèque au public. Cette bibliothèque est aujourd’hui menacée de disparition pure et simple. Il s’agit de la bibliothèque du Muséum d’histoire naturelle de Grenoble.

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Personnalités 2012 en Isère : les nommés sont…

Publié le 4 janvier 2013
Raymond Avrillier

Raymond Avrillier (photo tous droits réservés)

3000 personnes ont « cliqué» sur le site du quotidien régional pour désigner les personnes ou les événements marquants de l’année 2012.

La marche blanche qui a suivi le drame d’Echirolles a été retenue comme fait marquant. Les jeunes et les adultes ont tenu à exprimer leur compassion mais aussi leur volonté de construire un monde plus juste et plus solidaire, on ne peut que formuler le vœu « plus jamais çà ».

Concernant les personnes marquantes, les lecteurs en ont retenu 2 principales.

C’est une femme qui remporte 59 % des suffrages. Chercheuse au CNRS, Laurence Lafanechère a découvert une nouvelle molécule anticancéreuse. Il est à noter qu’en plus de son talent, cette chercheuse hors pair a tenu à exprimer combien ce résultat était aussi dû à tout le travail de son équipe et les collaborations avec le CEA et l’Institut Marie Curie. Elle a aussi exprimé son regret d’aller chercher sans cesse des financements nécessaires à la poursuite des recherches, et c’est autant de temps passé qui l’empêche parfois d’être « derrière la paillasse à réaliser des expériences ». La recherche est un bien public, et nécessite donc des fonds publics.

Celui qui arrive en 2ème position, loin devant les autres, est Raymond Avrillier, présenté comme ancien élu écologiste grenoblois et militant d’Anticor pour toute son action contre la corruption et pour l’éthique en politique.

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La fac, la ministre et le PPP (Pour le Profit au Privé)

Publié le 26 octobre 2012

Née officiellement en 1992, la Private Financial Initiative est apparue en Grande Bretagne au milieu des années 1980 sous l’ère Thatcher et s’est poursuivi durant le gouvernement « travailliste » de T. Blair, avec les conséquences que l’on connaît notamment sur les transports et la santé des britanniques. Conservateurs et travaillistes, même combat !

On pouvait penser que les pays européens auraient su tirer les enseignements salutaires de cette mise à mal des services publics anglais. Et en effet, certains l’ont fait mais pas forcément comme on pouvait l’espérer. C’est le cas de la France qui par ordonnance du 17 juin 2004, crée le clone de la Private Financial Initiative avec le Partenariat Public Privé. De quoi s’agit-il ? Une collectivité, l’Etat ou un établissement public, souhaite réaliser un équipement ? Un prestataire privé (type Eiffage, Bouygues, Vinci…) finance les investissements et en contrepartie les usagers ou les contribuables, en assurent le paiement sur une longue, voire très longue durée (20, 30, 40 ans…). Les mêmes causes produisant les mêmes effets, depuis 2004 on a pu mesurer les résultats de cette belle formule magique : lignes à grande vitesse, prisons, centres hospitaliers tel celui de Corbeil Essonne… Au delà des difficultés d’exploitation constatées, qui contraignent la collectivité à ne faire appel qu’au constructeur-exploitant en cas de dysfonctionnements, les loyers versées par le public aux grands groupes privés reviennent à payer au final deux à trois fois le coût de l’équipement.

C’est sûrement cette raison qui conduit notre Ministre de l’Enseignement Supérieur et de la Recherche que l’on voit très très souvent dans la région (à croire que le ministère est à Grenoble) à vanter ce genre d’opération.

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L’ADES et le boson de Higgs : même combat !

Publié le 6 juillet 2012

La nouvelle de la quasi-découverte du fameux boson de Higgs nous a fait chaud au cœur. C’est une particule très exotique qui ne ressemble à aucune autre, mais elle a des caractéristiques qui nous intéressent au plus haut point :

  • C’est la particule solidaire qui permet à toutes les autres particules d’avoir les masses qui leur conviennent.
  • C’est la particule démocratique qui participe à la vraie concertation et à l’échange d’informations avec toutes les autres.
  • C’est enfin la particule écologique puisqu’elle freine les autres particules qui sans sa présence iraient toutes à la vitesse de la lumière.

Le boson de Higgs c’est la  physique au service de la démocratie, de l’écologie et de la solidarité.

Les scientifiques n’ont annoncé cette découverte qu’avec 99,9999 % de certitude tout en la soumettant au débat public contradictoire afin de ne pas alléguer des contre-vérités. Si les responsables politiques avaient ce sérieux, cette rigueur et cette pratique démocratique dans le traitement des dossiers, le monde serait changé.

Nous pouvons maintenant prendre quelques vacances bien méritées : Le Rouge & le Vert se met en veille jusqu’au mois de septembre à moins qu’une actualité brulante l’oblige à réagir. L’été est souvent à Grenoble, comme dans certaines entreprises, propice aux mauvais coups.

Quel est le ministère de G. Fioraso ?

Publié le 25 mai 2012

A entendre Jean Therme, directeur du CEA Grenoble, sur France 3 ce mardi 22 mai, on peut s’interroger : après s’être félicité de cette nomination, tout en assurant que notre nouvelle Ministre ne sera pas la porteuse des dossiers grenoblois, il explique compter beaucoup sur elle pour porter l’innovation afin de “reconstruire un tissu industriel, car c’est cela dont la France à besoin.”
Otez-nous d’un doute : Geneviève Fioraso est-elle Ministre de l’enseignement supérieur et de la Recherche, ou Ministre de l’Industrie ? Le directeur du CEA Grenoble est hélas coutumier de ces confusions et mélanges de genre…

Souhaitons que la Ministre précise rapidement ses compétences et ses priorités.

Actualités politiques grenobloises

Publié le 18 mai 2012

Notons d’abord la nomination de Geneviève Fioraso au Gouvernement en tant que ministre de l’enseignement supérieur et de la recherche. C’est une surprise car les observateurs misaient plutôt sur A. Vallini ou M. Destot. A la différence des deux cités, G. Fioraso a vraiment travaillé ses dossiers de parlementaire. Il faut rappeler que localement elle a malheureusement trop accompagné la politique de la droite sur les pôles de compétitivité, soutenu les projets de mise en concurrence des sites universitaires, promu le projet Giant, apporté un soutien aux nanobiotechnologies au détriment des autres disciplines ce qui accentuait le pilotage par l’aval de la recherche au détriment des recherches fondamentales à long terme. En tant que ministre elle va devoir remettre en cause nombre de décisions néfastes de Sarkozy et notamment démocratiser le fonctionnement des institutions de recherche et d’enseignement supérieur, et remobiliser les acteurs comme l’avait fait en son temps J.P. Chevènement dans le gouvernement Mitterrand.

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Le maire de Grenoble essaye de se (re)caser

Publié le 11 mai 2012

Depuis des mois, M. Destot fait des pieds et des mains pour se faire reconnaitre comme personne indispensable au niveau national dans l’optique d’une victoire de F. Hollande aux présidentielles et d’une majorité de gauche à l’assemblée nationale. Il délaisse progressivement la ville et organise déjà ses éventuelles successions, tout en briguant pour la sixième fois consécutive un mandat de député en juin 2012. Un mandat qu’il n’a exercé depuis le début qu’en dilettante et qui n’honore ni la fonction ni l’homme. Classé parmi les 150 “derniers” parlementaires de l’hémicycle, il compte 18 semaines de présence quand d’autres en totalisent 36, et n’est crédité d’aucune proposition de loi portée par lui pas plus que d’un rapport écrit depuis mars 2010.

Il joue sur de nombreux tableaux pour tenter de s’attirer les bonnes grâces du nouveau pouvoir. Mais il souffre d’un handicap : celui d’avoir choisi successivement Strauss Kahn puis M. Aubry comme champions pour les présidentielles.

Il est l’ami des grands groupes du CAC 40 et se rêve peut être en dirigeant d’un grand groupe public ou semi-public. Alors, il passe le plus clair de son temps à rencontrer les patrons du CAC 40 en se présentant comme ancien chef d’entreprise. Il oublie de préciser que son aventure de chef d’entreprise a failli très mal se terminer. Il doit sa chance à un certain désintérêt de la justice qui n’a pas poussé plus loin ses investigations sur la fin de son entreprise (Corys) avant qu’il ne devienne maire de Grenoble.

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L’IDEX Grenoblois n’aurait obtenu aucune voix du jury international !

Publié le 14 février 2012

Communiqué du 13 février 2012

Le jury international qui a voté sur les dossiers présentés par les candidats à l’IDEX n’aurait accordé aucune voix au dossier grenoblois !

Le président du jury, Jean-Marc Rapp qui est professeur de droit à l’Université de Lausanne a précisé qu’il était très important que tous les porteurs de projets soient engagés collectivement dans la même démarche de transformation et que la qualité scientifique était présente chez tout le monde.

Ceci confirme l’analyse de l’ADES qui pointait le déficit de gouvernance du site universitaire, l’absence d’université unique et l’absence d’association des acteurs réels du site (enseignants, chercheurs, étudiants, personnels). La qualité scientifique n’étant pas en cause.

Depuis des années les responsables politiques et en premier lieu, Michel Destot et Geneviève Fioraso ont essayé d’imposer leurs vues sur l’évolution de l’université et de la recherche grenobloise, en privilégiant la technologie, notamment liée au CEA. Le projet GIANT, préparé dans le plus grand secret a été un facteur de profonde division du milieu universitaire et de sa démobilisation. La grande priorité donnée depuis des années au pilotage de la recherche publique par l’aval est aussi une hérésie lorsque l’on sait que la recherche fondamentale ne se pilote pas comme un programme technologique.

L’ADES a souvent tiré le signal d’alarme devant cette politique à courte vue. Le rôle des responsables politiques et des collectivités locales est d’aider à l’émergence d’une grande université qui conserve les équilibres entre thématiques et entre territoires en veillant à une construction démocratique.

L’ADES regrette que le management politique de l’organisation de la science à Grenoble soit si déplorable. Le maire a une responsabilité considérable dans ce dossier.

IDEX : pourquoi l’échec ?

Publié le 11 février 2012

Lors de la première vague d’affectation des IDEX (initiatives d’excellence, appel à projets dans le cadre du grand emprunt), où seules trois candidatures avaient été acceptées – Strasbourg, Bordeaux et Paris -, le jury avait retoqué le projet grenoblois au motif notamment qu’« il n’est toujours pas apparu de vision commune d’une université unique qui rassemblerait, positionnerait et mettrait à profit les forces principales de la région de Grenoble. »

Malgré une deuxième chance offerte au site Grenoble-Savoie via la possibilité de redéposer un dossier pour la 2e vague, ce point n’a pu être débloqué, et Grenoble n’est donc à nouveau pas retenu dans le cadre de cet appel à projet.

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Emploi et nouvelles technologies

Publié le 7 janvier 2012

Dans un article du Monde du 3 janvier 2012, il est indiqué que l’incubateur “Grain” (Grenoble Alpes Incubation) créé en 1999 a favorisé la création de 132 entreprises, mais qu’elles n’ont engendrées que 800 emplois salariés. Faut-il pour autant ne plus soutenir la création d’entreprises par des chercheurs ? Certainement pas. En revanche ce résultat permet de relativiser le discours lancinant du maire et de sa majorité sur la création d’emplois grâce aux innovations high-tech.

Si on veut réellement créer de l’emploi à l’aide de subventions publiques c’est dans les secteurs à faible capitalisation que ce sera le plus efficace, notamment dans la majorité des activités publiques (dont la recherche publique) ou de l’économie sociale et solidaire.

Les propositions budgétaires des élus « Ecologie et Solidarité » sont beaucoup plus efficaces pour l’emploi local (non délocalisable) que la politique de la majorité municipale.

Dans un incubateur comme Grain, il serait important que les subventions publiques soient délivrées avec des contreparties en cas de succès de l’entreprise, par un remboursement de tout ou partie du coût de l’incubation, ainsi le coût pour les collectivités publiques serait minimisé ou l’efficacité de l’incubateur renforcée par des moyens supplémentaires.