Archives pour le mot-clef ‘videosurveillance’

Enfin un travail scientifique sur l’impact de la vidéosurveillance sur la sécurisation de l’espace public

Publié le 25 janvier 2019

Le 30 novembre 2017 une thèse a été soutenue par M. Guillaume Gormand, à l’Université de Grenoble Alpes qui s’intitule : « L’évaluation des politiques publiques de sécurité : résultats et enseignements de l’étude d’un programme de vidéosurveillance de la Ville de Montpellier ». C’est la première étude scientifique sur l’étude de la contribution de cette technologie à la sécurisation d’un territoire, qui est semblable en taille à celui de Grenoble.

Voilà un travail qui va obliger à redéfinir le bon emploi de cet outil.

En conclusion l’auteur indique : « nous avons pu construire et présenter une démonstration complète des potentiels effets intrinsèques des caméras de surveillance, notamment de leurs effets socio-psychologiques. A ce titre, l’ensemble des données collectées et leur interprétation permettent de dénoncer les illusions d’effets dissuasifs de caméras installées sur l’espace public, les phénomènes de déplacements géographiques de délinquance, ou encore les propensions rassurantes de tels dispositifs pour la population. Plus généralement, nous avons pu démontrer l’absence de modifications de comportements ou de ressentis des usagers d’un espace public, induites par l’installation ou la présence de caméras de surveillance…

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Le peu d’intérêt de la vidéosurveillance

Publié le 31 août 2018

Avant de croire aux miracles de la vidéosurveillance pour faire baisser l’insécurité, il vaut mieux se renseigner auprès des spécialistes de ce sujet, car un équipement important de caméras coute très cher. A Grenoble et son agglomération le nombre de caméras est déjà important (transports en commun, surveillance de la circulation, bâtiments publics, commerces…). Laurent Mucchielli est directeur de recherches au CNRS et enseigne la sociologie de la délinquance à l’université. Il est l’un des meilleurs spécialistes des questions de sécurité et de prévention en France. Il est l’auteur de nombreux ouvrages sur ces sujets. Il a publié chez Armand Colin, un livre qui enquête sur le bluff de la vidéosurveillance : « Vous êtes filmés ; enquête sur le bluff de la vidéosurveillance ». Il démontre que « la vidéosurveillance n’a pas d’impact global sur le niveau de délinquance d’une commune ». Et dresse un constat sans appel : « la vidéosurveillance n’est pas et ne sera jamais un outil important de lutte contre la délinquance et encore moins contre le terrorisme. »

Donc ne gaspillons pas inutilement de l’argent public, qui ne servira que les lobbies des commerçants de systèmes de vidéosurveillance et dotons les services publics des moyens humains nécessaires. Par exemple que l’Etat remette en place la police de proximité prévue par la loi mais oubliée depuis N. Sarkozy ce qui a permis le contrôle de plus en plus de territoires par les maffias de la drogue.

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La vidéosurveillance n’est pas efficace, et très chère !

Publié le 1 mars 2014

CameraBouleLors d’une conférence de presse et un café citoyen, le Rassemblement citoyen de la gauche et des écologistes a révélé que l’enquête (restée secrète) sur la vidéosurveillance à Grenoble a démontré qu’elle n’était pas efficace. Par contre l’installation des caméras coute très cher, et il serait beaucoup plus utile et efficace de multiplier la présence publique dans l’espace public. Vous trouverez le texte intégral de l’analyse et des propositions sur le site du rassemblement : “La sécurité exige du sérieux“.

En voici quelques extraits :

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Les échos du Bd Jean Pain

Publié le 26 octobre 2013

vivre-a-grenoble-esplanadePeu avant la séance du Conseil municipal du 21 octobre 2013, sur le parvis de la mairie, l’association « Vivre à Grenoble » s’est rappelée au bon souvenir de la majorité municipale. Forte de 10 000 signataires grenoblois de la pétition contre le projet de l’Esplanade et malgré son inscription à l’ordre du jour du Conseil municipal du 17 juin dernier qu’elle avait su imposer, l’association estime que la majorité se comporte comme si ce débat n’avait jamais eu lieu. En effet à ce jour aucune réponse à ses demandes de non occupation du périmètre de l’Esplanade, de référendum sur le projet de l’Esplanade, ni à sa proposition alternative de moratoire jusqu’aux élections de mars 2014. Ainsi va la démocratie participative à Grenoble, lorsque 10% du corps électoral grenoblois s’exprime clairement. Et visiblement cela risque de durer puisque L. Masson adjointe à la démocratie locale présente sur le parvis de la mairie, et tournant le dos aux membres de « Vivre à Grenoble » indique aux journalistes dans un même mouvement que « la concertation, on est en plein dedans » et que « le projet a été retravaillé ». De deux choses l’une, ou le projet a été retravaillé et la concertation n’a plus lieu d’être, ou bien la concertation est en cours et le travail se poursuit. Or on apprend que le cabinet de Portzamparc présentera ses modifications. C’est bien ce que l’on disait, on attend toujours une vraie concertation.

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Pour une politique de sécurité efficace à Grenoble

Publié le 29 juin 2013

CameraBouleconférence de presse du 24 juin 2013

Suite aux déclarations pré-électorales du premier adjoint sur l’armement de la police municipale et le développement de la vidéosurveillance, décisions qui n’ont jamais été débattues au conseil municipal, des organisations politiques dont certaines ont des élus dans la majorité municipale ont tenues une conférence de presse le 24 juin 2013 pour dénoncer ces méthodes non démocratiques et ces propositions inefficaces. Il s’agit des organisations suivantes : MRC Isère – Parti Communiste – Parti de Gauche – ADES – EELV Grenoble –Les Alternatifs. Voici leur communiqué :

Pour une politique de sécurité efficace à Grenoble

La question d’un armement de la police municipale la nuit et d’un nouveau développement de la vidéosurveillance a été posée à Grenoble. Au regard de la recrudescence des faits de violence, la sécurité urbaine est une question majeure. Même s’il s’agit principalement d’une compétence de l’Etat, la mairie a donc raison de vouloir agir. Il faut apporter non seulement des réponses urgentes mais également des solutions de long terme.

A ce titre, nous sommes nombreux à nous interroger sur l’efficacité des mesures récemment proposées, ainsi que sur la rapidité de leur annonce. Les Grenoblois et le conseil municipal doivent pouvoir se saisir de ce débat essentiel qui n’a pas eu lieu.

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Vidéosurveillance : l’évaluation cachée

Publié le 25 mai 2013

CameraBouleParallèlement à l’armement de la police municipale la nuit, J. Safar a annoncé un renforcement de la vidéosurveillance dans différents quartiers de Grenoble. Comme d’habitude, il l’a fait seul, sans débat, sans concertation et sans dire combien cela allait coûter aux Grenoblois. Sa promesse d’évaluer les premières installations expérimentales au Jardin de ville, à la Capuche et au Village Olympique avant d’envisager la suite, n’est plus qu’un vieux souvenir. Car, campagne électorale oblige, le premier adjoint est un homme pressé. On apprend maintenant que l’évaluation de cette expérimentation a débuté depuis un an et qu’on n’en connaîtra les résultats qu’à l’automne. Il est probable que le résultat sera d’un grand classicisme dans ce domaine : on fera le constat que la délinquance s’est déplacée ailleurs. Il doit y avoir du tirage dans la majorité municipale entre ceux qui veulent avancer vite et ceux qui défendent une évaluation des politiques publiques avant de décider. Mais la pression du clan au pouvoir est très forte pour éviter que ne sorte en public les divergences profondes qui traversent cette majorité.

Tournant démagogique dans la politique de sécurité à Grenoble : attention aux vendeurs d’illusions !

Publié le 20 mai 2013

CameraBoule

Communiqué du 17 mai 2013 – Les mouvements ADES – EELV Grenoble – Alternatifs et les élus du groupe Ecologie & Solidarité

Le premier adjoint de Grenoble vient d’annoncer dans la presse un armement de la police municipale la nuit et un développement important de la vidéosurveillance. A quelques mois des prochaines échéances municipales, peu fière de son bilan, la majorité cèderait-elle à la panique sur un sujet qui requiert sang-froid et sens des responsabilités ?

Oui, dans plusieurs quartiers de la ville les habitants sont épuisés de subir des incivilités, des pressions liées aux divers trafics et des agressions physiques. Répondre de manière efficace à cette dégradation exige des réponses d’ensemble et non des mesures idéologiques, ponctuelles et démagogiques.

Nous pensons que c’est une erreur profonde que d’armer la police municipale la nuit. Cela annonce un engrenage sans fin.

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Conseil municipal et vidéosurveillance, suite

Publié le 4 janvier 2013

CameraBouleLors du dernier conseil municipal, M. Safar s’est auto-glorifié d’être celui qui a décidé d’implanter la vidéosurveillance dans 3 quartiers de Grenoble , déclarant qu’il poursuivrait cette politique. Mais comme souvent, il est à craindre que les promesses soient aussitôt oubliées. J. Safar avait promis une évaluation de ces implantations qui coûtent très chères et qui, au vu des expériences dans d’autres villes, sont inefficaces. Donc encore une politique virtuelle qui fait croire qu’on agit, qui peut rapporter des voix, mais dont l’efficacité n’est pas démontrée. La vidéosurveillance ne peut pas remplacer la présence humaine.

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Inanité quand tu le tiens : décryptage des déclarations de J. Safar sur la vidéosurveillance

Publié le 1 décembre 2012

Quand l’ADES annonce que le Tribunal Administratif de Lyon a annulé les délibérations relatives au pseudo « comité d’éthique pour la vidéosurveillance » portées par J. Safar, le premier adjoint au maire s’agace et « réagit vivement » si l’on en croit le quotidien régional du 26 novembre.

Voici donc le décryptage de ses déclarations par la rédaction du Rouge &Vert.

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Vidéosurveillance : il faut un collège d’éthique pour contrôler la majorité municipale

Publié le 1 décembre 2012

Il semblerait que le premier adjoint ait besoin d’une formation accélérée sur la notion d’Etat de droit. Il s’était déjà illustré à propos des illégalités manifestes du Président de la Région dans le dossier du lycée Mounier. Une petite relecture de la déclaration des droits de l’homme et du citoyen de 1789 devrait suffire pour remettre les choses au point (notamment son article 15, qui rappelle que tout citoyen peut demander compte à l’administration et que c’est un droit constitutionnel).

Il déclare que la majorité a créé le collège d’éthique sur la vidéosurveillance dans les règles en copiant ce qui s’est fait à Lyon. Comme argument de droit on fait beaucoup mieux car la gestion du maire de Lyon n’est pas un des meilleurs exemples. On peut donc penser que le maire va faire appel de ce jugement s’il pense que les règles ont été respectées, ce qui sous entend que le tribunal administratif de Lyon a mal jugé. Faire appel est de droit mais le risque est grand de se voir sanctionner une deuxième fois car l’illégalité était manifeste, le préfet l’ayant lui-même reconnu et avait demandé au maire de retirer la délibération litigieuse. (voir aussi le décryptage des déclarations de J. Safar sur ce dossier)

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Le collège d’éthique de la vidéosurveillance a fait pschitt !

Publié le 24 novembre 2012

Au conseil municipal du 17 mai 2010, le premier adjoint proposait la mise en place du « collège d’éthique de la vidéosurveillance ».

Seuls les élus du groupe « Ecologie et Solidarité » votaient contre, car le débat promis sur la vidéosurveillance, ses intérêts ou inconvénients n’avait pas eu lieu contrairement aux promesses faites. De plus, ce collège ne permettait pas d’évaluer la pertinence de la vidéosurveillance, il n’avait donc aucun intérêt réel.

Gadget créé pour essayer de faire croire que l’implantation (très chère) des caméras dans trois endroits de la ville ne posait aucun problème de fond, cette instance veillant à ce que tout soit propre et en ordre.

En réalité la création de ce collège comportait un vice de fond. Pour essayer de faire croire à son indépendance vis-à-vis de la mairie (pseudo gage d’efficacité, de neutralité…) sa présidence serait assurée par un ancien magistrat, ancien président de la cour d’appel de Grenoble. Or la loi oblige à ce que les conseils consultatifs soient présidés par un élu municipal.

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Vidéosurveillance : encore une illégalité…

Publié le 13 octobre 2012

Le 17 mai 2010, pour faire passer la pilule de la lourde facture d’implantation de caméras de vidéosurveillance dans trois quartiers de Grenoble, J. Safar fait voter par le conseil municipal la création du collège d’éthique de la vidéosurveillance des espaces publics. Pour faire croire à son indépendance par rapport au conseil municipal, gage de sa crédibilité, la délibération décide que ce collège sera présidé par le premier président honoraire de la cour d’appel de Grenoble, M. Catteau. Seuls les élus écologistes s’élèvent contre cette délibération en estimant qu’elle est illégale et refusent d’y envoyer un représentant, contrairement à l’opposition UMP qui désigne Mme Modelski (par ailleurs juriste de profession).

L’ADES avait alors indiqué que la majorité des membres nommés par le conseil municipal faisaient partie du comité de soutien à M. Destot pour les élections municipales de 2008 !

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Police, texte et vidéo

Publié le 13 avril 2012

La convention de coordination de la police municipale et de la police nationale signée le 5 mars dernier pour une durée de 3 ans (2012-2015) confirme la place prégnante des collectivités territoriales dans une mission jusque là exclusivement dévolue à l’Etat. Pallier les manques c’est cautionner la disparition progressive d’une police nationale dite de proximité, intégrée à la population et gardienne de la paix au sens plein du terme. C’est également accepter les inégalités de traitement sur l’ensemble du territoire selon que l’on habite ou non une commune dotée des moyens d’assumer cette charge.

Dans ces conditions on comprend aisément que le Préfet de l’Isère n’ait pas hésité à signer au nom de l’Etat, cette convention avec le maire de Grenoble. A sa lecture on mesure la responsabilité et la charge financière pour la Ville dont les effectifs de police n’ont cessé d’augmenter au cours de ces dernières années. Pour l’illustrer on se contentera de se pencher sur le chapitre 4 de la convention intitulé : « Des dispositions relatives à la vidéo-protection »

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Ne souriez plus, sans le savoir vous êtes filmés

Publié le 3 mars 2012

A Lyon, les plaques informent les citoyens. Pas à Grenoble...

Pour en atténuer les effets négatifs, on est rapidement passé du terme “vidéo surveillance” à “vidéo protection”, donnant ainsi l’illusion au citoyen qu’une caméra pouvait protéger et prévenir un crime ou un délit, et effacer du même coup l’idée que ce même citoyen était sous surveillance.

En 2010 , Grenoble comptait déjà une trentaine de caméras, le long des voies de tramway, de circulation et sur des espaces publics. Aujourd’hui, officiellement, on devrait en dénombrer 18 de plus, installées dans les secteurs Jardin de Ville, Square La Fleur et au Village Olympique, si l’on s’en tient aux déclarations de la majorité municipale. Pourrait-on en douter ? Probablement, quand on constate combien, dès l’origine, la question de la vidéo surveillance et de l’installation de caméras sur l’espace public a été traitée en petit comité qui n’a fini par informer de ses intentions que sous la pression des habitants. Douter encore quand le bilan de « l’expérimentation » promis par J. Safar l’adjoint en charge des finances et de la sécurité, se fait toujours attendre, sans parler du fameux Collège d’Ethique mal parti dès sa constitution.

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Cour des Comptes, un rapport qui fait du bruit

Publié le 8 juillet 2011

Le 7 juillet 2011, la Cour des Comptes rend son rapport sur l’Organisation et la gestion des forces de sécurité publique. (en ligne ici)

Voici des extraits du paragraphe consacré à la vidéosurveillance dans le document de synthèse, qui justifient nos critiques des choix faits par la majorité municipale à ce sujet. Toutefois dans ce paragraphe, ne sont pas évoqués le fantastique marché et les enjeux financiers que représente la vidéosurveillance pour des officines de toute nature qui mettent en péril les principes de démocratie et de liberté.

« Un développement rapide mais coûteux

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Les riverains du Parc Pompidou se mobilisent

Publié le 1 juillet 2011

Depuis des mois les incendies de voitures se multiplient dans le quartier du Parc Pompidou à Grenoble. Certaines voitures sont incendiées très près de bâtiments d’habitation, créant un risque très important pour la sécurité des personnes. Une pétition est envoyée au Préfet pour lui demander de prendre sérieusement en compte la dégradation de la vie dans ce quartier.

Le 23 juin a eu lieu une réunion publique dans le Parc Pompidou réunissant des représentants de la Préfecture et de la mairie. Le représentant de la préfecture a expliqué que la nuit, il n’y avait que 3 voitures de la police nationale qui patrouillait dans toute l’agglomération et il n’a pris aucun engagement pour traiter le cas concret de ce quartier.

Du coté de la mairie, J. Safar va demander, à partir du 1er juillet, à la patrouille de la police municipale affectée au centre ville d’effectuer des rondes en voitures (les policiers ne descendront pas de leur voiture car non armés !) le soir (jusqu’à 2h du matin maximum), et pendant les week-end uniquement. La mairie continue de vouloir pallier les manques de la police nationale. Cette fois il s’agit d’une intervention sectorisée, mais très vite la police municipale, dont ce n’est pas le rôle, sera dépassée par les évènements, car elle ne pourra le faire sur l’ensemble de la ville.

Ce qui se passe ici est la parfaite démonstration de ce que nous annoncions : la vidéo-surveillance installée à la Capuche s’avère inefficace puisqu’elle ne fait que déplacer la délinquance. Seule la présence humaine de proximité serait pertinente.

De ce point de vue le silence de la mairie sur le volet prévention des actions à mener, en lien avec les collectivités et structures concernées, pour que les incendiaires de voiture aient d’autres occupations, est inquiétant… Avec les 900 000 € de coût de la vidéo-surveillance, combien de postes d’éducateurs de rue peut-on financer ?

Correspondants de nuit à la Villeneuve

Publié le 18 février 2011

La Ville a mis en place ces dernières années 8 correspondants de nuit à la Villeneuve pour tenter de désamorcer les conflits, éviter le tapage nocturne, le squat des coursives… Ils travaillent jusqu’à 1 heure du matin la semaine et 3 h du matin le week-end. Suite aux évènements de l’été dernier, la majorité municipale avait promis de les renforcer par 4 postes supplémentaires. Ce n’est toujours pas fait alors que la Ville dépense sans compter pour la vidéosurveillance.

Les élus écologistes avaient proposé pour le budget 2011 d’augmenter les dépenses de personnel de 1 million d’euros pour améliorer la présence publique dans les quartiers, tout en diminuant fortement les impôts locaux. Refus de la majorité. Et pendant ce temps les correspondants de nuit s’épuisent face à une situation qui se dégrade fortement. Il faut souligner que c’est le maire qui a la compétence de la police contre les troubles du voisinage, il n’est pas inutile de le lui rappeler.

Offensive sécuritaire et solitaire de MM. Destot et Safar

Publié le 3 décembre 2010

Lors du Conseil municipal du 29 novembre, les conseillers municipaux écologistes apprennent, par la presse (Grenews), que le matin même, MM. Destot et Safar ont tenu une conférence de presse sur leur nouvelle politique sécuritaire avec un fort développement de la vidéosurveillance. Et dans les rendus compte du maire sur les marchés passés ces derniers mois, se trouvent trois marchés pour l’installation de nouvelles caméras pour la modique somme de 750 000 € !

Lors du Conseil municipal, les élus écologistes demandent ce qu’il en est au maire et à son premier adjoint, stupeur générale dans les rangs de la majorité municipale qui n’était pas au courant, et les deux intéressés sont restés dans un silence très gêné.

La majorité (droite-gauche) avait pourtant solennellement décidé de faire l’évaluation des premières caméras (non mises en route) avant toute nouvelle installation.

Vous avez dit majorité de godillots ?

Vidéosurveillance, les contradictions du maire de Grenoble

Publié le 17 septembre 2010

Devant l’offensive tout sécuritaire de la droite UMP qui réclame plus de vidéosurveillance, M. Destot essaye de naviguer au plus près. D’un coté il admet que ces caméras sont peu efficaces dans les lieux ouverts, mais si l’expérience d’implantations des caméras dans trois quartiers est concluante, il est prêt à les généraliser ! Mais par prudence il ne dit pas quels seront les critères de jugement sur l’efficacité, il compte sur le fameux comité d’éthique pour trancher.

A ce propos le Tribunal administratif est gêné pour examiner un recours contre la mise en place de ce comité d’éthique car celui-ci comprend en son sein, l’ancienne présidente du Tribunal administratif de Grenoble. La nouvelle présidente a donc écrit au Conseil d’Etat pour qu’il désigne un autre Tribunal pour examiner ce recours !! Et suite à notre intervention, le préfet a demandé au maire de rapporter la délibération créant ce comité au motif qu’elle est illégale, pour l’instant le maire n’a rien fait.

Tout cela c’est du petit bricolage politique qui ne cherche pas à mettre en place une politique publique réfléchie, mais qui surfe sur les sentiments d’insécurité en faisant de mauvais coups médiatiques, malheureusement cela coûte cher aux Grenoblois.

Survol rapide du feuilleton de l’été grenoblois

Publié le 8 septembre 2010

Pour celles et ceux qui n’ont pas pu suivre les évènements de cet été à Grenoble, en voici un résumé à grands traits.

  • Dans la nuit du 15 au 16 juillet, deux braqueurs armés vident la caisse du casino d’Uriage ; ils sont pris en chasse jusqu’à la Villeneuve par la police, Karim Boudouda, l’un des deux malfaiteurs est abattu, au pied de son immeuble, galerie de l’Arlequin. Les nuits suivantes un groupe de jeunes a réagi violemment en caillassant deux trams et en mettant le feu à des dizaines de voitures stationnées dans la Villeneuve.
  • Le Gouvernement a organisé une réponse disproportionnée de la part des forces de police et de gendarmerie, notamment avec le survol plusieurs nuits de suite du quartier par un hélicoptère éclairant violemment l’intérieur des logements et empêchant les habitants de dormir. De plus le quartier a été bouclé plusieurs jours avec fouille corporelle aux entrées. Le tram a été arrêté, un service de bus a pris le relais en évitant de traverser le quartier. Lorsque le tram a été remis en circulation, il n’a fonctionné durant des semaines qu’à partir de 7 heures le matin pour s’interrompre à 20 h 00 le soir, ce qui a contribué à l’isolement du quartier.

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