Archives de janvier 2012

Création de “richesse” dans les grandes villes

Publié le 7 janvier 2012

L’association des maires des grandes villes de France a fait réaliser une étude sur la « richesse » produite dans les grandes villes (en réalité la valeur ajoutée), rapport non publié pour l’instant. Les Echos du 15 décembre 2011 en ont donné les premiers résultats.

Rappel, la valeur ajoutée est définie comme la différence entre la valeur finale de la production par tous les agents économiques (entreprises, associations, administrations, individus…) et la valeur des biens qui ont été consommés par le processus de production.

En Rhône-Alpes, 30% de la valeur ajoutée est apportée par le Grand Lyon, 7 % par Grenoble, 5% par St Etienne et 1 % par Valence.

Pour de nombreuses agglomérations, la valeur ajoutée annuelle se situe autour de 40 000 € par habitants, Paris domine avec 80 500 €/h et les villes qui produisent le moins sont Le Mans, Lorient, Cherbourg, Argenteuil et Nimes avec moins de 20 000 €/h.

Les Echos ne donnent pas la valeur ajoutée par Grenoble ou son agglomération, mais elle doit être de l’ordre de 40 000 €/h si on la compare à la majorité des agglomérations citées.

L’ordre de grandeur de la valeur ajoutée à Grenoble doit donc être environ de 5 à 6 milliards d’euros.

Ce chiffre montre qu’il faut relativiser le discours pseudo-keynésiens de la majorité municipale sur l’importance qu’elle accorde au niveau des dépenses d’investissement du budget principal de la ville. Il est clair que diminuer de quelques millions d’euros le niveau d’investissement du budget principal n’aura quasiment aucune influence sur l’activité dans la ville, puisque cela représente moins de un pour mille de la valeur ajoutée locale.

La baisse des impôts proposée par le groupe des élus « Ecologie et Solidarité » ne mettrait pas en péril la situation économique à Grenoble. Par contre dépenser plus en fonctionnement pour créer des emplois pérennes (non délocalisables) ou stabiliser des associations dont la quasi-totalité du budget est affectée aux salaires, ou choisir des investissements utiles au quotidien est beaucoup plus efficace pour défendre la qualité de vie pour tous dans la ville, que d’investir des millions sans contrepartie dans des opérations privées ou de prestige.

Emploi et nouvelles technologies

Publié le 7 janvier 2012

Dans un article du Monde du 3 janvier 2012, il est indiqué que l’incubateur “Grain” (Grenoble Alpes Incubation) créé en 1999 a favorisé la création de 132 entreprises, mais qu’elles n’ont engendrées que 800 emplois salariés. Faut-il pour autant ne plus soutenir la création d’entreprises par des chercheurs ? Certainement pas. En revanche ce résultat permet de relativiser le discours lancinant du maire et de sa majorité sur la création d’emplois grâce aux innovations high-tech.

Si on veut réellement créer de l’emploi à l’aide de subventions publiques c’est dans les secteurs à faible capitalisation que ce sera le plus efficace, notamment dans la majorité des activités publiques (dont la recherche publique) ou de l’économie sociale et solidaire.

Les propositions budgétaires des élus « Ecologie et Solidarité » sont beaucoup plus efficaces pour l’emploi local (non délocalisable) que la politique de la majorité municipale.

Dans un incubateur comme Grain, il serait important que les subventions publiques soient délivrées avec des contreparties en cas de succès de l’entreprise, par un remboursement de tout ou partie du coût de l’incubation, ainsi le coût pour les collectivités publiques serait minimisé ou l’efficacité de l’incubateur renforcée par des moyens supplémentaires.

Schéma de cohérence territoriale (SCOT) de la Région Grenobloise

Publié le 7 janvier 2012

Le 19 décembre 2011, le comité syndical de l’Etablissement public du Schéma de cohérence territoriale (EP SCOT), a arrêté le projet de SCOT de la région Grenobloise qui décrit l’avenir de la région grenobloise à l’horizon 2030.

Les objectifs principaux du SCOT sont de tendre vers “un meilleur équilibre des territoires et une meilleure proximité entre l’habitat, l’emploi, les services et les commerces, de promouvoir la préservation de la biodiversité et des espaces naturels et agricoles, la ville des courtes distances et les modes alternatifs à la voiture pour se déplacer, un cadre de vie agréable tout en confortant le développement et l’attractivité de la région grenobloise”.

Le comité syndical représente les communautés d’agglomération de Grenoble et de Voiron et les communautés de communes de la région grenobloise, soit 28 membres titulaires et autant de suppléants. Ils représentent 16 intercommunalités regroupant 273 communes, surtout des vallées, tout en ignorant certains massifs montagneux (principalement Chartreuse et Vercors) qui sont exclus du périmètre et où pourtant résident de nombreux « pendulaires ». Pour la Métro, il y a 9 titulaires (mais pas de représentant des écologistes qui pourtant représentent plus de 10 % des électeurs dans l’agglomération).

Le projet de SCOT a été mis en chantier depuis 3 ans et a donné lieu à plusieurs réunions publiques.

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Le Schéma Départemental de Coopération Intercommunale est arrêté

Publié le 7 janvier 2012

Suite à la séance de la Commission Départementale de Coopération Intercommunale (CDCI) et des amendements adoptés le 12 décembre, le préfet de l’Isère a arrêté le 22 décembre 2011, le Schéma Départemental de Coopération Intercommunale de l’Isère.

En ce qui concerne la Métro, il y a deux prescriptions :

  • le rattachement de la commune de Miribel-Lanchâtre à la Métro
  • la fusion-extension de la Métro, de la communauté de commune du Balcon Sud de la Chartreuse et de la commune de Miribel-Lanchâtre.

Ce schéma sera révisé au moins tous les 6 ans.

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Situation inacceptable faite aux demandeurs d’asile

Publié le 7 janvier 2012

La préfecture de l’Isère organise une file d’attente spécifique aux demandeurs d’asile. Afin de les décourager, cette queue peut démarrer la nuit, voire 24 heures avant l’ouverture des services, quelles que soient les conditions climatiques ! Certains demandeurs d’asile sont obligés de subir cette attente plusieurs fois avant d’avoir enfin accès au guichet.

L’APARDAP (Association de Parrainage Républicain des Demandeurs d’Asile et de Protection), soutenue par d’autres associations, a décidé de jouer les observateurs la première semaine de janvier 2012, en étant présents à 8h45 avant l’ouverture des guichets de la Préfecture pour constater ce qui se passe, discuter avec les primo-arrivants, noter les refus de guichets…

Il est éventuellement prévu vers la mi-janvier une manifestation de protestation devant la préfecture si cette situation inadmissible se prolongeait.