
Photo G.Kuntz
Suite à un arrêté du maire, le bidonville Esmonin a été évacué le 29 juillet. Les différentes annonces et interventions de police ayant précédé, la période d’été où des familles peuvent rentrer dans leur pays ont fait que seules 19 familles représentant 147 personnes, dont 70 mineurs se trouvaient encore dans le bidonville. Que deviennent les autres qui ont été près de 400 au printemps à s’entasser dans ce lieu ? Il est sûr que d’autres camps et squats vont grossir dans les mois à venir si toutes les collectivités et l’État ne se donnent pas les moyens de gérer cette question avant d’en arriver à ces extrémités. Mercredi 29 juillet lors de l’évacuation, le constat de l’absence de plusieurs partenaires a pu être fait : le Département n’avait mis à disposition que quelques bus Transisère, les autres communes que Grenoble étaient toutes aussi absentes, trop contentes que la « patate chaude » ne soit pas sur leur territoire, alors que la majorité des occupants venaient d’autres camps démantelés les dernières années chez elles.

Comme chaque année, conformément au Code de l’Action Sociale, le CCAS édite une analyse des besoins sociaux (ABS) des Grenoblois. Cette année le CCAS a fait une analyse des quartiers en termes de démographie, de situation économique et sociale des ménages à partir des données de l’INSEE, de la CAF, des services fiscaux, des bailleurs sociaux et des services de la Ville et du CCAS. L’ABS 2014 est présenté en 3 parties et des annexes, en voici un résumé :
A propos de la prochaine évacuation du bidonville Esmonin qui est devenu ingérable, la ville de Grenoble demande à l’Etat d’appliquer sa propre circulaire du 26 août 2012, appelée circulaire Valls, bien que signée aussi par Duflot, Taubira, Peillon, Sapin, Touraine et Pau-Langevin. Malheureusement entre les mots et les actes il y a un gouffre sur ces questions et la mobilisation de toutes les énergies arriveront peut être à ce que la préfecture et les collectivités dont le Conseil départemental prennent enfin les mesures à la hauteur des réalités dramatiques que vivent ces familles notamment les enfants.
En septembre 2013 la Banque Alimentaire, Pierre Pavy (restaurant « Le 5 ») et des associations lançaient l’idée de cuisiner la viande qui allait atteindre sa date limite de vente afin de faire des plats pouvant être distribués pendant plusieurs jours par la banque alimentaire. Voir