
C’est le titre d’un rapport d’une commission d’enquête sénatoriale qui évalue de manière très critique l’intervention des services de l’État dans la gestion des conséquences environnementales, sanitaires et économiques de l’incendie de l’usine Lubrizol à Rouen du 26 septembre 2019.
La commission d’enquête a été créée le 10 octobre 2019, à l’unanimité des groupes politiques et des commissions permanentes du Sénat. Elle s’est rendue à Rouen pour entendre tous les acteurs intéressés par l’accident, au plus près du terrain. Elle a procédé à l’audition de près de 80 personnes, institutions, administrations, organismes publics ou associations. « À l’issue de ses travaux, la commission d’enquête déplore les manquements graves qui nuisent à l’efficacité des mécanismes de prévention des accidents industriels et formule un ensemble de recommandations pour une meilleure prise en compte des risques industriels par tous – État, entreprises, collectivités territoriales et citoyens. »
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Les industriels de la pétrochimie et du tabac, ont inventé un nouveau principe, celui d’innovation, qui vise à neutraliser le principe de précaution. Les lobbies ont réussi à faire entrer ce nouveau principe dans la loi européenne en le faisant adopter par le parlement européen le 12 décembre.
Une enquête publique a eu lieu entre le 23 mars et le 24 avril au sujet du Plan de Prévention des Risques Technologiques (PPRT) des établissements VENCOREX et ISOCHEM implantés sur la plateforme chimique de la commune du Pont-de-Claix. Trop peu d’habitants se sont exprimés sur cette enquête pourtant très importante pour la sécurité de nombreuses populations potentiellement impactées par un éventuel accident chimique d’importance qui ne peut pas être exclu.
L’Institut National de Recherche et de Sécurité (INRS), vient de mettre à disposition du public et en particulier des professionnels un logiciel d’emploi très simple sur les atteintes à la santé par l’exposition aux produits chimiques.