La Direction de la recherche, des études, de l’évaluation et des statistiques (DREES) publie la 6e édition du rapport sur l’état de santé de la population en France, rédigé avec l’ensemble des producteurs de données. À travers plus de 200 indicateurs, ce panorama détaillé de la santé conjugue approches par population, par déterminants et par pathologies, illustrant l’état de santé globalement favorable des Français. Il met également en lumière les principaux problèmes de santé auxquels sont confrontées les politiques publiques, dont les inégalités sociales de santé.
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Rapport sur l’état de santé des français
Les particules fines tuent, c’est confirmé
L’institut de veille sanitaire dans son bulletin épidémiologique hebdomadaire du 6 janvier 2015, édite une nouvelle analyse sur l’impact à court terme des particules en suspension (PM10) sur la mortalité dans 17 villes françaises, 2007-2010.
La nouveauté de cette analyse consiste à utiliser des mesures plus fiables des concentrations des particules fines dans l’atmosphère grâce à une meilleure technique qui ne sous estime pas ces concentrations contrairement à l’ancienne. De plus l’étude est étendue à 17 grandes villes dont Grenoble. Elle confirme l’impact de ces particules sur la mortalité et démontre que l’été l’impact est nettement plus important.
En résumé on peut estimer à environ 0,5% l’augmentation de la mortalité à court terme (5 jours) due à une augmentation de 10 mg/m3 de la concentration des particules de diamètre inférieur à 10 µm.
Polluants atmosphériques : dépassements chroniques
Les concentrations de polluants atmosphériques ont très légèrement baissé dans l’Hexagone en 2013 mais dépassent toujours les plafonds réglementaires, selon le bilan annuel de la qualité de l’air publié le 3 novembre par le Commissariat général au développement durable (CGDD).
Voici ci-contre la carte des dépassements du seuil d’information des PM10 (en rouge) (moyenne journalière des concentrations de PM 10 le 27 février 2013)
Présentation du bilan :
Le bilan de la qualité de l’air en France en 2013 a été établi en partenariat par le Commissariat général au développement durable (CGDD) et la Direction générale de l’énergie et du climat (DGEC) du ministère de l’Écologie, du Développement durable et de l’Énergie (Medde). L’Institut national de l’environnement industriel et des risques (Ineris), Atmo France – le réseau des Associations agréées de surveillance de la qualité de l’air (Aasqa) – et l’Agence nationale de sécurité sanitaire de l’alimentation, de l’environnement et du travail (Anses) ont également apporté leur appui et leur expertise.
PPA peut encore mieux faire
Le 24 janvier 2014, la commission d’enquête rend son rapport et ses conclusions sur le projet de révision du Plan de Protection de l’Atmosphère (PPA) qu’elle transmet le 4 février. Elle donne globalement raison aux remarques et avis que nous avions fait lors de l’enquête et ses conclusions sont sévères.
Dès le 25 février 2014, le préfet arrête la révision suite à un rapport de synthèse de la DREAL (Direction Régionale de l’Environnement de l’Aménagement et du Logement) du 17 février qui prend en compte des éléments de la commission d’enquête. Cette révision prolonge le PPA jusqu’à fin 2016
Tous les éléments de cette révision se trouvent sur le site internet de la DREAL ici.
Le pôle santé, centre de formation public des étudiants médicaux et paramédicaux, a failli ne jamais voir le jour…
Voici une histoire intéressante, en ce qu’elle démontre comment certaines professions intéressent davantage que d’autres nos hommes politiques locaux.
Depuis le début du 20è siècle, les étudiants paramédicaux, notamment les étudiants en soins infirmiers, sont formés dans ce que l’on appelait les « écoles d’infirmières ». Ces établissements étaient pratiquement toujours très proches des établissements hospitaliers publics ou privés. Grenoble n’échappe pas à la règle, son « école d’infirmières » se situe à l’intérieur de l’enceinte du CHU. Cet établissement, destiné à recevoir 350 étudiants, en reçoit actuellement environ 700, après les fermetures de l’école située à l’Hôpital Sud et de l’augmentation du nombre d’étudiants pour tenter de faire face à la pénurie de ces professionnels. Ce qui entraîne depuis de nombreuses années des conditions de formation très détériorées.
Au moment de la création du Plan Campus en 2007 mais aussi avec le passage des études en soins infirmiers en cursus LMD « licence, master, doctorat », il est décidé de créer ce que l’on a appelé le « Pôle Santé ».
Pollution de l’air : les citoyens demandent à être informés pour agir

Pollution sur la cuvette grenobloise (photos GK)
Air Rhône Alpes (présidé par JM. UHRY), l’observatoire de la qualité de l’air de la région, publie les résultats d’une étude d’opinion sur les préoccupations, les attentes et la volonté d’action des rhônalpins. Il en ressort que les habitants de la région sont prêts à contribuer à l’amélioration de la qualité de l’air mais réclament un meilleur accès à l’information pour y parvenir.
Raison de plus pour aller critiquer le projet de Plan de Protection de l’Atmosphère (PPA) soumis à enquête publique jusqu’au 15 novembre, il manque singulièrement de moyens et de prises de décisions efficaces pour combattre la pollution de l’air.
A noter que l’association SERA (Santé-environnement Rhône-Alpes) vous convie à un débat autour de la qualité de l’air dans l’agglomération grenobloise le mercredi 6 Novembre à 19 heures à la Maison des Associations 6 rue Berthe de Boissieux.
Voici quelques extraits du sondage de l’IFOP pour Air Rhône Alpes auprès de 600 rhônalpins
Un colloque en mauvaise santé
Le 21 octobre, Grenoble accueillera le colloque national du réseau des villes- santé sur le thème fort intéressant : « de la gouvernance à la mise en œuvre des soins de santé primaire: place et rôle des villes ». Malheureusement, l’adjoint de la ville de Grenoble, chargé de la santé qui pilote ce colloque a préféré la présence et les interventions des médecins présidents nationaux des organisations, aux acteurs médicaux et paramédicaux des centres de santé de Grenoble.
Voir le programme de ce colloque
L’adjoint qui préside ce réseau est également représentant de la ville au Conseil d’Administration de l’AGECSA (association de gestion des centres de santé), et se dit un grand défenseur de cette offre de soins.
La démission de J-M. Uhry : ahurissant !
Coup de théâtre à la Métro. Le Vice-président chargé de l’environnement, du développement durable et de l’énergie-climat a démissionné de sa délégation « environnement ». Jean-Marc Uhry n’a pas supporté que M. Destot et M. Baietto interviennent auprès du Préfet de l’Isère, sans l’avertir, pour repousser après les élections municipales l’enquête publique sur le Plan de Protection de l’Atmosphère (PPA). Il faut dire que depuis des années J-M. Uhry essaye de faire comprendre, en vain, à ses colistiers du PS que la lutte contre la pollution atmosphérique est prioritaire puisqu’il y a atteinte lourde à la santé publique. Les décisions importantes sont toujours repoussées …
Psychiatrie, la déprime
Voici un communiqué du 20 juin 2013 du syndicat CGT des personnels du Centre Hospitalier de Saint Egrève qui dénonce la dégradation de ce service public de santé :
« Les médecins et les représentants des personnels cgt du CENTRE HOSPITALIER ALPES-ISERE soussignés, se sont réunis ce jour pour discuter de la situation qui résulte de la fermeture de 5 lits à l’unité Tony LAINÉ et 8 lits à l’unité les cèdres faute de médecins.
Notre Hôpital traverse une crise sans précédents due aux orientations de nos gouvernants, et notamment aux modifications apportées par la loi Hôpital Patients Santé Territoires (HPST). Les manques de moyens que l’on constate et les pressions économiques que l’on subit amènent un effondrement des conditions de travail des équipes et des médecins.
Les personnels médicaux et non médicaux de l’établissement ne sont plus en mesure de faire des soins de qualité.
Cancer de la thyroïde : et si on reparlait des retombées de Tchernobyl en Isère
Souvenez-vous, en avril 1986, un ministre de l’environnement déclarait que le nuage de Tchernobyl s’était arrêté à la frontière. Ce ministre s’appelait A. Carignon et il était maire de Grenoble pour encore 9 ans. Depuis des études se sont penchées sur la question de savoir s’il y a eu un impact sanitaire mesurable des retombées radioactives du nuage de Tchernobyl. En 2011, l’Institut de veille sanitaire INVS a édité un bilan des évolutions des cancers de la thyroïde en France.
« Le cancer de la thyroïde était relativement rare il y a 25-30 ans, mais le nombre de diagnostics a beaucoup augmenté depuis. L’incidence est très sensible aux pratiques médicales et diagnostiques, qui ont elles-mêmes beaucoup évolué. Une surveillance renforcée des cancers de la thyroïde est justifiée puisque cette pathologie peut être induite par une exposition aux rayonnements ionisants pendant l’enfance…
L’évolution des pratiques médicales est principalement évoquée pour expliquer ces évolutions. Les évaluations quantitatives de risque sanitaire, associées à la surveillance des évolutions temporelles et des répartitions spatiales du cancer de la thyroïde, ont permis d’exclure un impact important des retombées de Tchernobyl en France. La surveillance épidémiologique de ce cancer doit se poursuivre afin de confirmer les tendances récentes. »
Le cas du département de l’Isère est intéressant car il se distingue des autres départements étudiés par l’augmentation continue du nombre de cancers de la thyroïde :
Pollution atmosphérique : ça continue à Grenoble

Pollution sur la cuvette grenobloise (photos GK)
Dans une interview à 20 Minutes le 25 février, le maire explique que la pollution atmosphérique a beaucoup baissé car il y aurait moins de circulation automobile, moins d’industries polluantes et le chauffage serait passé à la biomasse et au photovoltaïque ! Maintenant le maire est favorable à la transformation de l’électricité du photovoltaïque en chaleur, voila encore une innovation à la grenobloise !
Il va falloir qu’il s’intéresse de plus près à la réalité grenobloise car la pollution ne diminue pas. L’exemple de la période de pollution actuelle devrait le faire réfléchir.
Réaction à la réforme du système de santé
Mme Brigitte Font Le Bret médecin psychiatre de l’agglomération réagit aux propositions du 1er ministre sur la réforme du système de santé présentée à Grenoble. Elle s’occupe essentiellement de “la souffrance au travail”, a beaucoup suivi les suicides de France Télécom ; elle a de plus en plus de patients de la Fonction Publique Territoriale qui “craquent” face au management, elle préface le livre de la Directrice des Ressources Humaines de La Poste (tentative de suicide après harcèlement moral), dont on a parlé largement.
Dossier : pollution atmosphérique, haro sur les particules fines !
L’air respiré à Grenoble est nocif pour la santé à cause de nombreux polluants, notamment les particules fines provenant des transports (diesels) et aussi du chauffage au bois par des poêles de mauvaise qualité.
C’est le moment de poursuivre la réduction de la circulation automobile et d’abandonner définitivement les projets d’élargissement de l’A480 et de prolongement de l’autoroute A 51.
La règlementation sur la qualité de l’air est fixée par le décret du 21 octobre 2010 qui transpose la règlementation européenne (l’unité est le microgramme soit le millionième de gramme).
Réglementation pour les particules inférieures à 10 microns (PM10) :
- Objectif de qualité : 30 microsg/m3 en moyenne annuelle civile ;
- Seuil d’information et de recommandation : 50 microsg/m3 en moyenne journalière selon des modalités de déclenchement définies par arrêté du ministre chargé de l’environnement ;
- Seuil d’alerte : 80 microsg/m3 en moyenne journalière selon des modalités de déclenchement définies par arrêté du ministre chargé de l’environnement ;
- Valeurs limites pour la protection de la santé :
- 50 microsg/m3 en moyenne journalière à ne pas dépasser plus de trente-cinq fois par année civile ;
- 40 microsg/m3 en moyenne annuelle civile.
Particules fines inférieures à 10 microns à Grenoble depuis le 1er novembre 2012
Fuite de Phosgène à Pont de Claix
Incident technique dans un atelier de phosgénation de la plate-forme chimique de Pont-de-Claix (38) : Dans la nuit du 14 au 15 mai 2012 à 23h50, une fuite de gaz phosgène est survenue dans l’enceinte de confinement de l’atelier HDI de Perstorp. Ce gaz très toxique est utilisé dans le procédé de fabrication. Heureusement, le gaz est resté confiné dans l’enceinte prévue à cet effet. Les sapeurs-pompiers sont immédiatement intervenus et les équipes de l’atelier ont lancé les opérations permettant de détruire le gaz présent dans l’enceinte. 4 salariés de l’atelier ont été examinés à l’infirmerie avant de rejoindre leur domicile à la fin de leur poste de travail.
Vous avez dit ZAPA ?

ça existe à Turin ! (photo GK)
A la question orale posée par les élus « Ecologie et Solidarité » sur l’élargissement de l’A480 et la ZAPA (Zone d’Actions Prioritaires pour l’Air) le maire a fait une réponse assez politicienne :
Sur l’A480, il s’est déclaré ferme sur les objectifs et pragmatiques sur les solutions. En général, en politique, ce genre de déclaration essaye de camoufler le renoncement sur les principes. En effet le maire s’est félicité de l’engagement du président du Conseil général qui veut aller au-delà du projet de l’Etat. Au lieu de militer pour un boulevard urbain (limitation de vitesse à 70 km/h) il a expliqué que les limitations de vitesses devaient dépendre des heures et des lieux d’habitations. Ce n’est pas une solution efficace pour diminuer la pollution atmosphérique.
Pollution atmosphérique toujours et encore…

Pollution sur la cuvette grenobloise (photo GK)
Chaque jour, le réseau de surveillance de la qualité de l’air en Rhône Alpes, dont l’ASCOPARG à Grenoble, calcule un indice de la qualité de l’air, l’indice ATMO.
L’indice ATMO prend en compte quatre polluants réglementés, le dioxyde de soufre SO2, le dioxyde d’azote NO2, l’ozone O3 et les particules fines PM10 (inférieures à 10 microns).
L’indice est calculé quotidiennement sur une période de 24 heures dans les agglomérations de plus de 100 000 habitants, le résultat est un nombre compris entre 1 et 10. Au dessus du niveau 5, la qualité de l’air devient médiocre ou mauvaise.
A Grenoble, les épisodes de pollution importante se succèdent à un rythme malheureusement trop rapide et depuis des années il ne s’améliore pas puisque pendant près d’un tiers des jours de l’année , il est égal ou au dessus de 5 à Grenoble.
Voici les pourcentages des jours d’une année où l’indice n’est pas bon à Grenoble :


