Chaque année, Sofaxis fait une enquête approfondie auprès des collectivités locales sur l’absentéisme. Contrairement aux travailleurs du privé, les absences pour maladie sont prises en charge par la collectivité locale qui continue à rémunérer l’agent (dans certaines limites), d’où un coût très important pour les budgets, notamment lorsqu’il faut assurer son remplacement. La population concernée par l’étude de Sofaxis regroupe un échantillon de 366 944 agents affiliés à la CNRACL, répartis dans 18 339 collectivités assurées, pour toutes les natures d’arrêt (maladie ordinaire, maternité, longue maladie/longue durée, accident de service). Le champ d’étude est constitué par l’ensemble des arrêts de travail déclarés entre 2007 et 2015. Grenoble se situe dans la moyenne des villes de plus de 350 agents pour le taux d’absentéisme.
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L’impact social du bruit : 57 milliards par an !
Le Conseil National du Bruit (CNB) a commandé une étude sur le coût social du bruit, elle est rendue publique le 14 juin. « La méthodologie de cette étude repose sur une analyse critique des travaux disponibles à l’échelle française et européenne : études scientifiques, études technico-économiques, enquêtes et sondages auprès des populations, articles de presse… A partir de cette base, une description des coûts sociaux directs et indirects des principales sources de nuisances sonores (transport, voisinage, milieu professionnel) est réalisée, puis une traduction économique de chaque poste de coût lorsque des données le permettent. »
L’étude rappelle que le bruit à des effets très négatifs sur l’être humain : « de nuit comme de jour, quelle que soit l’origine du bruit (transports, voisinage, milieu professionnel, loisirs…), le bruit est susceptible d’engendrer des conséquences directes pour la santé : des effets sur l’audition pour des niveaux élevés d’exposition et de nombreux effets extra-auditifs non spécifiques. »
Nouvelle étude sur l’impact de la pollution par les particules fines : 48 000 décès par an en France !
En 2016, une nouvelle agence « Santé publique France » est créée par le rapprochement de l’InVS, Inpes et l’Eprus. Cette nouvelle agence vient de publier en juin 2016 une vaste étude sur les impacts sanitaires de la pollution en France par les particules très fines (moins de 2,5 microns de diamètre). Ceci confirme les études précédentes en les précisant.
« Les travaux de Santé publique France mettent en exergue des bénéfices sanitaires potentiels importants associés à une amélioration de la qualité de l’air. Les résultats montrent que les scénarios les plus ambitieux de baisse des niveaux de pollution conduisent à des bénéfices importants pour la santé. Par exemple, si l’ensemble des communes réussissait à atteindre les niveaux de PM2.5 observés dans les 5 % des communes les moins polluées de la même classe d’urbanisation, 34 000 décès pourraient être évités chaque année (gain moyen de 9 mois d’espérance de vie). »
Le vélo c’est bon pour se déplacer en ville et pour la santé
Une étude du ministère de l’environnent intitulée « Évaluation de la politique de développement de l’usage du vélo pour les transports du quotidien ». L’étude démontre que les déplacements en vélo constituent une politique publique peu coûteuse qui rapporte de nombreux avantages pour la santé et la réduction des nuisances en ville. Si ce développement est pensé en lien avec les transports en commun il y aura d’importantes économies sur le long terme pour l’agglomération.
Consultation sur le « Plan de prévention du bruit dans l’environnement »
Conformément à la loi, la métropole doit ouvrir une consultation des habitants sur le projet de Plan de prévention du bruit dans l’environnement (PPBE). Cette consultation aura lieu du 16 juin au 16 septembre 2016. Le dossier sera consultable à partir du 16 juin, au siège de la métropole 3, rue Malakoff et sur son site internet.
Il sera important que les habitants exigent que le plan ne se contente pas d’orientations certes généreuses mais propose des actions concrètes et contraignantes pour faire diminuer les nuisances dues aux bruits.
Le ministère de l’environnement a édité un guide pour l’élaboration d’un tel plan qui en précise les objectifs :
« Les PPBE définissent les mesures prévues par les autorités compétentes pour traiter les situations identifiées, notamment grâce à ces cartes. L’objectif des PPBE consiste à prévenir les effets du bruit, à réduire, si nécessaire, les niveaux de bruit, ainsi qu’à protéger les zones calmes. Il s’agit à la fois de recenser les actions déjà prises ou en cours, et définir celles dorénavant prévues pour les prochaines années. Jusqu’à présent, les politiques de lutte contre le bruit visent à limiter les niveaux de bruit en fixant des prescriptions propres à chaque source prise isolément. Les PPBE doivent permettre de remédier à cette segmentation de la lutte contre le bruit. Le dispositif législatif et réglementaire mis en place offre l’occasion d’aborder le problème du bruit de manière globale et concertée avec l’ensemble des parties prenantes de chaque échelon territorial notamment les décideurs publics, les maîtres d’ouvrages, les exploitants d’infrastructures et les riverains. Un PPBE est un document élaboré en vue du traitement du bruit dans l’environnement, en prenant en compte notamment le bruit des routes, des voies ferrées, des aéroports et des industries. A minima la substance d’un PPBE est constituée de mesures qui visent à traiter ces quatre types de sources de bruit…
Les PPBE ont vocation à combiner au mieux, tant sur le plan technique, que stratégique et économique, les mesures et outils qui peuvent être mis en œuvre. Toutes les actions devront interagir dans le même but. Il convient de les élaborer et de les réviser en gardant à l’esprit la réduction des niveaux de bruit. Les PPBE sont finalement des documents d’orientation. Ils constituent en quelque sorte les « volets bruit » de Projets d’aménagement et de développement durable (PADD) des Schémas de Cohérence Territoriale (SCOT). »
Pour télécharger le document cliquez ici.
Etude d’une zone surexposée à la pollution atmosphérique à Grenoble
Air Rhône-Alpes a mené une étude sur une zone urbaine surexposée à la pollution atmosphérique. Cette zone est située dans le quartier des Eaux Claires située le long de l’A480, du boulevard Joseph Vallier et le long de l’avenue Rhin et Danube. Cette étude rendue le 31 mars 2016 restitue l’ensemble des travaux engagés, en présentant des résultats de mesures (air et bruit) et de modélisation et propose des actions visant à limiter l’exposition des personnes. C’est une première approche qui devrait être complétée et suivie par d’autres études pour construire un outil au service de la remédiation des zones en surexposition.
Le mieux serait de diminuer la pollution à la source c’est à dire diminuer le trafic automobile sur l’A480 et donc arrêter le projet décidé par le gouvernement de faire réaliser sous concession par AREA, l’élargissement à 2 fois 3 voies de l’A480 au gabarit autoroutier.
La pollution atmosphérique dans les grandes villes, étude de l’OMS
Le 12 mai l’OMS a rendu compte d’une étude menée sur les niveaux de pollution atmosphérique dans 3000 grandes villes du monde de plus de 50 000 habitants. Comme on peut s’y attendre, ce sont les villes dans pays à faible revenus qui sont le plus touchées, 98 % ne respectent pas les lignes directrices de l’OMS relatives à la qualité de l’air, ce nombre diminue à 56 % pour les pays à revenus élevés.
L’OMS rappelle que « la diminution de la qualité de l’air en milieu urbain augmente pour les habitants le risque d’accident vasculaire cérébral, de cardiopathie, de cancer du poumon et de maladies respiratoires aiguës, notamment d’asthme. La pollution atmosphérique est une cause majeure de morbidité et de mortalité… Pendant l’Assemblée mondiale de la Santé, du 23 au 28 mai 2016, les États Membres débattront d’une feuille de route pour une action mondiale renforcée face aux effets néfastes de la pollution de l’air sur la santé.
A VIF, la gestion de l’épisode de contamination de l’eau potable est très critiquée
Le 28 avril a eu lieu une importante réunion publique à Vif sur la pollution sévère de l’eau qui a entrainé une large épidémie de gastro-entérite dans la population. Une très nombreuse assistance a pu participer à cette réunion dans laquelle l’exécutif de la Métropole (autorité organisatrice du service public de l’eau potable depuis le 1er janvier 2015) a présenté ses excuses.
Une citoyenne de Vif (Karine Maurinaux) a présenté un important travail d’investigation sur ce qui s’est passé et qui, démontre les multiples failles qui ont engendré cet important incident.
Elle avance les faits suivants :
Pollution de l’eau de Vif, suite…
Il aura fallu plus d’un mois pour trouver l’agent pathogène qui a pollué l’eau de Vif fin mars. Il s’agit d’un virus d’origine humaine, de type norovirus et non de l’exploitation agricole qui était d’abord visée. Ce sont donc des habitants qui avaient une gastro-entérite qui ont pollué le réseau dont la chloration était défectueuse. Il y a donc eu une défaillance technique du système de chloration mais il faudrait comprendre comment la pollution d’origine humaine a pu atteindre le réseau d’eau potable ? Il y a visiblement un défaut de protection des zones de captages, d’ailleurs des épisodes de pollution se sont déjà déclarés dans le passé. La question d’alimenter ces communes par l’eau de Rochefort est posée.
Le 20 mars suite à l’épidémie de gastroentérite, l’eau qui alimente les communes de Vif et le Gua a été déclarée impropre à la consommation et l’ARS (Autorité Régionale de Santé) a lancé le 25 mars une large étude épidémiologique dont l’objectif était de mesurer l’ampleur de cette épidémie, voir si l’eau en était responsable et en décrire les effets sanitaires. En voici des résultats préliminaires :
Qualité de l’eau potable : un bien précieux à préserver
L’incident grave qui a été connu vendredi 18 mars à Vif concernant une pollution de l’eau potable a provoqué une épidémie importante de gastro-entérite. Il y avait environ 7300 personnes alimentées par cette eau. Cela doit entrainer des améliorations dans le contrôle de la qualité de l’eau potable. En effet, alors que la population se plaignait d’une épidémie de gastroentérite visiblement due à la pollution de l’eau, la Métro a d’abord démenti bien que n’ayant pas de résultats d’analyse et étant confiante dans la qualité du traitement de l’eau par ultraviolet…
En mars 2016, le Planning Familial fête ses 60 ans
Le 12 mars 2016 dès 20h30 est organisé un grand concert de célébration des 60 ans du Planning Familial à la Bifurk à Grenoble avec « Balani Sound System » et « Broussaï » : reggae, hip-hip, dub, ska, dancehall…
Le Planning Familial est un mouvement militant qui prend en compte toutes les sexualités, défend le droit à la contraception, à l’avortement ainsi que l’éducation à la sexualité. Il dénonce et combat toutes les formes de violences et de contraintes envers les femmes, lutte contre les discriminations et les inégalités sociales,
C’est pour une société plus juste, fondée sur l’égalité entre les femmes et les hommes, la mixité et la laïcité que le Planning Familial poursuit son action, démarrée en 1956 sous le nom de « La maternité heureuse » ; l’association réunissait des femmes et des hommes bien décidés à faire changer la loi de 1920 qui interdisait l’avortement, ainsi que la propagande anticonceptionnelle en France.
Plan municipal de santé
Le conseil municipal de Grenoble a adopté, le 26 janvier, le plan municipal de santé (PMS) qui couvre la période 2016-2020. C’est le résultat d’une longue préparation (un an) qui a mobilisé de très nombreux acteurs : des habitants, des usagers, des associations, des institutions, des professionnels de santé, des différents services de la ville et du CCAS, des élus. Le PMS a été réellement co-construit à la satisfaction de tous les acteurs. Cette démarche innovante s’est concrétisée autour des conférences municipales de santé, des comités de pilotage et comité technique et de 40 rencontres sur différents thèmes mobilisant plus de 300 personnes. Cette période a aussi été l’occasion d’élaborer un diagnostic sur l’état de santé des Grenoblois(es). Le PMS vivra à travers des groupes de travail thématiques, un comité de pilotage et des conférences municipales de santé ; il sera suivi et évalué collectivement.
Une « maison de naissance » à Grenoble, la fin d’un accouchement…
Suite à un long parcours les « maisons de naissance » vont pouvoir démarrer. Il s’agit que des sages-femmes puissent faire des accouchements en dehors d’une maternité. Sur les 9 maisons autorisée en France, une se trouvera à Grenoble. C’est la loi du 6 décembre 2013 qui a démarré le processus : « A titre expérimental, et pour une durée de deux ans après la promulgation de la présente loi, le Gouvernement peut autoriser la création de structures dénommées « maisons de naissance », où des sages-femmes réalisent l’accouchement des femmes enceintes dont elles ont assuré le suivi de grossesse… Ces autorisations portent sur une durée maximale de cinq ans. Lire le reste de cet article »
Le plan municipal de santé en bonne voie
Le 24 novembre a eu lieu la 2ème conférence municipale de Santé, elle fait suite à la 1ère conférence de mars dernier. Le plan municipal de santé de la Ville de Grenoble arrive au terme de sa phase d’élaboration en vue d’une adoption par le Conseil municipal du 25 janvier 2016, après 8 mois de réflexions des différents groupes de travail ayant contribué à son enrichissement. La 2ème conférence a permis de donner les résultats de ces 8 mois de travail, organisé en 5 orientations prioritaires et pour chacune des objectifs à atteindre et des mesures à prendre. Les 5 orientations sont :
Agenda
Samedi 21 novembre 2015, 10 heures pour la Palestine : « De l’occupation à l’apartheid ». A l’appel du collectif isérois pour la Palestine au Centre œcuménique St Marc – 6 avenue Malherbe à Grenoble.
Film « les 18 fugitives » à 14h et débat à 18h avec Michel Warschawski.
Participation aux frais : 12 € avec le repas, 5 € sans repas
Des nanotubes de carbone retrouvés dans des poumons humains à Paris
Le journal de l’environnement (JDLE) a publié le 23 octobre un article qui informe sur une étude qui montre que dans les poumons des enfants parisiens on trouve des nanotubes de carbone issus de la pollution atmosphérique. « Pour la première fois, des nanotubes de carbone, issus de la pollution atmosphérique, ont été retrouvés dans des poumons humains, lors d’une étude franco-américaine publiée dans la revue eBioMedicine. » Lire le reste de cet article »
Pollution lumineuse
L’Association Nationale pour la Protection du Ciel et de l’Environnement Nocturne (ANPCEN) a fait un dossier sur la qualité de la nuit en France en 2015 et sur la pollution lumineuse qui en découle.
« 66 millions de personnes, 36 000 communes et tous les milieux naturels sont concernés par la pollution lumineuse. Elle a des impacts mesurables sur la biodiversité, sur le sommeil et la santé humaine, sur la consommation d’énergie, sur les dépenses publiques, sur l’observation du ciel étoilé pour tous, à proximité de chez soi.
Le bruit atteint lourdement la santé
Une étude menée par l’Observatoire Régional de Santé d’Ile de France (ORS) et Bruitparif, est la première à évaluer l’impact sanitaire du bruit sur les plus de 10 millions d’habitants de l’agglomération parisienne. Elle s’appuie sur une méthode proposée par l’Organisation mondiale de la santé (OMS), celle des années de vie en bonne santé perdues ou DALY (Disability-Adjusted Life-Years). Même si l’intensité du bruit est plus importante en région parisienne, les mêmes conséquences sont présentes dans notre agglomération. La lutte contre le bruit doit être une priorité des politiques publiques, il serait intéressant qu’une telle étude soit lancée dans l’agglomération.
La santé des habitants de l’agglomération
L’OBS’Y (Réseau des observatoires de l’agglomération grenobloise) vient de livrer son dernier « Regards Croisés » consacré à la santé des habitants de la métropole grenobloise.
S’appuyant sur les connaissances actuelles, tant locales que nationales, la publication traite de la question des inégalités sociales et de l’accès à la santé sur notre territoire.

À l’occasion de la Journée mondiale du refus de la misère, le 17 octobre, la mission France de Médecins du Monde a publié la 15e édition du rapport de son observatoire de l’accès aux droits et aux soins, rapport qu’elle qualifie d’accablant. Pour Médecins du Monde, la complexité du droit et des dispositifs est le premier obstacle à l’accès aux soins.