Déontologie universitaire, où es-tu ? Le président de l’université de Grenoble (M. Lakhnech) persiste dans le déni de ce qui s’est passé lors des sélections de projets de l’IDEX où l’ancien président (P. Levy) avait allègrement violé les règles déontologiques les plus élémentaires, ce qui a conduit le tribunal administratif à annuler les décisions prises à cette époque. Sur TéléGrenoble, le 19 avril, M. Lakhnech était interrogé sur l’IDEX, et la journaliste l’interroge sur les manquements à la déontologie. Il répond en disant que les problèmes déontologiques observés sont communs à toutes les universités engagées dans des démarches de type IDEX, ce qui est bien évidemment faux : aucune de ces universités n’a laissé son Président violer deux règles parfaitement claires (violation de la composition de la commission de sélection de projets, violation du code de conduite interdisant clairement d’examiner un projet porté par un proche). Voir sur Télégrenoble le droit de réponse du 20 avril de M. Cinquin qui a obtenu le jugement du tribunal administratif (vers 7 minutes).
A Grenoble il y a toujours de l’innovation. L’association nationale « 60 millions de piétons » qui milite pour que la marche à pied soit une mobilité prioritaire, est représentée à Grenoble par une personne qui s’oppose à la piétonisation du centre-ville au prétexte que les piétons ne seraient plus protégés des vélos !!! En fait cette personne est un militant actif de la fédération de l’Isère des Républicains et travaille étroitement avec l’ancien maire corrompu, il vient d’être élu membre du comité de la 1èrecirconscription. Heureusement le ridicule ne tue plus.
La dernière manipulation politicienne des macronistes qui a essayé de renvoyer à plus tard les élections départementales et régionales, a lamentablement échouée. En effet comprenant que ces élections leur seront défavorables ils ont pensé que les maires, notamment de petites communes, seraient défavorables à ces doubles élections en juin, vu la complexité de leur organisation. Le gouvernement a organisé, le week-end dernier, une consultation des maires des 34 970 communes. 69 % des maires ont répondu et 56 % ont estimé que les élections régionales et départementales pouvaient se dérouler en juin ; dans l’Isère ce sont 66 % qui ont voté oui. En fait la manipulation consistait à renvoyer en octobre les élections et ensuite indiquer qu’il n’était pas possible de les maintenir si près de l’élection présidentielle de mai 2021. Il fallait tout faire pour que la sanction des urnes ne soit pas effectuée avant l’élection présidentielle. C’est raté, les élections départementales et régionales auront lieu les 20 et 27 juin.
Dans le cadre du barouf médiatique fait autour de la visite d’O. Véran pour l’ouverture du vaccinodrome d’Alpexpo a été diffusée l’information que des vaccins étaient disponibles pour les enseignants après inscription auprès du CHU de Grenoble. Des centaines d’enseignants se sont donc inscrits et ont obtenu un rendez-vous qui a été confirmé par SMS. Le 12 avril ils sont pourtant refoulés du centre de vaccination pas très fréquenté, des policiers leur indiquent de ne pas rester devant le centre. A l’intérieur selon un témoin qui a réussi à se faire vacciner 3 boxes sont occupés sur 20, les pompiers et les bénévoles mobilisés hallucinent devant les ordres qui leur ont été donnés, ils estiment que s’ils atteignent 300 vaccinés pour une capacité de 1000 ce sera le bout du monde. Le CHU a expliqué que ces inscriptions étaient une erreur de Keldoc…
Un quotidien
régional du 8 avril publie un article mettant en cause la Ville de Grenoble
qui, d’après certains citoyens mal informés dont un ancien conseiller municipal
d’opposition, aurait volontairement caché les dividendes (liés aux résultats
sur son activité commerciale hors logement social) versés exceptionnellement
par la SEM Grenoble Habitat à ses actionnaires dont la ville qui en avait bien
besoin pour redresser ses finances (entre 2015 et 2018). Or chaque année sont
communiqués les résultats des cinq dernières années de la SEM Grenoble-Habitat,
qui permettent aux membres du conseil municipal qui les lisent de savoir les
résultats distribués sur ces cinq dernières années à l’ensemble des actionnaires
de la SEM dont la commune. L’ensemble de ces informations sont disponibles sur
le site de la commune, dans le fonds des archives municipales en ligne, et donc
consultables par les administré·es. Le fonds d’archives de la Ville est très
bien tenu et Grenoble et une des collectivités qui ouvre le plus ses données
publiques.
A l’Université de Grenoble Alpes, les règles déontologiques devraient être appliquées par tous, mais visiblement les président et ex-présidents y échappent. Le syndicat FSU vient de rendre public un communiqué du 6 avril intitulé : « Découverte majeure à l’Université Grenoble Alpes : les règles déontologiques sont faites pour être appliquées par tous ! » Il fait référence au jugement du tribunal administratif de Grenoble du 25 février 2021 (voir notre article du 26 mars ).« Les règles sont bien faites pour être respectées par tous, y compris par les Présidents. Un mystère reste cependant entier : comment et pourquoi P. Lévy a-t-il pu être autorisé par la commission présidée par Y. Lakhnech à violer deux règles déontologiques élémentaires, comment et pourquoi tous les conseils internes à l’UGA ont-ils pu fermer les yeux sur ces violations ? Ce mystère aurait pu être éclairci par le Conseil d’Administration de l’UGA, mais dans leur grande sagesse les administrateurs ont refusé lors du CA du 11 mars dernier de se saisir du jugement. Craignaient-ils de découvrir des choses qu’il est préférable que les membres de l’UGA continuent à ignorer ? »
Le Département de l’Isère est
géré par une droite qui ne cache pas ses positions rétrogrades. Lors du vote du
budget 2021, les représentants macronistes de LREM ont apporté leur soutien à
la majorité en votant sans aucune réserve le budget présenté par le président
Barbier. Au moins les choses sont claires, le « ni gauche, ni droite »
est terminé, LREM c’est à droite toute.
« Médiacités » a enquêté sur la fable villeurbannaise de Mme N. Vallaud Belkacem, tête de liste PS aux élections régionales. Cette ancienne ministre vient d’être parachuté et pour faire croire qu’elle a sa vie à Villeurbanne, raconte une belle mais fausse histoire. « Au club de la presse, elle annonce avoir acheté un appartement à Villeurbanne, dans le quartier Grandclément. Questionné par Mediacités sur cette adresse, l’entourage de la candidate rectifie les déclarations passées : « Najat n’était pas propriétaire de l’appartement à Grandclément. Il y a sans doute eu incompréhension ou confusion avec sa sœur qui habite dans le même secteur… Plutôt que parachutée, je la définirais comme une intermittente de la politique locale, lâche un élu de Villeurbanne. Au lieu de revendiquer un ancrage dans une commune où elle ne vit pas et où elle n’a jamais été élue, elle serait davantage fondée à jouer la carte lyonnaise où elle dispose d’un passé politique. » À moins qu’en cas de défaite face à Laurent Wauquiez, la carte villeurbannaise brandie aux régionales lui serve à préparer sa revanche, aux législatives de 2022, dans le bastion socialiste… »
A propos des amendements du
groupe « Nasa » d’O. Noblecourt au conseil municipal du 29 mars, sur
le budget 2021 le groupe proposait d’augmenter la dette de 5 millions d’euros,
en complète contradiction avec ses engagements de campagne : « Le
recours à l’emprunt sera limité pour faire diminuer le poids de la dette dans
le budget de la Ville ». On peut en conclure que la promesse de baisse
de la dette était démagogique pour attirer les électeurs (ça n’a pas bien
marché). La crédibilité politique exige un peu plus de rigueur.
Un autre amendement, soutenu
bizarrement par le président de la Métro, proposait d’étudier une tarification
différenciée du stationnement sur voirie notamment pour les SUV. Mais la loi ne
permet pas d’établir des tarifs de stationnement différents pour les seuls SUV.
En effet l’article L.2333-87 du CGCT précise que « le barème tarifaire
peut être modulé en fonction de la durée du stationnement, de la surface
occupée par le véhicule ou de son impact sur la pollution atmosphérique ».
Donc le barème doit s’appliquer de la même façon à tous les véhicules ayant les
mêmes caractéristiques concernant ces deux items et pas seulement les SUV.
Comment les agents du stationnement pourront savoir si tel ou tel véhicule est
plus polluant ou si sa surface dépasse un certain seuil. Les vignettes Crit’air
ne suffiraient pas puisque la plupart des SUV qui sont récents ont des
vignettes les déclarant non polluants. Cette proposition d’amendement n’est là
que pour faire croire à une conversion écologique de ce groupe qui a encore un
grand chemin à faire à ce sujet.
Les élections départementales
et régionales ont été fixées les 13 et 20 juin 2021. Mais une petite musique
venant des responsables gouvernementaux et de LREM laissent à penser qu’elles
pourraient être repousses après les présidentielles et que ces responsables
attendaient une prise de position du conseil scientifique Covid. Quand ça les
arrange, ils écoutent le conseil scientifique mais quand ça les gène, ils
n’hésitent pas à se passer de ses conseils ; on l’a vu pour la gestion de
la crise sanitaire ces derniers mois. Comme LREM et Macron craignent une
défaite cuisante à ces élections, ils essayent de supprimer le thermomètre. De
nombreux responsables politiques et d’associations de collectivités protestent
contre ces manœuvres purement politiciennes.
Voilà qu’un ancien député,
ministre, maire, président d’un conseil général et de nouveau conseiller
municipal montre un degré d’incompétence assez rare. Il s’agit de l’ancien
maire corrompu de Grenoble A. Carignon qui a proposé que le Conseil de métropole
du 12 mars 2021 prenne un vœu. Mais le texte était irrecevable puisqu’en fait
il s’agissait d’une délibération déguisée qui visait à faire prendre une
décision au conseil alors que cette question n’était pas inscrite à l’ordre du
jour de la séance. Il faut lui rappeler que ce n’est pas lui qui fixe l’ordre
du jour, mais le président de la Métro. Un conseiller ne peut pas rajouter une
délibération à l’ordre du jour. Donc le faux vœu a été envoyé dans les
poubelles de l’histoire. Au lieu de s’agiter dans tous les sens et de donner
des leçons à tout le monde, le corrompu devrait repartir sur les bancs de
l’école républicaine pour réviser les fondamentaux du travail d’un élu local.
Un article de Médiapart dévoile comment le président de la Région Auvergne Rhône-Alpes arrose financièrement très préférentiellement les communes gérées par la droite (trois fois plus de subventions que pour les communes de gauche). Les communes de Haute Loire reçoivent cinq fois plus d’argent que celles des autres départements et le Puy en Velay, commune où Laurent Wauquiez est élu, est celle qui est la mieux dotée. Une enquête est ouverte par le Parquet National Financier sur ces agissements assez peu républicains.
La diminution de l’offre de service de la SEMITAG décidée unilatéralement par le président du SMMAG, sans aucune délibération, oublie complètement l’aspect social des transports en commun. La baisse à 85 % de l’offre nominale en jour de semaine est très inégale suivant les lignes. La ligne A de tram qui est la plus importante du réseau et qui irrigue les quartiers les plus populaires se voit imposée une diminution de l’offre à 60 % ! Le changement de politique sur les mobilités est en train de prendre un virage très négatif et l’entrée en force du département (très à droite) dans le SMMAG ne va pas arranger les affaires si le président de la Métro ne siffle pas un coup d’arrêt à ce glissement à droite. La majorité métropolitaine (de gauche écologiste et citoyenne) doit vite réagir.
Le 28 février sur la chaine Cnews, qui appartient à V. Bolloré, durant son interview par Elkabbach Eric Piolle a déclaré à propos de l’évasion fiscale : « Le patron de cette chaîne, Vincent Bolloré, était mis en cause dans les scandales avec le Luxembourg. Ça n’est plus possible aujourd’hui d’accepter cette évasion fiscale. » Elkabbach lui répond un peu déstabilisé : « D’accord, mais si vous êtes là, c’est un peu grâce à nous tous, y compris lui ». Et il reviendra en fin d’interview sur cette question pour défendre son patron (en a-t-il reçu l’ordre ?) :
« Tout
à l’heure, je vous ai entendu parler assez directement de Vincent Bolloré. La
présomption d’innocence, ça n’existe pas pour vous ? » Eric Piolle répond : « L’innocence.
Certes, elle existe elle doit exister pour tous. »
Comme à son habitude, Elkabbach
n’a pas cessé de couper son invité et a raconté plusieurs mensonges notamment
sur la dette de la ville de Grenoble qui représenterait selon lui 3712 € par
habitant. Heureusement le maire de Grenoble connait bien ses dossiers et
rectifie : 1700 €. Le chiffre exact est de 1668 € par habitant pour le
budget principal selon les chiffres du compte administratif 2019.
Le 26 février, le département de l’Isère prend une
délibération concernant le changement de statut du SMMAG et décide de nommer
des représentants du département au SMMAG (tous de la majorité de droite). Il
s’agit de faire sauter l’article des statuts qui impose au département de
verser chaque année 11 M€ en subvention de fonctionnement au SMMAG. Le
département ne veut plus verser que 4,5 M€ au SMMAG, ce qui ne lui coûte rien
puisque c’est ce que lui verse la Région. Le tour de passe-passe est organisé
par le président du SMMAG qui voulait que le département revienne participer
effectivement au syndicat (pour renforcer la majorité anti-écolo) et qui
accepte cette condition financière. Pour éviter ce désengagement du
département, il suffit que les élu-es métropolitains disent non pour que le
changement de statut ne puisse pas se faire et que le département soit obligé
de verser les 11 M€ chaque année. On va voir si la Métro marche dans la
combine ou défend les intérêts des usagers ? Que dit le président ?
La loi du 6 décembre 2013, relative à la lutte contre la fraude fiscale et la grande délinquance économique et financière, a autorisé toute association agréée déclarée depuis au moins cinq ans à exercer les droits reconnus à la partie civile en matière d’atteintes à la probité. Un décret du 12 mars 2014 fixe les conditions dans lesquelles ces associations peuvent être agréées par l’exécutif (le Garde des sceaux) ce qui est tout à fait anormal. L’agrément devrait être donné par une autorité indépendante.
Un arrêté du 27 mars 2014 précise le contenu du dossier de demande d’agrément. L’agrément est obtenu pour 3 ans. Seules trois associations ont cet agrément : Anticor, Transparency et Sherpa. Anticor a demandé son renouvellement et comme l’association a dénoncé à la Cour de justice de la République des agissements du Garde des sceaux, M. Dupont-Moretti, c’est au Premier ministre qu’il revient de délivrer l’agrément.
Pour punir Anticor, le
gouvernement fait trainer sa décision en prétextant que le dossier de demande
est incomplet, ce qui est faux puisqu’Anticor a répondu exactement à l’exigence
de l’arrêté de mars 2014, qui n’impose pas de donner les noms des donateurs à
l’association, et pourtant c’est ce qu’exige le gouvernement contrairement à la
règlementation en vigueur.
O. Noblecourt ne vote pas le
projet d’aménagement de l’Esplanade parce qu’il n’y a pas assez de logements
construits. En effet la majorité entend conserver la grande Esplanade vide de
logements pour lui conserver sa vocation historique lui permettant de recevoir
de grandes manifestations populaires, notamment la foire des Rameaux. Sur ce
projet, Noblecourt est resté figé en 2013 lorsque sa majorité municipale
mettait en place le projet qui massacrait l’Esplanade en voulant y construire
1200 logements et une tour de 100 m de haut pour marquer l’entrée de ville. Il
n’est pas inutile de rappeler que les écologistes avaient obtenus en décembre
2013 l’annulation de la modification du PLU qui permettait de lancer ce projet
dément (avec seulement 30 % de logements sociaux). La nouvelle majorité en 2014
a sauvé la grande Esplanade, qui continuera à recevoir la Foire des Rameaux et
il y aura des constructions comprenant 40 % de logements sociaux et 10%
d’accession sociale. Social et environnement peuvent très bien aller ensemble. Noblecourt
est rejoint par son ami l’ancien adjoint à l’immobilier de Destot, Ph. Falcon
de Longevialle, qui a lui aussi des pertes de mémoire, il ne se souvient plus
que la modification du PLU qu’il avait défendu avait été jugée illégale…
juste un petit détail.
Les réactions des oppositions à la majorité de la ville de Grenoble ont un niveau d’hypocrisie qui le dispute au cynisme ou plutôt il y a une addition des deux qualificatifs. Commençons par la députée Chalas, qui hurle au scandale en indiquant qu’ACTIS, le bailleur de la Papothèque, au Lys Rouge, porte la responsabilité des difficultés de cette SAS qui n’arrive plus à faire face à son manque de ressources en raison de la situation sanitaire. « Notre groupe est scandalisé par la décision de la présidente d’ACTIS de faire comparaître la Papothèque au tribunal pour impayés de loyers »… Alors il faut rappeler à Mme Chalas que la majorité dont elle fait partie à l’Assemblée nationale, a voté des aides pour les entreprises en difficulté. La Papothèque a été dotée d’un montant de 1 500€/mois depuis mars 2020, soit donc 15 000€1 dont elle n’a pas encore perçu le 1er centime d’euro. Alors qu’ACTIS a déjà fait don de plusieurs mois de loyers. Que cette députée aille jusqu’au bout du raisonnement et présente un projet de loi pour que tous les locataires privés et publics, ayant des baux commerciaux ou de logements cessent de payer les loyers, qui seront compensés par l’Etat !
Quant à Alain
Carignon, qui se présente toujours comme un parangon de vertu et de générosité,
on ne va s’éterniser à parler de la période où il était aux commandes de la
ville. Juste lui rafraîchir la mémoire
sur le nombre d’associations qui ont malheureusement été « liquidées » pour diverses raisons
dont celle de ne pas être dans les orientations politiques de la majorité
d’alors ! Certains ont été bien servis, mais au détriment d’autres dont
celles de certains quartiers prioritaires.
Et le dernier
du trio, Olivier Noblecourt dont on pourrait espérer l’aide précieuse en
direction de cette association. Il a un carnet d’adresses bien fournies de la
macronie et de grandes entreprises, Danone et tellement d’autres avec
lesquelles il a travaillé pour son plan pauvreté, qui pourraient intervenir en
la circonstance. Etre dans l’opposition ne consiste pas seulement à hurler avec
les loups ! On pourrait espérer
mieux de ce personnage politique qui a une connaissance parfaite de ce que l’on
appelle les « aides
spécifiques ».
Voilà que O. Noblecourt dont la liste est arrivée en dernière position lors du deuxième tour de l’élection municipale à Grenoble, édite un article sous le couvert de la fondation Jean Jaurès, critiquant le bilan 2014-2020 du mandat précédent, comme si la campagne électorale n’était pas terminée ! Cet article essaye d’apparaitre comme un travail universitaire, les signataires le font avec leurs titres universitaires à part Noblecourt qui n’est que conseiller municipal. Mais tous les signataires sont soit des colistiers, soit des membres de son comité de soutien, ce qui laisse planer un sérieux doute sur l’impartialité de ce travail. Il faut en plus remarquer qu’il manque une analyse de la situation financière que l’équipe municipale découvre en mars 2014, qui est une situation extrêmement dégradée, il manque 6 millions d’euros dans les caisses pour payer le personnel (c’est confirmé par la Chambre Régionale des Comptes) et un mois après le gouvernement baisse les dotations aux collectivités, ce qui oblige la ville à revoir en profondeur son fonctionnement pour éviter d’être mise sous tutelle et évidemment abandonner certains engagements électoraux qui ne peuvent plus être mis en route par manque de financement. Cette publication quelques mois avant les échéances électorales départementales et régionales, ne vise qu’à torpiller les efforts faits par les partisans d’une large alliance entre les écologistes et la gauche contre le macronisme, la droite et l’extrême droite. Quand on expliquait que Noblecourt roulait pour Macron, en voilà une nouvelle preuve.
Jean-Louis Debré, ancien président du Conseil Constitutionnel, accuse l’exécutif de l’avoir incité à proposer dans son rapport de reporter les élections régionales après la présidentielle. Lors d’une audition au Sénat le 13 janvier, il s’est montré particulièrement sévère vis-à-vis de l’actuel exécutif, qui l’avait chargé de rédiger un rapport sur l’adaptation des élections départementales et régionales à l’épidémie de Covid-19. « En fait, on voulait que j’arrive à la conclusion qu’il fallait que l’on reporte tout après les présidentielles. Et dès le départ, j’ai dit non. C’est pour cela qu’on ne me confiera pas de deuxième rapport ». Macron joue avec le calendrier électoral de la 5éme République comme Louis-Napoléon Bonaparte avec celui de la 2ème République.
Macron qui au détour d’une
petite phrase sur les maréchaux, réhabilite Pétain, échange au téléphone avec
Eric Zemmour et ensuite son conseiller spécial « mémoire » Bruno
Roger-Petit qui rencontre discrètement Marion Maréchal Le Pen et qui avait
organisé l’interview de Macron dans « Valeurs actuelles ». Il
n’y a pas de fumée sans feu. La préparation des présidentielles va bon train,
Macron chasse sur le terrain du Rassemblement National et de la droite extrême.
Mais cela ne dérange pas ses député-es et ministres.
Le DAL38 lance des attaques
totalement infondées contre le maire de Grenoble : « Après l’électricité, E.Piolle fait couper l’eau aux
cinquante occupants de l’Abbaye ». Comment la mairie pourrait faire couper l’eau,
l’électricité et ensuite le chauffage dans des logements qui ne lui
appartiennent pas ? Ce bâtiment est propriété de l’EPFL et c’est ACTIS qui
en avait la gestion et ACTIS est le bailleur social de la Métro et non de la
ville. Tout cela le DAL38 le sait très bien, mais peu importe tout est « la faute à Piolle », jamais à l’Etat ni à la Métro,
c’est beaucoup plus simple, mais totalement inefficace pour défendre le droit
au logement. Le DAL 38 ment de façon délibérée en parlant du scandale que
serait les bâtiments chauffés à vide depuis 4 ans, alors que le dernier
locataire à avoir évacué son logement l’a été le 10 décembre, ce qui exigeait
que le système de chauffage collectif continue de fonctionner jusqu’à cette
date. Le dernier locataire parti, le
chauffage, l’électricité et l’eau peuvent être coupés. L’eau ne peut pas être
coupée si le bâtiment est occupé. A défaut, ce sont tous les locataires d’ACTIS
qui devraient payer les fluides de ces bâtiments vides, lesquels doivent faire
l’objet d’une rénovation lourde, puisque qu’ACTIS est financé par les loyers de
ses locataires.
Lors du conseil municipal du
14 décembre 2020, Mme Chalas (LREM) a proposé un vœu sur le projet Neyrpic à St
Martin d’Hères. « Nous,
Conseil Municipal de Grenoble, émettons le vœu que Grenoble Alpes Métropole
suspende le projet Neyrpic implanté à Saint Martin d’Hères et repose les
fondements de sa stratégie de développement commercial. » Voilà une députée qui ne connait même pas la
loi ! C’est la commune qui a autorisé ce projet et c’est le maire qui a
délivré des permis de construire. La Métro n’a pas le pouvoir de suspendre ce
projet d’un autre siècle. Le maire a indiqué que ce n’était pas de la
compétence de la Métro et alors M. Carignon (bien à droite) a contesté cela en
expliquant que la Métro avait la compétence urbanisme donc pouvait suspendre.
La Métro n’a que la compétence PLUi et PLH, ce sont les maires qui délivrent
les autorisations d’urbanisme. C’est inquiétant de voir des élu-es d’une telle
incompétence. Heureusement ils ne sont que dans une opposition stérile.
A
l’occasion d’une demande de précision du groupe de M. Carignon sur la décision
par le maire de saisir un avocat pour défendre les intérêts de la ville
contre les agissements répréhensibles de Mme Boutafa, l’épouse du conseiller
municipal du groupe de l’ancien maire corrompu, l’adjoint au maire chargé du
personnel, Pierre Mériaux, a répondu que la Ville défendait là l’argent
public des Grenoblois, qu’elle ne saurait tolérer une fraude organisée, une
délinquance sociale portant un préjudice grave à la probité des agents
territoriaux. Et il a précisé : « le conseil de discipline de la ville a
voté à l’unanimité (administration et représentants du personnel) la
révocation de Mme Boutafa pour fraude organisée et travail illégal dans un
restaurant pendant un arrêt pour accident de service, elle était payée à 100%
par la ville durant cet arrêt depuis 6 ans ». Donc la ville a
effectivement besoin de se défendre dans ce dossier. Autre information, rendue
publique par Place Grenet, la fédération nationale des territoriaux Force
Ouvrière a écrit au maire que M. Boutafa, agent de la Métro, ne représentait
plus ce syndicat et lui retirait toutes ses délégations syndicales (à la ville,
à la métropole et au département).
Bref, les pratiques de Mr Boutafa
entrainent des réactions, ce qui est normal compte tenu des dérives que cela
révèle qui portent atteinte au syndicalisme.
Nicolas Sarkozy est jugé pour
« corruption active » et « trafic d’influence »
dans l’affaire « Paul Bismuth ». Le 7 décembre il déclare
devant le tribunal judiciaire de Paris « Vingt ans député. Vingt ans
maire. Sept ans ministre. Et cinq ans président. Je n’ai jamais trafiqué !…
Mais ma vie, c’est de donner un coup de pouce… ». Les coups de
pouce sont parfois très dangereux en politique, il devrait demander à Carignon…
En politique il ne faut jamais dire jamais. De plus il a juré qu’il n’avait rien fait de mal, juré « dans
les yeux même ». Souvenez-vous c’était la même expression de Cahuzac,
avant de se faire prendre par la patrouille. Le Parquet National Financier a
requis une peine de 4 ans d’emprisonnement dont 2 fermes à l’encontre de
l’ancien président de la République. A suivre.
L’attaché du groupe des 3 élus grenoblois mené par A. Carignon à la Métropole, M. Islam Belala, était auparavant attaché du groupe d’extrême droite à la mairie de Grenoble et a été le 8ème sur la liste d’extrême droite de Mme D’Ornano aux élections municipales de mars 2020 à Grenoble qui n’a pas été qualifiée pour le 2ème tour. Curieux rapprochement qui en dit long sur les pensées profondes de ce groupe politique !
Center Parcs, les profits pour les actionnaires les
risques pour les arnaqués. Deux cents
particuliers ayant marché dans la combine de l’achat de parts de
« cottages » attaquent en justice le groupe Pierre & Vacances qui
refuse de leur verser les loyers du premier confinement, pourtant garantis dans
leur contrat de bail.
5% c’est
peu. M. Jean-Michel Fauvergue, député LREM, ancien
policier du Raid, auteur de la proposition de loi « sécurité globale »
et son article 24, venu en opération à Grenoble en début d’année 2020 pour
soutenir une candidate LREM en campagne, a déclaré sur France Info, le 27
novembre 2020 à 20 h 35 qu’il y a « 95% » des policiers et gendarmes
qui respectent la loi. En conséquence, d’après cette source policière, donc sûre,
il n’y a qu’un peu plus de 12 000 policiers et gendarmes délinquants
ou criminels.
Grace à Médiapart et
Libération on apprend que des hauts fonctionnaires, très proches du ministre de
l’Education nationale, dans le cadre de leurs fonctions, auraient fait usage de
fonds publics et de leur position pour développer un outil au service de leur
projet politique, le syndicat « Avenir Lycéen ». Ce syndicat a
été créée fin 2018 et piloté depuis la rue de Grenelle pour servir les
intérêts du ministère et contrecarrer la mobilisation contre la
réforme du bac. Ces informations démontrent que les fondements même de notre
démocratie et les valeurs de la République sont atteintes par de véritables
barbouzeries au plus haut niveau de l’Etat.
La proposition de loi sur la
sécurité globale a été adoptée en première lecture par l’Assemblée nationale le
24 novembre (388 voix pour, 104 contre et 66 abstentions). Il y a tout de même
quelques député-es LREM qui ont voté contre mais pas en Isère où les fidèles
godillots ont voté ce projet (à part M. Colas-Roy qui s’est abstenu). Voir l’article ci-après. Le texte sera
prochainement examiné par le Sénat. L’article 24, qui voulait limiter la
liberté d’information en interdisant de filmer les policiers a été légèrement
amendé pour essayer d’éviter une censure du conseil constitutionnel en
rajoutant « sans préjudice du droit d’informer ». Les
atteintes aux libertés fondamentales se font de plus en plus pressantes.
Rappelons que seule l’intervention d’un juge peut limiter nos libertés et non
l’administration, ainsi que l’impose l’article 66 de la Constitution : « L’autorité
judiciaire, gardienne de la liberté individuelle, assure le respect de ce
principe dans les conditions prévues par la loi. »
Le Réseau Action Climat, qui regroupe de nombreuses associations et ONG, lance un trombinoscope des député-es sur le climat, pour suivre leur positionnement sur la transition écologique. Le trombinoscope rend visible celles et ceux qui déposent ou co-signent des amendements pour verdir le budget 2021 ou au contraire, mettent un frein à la transition écologique. Il ne surprendra pas nos lecteurs de savoir que les députées grenobloises, Mmes Chalas et Gaillard-Minier ne sont pas des farouches militantes de la transitions écologique. Elles devront beaucoup s’améliorer…
Dans le numéro précédent nous
protestions contre l’arrêté du préfet ouvrant de larges possibilités pour les
chasseurs d’échapper au confinement. La FNE-Isère a déposé un référé liberté
contre l’arrêté du préfet de l’Isère du 5 novembre 2020. L’audience s’est
déroulée le jeudi 19 novembre au tribunal administratif. Au moment de l’édition
de cette rubrique nous ne connaissons pas la décision du juge des référés.
En
contradiction totale avec l’interdiction pour chacun d’entre nous de circuler,
même de se promener en distanciation physique dans la nature et en montagne, le
lobby des chasseurs bien installé à l’Elysée et Matignon (grâce à Thierry
Coste patron des chasseurs et soutien actif de la macronie qui avait eu la
peau du ministre Nicolas Hulot) obtient une dérogation au confinement, un passe-droit
de circuler dans la nature pour « la régulation des espèces
sauvages » ! Un arrêté du 5
novembre 2020 du préfet de l’Isère, très alambiqué, justifie cette dérogation
au confinement. Notre pays est gangréné par la présence et la puissance des
lobbies ! Hier les betteraviers et leurs industriels ont permis la
réintroduction par le Parlement des néonicotinoïdes pourtant interdits. Aujourd’hui la chasse… La liste est longue
de cette mafia bien française de collusion entre certains politiques, des
lobbies et des industriels.
Au Conseil municipal du 2
novembre, Mme Chalas a dit une énormité ce qui est grave pour une députée. Elle
affirme que c’est l’Etat qui finance (à 93%) les aides de l’ANRU pour la
rénovation urbaine. Depuis des années, l’Etat s’est désengagé de ce financement
en obligeant à sa place Action Logement acteur important du logement social (financé
par l’ex 1% patronal). Action logement finance à environ 87 % l’ANRU. L’Etat a
malheureusement disparu des radars sur ces questions laissant les bailleurs
sociaux et les collectivités payer lourdement les investissements. N’oublions
pas que le rapport Borloo a été rejeté par Macron, car il était en désaccord
avec le renforcement de l’action de l’Etat dans ce domaine pourtant stratégique
au niveau social.
La Métro a aussi financé entre 2016 et
2018 le CCIF pour ses permanences juridiques et même deux fois plus que la
ville de Grenoble (7500 € au lieu de 3800 €). Pas très courageux, Christophe
Ferrari se défausse à ce sujet sur la Ville (voir DL du 3 novembre). Mais il
avoue que la Métro ne fait pas « d’instruction complémentaire parce que
les demandes proviennent des communes. ». C’est une explication très
légère de la part d’un ordonnateur de l’argent public, car c’est lui qui est
directement responsable de l’utilisation de l’argent dépensé par la Métro. D’ailleurs
il corrige immédiatement en expliquant : ces permanences juridiques, en
termes d’accès au droit, avaient alors tout leur sens. Ouf, on aurait pu
croire que la Métro avait été manipulée par la Ville.