Dans Libération du 28 janvier on a un article très intéressant sur ce qui se passe à Grenoble avec l’irruption de cet OPNI (Objet Politique Non Identifié) qu’est le Rassemblement citoyen de la gauche et des écologistes mené par Eric Piolle. Libération interroge un politologue de Sciences Po Grenoble, Simon Labouret, qui estime que cette nouvelle liste peut très bien gagner en passant devant la liste PS au 1er tour. Une des conditions qu’il y met : « Pour l’emporter, ceux-ci devront convaincre qu’ils ne sont pas simplement une force de contestation, mais qu’ils sont capables de gérer une grande ville. »
Et bien, il ne fait pas l’ombre d’un doute que cette liste a toutes les compétences pour gérer la ville !

Voila encore un exemple de dysfonctionnement important des pouvoirs publics. L’institut Dolomieu (ancien institut de géologie alpine) géré par l’Université Joseph Fourier, qui domine la ville depuis les pentes de la Bastille, contenait évidemment des échantillons de minerais divers… dont d’uranium. Ces minerais mais aussi d’autres déchets radioactifs ont été stockés dans un local extérieur, non sécurisé, facilement accessible, ne comportant aucune indication qu’il y avait ce genre de stockage ! Il aura fallu qu’un travailleur d’une entreprise intervenant dans le démantèlement des sites nucléaires le dénonce, via le journal « Le Postillon », pour que subitement les administrations se réveillent et décident de faire évacuer rapidement bientôt ces déchets.


La liste du Rassemblement, Eric Piolle en tête, est allée débaptiser la rue « Villard de Lans », en rue « BNP Paribas »