Archives pour la catégorie ‘Rocade Nord’

André Vallini, le dinosaure de l’Isère !

Publié le 3 juillet 2014

france bleuDans une déclaration à France Bleu Isère le 20 juin, l’ancien président du Conseil général revenait sur ses fiertés et ses regrets.

Coté regrets : la rocade nord sous la Bastille reste le projet qu’il aurait aimé construire pour résoudre la question des embouteillages dans l’agglomération grenobloise. Il est vraiment têtu puisque la démonstration avait été faite que ce projet ne résolvait en rien les embouteillages notamment aux entrées de l’agglomération et au contraire aller les aggraver.

Et il rajoute qu’il est favorable aux investissements routiers lourds : élargissement de l’A480 et il poursuit sur le bouclage de l’A51 : « Je continue à me battre aussi pour A 51 parce que j’y crois, à long terme, mais j’y crois. J’ai réussi à faire réinscrire dans le Schéma national des autoroutes, ce maillon manquant entre Grenoble et Sisteron. »

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Retour sur la Rocade Nord

Publié le 3 mai 2014

Non à la Rocade NordDans un article sur les projets qui n’ont pas vu le jour, le quotidien régional écrit le 2 mai 2014 à propos de l’abandon du projet de la rocade nord : « La commission d’enquête a en effet signé son arrêt de mort au printemps 2010. Une décision quasi inespérée pour ses opposants qui se battaient depuis de long mois contre le projet de cette infrastructure routière… »

Effectivement cette décision a été à l’origine de l’abandon du projet, mais même si la commission d’enquête avait donné un avis favorable, le projet n’aurait pas pu se faire car toutes les délibérations du Conseil général qui décidaient de la réalisation de la rocade ont été annulées par le tribunal administratif de Grenoble suite à des recours de militants de l’ADES et un par les communes de Saint Martin le Vinoux et la Tronche (sur la zone d’étude de la rocade).

La CCI aux mains du lobby micro-nano ?

Publié le 14 janvier 2011

Le successeur de Gilles Dumolard (ami de M. Destot) à la présidence de la Chambre de Commerce et d’Industrie (CCI) est Jean Vaylet, qui était président du Medef Isère.

J. Vaylet a fait toute sa carrière dans l’électronique et la microélectronique : il fut directeur administratif et financier d’EFCIS issue du CEA de Grenoble et ancêtre de ST Microelectronics, PDG de Thomson CSF, directeur général d’Atmel et dernièrement président de Chronix Europe, petite entreprise sans salarié qui se contente de vendre quelques produits d’électronique.

C’est un pur militant du Medef qui accède à la présidence de la CCI.

C’est aussi un grand défenseur de l’autoroute A 51 et de la rocade nord. En octobre 2010 il invitait les adhérents du Medef à écrire à Borloo pour protester contre l’abandon de l’A51. Pour la rocade nord il diffusait un communiqué tout en finesse. « Dans le dossier « Rocade nord », les dernières déclarations de nos responsables politiques locaux sont plus empreints d’atermoiements, voire de renoncements, que marqués par une vraie volonté politique et un sens de l’avenir. Si ce projet devait être définitivement abandonné ce serait dramatique pour notre territoire. Nous pourrions alors effectivement « penser autrement » le développement de la région grenobloise, une expression politiquement très correcte pour caractériser, de fait, le déclin, la perte d’attractivité et les millions d’heures perdues dans les bouchons. Une bonne nouvelle cependant ; l’Etat a annoncé qu’il financera d’ici 2014 à hauteur de 20 millions d’euros une première tranche de travaux pour la mise à deux fois trois voies de l’autoroute A480 dans la traversée de Grenoble. »

Comme le dossier rocade est de plus en plus enterré, le Conseil général de l’Isère ayant enfin arrêté son financement, il ne nous reste plus qu’à surveiller le nouveau président de la CCI qui va organiser le déclin qu’il a prévu pour l’économie grenobloise.

De notre coté nous agirons pour aider à l’émergence d’un autre mode de développement plus écologique et solidaire que celui du Medef et de la CCI, et sans élargissement de l’A480 !

L’Etat veut financer la rocade-nord dès 2011 et A. Vallini ne l’abandonne pas !

Publié le 2 novembre 2010

Lors d’une récente réunion de la Fédération Rhône-Alpes des Travaux Publics, le Préfet de région a déclaré :

“ En Rhône-Alpes, le plan de relance mené par l’Etat et les collectivités a été quelque chose de considérable. Pour 2011, l’activité de l’Etat va représenter, en Rhône-Alpes, un effort d’investissement d’environ 2 milliards d’euros supplémentaires. Aujourd’hui même nous avons obtenu 21 millions d’euros de crédits pour la Rocade Nord de Grenoble… ! ”

C’était une forme de réponse à l’adjoint à l’immobilier de Grenoble qui demandait, lors de cette réunion : “ L’Etat se doit d’intervenir ”.

Le 24 septembre, le Conseil général organisait une présentation de 17 propositions d’habitants, d’associations ou de mouvements politiques sur les propositions pour mieux se déplacer dans la région urbaine suite à l’avis défavorable de la commission d’enquête sur le projet de rocade du Conseil général. (voir à ce propos l’intervention de l’ADES)

Voici ce qui est écrit dans le dernier numéro d’Isère magazine à ce propos :

“Les propositions seront toutes soumises à l’expertise du Centre d’études techniques de Lyon (CETE), service public dépendant du ministère de l’écologie et du développement durable, dans un délai de deux mois”. “ Parmi les 17 présentations, deux écoles se distinguent. Celle qui dit qu’il ne faut pas faire de nouvelles infrastructures routières. Et celle qui dit qu’il en faut de nouvelles ”, a souligné André Vallini à l’issue du forum, après avoir annoncé qu’un débat sera organisé par le Conseil général. “ Et parmi ces projets, celui du Conseil général demeure le plus réaliste tant au niveau financier qu’au niveau de la faisabilité ”, ajoute-t-il.

La vigilance est donc toujours de mise sur ce dossier…

Révélations sur des informations cachées par le conseil général de l’Isère sur ses projets de «rocade-nord»

Publié le 29 septembre 2010

Conférence de presse du mardi 28 septembre 2010

L’ADES a tenu une conférence de presse le 28 septembre en dévoilant des études cachées qui indiquaient que si le péage était fixé à 2 €, valeur défendue par le Conseil général (CGI) en réponse à la commission d’enquête, alors le trafic chutait tellement aux heures de pointe qu’il suffisait d’une rocade à une seule voie dans chaque sens ! Donc la rocade ne répondait plus aux exigences posées au départ par le CGI. Ces études étaient connues des services du CGI avant d’arrêter le dossier d’enquête publique. Les commissaires enquêteurs et les habitants ont demandé des précisions à ce sujet, le CGI leur a caché ces informations pourtant stratégiques.

Il y a vraiment des choses à changer dans la manière dont les décisions publiques se prennent au mépris de la démocratie la plus élémentaire. Pour chaque projet les avantages comme les inconvénients doivent être étudiés avec la même rigueur. Ce projet a coûté au moins 30 M€ aux contribuables pour rien. Il aurait suffit de faire ces études de trafic en fonction du coût d’un péage pour s’apercevoir qu’il ne tenait pas la route. Toute rocade gratuite n’est pas finançable, toute rocade finançable n’a pas assez de trafic pour avoir un impact significatif sur le trafic dans l’agglomération. Nous attendons de MM. Vallini et Destot qu’ils en tirent les conclusions claires en faisant ce qu’a fait de manière respectable M. Baïetto qui a reconnu s’être trompé sur ce dossier.

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L’Etat veut élargir l’autoroute A 480 le long du Drac

Publié le 24 septembre 2010

Le 21 septembre le préfet de la région Rhône-Alpes a confirmé dans un communiqué que l’État financera à hauteur de 20 M€ la réalisation d’ici 2014 d’une première tranche de travaux pour la mise à 2×3 voies de l’autoroute A480 dans la traversée de Grenoble.

Il confirme aussi que pour l’Etat, le contournement nord de l’agglomération est toujours dans les cartons.

« Ces aménagements sont financés à 100 % par l’État. Ils s’inscrivent dans le programme de modernisation des itinéraires du réseau routier national 2009-2014 (PDMI) qui succède au volet routier des contrats de plan. L’A480 assure le rôle d’autoroute urbaine et le maillon ouest du contournement de Grenoble. Avec plus de 100 000 véhicules par jour dans sa section centrale à 2×2 voies, les phénomènes quotidiens de saturation sur cet axe sont devenus préoccupants. En fluidifiant la circulation sur l’A480, les travaux contribueront à réduire les émissions de gaz à effet de serre et la consommation d’énergie fossile. Ils contribueront également à la mise en œuvre d’un contournement libérant le cœur de l’agglomération de la pression automobile pour améliorer les performances des transports en commun et des modes doux. L’avis défavorable rendu le 22 mars 2010 par la commission d’enquête publique sur le projet de Rocade Nord de Grenoble présenté par le Conseil général de l’Isère conduit à remettre en cause à court terme cette rocade mais l’État a décidé de maintenir son financement sur l’A480 sans attendre de nouvelles décisions sur le bouclage au nord du réseau de voies rapides de l’agglomération grenobloise. » (c’est nous qui soulignons)

Voila encore une bataille à mener pour empêcher cet élargissement qui ne fera qu’attirer plus de voitures, et augmentera les nuisances pour les riverains et l’ensemble des habitants de l’agglomération. Comme M. Baïetto, Président de la Métro, nous militons pour qu’il y ait moins de voitures et donc que les infrastructures routières existantes sont suffisantes.

Le mea culpa respectable de M. Baïetto sur la rocade

Publié le 21 septembre 2010

Communiqué du 21 septembre 2010 (MAJ le 24/9/10)

Nous ne pouvons que respecter la nouvelle position de Marc Baïetto sur la rocade nord exprimée en tant que Président de la Métro lors de sa conférence de presse de rentrée le 20 septembre.

Il n’est pas fréquent qu’un responsable politique dise clairement qu’il s’est trompé. Il déclare en effet à propos du projet de contournement nord par la rocade : “ la voie que j’ai tracée avec d’autres, et j’en assume l’entière responsabilité, n’était peut-être pas la bonne. Il faut, aujourd’hui, penser autrement le cadre urbain ”.

« Il faut réfléchir au « chrono-aménagement », à la ville des courtes distances, donc des services de proximité. C’est la voie que je propose à la Métro. Si on diminue la part des déplacements contraints, on aura moins usage de la voiture. Et si il y a moins de voiture, il y a peut être assez d’infrastructures »

Par contre le Président est plus qu’approximatif lorsqu’il explique que sur le dossier de la rocade il n’y a ni gagnants ni perdants…

Nous attendons que les autres responsables qui ont défendu bec et ongle ce mauvais projet, fassent des déclarations analogues.

Les écologistes ne peuvent que se réjouir de voir leurs analyses et propositions confirmées. Il est regrettable que tant d’argent public et de temps aient été perdus dans ce projet d’un autre siècle.

Il est temps de mettre en chantier un véritable projet de déplacements d’agglomération et de région qui soit efficace et soutenable.

Comment comprendre que depuis 1999 les plus hauts responsables politiques et économiques de l’agglomération et du département, qui n’ont jamais voulu voir la réalité en face, aient fait preuve d’un tel entêtement ? Pourtant tous les éléments étaient réunis pour que la décision publique n’aille pas dans le sens de l’acceptation de la rocade-nord. Les informations maintenant disponibles permettent de décrire dans le détail l’histoire d’un échec programmé lié à de multiples manipulations indignes d’une démocratie.

La semaine prochaine, l’ADES rendra public des informations sur les manipulations et les mensonges dans ce dossier emblématique et les leçons à en tirer pour que les décisions publiques se prennent dans de bonnes conditions afin que l’argent public ne soit pas gaspillé dans des projets qui ne tiennent pas la route !

La justice commence à annuler une décision sur la rocade nord

Publié le 8 septembre 2010

Le 28 septembre 2007, le Président du Conseil général de l’Isère (CGI) prend un arrêté décidant « la prise en considération de la mise à l’étude de la rocade nord de Grenoble », en application de la délibération de la commission permanente du CGI du 30 mars 2007. Les communes de Saint Martin le Vinoux et de la Tronche ont attaqué cet arrêté au tribunal administratif. Ce dernier, le 18 juin 2010 a annulé cet arrêté au motif que la délibération du 30 mars est illégale, la commission permanente n’étant pas compétente pour la prendre car l’assemblée délibérante ne lui en pas donné délégation. Un contribuable grenoblois avait attaqué cette délibération mais son recours avait été rejeté au motif qu’il n’habitait pas dans le périmètre d’étude et donc qu’il n’avait pas intérêt à agir.

Cette décision ne remet pas en cause l’ensemble du dispositif rocade-nord mais seulement le blocage que pouvait opérer le CGI sur les éventuels permis de construire dans le périmètre arrêté. Elle libère les terrains des communes qui peuvent dès maintenant décider en toute indépendance de leur utilisation ; et sur le plan du droit elle indique que les délégations données par l’assemblée délibérante à sa commission permanente doivent être très précises. Or la fameuse consultation bidon de l’été 2007 a été décidée par cette commission permanente sans en avoir reçu la délégation précise, il est donc fort probable que cette consultation soit annulée pour ce motif, ce qui aura des conséquences beaucoup plus lourdes sur la légalité de l’ensemble des décisions du CGI sur la rocade qui ont été prises suite à cette consultation bidon. A suivre.

Le Conseil général et la rocade-nord : restons vigilants

Publié le 25 juin 2010

Lors de la réunion du Conseil général du 18 juin, les tenants de la rocade étaient subitement devenus interrogatifs… Le ton a changé. La délibération adoptée par l’assemblée est positive puisqu’elle décide de ne pas demander une déclaration d’utilité publique (DUP) au Préfet. C’est une position sage car le risque était beaucoup trop grand que la DUP soit annulée suite à des recours s’appuyant sur l’avis défavorable de la commission d’enquête.

A noter l’absence remarquée de certains conseillers généraux socialistes de Grenoble lors du vote, ils ne pouvaient pas se résoudre à enterrer le projet actuel.

Il a beaucoup été dit que les transports en commun coûtent très cher mais jamais l’argument du coût de la rocade n’a été mis en avant, ce qui prouve bien que la conversion des esprits n’est pas faite. Mais plus on retarde le projet et moins le CGI aura les moyens de le payer, le désengagement financier de l’Etat mettant à mal les finances du CGI, et cela va continuer à l’avenir.

Mais restons vigilants car l’histoire montre que les arrêts ne sont pas toujours définitifs. En septembre 2005 les exécutifs du CGI, de la Métro, de la Région, de la Ville de Grenoble et du SMTC, devant le prix trop élevé de la rocade (projet dit DDE à 750 M€) avaient décidé d’arrêter l’affaire et de miser sur les alternatives à la voiture. Mais le lobby du BTP et de l’automobile n’avait pas désarmé et le projet « Cumin » est arrivé à point nommé. Il proposait une rocade facile à faire et pas chère (300 M€ seulement). Nous connaissons la suite : la machine s’est mise en marche en manipulant les informations, refusant le débat contradictoire jusqu’au jour où devant une commission d’enquête le château de carte s’est écroulé.

Pour l’instant, l’argument du coût trop élevé n’a pas été prononcé par les tenants de la rocade, même si certaines interventions de conseillers généraux de cantons hors agglomération laissaient deviner que ce point commençait sérieusement à les inquiéter.

Le CGI a décidé d’ouvrir la boite à idées, et donc peut très bien remettre à l’étude des projets plus ou moins différents du projet abandonné, d’autant plus que les études ont déjà été faites et attendent d’être sorties des tiroirs. Les 6 prochains mois devraient être décisifs.

Gaspillage d’argent public

Publié le 25 juin 2010

Le coût total des études sur la rocade-nord (à gabarit réduit) peut être estimé à 40 millions d’euros ! Le coût du prolongement d’une ligne de tram.

En effet, les études du premier projet dit DDE (avant projet sommaire) ont coûté seulement 9 M€ (valeur décembre 2001) soit 12,7 M€ valeur février 2010 ; celles menées par le CGI ont atteint 26 M€, sans compter les coûts de fonctionnement annexes (frais de personnel notamment).

Imaginons un instant que cet argent ait été dépensé pour améliorer les solutions alternatives à la voiture, on aurait avancé dans le bon sens.

Conseil municipal de Grenoble sur la rocade nord le 14 juin 2010

Publié le 16 juin 2010

Décidément le maire de Grenoble est incapable d’organiser un débat sur la rocade nord au Conseil municipal. Depuis des années c’est un sujet qu’il ne peut pas mettre en débat. Pourtant il y est très favorable, il l’a indiqué dans son programme municipal de mars 2008 et il fait tout pour que cette rocade se réalise. Pour lui cette infrastructure fait partie de l’écosystème grenoblois (sic). Comme les alchimistes du moyen âge qui transmutaient le plomb en or, le maire transforme un aspirateur à voitures en miracle écologique.

Sentant qu’il aurait du mal à mener ce débat rendu pourtant obligatoire par la demande officielle du Conseil général, il avait prévu un débat à huis clos. Hélas nous avons rendu cette intention publique et cela a été repris par les médias. Devant cette erreur politique il a mis à l’ordre du jour du conseil du 14 juin la réponse à faire au Conseil général. La délibération proposée reprenait celle adoptée à la Métro le 28 mai qui demandait explicitement la reprise des études pour un nouveau projet de rocade-nord.

Le maire s’est vite rendu compte du danger qu’une telle formulation allait provoquer dans sa majorité où certains élus se sont déclarés opposés à cette formulation ; et qui allait profiter à l’opposition écologiste qui allait renforcer ses positions sur ce dossier, alors que des échéances électorales (les cantonales) approchent et risquent d’être difficiles pour le PS grenoblois.

Le maire a donc accepté de retirer au dernier moment toute référence à la rocade dans la délibération (sauf dans le titre !). Personne n’a été dupe. Les élus de la majorité opposés à la rocade étaient satisfaits, ainsi que les partisans de la rocade qui savent que le dossier avance en souterrain et que le principal a été acquis, la Ville de Grenoble s’associe aux études que mènera le Conseil général sans aucune restriction. Le feu vert est donné pour poursuivre un projet de rocade légèrement remanié.

Rocade nord, l’heure des choix

Publié le 10 juin 2010

nitunnelniviaducLa commission d’enquête ayant rendu un avis défavorable sur l’utilité publique de la rocade Nord, le Président du Conseil général de l’Isère (CGI) a demandé à la Métro et à la Ville de Grenoble quelles étaient leur position sur ce dossier. Le 28 mai dernier, la Métro, faisant suite à des pressions du lobby automobile relayé par la droite au conseil communautaire, a voté à une large majorité du conseil communautaire une demande ferme et claire au CGI de poursuivre les études sur le contournement nord pour proposer un nouveau projet de rocade. Le Conseil municipal de Grenoble qui se réunit le 14 juin devrait faire de même, reprenant mot pour mot le texte délibéré à la Métro. Les deux collectivités se déclarent prêtes à s’associer à ces études donc à participer à leur financement.Le Conseil général lors de sa prochaine réunion des 17 et 18 juin prendra une décision qui devrait accéder aux demandes de la Métro et de la Ville.

Tout a été discuté et calé en coulisses donc tout devrait repartir comme avant. A noter que la Ville, dans la délibération annoncée pour le 14 juin, parle d’un projet de pont routier sur l’Isère au droit de la rue Durand Savoyat (quartier Jean Macé), reliant l’entrée de ville (nord Esplanade) à la Presqu’ile et à la gare pour supprimer l’autoroute A 48 sur l’Esplanade. Où donc a été discuté un tel projet ? Ni les élus, ni les habitants n’ont été appelés à en débattre. Pourtant les questions de circulation sont complexes et devraient être examinées dans la clarté et la transparence. Où sont les études de trafic qui fondent un tel projet ? Il serait très intéressant de connaître la position de l’Etat sur les conditions qu’il pose pour le déclassement de l’autoroute A 48, et ce qu’en pensent la commune de Saint Martin le Vinoux et la Métro. Qui va payer ce nouveau pont ?

Les habitants sont menés en bateau, et pendant ce temps-là les lignes de tram prennent du retard : le prolongement de la ligne B sur la Presqu’île et la ligne E sont encore repoussés. On peut légitimement se demander s’il n’y a pas une volonté de sabotage systématique de la politique des transports en commun pour faire croire que la seule solution possible c’est la rocade !

Rocade Nord : la Métro veut continuer, et même payer !

Publié le 30 mai 2010

nitunnelniviaducLe conseil de la Métro du 28 mai a adopté une délibération qui demande clairement au Conseil général de reprendre les études d’une rocade-nord, et en lui proposant généreusement de copiloter les études et donc de les payer moitié-moitié (dixit le Président). Voir ci-dessous le texte des décisions prises.

Voici quelques points forts du débat qui a précédé le vote de cette délibération (63 pour, 6 contre et 4 abstentions). A noter que les représentants de La Tronche (UMP) ont voté pour, par contre ceux de Saint Martin le Vinoux ont voté contre, comme un élu du Parti de Gauche (Semanaz) et deux élus de la majorité municipale (Vuaillat et Grasset) ; et évidemment G. Kuntz, représentant les dizaines de milliers d’électeurs écologistes de l’agglomération.

Gilles Kuntz a présenté les points forts d’un programme pour améliorer les déplacements et l’accessibilité de l’agglomération sans rocade, en effet la question des déplacements périurbains doit être traitée en priorité.

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Rocade nord : le maire renoncerait au débat à huis-clos !

Publié le 20 mai 2010

nitunnelniviaducLe débat à huis-clos sur la rocade serait abandonné et une délibération sera présentée au conseil municipal du 14 juin 2010.

Les grandes manœuvres politiques continuent. Le Président du Conseil général ne veut pas prendre position avant d’avoir interrogé la Métro et la Ville de Grenoble.

Bizarre, il ne demande pas l’avis des communes de St Martin le Vinoux et de la Tronche, qui sont pourtant les premières intéressées ! Il ne demande pas l’avis des habitants, pourtant il avait dépensé des centaines de milliers d’euros pour une consultation bidon lors de l’été 2007. Vous vous souvenez : préférez vous être riche et bien portant que pauvre et malade ?!

En fait il s’agit de se refiler le mistigri. Nos grands élus ne savent pas comment se dépêtrer de ce projet qui ne tient pas la route et chacun voudrait que ce soit l’autre qui dise non, pour ne pas avoir à se déjuger devant son électorat, et surtout devant la Chambre de commerce.

A La Métro, M. Baïetto va réaffirmer le 28 mai qu’il faut une rocade, mais évidemment sans s’engager à participer à son financement. Les élus grenoblois vont voter à la Métro avant de prendre position à la Ville (le 14 juin), c’est la démocratie à l’envers.

Incohérence…

Publié le 20 mai 2010

Lorsqu’il était en responsabilité des déplacements au Conseil général, M. Baïetto avait soutenu en 2007 le « plan métropolitain » du Conseil général qui décidait de prolonger le tram de Grenoble à Meylan et de réaliser la rocade nord.

Maintenant, en tant que Président de la Métro, M. Baïetto freine des quatre fers et indique que le dossier de faisabilité d’un tel prolongement ne serait remis qu’après les élections locales de 2014 afin de le sortir du débat politique ! La démocratie exigerait au contraire que les dossiers soient mis sur la table avant les élections afin que les citoyens puissent se prononcer en connaissance de cause sur ce type de grand projet.

Rocade nord, débat à huis-clos !

Publié le 14 mai 2010

nitunnelniviaducLa confirmation est arrivée, le maire de Grenoble débat à huis-clos sur  l’étude des conséquences du rapport de la commission d’enquête sur le projet de Rocade Nord. Ce sera le 7 juin.

Il avait pourtant promis à diverses reprises qu’il y aurait un débat à un prochain conseil municipal (conseil municipal public comme l’impose la loi). Encore une promesse non tenue.

Mais pourquoi à huis-clos ? En fait il craint que sa majorité expose ses divergences profondes sur cette question d’importance pour l’avenir de la ville et de l’agglomération. A la Métro, le débat sera public le vendredi 28 mai.

Vive la démocratie locale…

Docteur es droit ?

Publié le 29 avril 2010

nitunnelniviaducVoila ce qu’on peut lire sous la plume de Michel Destot, maire, dans l’édito des Nouvelles de Grenoble n° 135 d’avril-mai 2010

« Le projet de Rocade Nord tel qu’il avait été élaboré par le Conseil général de l’Isère a fait l’objet d’un avis négatif de la part de la commission chargée de se prononcer sur son utilité publique. Cet avis s’impose à tous. Ce projet de rocade n’est donc plus d’actualité. »

Or en droit cet avis ne s’impose à personne, puisque ce n’est qu’un avis, et que le maître d’ouvrage peut très bien passer outre. C’est d’ailleurs ce qu’envisage de faire le maire de Lyon sur le dossier du stade de l’OL qui vient d’essuyer un avis défavorable lors de l’enquête publique.

Déjà, pour empêcher un débat au Conseil municipal, le maire avait évoqué des articles du code de l’environnement qui n’avaient rien à voir avec le sujet. Il faut rappeler que le Conseil municipal est libre de ses décisions sauf si une loi ou règlement lui interdit d’en délibérer, or aucune loi ou règlement n’interdisait au Conseil municipal de donner un avis sur la rocade nord pour l’enquête publique. Le maire s’invente un droit à sa convenance et se fait rattraper régulièrement par la justice administrative lorsque des recours sont déposés contre des décisions prises illégalement.

Comment voulez vous que les citoyens respectent le droit si le premier magistrat de la ville ne le respecte pas ?

La CCI et la rocade

Publié le 15 avril 2010

nitunnelniviaducOn connaît les arguments. Pour le Président de la Chambre de Commerce et d’Industrie (CCI), une rocade nord est vitale pour l’économie iséroise. Depuis 30 ans c’est le même discours, mais l’échéance mettant en cause la vie de l’économie est repoussée d’année en année. M. Dumolard continue à vouloir une rocade, mais il ne sait plus comment faire. Auparavant il avait un discours offensif déclarant même qu’il se faisait fort de trouver les centaines de millions pour réaliser la rocade, maintenant il est KO et se contente de rappeler que ce n’est pas son style de renoncer. Il est incapable d’analyser les vraies raisons de l’échec du projet et ne comprend pas ce qui s’est passé. C’est la première fois depuis des années que le président de la CCI est désarmé et ne sait plus quoi dire sur ce sujet, il demande sans y croire une réunion avec les politiques pour réfléchir à ce qu’il faudrait faire. Il serait temps que la CCI arrête de suivre aveuglément le lobby automobile et se mette à comprendre qu’on a changé de siècle en ce qui concerne les modes de déplacements.

C’est une simple commission d’enquête (uniquement consultative) qui a fait s’écrouler d’un seul coup tout le château de cartes élaboré par un cabinet noir au Conseil général de l’Isère, soutenu sans faillir par tous les hauts responsables économiques et politiques. En droit l’avis défavorable n’arrête rien, mais le dossier était mauvais et les convictions n’étaient pas si fermes que cela. Maintenant beaucoup d’élus qui avaient tout voté les yeux fermés sont satisfaits de ce qui se passe. A suivre.

Pour se détendre

Publié le 15 avril 2010

Le dessinateur « Cled’12 » a édité une brochure suite à l’avis défavorable sur la rocade nord. C’est un recueil de ses dessins faits depuis 3 ans critiquant avec humour ce projet d’un autre siècle. Pour 15 € vous aurez les dessins accompagnés d’extraits du rapport de la commission d’enquête. La brochure fait 74 pages.

A commander à l’ADES (12 rue Voltaire 38000 GRENOBLE ou contact@ades-grenoble.org), pour un envoi postal rajouter 3 €. Chèques à l’ordre de ADES.

La rocade nord, quand c’est fini ça recommence !!! Mais à quoi nos politiques s’amusent-ils ?

Publié le 8 avril 2010

nitunnelniviaducLe contournement autoroutier de Grenoble est un rêve vieux de plus de trente ans.

La solution initiale (tunnel à gabarit international) était tellement chère et le trafic de transit insuffisant, l’Etat avait laissé tombé. A. Carignon avait un moment essayé un passage tout en souterrain sous le centre ville pour faire plaisir à Bouygues. Puis est venu en 1998 l’idée du professeur Bovy qui au moment de la préparation du PDU 2000-2010 a doctement expliqué que pour permettre le développement harmonieux des transports en commun, il fallait créer un ring complet autour de Grenoble avec de multiples entrées et sorties permettant la mise en place du plan marguerite. Pour faire avaler ce miracle à nos chers décideurs, il suffisait de leur vendre une rocade « écologique » pour pas cher. Pour seulement 300 M€ il était proposé une rocade tout enterrée depuis l’A 480 jusqu’à l’A 41, gratuite et avec le traitement des gaz d’échappement. A part les élus écologistes à la Métro, tous les élus ont voté les yeux fermés malgré les remarques disant que le prix annoncé était faux et les difficultés techniques insurmontables.

Les collectivités ont alors essayé de mouiller l’Etat dans cette affaire pour qu’il participe au financement de la rocade. Des pré-études sous maîtrise d’ouvrage de l’Etat ont été lancées et fin 2002, la DDE indiquait que la rocade inscrite dans le PDU n’était pas faisable (impossible de passer sous l’Isère à St Martin le Vinoux),  son coût beaucoup plus élevé, et qu’on ne pouvait pas traiter les gaz. Une solution intermédiaire a alors été étudiée dans le détail par la DDE, la fameuse rocade à 700 M€. Mais l’Etat a décidé de ne pas participer à son financement, les collectivités ont donc abandonné le projet car trop cher.

Jusqu’au jour où un retraité de l’équipement est venu vendre une rocade plus simple et moins chère à A. Vallini. Qui a immédiatement abandonné le projet de tram Ysis (ancêtre de la ligne E) et a dépensé des dizaines de millions d’euros pour un projet qui vient de mourir, tué par une simple commission d’enquête qui pourtant ne donne qu’un avis.

Le projet du CGI est abandonné, mais attention un autre projet pourrait être étudié selon A. Vallini.

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