Archives pour le mot-clef ‘rocade nord’

André Vallini, le dinosaure de l’Isère !

Publié le 3 juillet 2014

france bleuDans une déclaration à France Bleu Isère le 20 juin, l’ancien président du Conseil général revenait sur ses fiertés et ses regrets.

Coté regrets : la rocade nord sous la Bastille reste le projet qu’il aurait aimé construire pour résoudre la question des embouteillages dans l’agglomération grenobloise. Il est vraiment têtu puisque la démonstration avait été faite que ce projet ne résolvait en rien les embouteillages notamment aux entrées de l’agglomération et au contraire aller les aggraver.

Et il rajoute qu’il est favorable aux investissements routiers lourds : élargissement de l’A480 et il poursuit sur le bouclage de l’A51 : « Je continue à me battre aussi pour A 51 parce que j’y crois, à long terme, mais j’y crois. J’ai réussi à faire réinscrire dans le Schéma national des autoroutes, ce maillon manquant entre Grenoble et Sisteron. »

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Retour sur la Rocade Nord

Publié le 3 mai 2014

Non à la Rocade NordDans un article sur les projets qui n’ont pas vu le jour, le quotidien régional écrit le 2 mai 2014 à propos de l’abandon du projet de la rocade nord : « La commission d’enquête a en effet signé son arrêt de mort au printemps 2010. Une décision quasi inespérée pour ses opposants qui se battaient depuis de long mois contre le projet de cette infrastructure routière… »

Effectivement cette décision a été à l’origine de l’abandon du projet, mais même si la commission d’enquête avait donné un avis favorable, le projet n’aurait pas pu se faire car toutes les délibérations du Conseil général qui décidaient de la réalisation de la rocade ont été annulées par le tribunal administratif de Grenoble suite à des recours de militants de l’ADES et un par les communes de Saint Martin le Vinoux et la Tronche (sur la zone d’étude de la rocade).

Le président du Conseil général et la biodiversité

Publié le 16 novembre 2013

On ne lit jamais assez les publications du conseil général. Le sujet principal du numéro d’Isère magazine de novembre de 2013 est consacré à l’agriculture et au métier d’agriculteur.

Le président du conseil général A. Vallini dans son édito, nous dit que « les Français ont toujours entretenu un lien fort avec la terre qui les nourrit »… « La France reste la première puissance agricole européenne, les terres, devenues un enjeu spéculatif, disparaissent sous le béton. »… « En Isère, l’agriculture de demain se prépare aujourd’hui car l’avenir aussi est dans le pré. »

Ce constat que René Dumont a fait dans les années 1970, est aujourd’hui, fortement relayé par un autre agronome de Rhône Alpes, … qui s’efforce de transmettre aux générations futures qu’il leur faut tout mettre en œuvre pour que la Terre puisse continuer à nourrir ses enfants. Mais pour cela, il est indispensable de préserver la biodiversité, c’est grâce à cela que la terre se régénère pour continuer à produire des céréales, faire pousser l’herbe sur les prairies… Donc protéger la faune c’est protéger la flore et les herbacés.

Mais voilà, le Président du Conseil général quelques pages après son édito, « dénonce les entraves à l’action ».

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Rocade nord illégale, tarifs du chauffage urbain illégaux…

Publié le 25 janvier 2013

nitunnelniviaducConférence de presse du 18 janvier 2013

Deux décisions de la justice administrative rendues récemment vont dans le sens de nos combats pour la défense des services publiques, la démocratie locale, l’écologie et la solidarité :

  • Rocade nord : les délibérations par lesquelles le Conseil général de l’Isère décidait de prendre la maitrise d’ouvrage sont annulées ; il est démontré maintenant que de toutes façons la rocade n’aurait pas pu se faire car toutes les délibérations ultérieures auraient été annulées puisque prises sur des bases illégales. Le Président du CGI a donc été sauvé par l’avis défavorable de la commission d’enquête ! Mais plus grave, toutes les décisions prises depuis fin 2007 pour les études et préemptions, et qui ont engagé des dépenses d’argent public des contribuables du conseil général sont entachées d’illégalités. Il s’agit de dizaines de millions d’euros. Ces sommes manquent cruellement pour l’action sociale et les activités culturelles au CGI.
  • Tarifs du chauffage urbain de 2008 illégaux, tout comme ceux de 1983 à 2008 ! C’est une victoire pour les usagers de ce service public essentiel qui protestent depuis 2008 contre ces tarifs qu’ils estiment trop élevés. La décision du tribunal administratif de Grenoble va les aider fortement dans leurs demandes de se faire rembourser le trop perçu par la CCIAG dans leurs factures de juillet 2008 à novembre 2011.

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La rocade nord était illégale !

Publié le 17 janvier 2013

nitunnelniviaducIl aura fallu 5 ans à trois militants de l’ADES pour faire juger l’illégalité des délibérations du Conseil général de l’Isère qui lançaient la réalisation de la rocade Nord.

Le tribunal a jugé que la prise de maîtrise d’ouvrage par le Conseil général de la réalisation de la rocade était illégale. De même la délibération qui donnait délégation à la commission permanente de mettre en œuvre les procédures nécessaires à la réalisation de la rocade est annulée. Ceci signifie que ces décisions n’ont jamais existé. Donc toutes les dépenses (plusieurs dizaines de millions d’euros) liées à la rocade et engagées à partir de fin 2007 se sont faites dans l’illégalité la plus complète au détriment des contribuables de l’Isère.

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Enquête publique sur le SCOT, dernier délai le 4 juillet

Publié le 30 juin 2012

Il est important de donner son point de vue dans les registres d’enquête publique, notamment pour des projets qui ont des implications fortes sur la vie quotidienne des habitants de l’agglomération. Seul le document DOO (document d’orientation et d’objectifs) est contraignant dans sa déclinaison au niveau communal, en particulier quand les élus doivent élaborer des documents de planification tels que le PLU (Plan Local d’Urbanisme). C’est donc par rapport à ses propositions ou manques qu’il faut réagir.

Les recommandations sont assez générales et laissent place à une certaine latitude dans les applications, mais sur certains dossiers la vigilance est de mise quant aux positions contraignantes, soit en positif, soit en négatif. En voici quelques unes (non limitatif).

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Quant un sénateur ne connaît pas la loi…

Publié le 11 mai 2012

J. Chiron a « tchaté » récemment avec quelques personnes sur la politique des déplacements. A la question : « Pourquoi a-t-on cédé sur ce projet de rocade nord » ?, le sénateur répond : « C’est la commission d’enquête publique qui, par son vote défavorable à l’unanimité, a bloqué le projet de rocade Nord. ! »

Ceci est évidemment totalement faux, puisqu’une commission d’enquête ne donne qu’un avis et le maître d’ouvrage peut tout à fait passer outre. Une commission d’enquête est incapable de bloquer un projet.

En fait, le dossier du Conseil général était très mal ficelé ; et le Président A. Vallini n’était pas du tout sûr qu’il passerait les recours déposés (et toujours non jugés), de plus il ne savait pas financer le projet…

Il faudra que le sénateur révise son code de l’environnement.

Des patrons très têtus à la CCI

Publié le 27 avril 2012

Dans le magazine Présence d’avril 2012 édité par la Chambre de Commerce et d’Industrie (CCI) de Grenoble, un article mobilise les adhérents pour aller répondre à l’enquête publique sur le SCOT (Schéma de cohérence territoriale) qui va démarrer le 4 mai, jusqu’au 4 juillet 2012.

C’est un acte citoyen d’aller s’exprimer lors d’une enquête publique. Par contre les recommandations de cet article ne sont pas à suivre ; jugez plutôt :

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Vallini soutient encore le lobby routier

Publié le 10 mars 2012

Le Président du Conseil général de l’Isère (CGI) qui vient tout juste de sortir, pas très grandi, d’un conflit au tribunal Prudhommes avait sans doute besoin de se refaire la main. Pour ce faire, il n’a rien trouvé de mieux que d’annoncer la relance des investissements routiers superflus en proposant de financer l’élargissement de l’A480 à 2 fois 3 voies. Visiblement il est en manque de rocade et déclare que la rocade nord ne s’est pas faite parce qu’il n’a pas été suffisamment soutenu ! La vérité est qu’il a lui-même reculé au moment de lancer la réalisation de la rocade sachant bien que son dossier ne passerait pas financièrement et qu’il aurait été retoqué juridiquement. Comme tous les princes, il privilégie les dépenses d’investissements (qui s’inaugurent) au fonctionnement, particulièrement dans le social, compétence essentielle du CGI, pourtant bien mal traitée.

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Rocade Nord : sanction sévère !

Publié le 7 janvier 2012

Dessin Cled'12 (tous droits réservés), publié dans Le Rouge & le Vert n°106 de juillet-septembre 2007

Une sanction sévère vient de tomber contre le Président du conseil général de l’Isère et ceux qui soutenaient le projet de rocade nord.

Au moment où, sous la houlette du MEDEF et de la CCI (Chambre de Commerce et d’Industrie de l’Isère), les tenants d’un contournement autoroutier nord de Grenoble redonnent de la voix, le Tribunal administratif de Grenoble annule la consultation bidon de 2007 sur la rocade-Nord !

Le 25 mai 2007, la commission permanente du Conseil Général vote une délibération décidant de consulter les électeurs de la région urbaine sur l’intérêt d’inclure la rocade-nord dans les solutions pour “améliorer les déplacements dans l’agglomération grenobloise”.

Tous les conseillers généraux, sauf les 3 élus écologistes, votent cette délibération. Les élus votent cette délibération sans même connaître les questions qui seront posées.

Raymond Avrillier, Vincent Comparat accompagnés d’Olivier Bertrand (conseiller général) déposent des recours en annulation de cette délibération qu’ils considèrent comme illégale.

Cette consultation (dite “consultation-bidon”) organisée au début de l‘été a été une véritable manœuvre d’intoxication. Il s’agissait d’un référendum caché pour faire adopter le projet de rocade. Le Président du conseil général répondant le 22 juin 2007 à la question : « Et si la rocade est jugée inutile ? »,  déclare : « je suis très clair, si les Isérois n’en veulent pas nous ne la ferons pas. »

La question posée était tellement orientée, et la présentation du projet tellement idyllique mais fallacieuse, que le résultat ne pouvait pas faire de doute. De surcroît les électeurs n’avaient pas eu accès aux différentes opinions sur ce projet alors que c’est une obligation légale dans une consultation des électeurs.

Le Tribunal administratif de Grenoble dans un jugement du 29 décembre 2011 vient de donner raison aux écologistes : la commission permanente n’avait pas le droit de décider une consultation dans de telles conditions d’absence de respect de la démocratie, le Président était donc incompétent pour l’organiser.

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Déplacements, le lobby automobile refait surface !

Publié le 25 novembre 2011

Des associations de chefs d’entreprises viennent de lancer avec de gros moyens une campagne sur le thème : « Déplacements il est temps d’agir ! ».

Un supplément au Dauphiné libéré du 23 novembre décline sur 8 pages leurs 10 propositions. Le décor est planté en introduction : «  Aujourd’hui notre efficacité est largement handicapée par un manque dramatique de fluidité des déplacements qui nous pousse à renoncer à des marchés, qui surenchérit nos coûts, stresse nos salariés, éloigne nos clients et partenaires… La situation ne cesse de se dégrader, sans qu’aucun projet réaliste ne vienne éclairer l’avenir : la situation est donc très grave. »

Ce discours est le même depuis des dizaines d’années à la veille de prises de décisions publiques sur l’organisation des déplacements. Ici c’est le futur SCOT (schéma de cohérence territoriale) qui est visé : « Nous n’avons pas vocation à réagir à l’ensemble des volets du SCOT. Cependant nous affirmons que celui-ci minore les impacts économiques et sociaux de la congestion et qu’en matière d’infrastructures de déplacements, les préconisations ne sont pas à la hauteur des problèmes et des enjeux ».

Evidemment les deux premières propositions réclament la mise à 2 fois 3 voies de l’A480 et de la rocade sud et si l’élargissement de la rocade sud n’est pas réalisable alors il faut relancer le contournement de l’agglomération par le nord avec un péage. Les 8 autres propositions sont très classiques et reprennent ce qui était proposé dans les défunts PDU (Plan de déplacements Urbains) ou repris dans les discussions du projet de SCOT ou du prochain PDU : régulation des vitesses sur les voies urbaines, développement du fer et des transports en commun, le câble, la limitation des déplacements, changements dans l’organisation du travail…

Il est tout de même navrant de voir des gens (responsables d’entreprises, qui devraient avoir les pieds sur terre !) continuer à s’enfoncer dans des erreurs profondes de diagnostic sur les déplacements automobiles dans l’agglomération.

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Les bouchons, conséquence d’une politique de gribouille ?

Publié le 18 novembre 2011

Depuis quelques semaines des cris d’alarme sont lancés dans les médias à propos de la circulation automobile dans l’agglomération qui va être lourdement impactées par les nombreux travaux qui démarrent, notamment pour la réalisation de la ligne E du tram.

Il faut tout de même rappeler quelques vérités afin que les responsabilités soient bien établies. Le 5 septembre 2005, lorsque l’Etat avait décidé de ne pas participer au financement de la rocade nord, les collectivités publiques (Région, Département, Métro, Ville de Grenoble et le SMTC) avaient décidé de tout miser sur les alternatives à la voiture et d’abandonner le projet de rocade (renvoyé au long terme) et de proposer un « Plan d’action pour l’amélioration des déplacements dans la région urbaine grenobloise ». Malheureusement le lobby pro-rocade, soutenu par les grands élus (Vallini, Baïetto, Migaud, Destot) a réussi à faire que le  Conseil général de l’Isère (CGI) relance ce projet, ce qui a retardé très fortement les programmes de transport en commun.

Dans ce plan d’action 2005, la livraison de l’extension de la ligne B du tram sur le polygone était prévue fin 2008, ce qui aurait évité une avenue des Martyrs pharaonique de 45 m de large dans le projet Vasconi. La ligne E du tram devait être terminée en 2012 et l’extension de la ligne A vers Pont de Claix et Sassenage pour 2011. Tout le monde reconnaissait que le problème le plus critique était celui des accès à l’agglomération et les responsables politiques proposaient de « développer prioritairement un véritable RER ferroviaire entre le pays Voironnais et le Sud Grésivaudan d’une part, l’agglomération grenobloise et le Grésivaudan d’autre part » et de développer à court terme un réseau de bus-express sur les autoroutes dès 2006 et sa généralisation en 2008…

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Rocade-nord, la consultation de l’été 2007 remise en cause ?

Publié le 5 novembre 2011

Le 3 novembre, le Tribunal Administratif examinait enfin (plus de 4 ans après), les recours déposés par des écologistes (Raymond Avrillier, Olivier Bertrand et Vincent Comparat) contre la délibération du 25 mai 2007 autorisant le Président du Conseil général de l’Isère (CGI) à organiser durant l’été 2007 une consultation des électeurs sur l’intérêt de la rocade nord. Seuls les 3 élus écologistes au Conseil Général avaient voté contre cette délibération de la commission permanente.

Cette consultation était totalement faussée par le type de questions posées, notamment la 3ème : « Pensez-vous que la réalisation de la rocade-Nord de Grenoble, pour réduire les « bouchons » et pour diminuer le trafic urbain, soit : 1-indispensable, 2- utile, 3 –inutile. ».

Les simulations de trafic effectuées à la demande du CGI indiquaient que la rocade allait augmenter le trafic aux entrées de l’agglomération et donc les « bouchons », mais les tenants de la rocade étaient prêts à tous les mensonges pour faire passer leur projet !

Madame le rapporteur public a donné une véritable leçon de droit que tout élu, qui se veut démocrate, devrait lire. En effet elle a distingué ce qui tient à la concertation et au débat public et ce qui définit une consultation des habitants ou des électeurs. La fameuse 3ème question demandait un avis sur la réalisation de la rocade et prouvait qu’il s’agissait bien d’une consultation pour avis tombant alors sous le coup de la loi codifiée dans le Code général des collectivités territoriales. Ce code impose que le pluralisme des opinions des groupes d’élus soit respecté dans le matériel électoral envoyé aux électeurs, ce qui n’a pas été le cas. De plus la commission permanente n’avait pas reçu délégation de l’assemblée plénière pour décider d’une consultation, le Président était donc incompétent pour organiser cette mascarade démocratique, qui organisait en fait un plébiscite.

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De l’animation au conseil de Métro du 16 septembre

Publié le 17 septembre 2011

Heureusement qu’il y a un représentant des écologistes au Conseil de Métro, sinon la démocratie en souffrirait davantage et on s’ennuierait ferme.

A l’occasion d’une délibération sur l’avis à donner concernant les objectifs et les modalités de la concertation proposée par le Préfet de l’Isère pour l’aménagement de l’A480, un échange assez vif a eu lieu entre le Président de la Métro et Gilles Kuntz. Le représentant des écologistes a rappelé les évidences que tout le monde connait (sauf le Président !) : toute augmentation de la capacité routière entraine une augmentation du trafic automobile avec des conséquences négatives sur l’environnement, il faut donc vérifier si un tel projet avec 20 M€ de dépenses (financées par l’Etat) ne va pas de nouveau entraîner des conséquences néfastes notamment sur la santé des riverains. Gilles Kuntz a proposé de renforcer les politiques alternatives à la voiture. Ce fut comme un chiffon rouge agité devant le Président qui est parti dans des explications où tout se mélangeait :

  • la solution pour régler les questions de circulation c’était la rocade nord ! Décidément il n’a toujours pas digéré cet échec personnel. Il croit toujours que la rocade aurait diminué la circulation dans l’agglomération.
  • le modèle économique des transports en commun est en crise et le financement de leur développement n’est plus assuré.

C’est bizarre de voir un responsable politique ne pas se poser de questions sur le financement de la rocade nord et se faire le défenseur de l’impossibilité de financer les transports en commun. Espérons qu’il défendra une grande réforme de la fiscalité locale en plus de la fiscalité nationale si la gauche gagne en 2012. Comme lui a répondu Gilles Kuntz, c’est une question de priorité politique, rappelons les nombreux gaspillages évitables, d’argent public : grand stade et son parking, certaines aides économiques, le coût des études de la rocade nord, le projet Center Parc au Conseil général, la préparation des Jeux Olympiques à Grenoble… étaient certainement moins prioritaires que les transports en commun en matière de politique publique. La politique c’est prévoir et faire des choix.

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Le point sur le dossier Presqu’île

Publié le 9 septembre 2011

PLU : la majorité municipale admet enfin qu’elle s’est trompée…

Le 16 mai 2011, le Tribunal administratif annule la révision simplifiée du PLU (Plan Local d’Urbanisme) de la Presqu’île. Au lieu d’admettre immédiatement son erreur, la majorité municipale a essayé de faire croire que la faute était imputable à ceux qui avaient dénoncé l’illégalité d’une révision simplifiée pour une opération (l’aménagement de la Presqu’île) de cette importance ! Pourtant, la majorité municipale aurait eu la possibilité de faire appel de ce jugement, mais elle ne l’a pas fait, reconnaissant implicitement son erreur. En conséquence le plan d’urbanisme actuellement en vigueur sur la Presqu’île est l’ancien PLU.

Une très bonne nouvelle : les dernières traces de la Rocade s’effacent…

Une modification simplifiée du PLU est en cours, qui doit supprimer des emplacements réservés, en particulier ceux pour la rocade-nord, ce qui signifie l’abandon pour longtemps (espérons pour toujours) de ce projet d’un autre âge, pourtant vivement soutenu par le maire et sa majorité (cela faisait partie des promesses du candidat Destot). Des registres sont ouverts jusqu’au 5 octobre à la mairie et à la Plateforme pour recueillir les observations du public.

Déplacements dans l’agglo, l’expertise du CETE de Lyon existe bien !

Publié le 16 juin 2011

Contrairement à ce que nous avions annoncé à propos de l’expertise des contributions sur les déplacements dans l’agglomération grenobloise, le Centre d’Etude Technique de Lyon a bien remis son rapport au Conseil général de l’Isère(CGI) le 31 janvier 2011. Curieusement le CGI n’en a fait aucune publicité et il faut aller chercher sur son site internet le rapport et ses annexes.

Ce rapport n’apporte pas d’informations nouvelles. Il décrit tout de même un scénario théorique (D0) où la circulation automobile est diminuée de 10% ce qui a des conséquences vertueuses sur l’ensemble des déplacements, ce que les écologistes ont toujours affirmé, mais il n’en donne pas la solution.

Le Conseil général doit organiser une réunion publique le 27 juin pour tirer le bilan de ces propositions et de l’expertise.

Voici la conclusion du rapport :

« A la suite de l’avis défavorable de la commission d’enquête en date du 22 mars 2010 à ce qu’il soit conféré le caractère d’utilité publique au projet de rocade-Nord de l’agglomération grenobloise, le Conseil Général de l’Isère a décidé de ne pas poursuivre le projet et d’organiser un débat citoyen pour permettre, à tous ceux qui le souhaitent, de formuler des propositions pour améliorer les conditions de déplacement dans l’agglomération grenobloise.

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Où l’on reparle de la rocade-Nord

Publié le 11 mai 2011

Au dernier Conseil de la Métro (le 29 avril) a été votée une délibération sur le lancement des études à propos de la ZAPA (zone d’actions prioritaires pour l’air). Lors de la discussion le Président de la Métro a exprimé sa nostalgie à propos du projet abandonné (pour l’instant) de la rocade-Nord.

« Je rappelle qu’on a eu un projet qui permettait de réduire la circulation de manière forte tout en laissant la liberté de circuler. Ce projet, c’était la rocade Nord » ! ( Pour les détails sur le débat à la Métro, voir l’article de Grenews)

Malheureusement le Président à la mémoire courte puisque globalement son projet de rocade ne diminuait la circulation qu’au centre de Grenoble au prix de restrictions très fortes des capacités des voiries car il fallait absolument obliger les automobilistes à prendre la rocade, dont le prix de péage devait être suffisamment élevé pour que le délégataire privé rentabilise l’opération. La rocade portée par M. Baïetto n’était absolument pas cette solution miraculeuse qui allait préserver la liberté de circuler ! Bien au contraire avec la mobilisation forte d’argent public elle aurait asséché les alternatives à la voiture. Contrairement à d’autres décideurs qui ont définitivement tourné la page, le Président de la Métro n’a toujours pas digéré cet échec, il faut dire qu’il en avait fait une affaire quasi-personnelle, et n’a pas apprécié de se voir abandonné par ses petits copains qui l’avaient fortement encouragé avant de le lâcher en rase campagne.

Souhaitons que l’étude sur la ZAPA soit faite de manière rigoureuse, transparente et pluraliste, c’est-à-dire à l’inverse de ce qui s’est passé pour la rocade

Mais au fait, le Conseil général devait faire expertiser les propositions faites en septembre 2010 par les associations et mouvements sur les déplacements après l’avis défavorable de la commission d’enquête sur la rocade. On devait avoir les résultats de cette expertise début 2011, mais pour l’instant rien n’a filtré !

Rappel de ce qui était écrit dans Isère magazine :

“Les propositions seront toutes soumises à l’expertise du Centre d’études techniques de Lyon (CETE), service public dépendant du ministère de l’écologie et du développement durable, dans un délai de deux mois ». “ Parmi les 17 présentations, deux écoles se distinguent. Celle qui dit qu’il ne faut pas faire de nouvelles infrastructures routières. Et celle qui dit qu’il en faut de nouvelles ”, a souligné André Vallini à l’issue du forum, après avoir annoncé qu’un débat sera organisé par le Conseil général. “ Et parmi ces projets, celui du Conseil général demeure le plus réaliste tant au niveau financier qu’au niveau de la faisabilité ”, ajoute-t-il. ”

Où est cette étude et à quand le débat promis ?

La CCI aux mains du lobby micro-nano ?

Publié le 14 janvier 2011

Le successeur de Gilles Dumolard (ami de M. Destot) à la présidence de la Chambre de Commerce et d’Industrie (CCI) est Jean Vaylet, qui était président du Medef Isère.

J. Vaylet a fait toute sa carrière dans l’électronique et la microélectronique : il fut directeur administratif et financier d’EFCIS issue du CEA de Grenoble et ancêtre de ST Microelectronics, PDG de Thomson CSF, directeur général d’Atmel et dernièrement président de Chronix Europe, petite entreprise sans salarié qui se contente de vendre quelques produits d’électronique.

C’est un pur militant du Medef qui accède à la présidence de la CCI.

C’est aussi un grand défenseur de l’autoroute A 51 et de la rocade nord. En octobre 2010 il invitait les adhérents du Medef à écrire à Borloo pour protester contre l’abandon de l’A51. Pour la rocade nord il diffusait un communiqué tout en finesse. « Dans le dossier « Rocade nord », les dernières déclarations de nos responsables politiques locaux sont plus empreints d’atermoiements, voire de renoncements, que marqués par une vraie volonté politique et un sens de l’avenir. Si ce projet devait être définitivement abandonné ce serait dramatique pour notre territoire. Nous pourrions alors effectivement « penser autrement » le développement de la région grenobloise, une expression politiquement très correcte pour caractériser, de fait, le déclin, la perte d’attractivité et les millions d’heures perdues dans les bouchons. Une bonne nouvelle cependant ; l’Etat a annoncé qu’il financera d’ici 2014 à hauteur de 20 millions d’euros une première tranche de travaux pour la mise à deux fois trois voies de l’autoroute A480 dans la traversée de Grenoble. »

Comme le dossier rocade est de plus en plus enterré, le Conseil général de l’Isère ayant enfin arrêté son financement, il ne nous reste plus qu’à surveiller le nouveau président de la CCI qui va organiser le déclin qu’il a prévu pour l’économie grenobloise.

De notre coté nous agirons pour aider à l’émergence d’un autre mode de développement plus écologique et solidaire que celui du Medef et de la CCI, et sans élargissement de l’A480 !

L’ADES a un nouveau Président : Jean-Marc Cantèle remplace Hakim Sabri

Publié le 23 décembre 2010

Hakim SABRI étant devenu Président du groupe des élus “Ecologie et Solidarité” Europe-Ecologie les Verts, ADES, Alternatifs à la Ville de Grenoble, il a demandé à être remplacé à la présidence de l’association.

Jean-Marc CANTELE a été élu à l’unanimité du Conseil d’administration comme nouveau Président.

Jean-Marc Cantèle

Photo GK, tous droits réservés

Militant depuis la création de l’ADES, il a été élu en 2001 conseiller municipal et nommé adjoint au maire chargé de l’Education, de la Vie Scolaire et de la Restauration Municipale. Il a accéléré fortement l’entretien du patrimoine scolaire en imposant un doublement du niveau des investissements, et en renforçant les moyens municipaux dans les écoles, notamment en rénovant les restaurants scolaires et en y créant le système “self service”. Il a permis entre autres, la reconstruction de l’école du Verderet, la création de l’école Lucie Aubrac modèle de bâtiment économe en énergie… Il a veillé au maintien de la mixité sociale avec le décloisonnement des sections internationales (Anglais, Italien, Espagnol…) ou encore l’implantation des Classes à Horaires Aménagés musique et danse à l’école Léon Jouhaux. Grâce à lui la Cuisine Centrale a été créée sur le site du MIN. Il a été l’instigateur du projet éducatif Grenoblois avec Cécil GUITART.

Professionnellement il a été travailleur social, puis journaliste et s’est de nouveau investi dans la Protection de l’Enfance jusqu’à ces derniers mois.

Les priorités d’actions de l’ADES pour 2011 : Démocratie, Ecologie, Solidarité

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L’annulation du PDU 2007-2012 confirmée par la cour d’Appel de Lyon

Publié le 17 décembre 2010

Un vrai feuilleton… Le plan de déplacements urbains de l’agglomération (PDU) est arrêté par le SMTC. En 2000, le SMTC adopte le PDU 2000-2010 décrivant le principe d’une rocade-nord entièrement souterraine, gratuite, avec traitement des gaz d’échappements et pas chère (300 M€). Les écologistes ont déposé un recours contre ce PDU, le tribunal administratif ne l’a pas annulé, par contre la cour administrative d’appel l’a considéré comme illégal. Le SMTC a demandé en vain au Conseil d’Etat de casser ce jugement. Le SMTC est donc obligé d’adopter un nouveau PDU. Le 2 juillet 2007 le SMTC adopte le PDU 2007-2012 qui a toujours une rocade-nord mais qui n’est plus chiffrée, puisque construite après 2012, d’où le choix de l’année de fin du PDU. La rocade n’a plus aucune des qualités précédentes qui étaient infaisables, elles avaient juste permis de vendre le concept aux élus qui se laissent volontiers avoir par des promesses mirobolantes. Le Tribunal administratif annule ce nouveau PDU le 20 novembre 2008 pour l’absence de transmission d’une note de synthèse aux élus. En catastrophe le SMTC adopte le 15 décembre 2008 le même PDU 2007-2012, afin de pouvoir justifier le projet de rocade-nord. Mais entre le 2 juillet 2007 et le 15 décembre 2008, il a été décidé de repousser au-delà de 2012 les réalisations du prolongement de la ligne B sur le Polygone scientifique et la ligne E du tram. Donc le PDU est attaqué en justice au motif qu’il contient des erreurs de fait en décrivant des réalisations avant la fin de 2012 de deux éléments essentiels qui ne seront réalisés que plus tard. Le Tribunal administratif donne raison aux écologistes en annulant le PDU 2007-2012. Le SMTC fait appel, mais la Cour Administrative d’Appel de Lyon, le 14 décembre 2010, rejette cet appel en confirmant avec plus de force qu’il y a bien erreur de fait et que cette dernière est substantielle.

Il faut espérer que le SMTC va arrêter les frais et ne pas gaspiller de l’argent public pour aller sans aucun espoir en cassation, il a déjà beaucoup gaspillé l’argent des contribuables dans la défense du projet de rocade qu’il n’aurait jamais dû soutenir, défenseur qu’il devrait être des transports en commun.

Souhaitons que le prochain PDU, qui est en préparation, sera élaboré avec plus de rigueur et de démocratie que les précédents, qui sont donc réputés n’avoir jamais existés.