Archives du 3 mars 2012

Ne souriez plus, sans le savoir vous êtes filmés

Publié le 3 mars 2012

A Lyon, les plaques informent les citoyens. Pas à Grenoble...

Pour en atténuer les effets négatifs, on est rapidement passé du terme “vidéo surveillance” à “vidéo protection”, donnant ainsi l’illusion au citoyen qu’une caméra pouvait protéger et prévenir un crime ou un délit, et effacer du même coup l’idée que ce même citoyen était sous surveillance.

En 2010 , Grenoble comptait déjà une trentaine de caméras, le long des voies de tramway, de circulation et sur des espaces publics. Aujourd’hui, officiellement, on devrait en dénombrer 18 de plus, installées dans les secteurs Jardin de Ville, Square La Fleur et au Village Olympique, si l’on s’en tient aux déclarations de la majorité municipale. Pourrait-on en douter ? Probablement, quand on constate combien, dès l’origine, la question de la vidéo surveillance et de l’installation de caméras sur l’espace public a été traitée en petit comité qui n’a fini par informer de ses intentions que sous la pression des habitants. Douter encore quand le bilan de « l’expérimentation » promis par J. Safar l’adjoint en charge des finances et de la sécurité, se fait toujours attendre, sans parler du fameux Collège d’Ethique mal parti dès sa constitution.

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Flaubert : la majorité moins flambarde

Publié le 3 mars 2012

Les habitants mobilisés (photo GK, tous droits réservés)Avec tracts et banderoles, les habitants, c’est assez rare pour le souligner, étaient venus en masse pour exprimer leur farouche opposition au projet de ZAC Flaubert inscrit à l’ordre du jour du conseil municipal du 27 février. Un climat tendu, une majorité moins sûre d’elle-même qui a tenté d’arrondir les angles, allant même jusqu’à faire quelques concessions et jetant du coup toute cohérence par dessus bord.

Depuis ces derniers mois, irrémédiablement cramponnée à ses arguments, rien n’aurait détourné la majorité municipale de ses objectifs de construction de tours et d’immeubles de grande hauteur, jusqu’à ce 27 février. Tout à coup, comme par miracle, les tours de 32 étages (100m de hauteur) se transforment en tours de 16 étages (50m de hauteur) et les immeubles de R + 18 devenaient R+8. La division arithmétique était la reine de ce début de soirée. Ce qui était encore impensable hier devenait tout à coup possible ! Cette tentative d’enfumage était dérisoire au moment même où se termine l’enquête publique sur la modification du PLU (Plan Local d’Urbanisme) qui inscrit dans le marbre les décisions déjà prises comme la liberté de réaliser des immeubles de grande hauteur. De même allait-on apprendre que sur les 90 ha de la ZAC Flaubert, au final il n’y aurait non pas 30% de logements sociaux mais 15%.

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Les tarifs du chauffage urbain en surchauffe

Publié le 3 mars 2012

De nombreuses copropriétés s’apprêtent à déposer un recours au Tribunal de Grande Instance de Grenoble pour se faire rembourser des tarifs trop élevés depuis la saison 2007/2008. En effet les élus ne prennent pas en compte, pour l’instant, cette revendication.

Des discussions ont démarré entre le collectif “pour un chauffage urbain juste et solidaire” et les 6 communes qui ont délégué leur service de chauffage urbain à la Compagnie de Chauffage (CCIAG). Ces discussions devraient déboucher pour la fin de l’année sur la mise au point d’un nouveau tarif correspondant réellement au service rendu.

Maintenant ce sont des locataires de Grenoble Habitat qui montent au créneau. Ils se sont réunis en un collectif d’habitants à Malherbe et demandent au bailleur social de leur rembourser le trop perçu dans les factures de chauffage. A Grenoble Habitat de se retourner à son tour, en tant qu’abonné, vers la CCIAG pour se faire rembourser ces trop perçus. Il serait intéressant que l’ensemble des bailleurs sociaux, s’ils veulent défendre les intérêts de leurs locataires, engagent une démarche commune vers la CCIAG pour que ces trop perçus soient enfin remboursés. Il y aurait alors une baisse des charges pour les locataires. Avis donc à ACTIS, Grenoble Habitat, Opac 38, SDH…

Sondages de l’Elysée, un jugement très intéressant

Publié le 3 mars 2012
Raymond Avrillier

Raymond Avrillier (photo tous droits réservés)

Raymond Avrillier a obtenu du Tribunal administratif de Paris, le 17 février 2012, un jugement très important sur la transmission de l’ensemble des documents liés aux fameux sondages de l’Elysée de ces dernières années. Rappelons que Sarkozy a multiplié les sondages politiques de manière secrète, par des cabinets amis, et sans appel d’offres contrairement à la loi. Mais il pensait ne pas avoir à rendre des comptes en s’appuyant sur l’immunité attachée à sa fonction.

Raymond Avrillier a réussi à contourner cet obstacle en demandant la transmission des documents liés à ces sondages conformément à la loi de 1978 qui fixe les règles d’accès aux documents administratifs pour tout citoyen. Le Tribunal administratif lui a donné entièrement raison et impose à l’Elysée dans un délai d’un mois de lui transmette les documents demandés.

A l’occasion de ce jugement, nous avons pu observer que le sénateur Vallini a volé au secours de la victoire ! Lui le juriste averti, avec un carnet d’adresses certainement bien rempli, n’aurait il pas pu entamer la même démarche pour le parti socialiste. Il ne voulait pas de Raymond Avrillier sur la liste des sénatoriales, avait il peur qu’il lui fasse de l’ombre ?

Voici la liste des documents à transmettre au requérant :

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ALPEXPO en faillite ?

Publié le 3 mars 2012

Les élus Ecologie et solidarité n’ont pas de représentants au conseil d’Administration de la société d’économie mixte ALPEXPO, ils apprennent donc par la presse le résultat catastrophique d’Alpexpo pour l’année qui vient de s’écouler. Il est annoncé un déficit de 1,9 M€ ! Sachant que les capitaux propres n’étaient que de 0,86 M€ fin 2010, cela veut dire maintenant pour la SEM des capitaux propres négatifs !

Les explications données sur la responsabilité de la crise sont un peu courtes. La crise économique dure depuis un certain temps et la SEM aurait dû s’adapter à cette nouvelle situation. La majorité municipale a décidé en 2009 d’engager, en tant que propriétaire des bâtiments, 12 M€ de travaux de rénovation jusqu’en 2013 et a changé le directeur général, en nommant à sa place Guy Chanal  le 21 janvier 2009. Il a souhaité très rapidement réorganiser ses services dans un souci de performance et d’économie de charges de fonctionnement. Ainsi 15 postes de permanents sur 53 ont été supprimés dès la première année de sa prise de fonction. Les méthodes musclées de ce directeur, formé aux affaires par le maire corrompu, ont entrainé des plaintes auprès de l’inspection du travail qui, après une enquête approfondie, a rédigé un PV pour harcèlement moral caractérisé. A la suite de quoi le parquet a ouvert une enquête préliminaire qui est toujours en cours… Ce directeur qui est récemment parti avait promis la limitation du déficit, on voit ce qu’il en est.

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Les alliés de droite de M. Destot se déchirent

Publié le 3 mars 2012

Et voila que les vieilles querelles renaissent entre les anciens membres du Modem et les Modem maintenus. On se souvient comment Ph. Falcon de Longevialle avait démissionné du Modem contraint et forcé à la suite de l’envoi d’un faux mail tentant de déstabiliser son concurrent à la tête de liste aux élections régionales. Le même se positionne aujourd’hui pour être candidat du Modem sur la 1ère circonscription en vue des élections législatives de juin 2012. Mais le chef officiel du Modem maintenu, Morad Bachir Cherif ne l’entend pas de cette oreille et se prépare à présenter sa candidature. Décidément la majorité municipale est traversée par de multiples clivages, cela sent la fin de règne. Sur la 1ère circonscription, il va y avoir pléthore de candidats de droite issus des majorités de deux conseils municipaux : Grenoble et Meylan. Nous suggérons à la droite Tronchoise de ne pas être en reste, et de présenter des candidats, elle qui est déchirée par moitié au conseil municipal de la Tronche.

Rue Raspail, le cadastre est tripatouillé par la majorité

Publié le 3 mars 2012

Au 20 ter rue Raspail dans le quartier Berriat, un projet de Grenoble Habitat a fait l’objet d’un recours au tribunal administratif par 50 voisins, puisqu’il ne respecte pas le Plan local d’urbanisme (PLU). Les habitants souhaitent une opération de logements sociaux avec un gabarit qui respecte l’environnement et le PLU. Des discussions se sont ouvertes avec Grenoble Habitat, mais sans succès, le permis de construire a donc été attaqué.

Pour essayer d’imposer ses vues malgré l’interdiction règlementaire, Grenoble Habitat a demandé à la mairie de changer la largeur de la rue Raspail au niveau du 20 ter pour lui permettre de construire deux étages supplémentaires… Et la majorité municipale s’est exécutée et a voté le 27 février cet élargissement. Si vous avez des problèmes avec le PLU, n’hésitez pas, demandez au maire de vous arranger l’affaire, son adjoint à l’immobilier se fera un plaisir d’augmenter vos droits à construire. C’est l’application avant la lettre de la majoration des droits à construire de Sarkozy !

Cette majorité manque cruellement de rigueur technique et morale dans la gestion de la ville.

Attention aux atteintes aux libertés par les compteurs d’électricité intelligents…

Publié le 3 mars 2012

Les élus du groupe « Ecologie et solidarité » de Grenoble ont proposé le vœu suivant lors de la dernière réunion du conseil municipal. Ce vœu très légèrement remanié a été adopté par l’unanimité du conseil. Il s’agit d’un vœu relatif à l’installation de compteurs intelligents d’électricité chez les Grenoblois et Grenobloises.

“Considérant que la Ville de Grenoble est propriétaire de l’ensemble du réseau de distribution d’électricité sur son territoire, y compris les compteurs électriques, et qu’elle en a confié la gestion à GEG (Gaz Electricité de Grenoble) par le moyen d’une concession,

Considérant l’annonce faite le 28 septembre dernier par le Ministre de l’Industrie, de l’Énergie et de l’Économie numérique d’une généralisation des compteurs dits intelligents “linky”, dont l’expérimentation avait pourtant soulevé de nombreuses critiques

Considérant l’absence totale de concertation avec les collectivités locales propriétaires des réseaux, malgré un niveau d’investissement extrêmement élevé (estimé entre 4 et 6 milliards d’euros au total),

Considérant la nécessité d’un accès total, gratuit et instantané des usagers aux données concernant leur consommation d’électricité et l’importance d’un tel système pour qu’ils puissent pleinement maîtriser leurs consommations

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