– Union PC-PS pour les départementales en Isère. Le PCF avait déclaré que jamais il ne participerait à une campagne soutenue par le président PS du Conseil Général. Il n’a pas fallu longtemps pour qu’il change d’avis et participe à une campagne unitaire avec le PS en obtenant le soutien de ce dernier sur les cantons d’Echirolles et Saint Martin d’Hères et avoir un représentant dans le canton de Fontaine-Seyssinet ainsi que dans le canton du Haut Grésivaudan. Pour sauver quelques postes, le PCF renie ses principes et s’allie avec les tenants de l’austérité gouvernementale. Ce genre de gymnastique politicienne n’empêche pas P. Voir ancien adjoint PCF de M. Destot qui s’essaye en donneur de leçon sur les politiques d’austérité, lui qui a voté l’augmentation de 9 % des taux des impôts locaux en décembre 2008 après avoir promis de ne pas les augmenter.
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Politique politicienne
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– Matthieu Chamussy (UMP) qui fait toujours dans la dentelle, résume la décision de la ville de reprendre en direct la gestion du Palais des sports à l’éviction de G. Chanal pour des raisons idéologiques ! Il oublie juste un petit détail : le coût exorbitant pour la ville de la gestion par l’ancien directeur de l’association du Palais des Sports et de la SEM Alpexpo.
– J. Safar a la mémoire courte. Le budget de la ville n’a pas toujours été voté en décembre. Si la ville a pris le temps, c’était d’abord pour présenter aux habitants les orientations budgétaires lors de trois réunions publiques, où la quasi-absence des oppositions a été bien remarquée. Il faut aussi rappeler que trois séances de formation à la compréhension du budget ont été organisées. Jamais une telle ouverture au débat n’avait existé à Grenoble sur la préparation d’un budget. L’absence des oppositions a démontré que pour l’instant elles n’avaient rien à dire et à proposer.
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– Le Dauphiné Libéré du 6 février rappelle qu’en 1990 A. Carignon avait appelé à voter PS lors d’une élection cantonale qui opposait le PS et le FN au 2ème Ce dernier déclare : « A l’époque, j’avais eu une réaction spontanée… je n’avais aucune valeur commune avec le FN ». Comme d’habitude il réécrit l’histoire oubliant qu’en septembre 1983 il a soutenu la liste de droite et d’extrême-droite aux municipales à Dreux contre la liste de la maire sortante PS. Pour celles et ceux qui veulent savoir quelles étaient les relations du maire corrompu avec l’extrême-droite, relire le livre de R. Avrillier et Ph. Descamps « Le système Carignon ».
L’affaire des doubles remboursements des frais de mission
Comme nous l’avions indiqué la semaine dernière, un adjoint au maire se faisait rembourser par la ville des déplacements qui lui étaient déjà remboursé par la Mission locale de Grenoble dont il était le président.
Cette affaire fait d’importants remous dans les rangs de l’ancienne majorité municipale. J. Safar habituellement très prolixe pour attaquer la majorité prend un profil bas. Il ne s’agit pas d’accabler l’intéressé qui a reconnu une partie de ces doubles remboursements et les a, sur demande du maire, remboursés. Ce sera à la justice de dire le droit dans cette affaire et d’en tirer les conséquences.
La panique fait que le PS organise un cordon sanitaire pour essayer de faire croire qu’il s’agit d’une dérive purement personnelle, en décidant la « suspension de l’adhésion au PS » de l’intéressé.
MM. Minkowski et Chamussy se recyclent en psychiatres baroques !
Le comportement de la municipalité relèverait du psychiatrique, d’après les bons docteurs Minkowski et Chamussy ! Le débat politique commence à tomber bien bas et à sentir plutôt mauvais.
On connaissait les talents de chef d’orchestre de M. Minkowski pour diriger les Musiciens du Louvre. Par contre on ne lui connaissait pas une culture avancée ni en psychiatrie, ni en analyse politique.
Invité sur France Musique le 14 janvier, Marc Minkowski est revenu sur la suppression de la subvention de 438 000 € de la ville de Grenoble à son orchestre des musiciens du Louvre. Une situation qui selon lui relève du « domaine de l’absurde » et du « psychiatrique ».
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– GO se déclare plus à gauche que la nouvelle majorité dans la lutte contre les inégalités sociales. Les mots n’engagent que ceux qui les écoutent ! Rappel des actes (ce qui compte en politique), GO a géré la ville avec des composantes de la droite grenobloise et un PS qui n’était plus socialiste, et ses élus ont voté sans broncher l’augmentation des tarifs du chauffage urbain en 2008, l’augmentation des impôts locaux en 2009 et de la TEOM à la Métro… toutes actions amplifiant fortement les inégalités sociales puisque ni les impôts, ni les tarifs ne prennent en compte les revenus. Maintenant qu’ils ne leur restent que le ministère de la parole, ils redeviennent les plus vertueux du monde !
De drôles de pratiques politiques !!!
Nous apprenons qu’à la demande de la municipalité un ancien adjoint de la majorité Destot-Safar a dû rembourser des frais de mission qui lui étaient payés deux fois, par la ville et par une association qu’il présidait, association subventionnée sur fonds publics.
Comment se fait-il que l’ancien maire, l’ancienne Direction Générale et l’ancienne majorité aient laissé faire de telles pratiques ? Il y avait à l’évidence un manque de contrôle sur le fonctionnement de certains satellites et sur les frais de mission des élus.
La nouvelle majorité doit poursuivre les contrôles et les renforcer. A suivre.
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– Mme G. Perez ne se représentera pas aux prochaines élections départementales. Elle donne des conseils un peu bizarres puisqu’elle accuse la droite au conseil général de ne pas s’occuper des vrais problèmes en se focalisant sur l’A480 et l’A51. Faudrait-il lui rappeler qu’au Conseil général, celui qui ne pense qu’à ça, est l’ancien président A. Vallini. Mais peut-être pense t’elle qu’il est de droite ? Dans ce cas nous serions d’accord avec elle.
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– Cazenave qui a bien connu et bien pratiqué la gestion de l’équipe Carignon de 1983 à 1995, essaye de tordre les chiffres pour faire croire à une bonne gestion de l’argent public à cette époque. Contrairement à ses affirmations, les impôts locaux ont fortement augmentés entre 1983 et 1995. La ville encaissait 379 MF en 1983 et 709 MF en 1995, soit environ le double. Sans compter les nouveaux impôts prélevés par l’intercommunalité soit 130 MF. Merci MM. Cazenave, Betto et Carignon.
« Être maire, c’est tirer sa ville vers le haut »
On ne peut qu’être d’accord avec cette formule que l’on trouve sur le blog de l’ancien maire dans un article du 5 décembre, où en filigrane on devine qu’il veut donner la leçon à son successeur.
Malheureusement pour l’auteur on trouve de nombreuses contre vérités dans cette communication qui s’essaye de retracer 19 ans de gestion de la ville. Au moins sur les chiffres il n’y a pas de discussion. Et M. Destot apparait comme le maire qui a le plus laissé dériver les impôts locaux (ville plus agglomération) depuis très longtemps.
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Dans la dénonciation, M. Chamussy (UMP) est toujours excessif, ainsi sur France Bleu Isère. « Le premier budget d’Éric Piolle sera le plus grand plan social de l’histoire de Grenoble ». Par contre sur les propositions il est toujours nullissime ! Face à la baisse très violente des dotations de l’Etat il est silencieux. Mais l’UMP ferait encore pire car elle propose une économie des dépenses publiques trois fois plus importante que celle de Valls-Hollande. Pour lui il ne faudrait pas faire d’économies et pas augmenter les impôts. Il faudra que ce magicien explique tout cela dans le détail lors de la discussion budgétaire.
Photographie des finances de la ville de 2004 à 2013

©Ville de Grenoble
Le 26 mai 2014, le nouveau maire, Eric Piolle, demandait aux services de la ville de faire un travail sur la réalité financière de la commune entre 2004 et 2013 sur la base des comptes administratifs et un travail prospectif sur les investissements et leurs impacts sur les dépenses futures.
Cet important travail de rétrospective financière a été rendu public le 2 décembre et en 90 pages (plus les annexes) il donne une photographie précise de l’état des finances de la ville sur 10 ans.
Pour accéder à l’ensemble des données suivez ce lien.
Pour télécharger directement l’audit financier (5,6 Mo) cliquez ici.
Il confirme ce que nous avons toujours expliqué : une situation financière plutôt correcte jusqu’en 2011, puis une lente dégradation en 2012, qui s’accélère en 2013. Des impôts très élevés, une dérive importante des frais de personnels qui va s’accélérer violement en 2014 par des embauches en grand nombre fin 2013, début 2014. Avec les chiffres indiqués dans l’étude, on peut estimer qu’entre 2012 et fin 2013, il y a eu environ 150 embauches supplémentaires d’agents sur emplois permanents et 400 sur emploi non permanents ! Il va bien falloir que ceux qui ont pris ces décisions qui coutent très cher, s’expliquent devant les Grenoblois quant à leur nécessité pour le service public.
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©Ville de Grenoble
– Suite à la publication de la rétrospective financière de la ville de Grenoble, on pouvait s’attendre à une critique des chiffres, des faits et des analyses de la majorité par les oppositions. Eh bien non ! Que soit l’UMP ou le PS, ils ne veulent voir qu’une opération de dédouanement ou d’enfumage de la majorité. Peut-on espérer un jour un débat de fond sur la situation financière de la ville ?
– Pour le Président de l’UMP38, l’argent ne compte pas. Il est pour l’élargissement de l’A480, la restructuration de l’échangeur du Rondeau et veut en plus relancer une rocade nord et une ligne à grande vitesse Lyon-Grenoble ! Juste quelques milliards d’euros ! Et pour financer tout cela il propose que chacun mette la main à sa poche ! En fait, c’est très simple, il demande ni plus ni moins que le Conseil général et la Métro revoient leurs politiques budgétaires… Après le désengagement de l’Etat voila les recettes de l’UMP, on laisse tomber les services publics essentiels à la vie quotidienne pour financer les rêves des dinosaures de la politique locale.
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– La FRAPNA régionale dénonce le chantage aux subventions imposé par des collectivités qui ne supportent pas que les associations puissent critiquer certaines de leurs décisions : « la FRAPNA Isère… se voit désormais couper les vivres par le Conseil Général de l’Isère, qui n’accepte pas que l’on puisse contester la légalité d’un projet touristique qui va détruire des dizaines d’hectares des précieuses zones humides des Chambaran. Le projet de Center Parcs devait-il absolument se faire sur une des dernières grandes zones humides non drainées du département de l’Isère qui alimente en eau presque un quart du département de la Drôme ? Nous ne le pensons pas et tant pis si nous sommes punis pour cela ! A qui le tour ? » Pour la FRAPNA, « le partenariat n’implique pas la soumission et encore moins la prostitution des associations ! »
L’état des finances de la ville en 2014, totalement dégradé.
Au conseil municipal du 17 novembre, une dernière modification du budget a été adoptée pour terminer l’année 2014. La principale information nouvelle a porté sur le budget du personnel qui atteint en fin d’année plus de 138 M€ au lieu des 131 M€ votés par l’ancienne majorité, soit un décalage de plus de 7 M€, ce qui ne s’est jamais produit dans le passé !
Dans le graphique ci-dessous sont présentés les écarts en millions d’euros entre la réalité des dépenses de personnels et la prévision faite lors du budget primitif de Grenoble.

Traditionnellement l’écart était très faible (1 M€ sur 125 M€). Mais à partir de 2013 (vote du budget fin 2012), il y a un décrochage très important, démontrant une volonté de ne pas décrire dans le budget prévisionnel la réalité des dépenses, c’est la définition de l’insincérité de l’inscription d’une dépense obligatoire.
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L’union sacrée de la gauche traditionnelle avec la droite iséroise s’est mise en place, pour défendre le grand projet inutile de l’implantation de Center Parcs dans les Chambaran, sur le thème, « il n’est pas admissible que des minorités imposent leur refus à des majorités élues. » Il nous faut peut-être leur rappeler les nombreux exemples où les majorités élues se sont lourdement trompées.
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– Les caprices de M. Chamussy. Lors du dernier conseil municipal (27 octobre), mécontent de ne pas pouvoir répondre à l’intervention préliminaire du maire, l’élu UMP a décidé de bouder et de partir du Conseil municipal avec tout son groupe. Comme un gamin à qui on fait la leçon, M. Chamussy oublie que le conseil municipal a voté un règlement intérieur qui ne donne pas le droit à un élu d’intervenir en dehors des points à l’ordre du jour. Et maintenant il menace de rendre les conseils municipaux encore plus tendus. Drôle de conception du travail d’élu !
Mensonges et manipulations à tous les étages
E
trange collusion entre les oppositions UMP et PS au conseil municipal. Les mêmes mensonges et les mêmes connivences pour détériorer le débat public. C’est la gestion PS qui a laissé l’éclairage public se dégrader depuis plus de 10 ans. C’est J. Safar, président de GEG, qui a décidé en octobre 2012 de lancer le marché public de conception, réalisation, exploitation et maintenance( CREM) de l’éclairage public, soutenu par l’UMP et Chamussy, au lieu de mettre en place une régie municipale qui aurait pu acquérir avec l’aide des personnels de GEG les compétences nécessaires pour gérer correctement ce service. Maintenant les deux protagonistes se relayent dans les médias pour expliquer que cette solution qu’ils ont initiée est mauvaise et de jeter de l’huile sur le feu pour manipuler et instrumentaliser de justes inquiétudes du personnel de GEG : de vrais pompiers pyromanes.
Ne pas se tromper d’adversaire
L’attaque du gouvernement contre les collectivités locales est d’une très grande ampleur et elle vise à les obliger à faire des économies sévères et rapides notamment sur le personnel et donc sur la qualité du service. Il faut que les élus, les personnels et les habitants se mobilisent contre la loi de finances qui est proposée au Parlement. Et il ne faudrait pas que certains se trompent d’adversaires en laissant croire que les conséquences sur l’emploi sont de la responsabilité des élus locaux. Les élus sont contraints de gérer conformément à la loi, sauf à laisser le préfet gérer à leur place le budget, ce qu’aucun Grenoblois ne veut sinon ce serait le matraquage fiscal, car le préfet ne s’embarrassera pas : il couvre le déficit par une augmentation automatique des impôts.
