4 candidats écologistes au 2e tour en Isère !

22 mars 2011

Meeting à EVE Jeudi 24 mars à partir de 19 h

EVE, Campus de Saint Martin d’Hères – Tram B ou C, arrêt Bibliothèques

carte-meeting-duflot-legrand

Cécile Duflot et Augustin Legrand viennent soutenir les candidats écologistes au 2 ème tour des cantonales dans l’Isère :

Olivier Bertrand, Hakim Sabri à Grenoble, Mathilde Dubesset (St Egrève), François Nougier (Villard de Lans).

Avec le soutien des Alternatifs sur les cantons de Grenoble.

Les 4 candidats écologistes du 2e tour en Isère

Première analyse rapide du 1er tour des cantonales à Grenoble

22 mars 2011

Une participation qui s’effondre, la percée du FN, le recul fort de la droite et du PS, les écologistes qui renforcent leur présence, le vote sanction à l’égard de la majorité droite-gauche. L’analyse en chiffres.

Dimanche 27 mars à Grenoble, votons pour Olivier Bertrand et Hakim Sabri, pour une représentation politique plus fidèle à la société réelle grenobloise, et donner un coup de jeune et de diversité au conseil général.

A Villard-de-Lans, votons pour François Nougier, et à St Egrève pour Mathilde Dubesset, candidats Europe Ecologie les Verts

1) Une participation qui s’effondre

Il y a une diminution très nette de la participation lors des élections dites locales depuis des années

Participation
en %

cantonales
2004

Municipales
2008

Régionales
2010

Cantonales
2011

Canton 1

59,3

55,35

41,95

34,92

Canton 3

59,7

54,65

41,37

36,47

Canton 6

55,18

48,74

37,19

29,4

Une analyse par bureaux de vote indique une diminution par rapport aux régionales assez régulière quelque soit la structure politique du bureau de vote. Ce qui veut dire que tous les électorats se seraient abstenus de manière assez proportionnelle par rapport aux élections régionales, élection la plus proche.

Par rapport aux dernières cantonales de 2004 il y a eu beaucoup moins de votants, soit 8200 suffrages exprimés en moins sur les 3 cantons

Exprimés
en voix

cantonales
2004

cantonales
2011

pertes en voix

Canton 1

9382

5815

3567

Canton 3

7140

4767

2373

Canton 6

5563

3271

2292

Total

22085

13853

8232

2) Un score très élevé du FN à Grenoble pour la première fois

Grenoble a toujours eu un vote d’extrême droite plus faible que la moyenne nationale. C’est la première fois que le FN fait un tel score (17,2%), même s’il est encore légèrement inférieur au score national du FN de 19 % dans les cantons où il se présentait.

Les explications ne sont pas simples et demanderont des analyses plus fouillées. Il y a tout de même une fausse affirmation qu’il faut corriger. Certains analystes pensent que le FN augmente son pourcentage à cause de l’abstention des autres électorats, il n’y aurait donc pas de poussée spécifique ou celle-ci serait faible. Ceci est faux, puisque dans les bureaux où le FN est traditionnellement fort on devrait constater une participation plus forte que la moyenne, ce qui n’est pas le cas.

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Enfin, après plus de 10 ans d’attente une nouvelle réglementation en matière de séismes

21 mars 2011

Mise à jour 21 mars 2011

Suite à la situation au japon, et notamment aux impacts sur les centrales nucléaires, voici des éléments complémentaires :

Rappelons que le Sud Est est la région la plus nucléarisée de France !

Texte publié le 19 novembre 2010

Depuis 1991, date de la dernière réglementation préventive en matière de séisme, il est démontré, par des scientifiques en particulier grenoblois reconnus internationalement, que le classement de la région grenobloise en zone « 1b risque modéré » est erroné et doit être relevé.

Nous, écologistes grenoblois, l’avions relevé, annoncé et énoncé publiquement lors des différents plans d’occupation des sols, ZAC (dont les ZAC Europole), plans locaux d’urbanisme, enquêtes publiques sur les équipements et installations (grand stade d’agglomération et son parking souterrain, rocade Nord, autorisations d’INB du CEA et de l’ILL, autorisations des installations chimiques de Pont-de-Claix et Jarrie, protection contre les inondations…).

Nos exigences n’ont pas été prises en compte.

Aujourd’hui, avec un retard de plusieurs années et un délai supplémentaire jusqu’au 1er mai 2011, ces affirmations étayées sont enfin prises en compte par des décrets n°2010-1254 et 2010-1255 et arrêté du 22 octobre 2010.

Parmi les modifications les plus importantes par rapport au zonage sismique de 1991, l’augmentation du niveau de sismicité de la zone allant de Chamonix à Grenoble, qui passe d’une zone Ib (zone de sismicité modérée) à la zone 4 (sismicité moyenne c’est-à-dire la plus importante de métropole dans le nouveau zonage).

La région grenobloise est donc dans une zone de sismicité la plus importante de France métropolitaine.

Cette information d’importance est passée sous silence par le site du préfet de l’Isère, car elle n’a pas fait l’objet d’un discours de M. Sarkozy.

Nous informons donc la population et les services publics concernés par la sûreté des installations et la sécurité des personnes et des équipements, ainsi que les services de secours de notre région.

Nous demandons que les services de l’Etat dans le département, et à défaut les maires des communes, informent la population et l’ensemble des services concernés, et que des exercices soient réalisés pour tester les moyens de secours en situation sismique.

Printemps des luttes Du Maghreb au Moyen-Orient et solidarité avec le Japon – Sortie du nucélaire

18 mars 2011

Samedi 19 mars 2011 – 16h Place Notre Dame, Grenoble – Convergence de 2 manifestations

  • Printemps des luttes Du Maghreb au Moyen-Orient

  • Manifestation antinucléaire à l’appel du groupe Sortir du Nucléaire 38 et du collectif « Ni nucléaire ni gaz de schiste »

L’énergie, c’est l’affaire des peuples !

• Soutien au printemps des peuples du Maghreb et Moyen-Orient

Qu’y a-t’-il de commun entre le peuple japonais et le peuple libyen ? Pas grand-chose a priori.

Pourtant, tous deux sont victimes de l’appropriation et de la concentration de l’énergie par un pouvoir politico-industriel sans contrôle démocratique.

  • C’est pour garder l’argent du pétrole que Kadhafi bombarde les insurgés.
  • C’est pour les bénéfices de l’exploitation des centrales nucléaires que la société TEPCO empoisonne la terre japonaise pour des millénaires.

Pollution, colonialisme, dictatures, mépris de la vie humaine, mépris de la démocratie.

La politique énergétique de la France est fondée sur l’exploitation néocoloniale du pétrole et de l’uranium ( Areva exploite des mines d’uranium au Niger, dont le nouveau Président « démocratiquement » élu est un cadre d’une filiale nigérienne … d’Areva ! )

C’est pourquoi nous avons voulu nous associer à la manifestation de soutien aux révolutions du Maghreb et du Moyen-Orient.ma

• Solidarité avec le peuple japonais

Chacun sait combien la situation au Japon est terrifiante : aux effets dévastateurs de forces naturelles immaîtrisables, se rajoute une catastrophe qui doit tout à une illusion de maîtrise de la radioactivité.

Le peuple japonais, pourtant le premier touché par le feu des bombes atomiques de 1945, a laissé s’installer une industrie nucléaire civile qui prétendait assurer la croissance de l’archipel nippon. On va s’apercevoir combien en plus des immenses dégâts du séisme et du tsunami, la catastrophe nucléaire va avoir d’impacts à long terme sur la santé des japonais ( contamination de la mer ).

La catastrophe du Japon nous montre que contrairement à ce qu’affirment les propagandes des États et des industriels, le nucléaire est une technologie non maîtrisée, non maîtrisable, et qui détruit la vie en silence depuis plus de 50 ans.

La catastrophe de Tchernobyl a causé près d’un million de morts entre 1986 et 2004 (travaux de scientifiques russophones indépendants, enfin traduits et validés par l’Académie des Sciences de New York)

Combien mourront au Japon et dans la zone Pacifique ?

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Elections cantonales, le bon choix à Grenoble

18 mars 2011
sabri-perrin
Sur le canton 3, c’est Hakim SABRI qui est candidat
d’Europe Ecologie – les Verts avec comme
suppléante Pascale Perrin représentant les
Alternatifs.
http://hakimsabri.eelv-cantonales.fr/
Garnier-Briant
Sur le canton 6, c’est Christine Garnier qui est candidate
d’Europe Ecologie – les Verts avec Jo Briant comme
suppléant représentant les Alternatifs.
http://christinegarnier.eelv-cantonales.fr/
OBertrand Radia Bouderbane

Sur le canton 1, nous soutenons Olivier Bertrand qui est candidat
d’Europe Ecologie – les Verts, et qui est le conseiller
général sortant. Suppléante Radia Bourderbane
http://olivierbertrand.eelv-cantonales.fr/

Vous ne voulez pas de l’extrême droite !

Vous ne voulez pas de la droite UMP et centristes !

Vous ne supportez plus la majorité droite-gauche qui gère Grenoble !

Vous ne supporter plus les pratiques antidémocratiques et gaspilleuses d’argent public…

Par contre vous aspirez à d’autres priorités politiques

tournées vers l’amélioration de la vie quotidienne pour tous,

compatibles avec les intérêts des générations futures.

Vous voudriez des élus qui considèrent que les mandats sont là pour servir l’intérêt général et non se servir.

Les candidats et candidates présentés par Europe Ecologie-Les Verts et les Alternatifs, soutenus par l’ADES, offrent une alternative qu’il faut saisir les 20 et 27 mars.
Le message doit être clair et fort, pour changer profondément les priorités politiques, votons !

Nucléaire, la catastrophe ne devait pas arriver et pourtant…

17 mars 2011

L’accident de Three Mile Island (1979 aux USA) n’aurait jamais dû se produire. Les experts n’avaient pas prévu qu’un incident bénin (une vanne fermée qui aurait dû être ouverte) sur le circuit secondaire du réacteur pouvait avoir une telle conséquence et comme ce n’était pas prévisible, les personnels de la centrale n’ont pas compris ce qui arrivait et n’ont pas eu les bonnes réactions dans les premières heures de l’accident.

La catastrophe de Tchernobyl (1986) ne devait pas arriver, et c’est pourquoi les autorités se sont livrées à une expérience sur le réacteur qui a été fatale. Et maintenant, il faut vite construire un nouveau sarcophage pour contenir les radioéléments présents en quantité sur le site, qu’il va falloir surveiller pendant des siècles…

Au Japon, ce qui est en train de se passer ne devait pas arriver, c’était inconcevable… Il faut espérer que les Japonais vont parvenir à refroidir tous les réacteurs et les combustibles usagés. Mais il faudra assurer ce refroidissement pendant des mois voire des années. S’ils n’y parviennent pas, les conséquences peuvent être tellement catastrophiques que personne n’est capable de les imaginer.

Dans la technologie nucléaire actuelle plusieurs paris sont pris :

  • Nous arriverons à stocker en sûreté les déchets nucléaires pendant des siècles. En fait personne ne peut l’assurer car la stabilité des sociétés humaines, ni celle des couches géologiques, ne sont acquises avec certitude.
  • Nous arriverons toujours à contenir le pire accident concevable, notamment grâce à l’efficacité de la défense en profondeur, c’est-à-dire mettre des barrières successives entre les produits radioactifs et l’environnement. Dans les études de sûreté les exploitants des centrales et les pouvoirs publics inventent les pires scénarios, à leurs yeux. Mais malheureusement l’expérience est là pour démontrer que le pire est encore au-delà de ce qui peut être envisagé, à la fois pour des raisons économiques (ce serait trop cher) mais aussi culturelles, car lorsque vous défendez une technologie, vous n’arrivez pas à vous convaincre que son danger potentiel est bien supérieur à ce que vous essayez d’imaginer. Les simulations les plus catastrophistes ne sont que des événements virtuels, pensés dans le confort « clean » d’un laboratoire et qui s’arrêtent dès qu’on éteint les ordinateurs qui aident à les imaginer.

Le risque zéro n’existe pas, c’est l’affirmation évidente, partagée par tout le monde, qui permet aux défenseurs de cette technologie de poursuivre dans leur entêtement. Mais les risques industriels ne sont pas tous de même ampleur. Lorsqu’un risque est tel qu’il peut mettre en péril l’existence même d’une société, peut-il être couru, même si sa probabilité est très faible ? Le pari du nucléaire vaut il d’être tenu ? Les écologistes ont répondu non, démontrant ainsi leur sens des responsabilités face à ceux qui « croient » à la toute puissance de la techno-science pour résoudre les problèmes de l’humanité.

Il serait temps d’écouter les écologistes qui depuis plus de 40 ans tirent la sonnette d’alarme, et de prendre le temps d’un débat de l’ensemble de la société sur les choix technologiques à effectuer dans la production de l’énergie, en mettant tout sur la table et en organisant ce débat de manière contradictoire avec des moyens égaux entre les différentes propositions. Si cela avait été fait, la France ne se serait sans doute pas lancée dans le tout nucléaire. Maintenant il faut éviter le pire et donc examiner des scénarios réalistes de sortie du nucléaire, en commençant par arrêter les centrales les plus anciennes et les moins sûres, comme Fessenheim.

Le Rouge et le Vert cité à la Métro lors d’un débat public

17 mars 2011

Le 11 mars, lors du conseil de la Métro, G Fioraso a cité Le Rouge et le Vert comme journal qui, selon elle pratiquerait des attaques personnelles. Nous la remercions de cette publicité bien involontaire mais faite pour de mauvaises raisons.

Comme de nombreux médias, Le Rouge et le Vert est souvent obligé d’indiquer les noms des personnes qui interviennent dans le cadre de leurs fonctions politiques afin que les lecteurs, qui ne disposent pas nécessairement de tous les éléments, puissent savoir exactement qui dit quoi ou qui fait quoi. Les plus sagaces peuvent même ainsi comparer les paroles et les actes ! Ce qui pour nous fonde la valeur d’un engagement politique c’est la cohérence des actes et des discours. Si on tolère le « grand écart » alors on fait le lit du FN, du « tous pourris »…

Le Rouge et le Vert ne s’intéresse qu’aux faits qui se passent dans la sphère politique (essentiellement locale), donc publique.

S’il existe des mises en cause d’élus, de responsables politiques ou d’organisations politiques, elles visent leur comportement ou leur discours dans l’exercice de leur fonction et jamais leur vie personnelle.

Afin que chaque élu ou responsable politique puisse juger du bien fondé de nos critiques et éventuellement utiliser les voies du droit, nous leur proposons de s’inscrire pour recevoir gratuitement chaque semaine, le journal de l’ADES.

S’il advenait qu’une information se révèle inexacte, nous rectifierions immédiatement.

Nous tenons à rappeler que nous ne rapportons pas les bonnes décisions (il est possible qu’il y en ait quelques unes) prises par les responsables politiques locaux car ils ont de nombreux médias à leur disposition pour le faire, dont les magazines des collectivités payées par les contribuables mais qui ne brillent pas par le respect du pluralisme politique.

Nous revendiquons l’impertinence, le droit à la critique et le refus de la pensée unique, laquelle est contraire aux principes démocratiques.

Nous remercions les citoyens qui nous transmettent des informations exactes et pertinentes : nous nous efforçons de les relayer dans la mesure du possible.

Bilan à la mi-mandat à la mairie de Grenobe : actions fortes des écologistes

17 mars 2011

Le groupe des 6 élus « Ecologie et Solidarité » à la mairie, soutenu par leurs mouvements, loin de se contenter de s’opposer aux nombreuses décisions négatives de la majorité municipale, a fait de nombreuses propositions dessinant une vraie politique alternative de gauche et écologiste.

A chaque débat budgétaire, ils ont proposé des budgets alternatifs permettant de maintenir l’action publique locale dans les secteurs prioritaires pour l’amélioration de la vie quotidienne sans augmenter les taux des impôts. Ceci est possible en abandonnant les politiques de prestige et les gaspillages d’argent public.

A chaque occasion ils ont proposé de changer les priorités de l’action municipale notamment en renforçant rapidement la présence publique dans les quartiers, par exemple en proposant au Conseil Général de faire un effort partagé pour créer immédiatement 50 emplois dans les quartiers en difficulté.

Ils proposent une ville à dimension humaine qui est niée par les décisions de l’adjoint à l’urbanisme (ancien agent immobilier et membre du cabinet du corrompu), laissant trop la ville aux mains des promoteurs, ce qui favorise la spéculation foncière.

Ils proposent des alternatives au « tout voiture » et grâce aux combats contre la rocade nord menés avec les associations, et ont ainsi évité un monstrueux gaspillage d’argent pour une solution très négative à court et moyen terme.

Ils proposent une augmentation des moyens pour l’entretien du patrimoine municipal (écoles, équipements socio-culturels, gymnases, piscines…) pour le soutien aux actions culturelles et sportives décentralisées…

Ils proposent une autre politique de l’énergie : la diminution des tarifs de GEG est possible si les usagers de GEG ne paient plus l’éclairage public de Grenoble. La CCIAG (Compagnie de Chauffage) ne doit pas faire des bénéfices excessifs par des tarifs aux usagers beaucoup trop élevés. Les tarifs des services publics doivent être fixés au juste prix. Aux termes des contrats de délégation de service public, GEG et la CIAG devraient revenir en régie municipale ou intercommunale. En attendant, il faudrait renforcer la coordination des deux structures pour une vraie politique énergétique municipale.

Ils proposent de changer radicalement les pratiques de la démocratie locale. La majorité municipale est incapable de co-construire avec les habitants les projets importants. L’exemple de ce qui se passe à la Villeneuve et dans d’autres quartiers est une caricature de démocratie.

Pour suivre dans le détail les propositions des élus « Ecologie et Solidarité » à la mairie et à la Métro voir leur site internet.

Mi-mandat : un bilan très négatif de la majorité droite-gauche à Grenoble

17 mars 2011

Pour faire le bilan à mi mandat il faut revenir sur les promesses de la majorité municipale faites lors de l’élection en mars 2008. Pour se faire élire, le maire et sa majorité droite-gauche n’ont pas lésiné sur les promesses et la démagogie ; malgré cela ils n’ont pas pu atteindre la majorité des suffrages exprimés (seulement 48 %). Aujourd’hui on peut mesurer la distance entre les paroles et les actes.

Voila une série (non exhaustive) de promesses non tenues, et qui ne seront pas tenues. En gras les promesses, tirées des documents de campagne de la liste conduite par M. Destot en 2008 :

« Ne pas augmenter les impôts locaux » ! La crise a bon dos, la majorité a essayé contre toute évidence de faire croire que la très forte augmentation des taux des impôts locaux était imposée par la crise (non prévue) et qu’il n’y avait pas d’alternative. Quand on change radicalement de politique, la moindre des choses ce serait de consulter les habitants, ce qui n’a pas été fait. A la Métro les élus de la majorité grenobloise ont voté sans discussion une nouvelle fiscalité directe et l’augmentation de la TEOM, qui a été multipliée par 2 à Grenoble pour un service rendu qui ne s’est pas amélioré globalement.

« Porter au niveau national une réforme de la fiscalité locale ». Or malgré l’urgence, le député maire n’a rien fait et sa majorité non plus…

« Créer une allocation municipale d’habitation pour les familles dont le reste à vivre, une fois payés le loyer et les charges, est le plus faible ». Reprenant une proposition des écologistes durant le précédant mandat pour compenser la création de la TEOM en 2005, la majorité actuelle a certes mis en place une allocation mais uniquement pour un petit nombre de ménages dans les logements privés, oubliant ceux qui sont dans le logement public… Bonjour l’égalité devant le service public !

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Les potins politiques

17 mars 2011

>> Le candidat de GO sur le canton 6 n’a pas le soutien de l’ensemble de ses collègues du Conseil municipal, il lui manque deux élues du groupe GO. Y aurait-il du tirage dans l’air ?

>> Dans sa circulaire envoyée aux électeurs M. Storny (UMP) a un peu corrigé l’oubli concernant ses soutiens du groupe des élus d’opposition de droite. Il a rajouté la photo de Mme Bon, conseillère municipale, mais il s’est trompé dans son prénom. Rectifions pour que les électeurs ne sentent pas trompés : Mme Bon se prénomme Marguerite et non Martine !!!

>> Pour compléter la biographie politique de M. Jean-Charles Simiand, candidat de droite sur le canton 1, voici d’autres informations. Il était membre du comité de soutien à M. Carignon, puis du comité de soutien à M. Destot en 2008. M. Simiand a été un des conseillers municipaux du maire corrompu de 1983 à 1989, et président de la Régie du téléphérique de 1983 à 1995. Dans sa circulaire aux électeurs il se présente comme « ayant acquis une grande expérience dans la gestion des collectivités et les relations humaines ». Nous émettons quelques doutes sur cette dernière information pour avoir été témoin de sa violente agression verbale contre la tête de liste des écologistes au lendemain des élections municipales de 2008.

Suivant ses arrangements avec la droite, M. Destot l’a ensuite reconduit de 1995 à 2001 comme président de la Régie du téléphérique, puis comme administrateur. Cette situation de président d’une régie de téléphérique lui a permis de cumuler des fonctions dans différents organismes comme délégué général du syndicat national des téléphériques et téléskis de France SNTF (chambre professionnelle des opérateurs de domaines skiables où il a siégé pendant 32 ans), vice-président de l’OITAF organisation internationale des transports à câbles (quand il ne sera plus élu dans ces organismes il deviendra conseiller spécial du président), siégeant à ce titre au comité directeur de la Fédération Française de Ski (FFS) etc.

M. Simiand a été candidat UDF sur la 4ème circonscription de l’Isère en 1978 et en 1981, puis membre du comité de soutien à M. Cazenave, député RPR, « pour préparer dès aujourd’hui le Grenoble, le Grésivaudan et la France d’après », avec Mmes Béranger, A. Siminand et Mrs Betto, Chamussy, Storny…

M. Destot a propulsé M. Simiand plusieurs années consécutives comme co-président du Salon de l’Aménagement en Montagne (SAM) qui se déroule une année sur deux à Alpexpo.

La chambre régionale des comptes de Rhône-Alpes a eu l’occasion, en 2000, de rendre compte de ses observations définitives sur la gestion de la Régie municipale du téléphérique de Grenoble-Bastille pour les années 1988 à 1999, donc pour la présidence de droite de M. Simiand sous Carignon puis Destot, à lire en ligne ici (PDF).

Restructurations dans les transports publics

17 mars 2011

Transdev, filiale de la Caisse des Dépôts et Consignation spécialisée dans les transports publics, va fusionner avec Véolia (ex Générale des Eaux). Ce renforcement d’un grand groupe privé va accroître sa capacité d’intervention dans les politiques publiques locales des transports en commun. Par exemple la SEMITAG, société d’économie mixte, va se retrouver avec un actionnaire privé différent de celui d’origine, Transdev. Le contrat de délégation de service public (DSP) entre le SMTC et la SEMITAG court jusqu’en 2012. Marc Baïetto, président de la Métro, s’inquiète de cette nouvelle situation dans une interview récente à « Mobili Cité » (un portail internet des transports publics et de la mobilité). Ce changement important dans l’actionnariat de la SEMITAG est donc l’occasion de réfléchir au passage en régie de l’exploitation du réseau TAG à la fin de la DSP, afin d’échapper à l’influence de ce grand groupe privé qui n’aura comme objectif que de rémunérer au mieux ses actionnaires. Une occasion toute trouvée pour mettre en place une coordination des autorités organisatrices des transports en commun sur l’ensemble de la région urbaine et de restructurer le réseau Transisère du Conseil général. Le PS et le PC qui dominent la Métro auront-ils le courage de s’opposer à de grands groupes privés et de soutenir un passage en régie?

Quelques chiffres

17 mars 2011

L’observatoire de la fiscalité de la Métro donne de nombreux chiffres intéressants. Par exemple c’est à Grenoble que le taux de taxe d’habitation est le plus élevé (21,52 %), la moyenne étant de 17%. Croyez vous que c’est parce que les Grenoblois ont des revenus plus élevés que la moyenne de l’agglomération ? Non, en 2010, le revenu moyen par habitant est de 12, 2 k€ à Grenoble et de 14,4 k€ pour l’agglomération. Grenoble est classée 22 ème sur les 27 communes de la Métro, le revenu le plus élevé est à Corenc (27,9 k€) et le plus faible à Saint Martin d’Hères (9,4 k€).

Emprunts toxiques à la Métro

17 mars 2011

En 2007, particulièrement pour financer le stade, G. Fioraso et D. Migaud ont autorisé des emprunts risqués, notamment chez Dexia un emprunt de 18 M€ sur 25 ans au taux de 3,26 % pendant 5 ans puis à des taux indexés sur les évolutions de l’euro par rapport au franc suisse et au dollar. Au dernier conseil de Métro, le choix a été de décider entre deux maux :

  • Rembourser le prêt de manière anticipée (capital restant dû de 16,4 M€ augmenté d’une indemnité de 12,6 M€).
  • Reprendre un emprunt de 16,4 M€ aux même conditions que le contrat initial donc avec exactement les mêmes risques qu’auparavant !

Le Conseil de Métro dans sa majorité a choisi la deuxième solution, mais rien ne prouve que c’était la meilleure. Il faut noter que la délibération n’est pas passée en commission des finances donc sans débat contradictoire préalable, ce qui devrait être obligatoire dans une démocratie digne de ce nom.

Conclusion, la Métro va supporter cet emprunt toxique jusqu’en 2032 !

Meeting avec Eva Joly

11 mars 2011

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Mardi 15 mars à 20 h à la Bastille
Salle couverte et chauffée

Avec la participation de Raymond Avrillier et des candidates et candidats d’Europe Ecologie Les Verts et leurs suppléants des Alternatifs aux cantonales, soutenus par l’ADES.

Aller retour gratuit en téléphérique à partir de 19 h

Concert et buvette

Vite !! Un « Grenelle de l’action sociale » à Grenoble et dans l’agglomération !

11 mars 2011

A l’instar du Conseil Général, le Centre communal d’action sociale – CCAS de Grenoble mène à vive allure une politique d’économie à outrance : fermeture de foyers logements, fermeture de certaines restaurations… Tout cela se fait dans le secret sans que le conseil municipal n’en discute, sans que les premiers intéressés, usagers et personnels en soient informés. Et maintenant, après avoir embauché une directrice adjointe dont l’utilité est discutable, on s’attaque aux primes de certains personnels. Mais quelle est exactement la politique d’action sociale de la majorité municipale ? Les élus écologistes ont tiré le signal d’alarme lors du vote du budget 2011 de la ville, ils n’ont pas été entendus.

L’intersyndicale du CCAS (CGT-CFDT) proteste vivement contre la remise en cause, par le Vice Président du CCAS, du protocole d’accord d’avril 2000, obtenu après une grève importante. Ce dernier veut remettre en cause la prime de service annuelle qui reconnaissait la pénibilité de certains emplois (auxiliaire de puériculture, auxiliaires de soin, personnels du pôle d’hébergement d’urgence). Cette prime représente 444 € par an, elle est versée à 290 personnes. Les syndicats refusent que le déficit du CCAS soit payé par les plus mal payés : « les personnels de catégorie C n’ont pas à payer le déficit de l’institution et n’ont pas à être traités comme une simple variable d’ajustement économique. Cette mesure est d’autant plus injuste que ces agents perçoivent les traitements les plus bas de la fonction publique et que les déroulements de carrière leur sont défavorables. »

Le maire doit prendre, en urgence, l’initiative d’une réunion à l’échelle de l’agglomération associant les collectivités, les usagers, les associations et les personnels afin de définir les priorités et les moyens à mettre en œuvre pour l’action sociale. Il faut arrêter les bricolages désastreux du conseil général et du CCAS.

Analyse des besoins sociaux 2010 de Grenoble

11 mars 2011

Il aura fallu de longues années de bataille menée par les élus écologistes durant le mandat 1995-2001 pour que le CCAS remplisse enfin chaque année sa mission d’analyse des besoins sociaux conformément à la réglementation :

« Les centres communaux et intercommunaux d’action sociale procèdent annuellement à une analyse des besoins sociaux de la population qui relève d’eux, et notamment ceux des familles, des jeunes, des personnes âgées, des personnes handicapées et des personnes en difficulté. Cette analyse fait l’objet d’un rapport présenté au conseil d’administration ». (article R123‐1 du Code de l’Action Sociale et des Familles)

Il s’agit d’un document de grande importance puisqu’il donne une photographie de la situation sociale à Grenoble et permet de voir les évolutions les plus significatives. Mais la ville et le CCAS en font très peu de publicité, c’est dommage.

G. Kuntz, élu « Ecologie et Solidarité » et membre du CA du CCAS met ce document à la disposition du public en ligne (MAJ 6/4/11 : le document est disponible sur le site de la Ville).

En voici les principales rubriques :

  • PARTIE I : Cadrage sur l’environnement social : Démographie – Population – Revenus – Précarité – Emploi – Logement – Santé.
  • PARTIE II : Approche par les publics : Ménages demandeurs d’aide sociale facultative – Personnes âgées – Les enfants de moins de 3 ans – Ménages demandeurs d’hébergement.
  • PARTIE III : Approche territoriale : Les fiches par secteurs (6) de la Ville.

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Communiqué d’Hakim SABRI, candidat des écologistes sur le canton 3 de Grenoble

11 mars 2011

Hakim SabriDans 10 jours vous aurez à choisir votre conseiller ou conseillère général. Ces dernières semaines que ce soit sur les marchés, à la sortie des écoles du canton ou dans les réunions publiques, j’ai rencontré beaucoup de Grenobloises et Grenoblois et j’ai répondu à de nombreuses questions….

Certaines personnes s’inquiètent de la relation conflictuelle que nous entretenons, nous Écologistes, avec le Parti Socialiste à Grenoble. Faut-il rappeler l’alliance de M. Destot lors des élections municipales avec le Modem, emmené par un ancien du cabinet du maire corrompu, et des élus de droite dont un ancien adjoint de Carignon, et l’ancien Président de l’association des amis de Nicolas Sarkozy ? Faut-il rappeler que les promesses de campagne de cette majorité municipales n’ont pas été tenues (exemple : non augmentation des impôts locaux). Faut-il rappeler qu’en pleine crise financière nous avons failli être entraînés dans une candidature au Jeux Olympiques de 2018 qui nous aurait coûté une fortune ? Faut-il ajouter que le Conseil Général après avoir dissimulé les études sur la Rocade Nord s’est engagé dans un simulacre de concertation avec un référendum ne permettant pas de s’exprimer clairement ? Les 30 millions d’euros dilapidés en études, cabinet conseil et j’en passe ? Pour un projet qui n’a pas été déclare d’utilité publique ! Faut-il préciser qu’un Président de région a décidé seul sans informer son assemblée de fermer un lycée ?

Bref, les raisons de s’indigner contre ces « grands élus » socialistes sont nombreuses et je pense que, d’une certaine façon, ils jouent contre leur camp, c’est à dire contre la gauche.

Le nombre très important de citoyens qui déclarent ne plus croire dans les élections, l’attirance vers le vote protestataire nous obligent à changer radicalement les pratiques politiques et à proposer une vraie alternative. C’est ce que nous faisons à Grenoble en rassemblant, l’ADES, Europe Ecologie-les Verts et les Alternatifs.

Pour connaître dans le détail

http://hakimsabri.eelv-cantonales.fr/

A côté de ses pompes

11 mars 2011

L’utilisation d’un langage grossier n’écorne pas forcément l’image d’une personne par ailleurs humaniste et cultivée. Il existe dans l’histoire des précédents qui le prouvent. En revanche il est des personnages dont la vulgarité n’est pas accessoire. C’est le cas par exemple de J. Thiar. Membre et Président du groupe de la mal-nommée « Société Civile » (donc de droite) dans l’opposition municipale à la majorité de gauche et écologiste de 2001 à 2008, Président des Amis de N. Sarkozy quand ce dernier n’était encore que ministre de l’Intérieur, il est élu municipal de la majorité droite-gauche depuis 2008. On notera au passage que tous les élus de cette majorité qui ne sont pas adjoints, sont conseillers municipaux délégués. Des délégations parfois tellement surréalistes que l’on peine à comprendre à quoi elles se rapportent, mais elles permettent surtout de justifier le montant d’indemnités conséquentes. J. Thiar lui, est délégué à la Restauration et Président du MIN (Marché d’Intérêt National).

La remunicipalisation de la restauration, l’introduction du bio dans les repas et la construction de la nouvelle cuisine centrale ayant été réalisées sous le mandant précédent, cette délégation lui laisse beaucoup de temps libre. Pour autant il n’est pas intervenu souvent depuis le début du mandat au cours des conseils municipaux où il semble s’ennuyer ferme. Il vote sans y prêter d’intérêt les délibérations à l’instar de la majorité. Alors, pour s’occuper un peu, et puisqu’il est placé tout prés du banc des journalistes, il a tenté d’attirer leur attention par quelques invectives ou remarques sur tel ou tel élu, mais cela ne fonctionne plus vraiment. Désormais il va plus loin. Comme nous l’avons relaté la semaine dernière, il cible un élu, de préférence du groupe « Ecologie et Solidarité ». Pendant que ce dernier intervient, J. Thiar lui fait face, s’installe à quelques centimètres et profère des insultes. La goujaterie fait beaucoup rire dans cette majorité et n’émeut guère le maire qui ne croit pas utile d’intervenir. De son côté l’auteur de cette pantalonnade est satisfait, sans doute agissait-il de la sorte à l’école maternelle. Voilà qui aide le citoyen à se faire une haute opinion du débat politique. Mais lui dont les préoccupations sont largement en deçà n’en a cure, c’est sûrement cela la grande classe à ses yeux. Nous avons les hommes politiques que nous méritons. On ne s’étonnera pas que celui-ci ait été Président des Amis de Sarkozy. La majorité municipale peut être fière de le compter parmi les siens.

Les petits potins politiques

11 mars 2011

Au conseil de Métro du 11 mars 2011 se discutait les aides au plan campus. Gilles Kuntz a été le seul à critiquer les procédures du partenariat public privé (PPP) employées pour certains investissements. Les PPP sont l’abandon pur et simple de la maîtrise d’ouvrage publique au privé. Le groupe privé construit puis met en location le bâtiment sur du très long terme. Cette nouvelle invention du gouvernement de droite est un abandon des prérogatives de la puissance publique et évite à l’Etat et aux collectivités d’augmenter leur dette, mais évidemment cela reviendra plus cher aux organismes publics qui auront acceptés cette méthode. Un autre élu, député socialiste et maire de sa commune, a également émis quelques doutes sur l’absolu bien fondé de la méthode. Il a surtout mis en garde sur les conséquences  de ce mode de financement, qui pourrait s’avérer douloureux à plus ou moins long terme, pour les organismes qui l’auront adopté. Le vote contre de G. Kuntz sur la délibération est le rappel que toutes les méthodes ne sont pas bonnes à soutenir, dans certains cas il faut avoir le courage de le dire, même si on est tout seul contre la gauche et la droite réunies.

Les candidats du PC à Grenoble sur les 3 cantons renouvelables de Grenoble veulent « donner une bonne gauche à la droite » ! Ce slogan serait plus crédible s’ils l’avaient pratiqué en mars 2008 lors des élections municipales. En effet à cette époque ils ont accepté de faire liste commune avec M. Destot, le Modem et des anciens soutiens actifs au maire corrompu, très à droite. Ils continuent de participer à la majorité droite-gauche. Encore un parti qui sait faire le grand écart entre le discours et les actes. Mais en politique seuls les actes comptent.

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Précieuse et pas encore ridicule

11 mars 2011

Accusée dans l’hebdo gratuit « Grenoble city local news » par le candidat de droite de n’avoir rien fait durant son mandat, Gisèle Pérez (PS) qui en brigue un troisième sur le canton 6 -excusez du peu- réplique. Elle met en avant la liste des nombreuses actions dont elle s’attribue la maternité et pour lesquelles elle dit avoir fait du « bon travail ». On notera que dans cet élan d’autosatisfaction, elle oublie, mais cela ferait tâche, le lycée E. Mounier, et pour cause, mais passons. En revanche en évoquant son suppléant, elle contribue largement à accréditer l’idée que décidément elle fait partie des professionnels incurables, qui s’étant éloigné de la démocratie, considèrent que le mandat est leur propriété. Difficile dans ce cas de ne pas tenir un discours condescendant. « Je voulais donner sa chance à un jeune…» dit-elle. Madame est vraiment trop bonne !


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