Archives pour le mot-clef ‘Mounier’

Mounier, la mobilisation continue

Publié le 11 février 2012

Lire quelques précisions sur notre article du 17/2/12

Le conseil régional a enfin fixé le cahier des charges et la capacité maximale du futur lycée (1500 élèves) qui sera reconstruit à côté de l’actuel, préservant ainsi la continuité éducative sur le site. Suite au jugement définitif du tribunal administratif, la capacité d’accueil du lycée revient à l’ancienne capacité dès la rentrée 2012.

Mais le Recteur ne veut rien entendre pour la prochaine rentrée et reste sur sa position de refus d’utiliser le bâtiment D pour des cours, et de maintien des effectifs à minima ne permettant ni le retour des BTS, ni des options, et ce en contradiction avec le jugement du Tribunal Administratif de novembre qui avait clairement écrit que « les désordres constatés sur le bâtiment D du lycée Mounier n’affectent pas la stabilité de sa structure et que ce bâtiment peut continuer à être exploité ». Les Mounier ont repris une mobilisation d’ampleur pour faire céder le Recteur dans sa tentative de casse du projet du lycée.

Dans ce même but, l’ensemble des groupes d’élus du conseil municipal de Grenoble (majorité et oppositions) ont signé une déclaration sur l’avenir du lycée.

En voici quelques extraits :

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Un recteur sans modération

Publié le 28 janvier 2012

L’article 11 de la Déclaration des Droits de l’Homme et du Citoyen garantit « la libre communication des pensées et de opinions » et en fait un des droits de l’Homme les plus précieux. Cela vaut pour tout citoyen, fonctionnaire compris, mais ce dernier est soumis à une obligation de réserve qui s’impose à tout agent public. Ce petit rappel et mise en perspective pour O. Audéoud, que le recteur d’Académie de Grenoble qu’il est a sûrement oublié. Car c’est bien le haut fonctionnaire, représentant d’une administration d’Etat et non le citoyen qui au cours d’une conférence de presse le 20 janvier dernier, a balayé d’un revers de manche le jugement du Tribunal administratif qui a annulé deux de ses décisions sur le lycée Mounier. C’est l’ancien professeur de droit qui s’est engouffré sans retenue dans le champ politique, avançant l’idée d’un complot, comme souvent quand on est peu sûr de son fait. Ainsi donc, selon lui « l’affaire Mounier, c’est une atteinte fondamentale au service public, ce n’est que l’affaire d’un groupe politique qui veut prendre la mairie de Grenoble aux prochaines élections et emm… la municipalité ». Au-delà de la délicatesse du langage, on appréciera l’argumentaire. Un vrai complot en effet que ces parents, élèves, enseignants et personnels du lycée qui se sont fortement mobilisés et ont tenu courageusement et solidairement dans la durée, non pas pour défendre leurs intérêts et le droit des élèves à rester au lycée Mounier, mais pour se constituer en « groupe politique » afin de « prendre la mairie. » Voilà une réflexion de haute volée qui honore son auteur.

Plus sérieusement, il serait légitime de se demander si l’attitude du recteur est conforme aux intérêts du service public ? Conforme à la dignité des fonctions occupées par l’intéressé ? Et s’il s’est appliqué à lui-même l’obligation de réserve exigée qui est particulièrement forte pour les haut fonctionnaires directement concernés par l’exécution des politiques publiques ? A ces questions, la réponse est évidemment non.

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Mounier, la rentrée 2012 c’est maintenant!

Publié le 22 décembre 2011

Le conseil régional a majoritairement refusé d’autoriser son Président, Jean-Jacques Queyranne, à faire appel du jugement du tribunal administratif donnant raison aux Mounier. Seul le Front National a voté avec le groupe PS pour cette autorisation. De nombreuses indications montrent que Jean-Jacques Queyranne a fait de nombreux efforts pour rallier à sa cause tout ou partie de la droite UMP, mais en vain. Le jugement n’était pas suspensif, mais le Président de la Région et le Recteur auraient pu prétexter d’un appel pour attendre et ne rien changer. Désormais le jugement est définitif et la rentrée 2012 doit s’organiser comme en 2010.

Mais pour l’instant rien n’est fait et le recteur poursuit l’organisation de la rentrée 2012 comme si cette décision n’existait pas.

Les parents d’élèves, professeurs, personnels du lycée ou intéressés au retour à la situation normale demandent au Recteur et au Président de la Région d’agir vite pour préparer la rentrée dans les meilleures conditions. Le maire et ses adjoints sont bien silencieux, ainsi que les parlementaires et conseillers généraux PS. Les semaines qui viennent vont être décisives pour l’avenir du lycée. La mobilisation ne doit pas cesser.

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Mounier : le recteur un peu distrait ?

Publié le 17 décembre 2011

Tout le monde garde en mémoire la belle victoire des « Mounier » après le jugement du Tribunal Administratif de Grenoble. On se souvient de sa lourde sanction contre les décisions à l’emporte-pièce du président du Conseil régional, de réduire la capacité d’accueil du lycée et d’en fermer les bâtiments, et contre celles du Recteur de modifier la zone de desserte de l’établissement ou de l’Inspectrice d’Académie de limiter le nombre d’élèves de classes de seconde. Ce faisant, le tribunal a ordonné qu’à compter du 30 juin 2012 le lycée retrouve sa situation initiale, celle d’avant ces décisions iniques, sachant que toute rentrée scolaire se prépare plusieurs mois en amont, donc dès aujourd’hui.

Or le Recteur, vient de proposer une DHG (dotation horaire globale), autrement dit les moyens humains en particulier en enseignants, correspondant à la situation actuelle, sans tenir compte de la décision du tribunal. Il faut dire que le Recteur a plusieurs fers au feu, comme par exemple la mise sous tutelle de l’Université de Savoie, brillant résultat de la politique d’autonomie des universités voulue par le gouvernement*. Aussi, comme nous ne sommes pas du genre à lui prêter de mauvaises intentions, nous mettrons cette erreur sur le compte d’une surcharge de travail bien compréhensible en cette fin d’année mouvementée. Nous ne doutons pas qu’il remédie à cette fâcheuse distraction dans les meilleurs délais, pour que la rentrée 2012 se réalise dans les conditions optimales, et qu’enfin s’engagent les travaux de réhabilitation tant attendus.

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Mounier : Queyranne, Destot, Safar : les mauvais perdants !

Publié le 2 décembre 2011

Le Président de la Région Rhône-Alpes, Jean-Jacques Queyranne, n’a pas digéré le jugement du tribunal administratif annulant toutes ses décisions. « La Région Rhône-Alpes n’a pas pu présenter ses propres arguments et justifications auprès du tribunal administratif. Il faut rappeler que je n’ai pas été autorisé à agir en justice… à cause de calculs politiciens du groupe Europe Ecologie les Verts (EELV) qui ont interdit à la région d’exercer le droit fondamental reconnu à tout justiciable de se défendre… ».

Il est surprenant qu’un professeur de droit public profère de grosses bêtises (reprises sans réfléchir par le maire de Grenoble et son premier adjoint, incompétents en droit). Bien qu’il ait envoyé un mémoire en sous-main, le Président n’a pas demandé l’autorisation de l’assemblée régionale pour défendre contre le recours de Pierre Mériaux (élu EELV à la région). Cette dernière dans sa majorité, a refusé de défendre dans les autres recours puisque le dossier a été piloté de manière toute personnelle par le Président. Pourquoi, en effet, faudrait-il qu’une personne morale couvre les turpitudes d’une personne physique censée la représenter mais qui n’en fait qu’à sa tête ? Par ailleurs les mémoires du Président ont bien été reçus par le Tribunal qui les a examinés (voir les conclusions du rapporteur public lors de l’audience), avant de s’apercevoir qu’elles n’étaient pas recevables. Tout a été donc mis sur la table.

Le tribunal a été très magnanime avec J.J. Queyranne, car il aurait très bien pu décider que la Région en ne voulant pas défendre avait accepté les moyens d’illégalité présentés par les requérants.

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Mounier, le Recteur fait aussi des siennes

Publié le 2 décembre 2011

Silencieux depuis le jugement du tribunal administratif, le Recteur convoque l’ensemble des proviseurs de lycées pour une réunion le 1er décembre afin d’examiner la situation des lycées de l’agglomération, mais… sans le proviseur du lycée Mounier ! Comme s’il n’existait plus dans son esprit. Il va falloir que ces petites manœuvres malsaines cessent rapidement et que les responsables académiques comme ceux de la région se mettent au travail pour assurer un service public de l’éducation conforme à l’intérêt général. Et le maire, que fait-il ?

L’élu, l’ennui et les années 30

Publié le 2 décembre 2011

On se prend parfois à rêver que certains élu(e)s prendraient de la hauteur, affirmeraient leurs convictions en paroles et en actes et feraient preuve de courage. Malheureusement, la réalité démontre que nous sommes loin, bien loin du compte, comme on a pu le voir ces derniers temps où il n’est pas rare que le ridicule le dispute au pathétique.

C’est d’abord M. Chamussy, élu municipal de droite qui, après la formidable victoire des « Mounier », prend le train en marche et tente grossièrement, lui qui n’est jamais intervenu, de récupérer la mise. On n’en voudra donc pas à J. Safar 1er adjoint au maire de Grenoble d’avoir répliqué aussitôt et justement à cette minable tentative. Il aurait pu s’en tenir là, ne pas en rajouter, mais c’est chose impossible et déclare que M. Chamussy a fait « Une démarche qui vise en fait à mettre en cause le maire à des fins politiciennes au seul service de la polémique ». En matière de « fins politiciennes » on peut lui faire confiance, c’est en effet un expert.

Mais tout cela ne serait que broutilles en comparaison des sommets atteints par A. Vallini, Président du Conseil général de l’Isère, tout récent sénateur, chargé dans l’équipe de campagne du candidat du PS F. Hollande, de la Justice et des Institutions, après son passage, le 25 novembre dernier au Petit Journal émission de Canal Plus.

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Lycée Mounier : victoire contre l’arbitraire

Publié le 25 novembre 2011

Voila encore une leçon de Grenoble ! Le tribunal administratif de Grenoble vient de sanctionner vigoureusement le Président de la Région qui n’avait pas le droit de décider la diminution de capacité du lycée Mounier et de fermer des bâtiments. Il sanctionne le Recteur de l’Académie qui n’avait pas le droit de changer la zone de desserte du lycée. Il sanctionne l’Inspectrice d’Académie qui n’avait pas le droit de limiter à 105 le nombre d’élèves en seconde au lycée pour la rentrée 2010-2011. Il sanctionne les autorités académiques pour avoir refusé d’accepter la demande de dérogation d’inscription d’un élève en seconde…

Quel gâchis ! Heureusement que la mobilisation a été exemplaire, car sûrs de leur bon droit « les Mounier » n’ont jamais baissé les bras.

L’ADES, qui a beaucoup aidé pour les recours, se félicite de cette victoire du droit sur l’arbitraire.

Maintenant il faut vite réparer tous les dégâts commis.

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Mounier, J. Safar s’enfonce…

Publié le 11 novembre 2011

Décidemment J. Safar raconte n’importe quoi sur le dossier Mounier. Dans le Dauphiné Libéré du 10 novembre 2011 il réécrit l’histoire à sa façon :

« Ma position comme celle du maire de Grenoble est claire. Nous soutenons la cause des Mounier depuis le début ». Il a vraiment la mémoire courte puisque dès le début le maire de Grenoble a soutenu le président Queyranne pour fermer le lycée à cause d’une situation d’urgence liée à la sécurité des bâtiments (ce qui s’est avéré faux). Le maire écrivait par exemple le 4 octobre 2010, alors qu’il connaissait les rapports annuels de sécurité qui indiquaient qu’il n’y avait pas de danger à court et moyen terme : « Pour autant, même si la compétence des lycées relève des Régions et de l’Education nationale, je sais que face aux problèmes de sécurité posés par la détérioration des bâtiments, il serait irresponsable d’hésiter. » Voir en ligne ici

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Mounier, il semblerait que tout était illégal

Publié le 5 novembre 2011

Jeudi 3 novembre, le Tribunal administratif de Grenoble tenait une audience sur des recours contre des décisions du Président de la Région, Jean-Jacques Queyranne ; du Recteur et de l’Inspection académique.

  • Un recours déposé par des parents d’élèves et des personnels de Mounier demandant l’annulation de la désaffectation des bâtiments.
  • Un recours déposé par Pierre Mériaux, élu EELV à la Région, demandant l’annulation de la décision de Jean-Jacques Queyranne de diminuer la capacité du lycée Mounier.
  • Des recours déposés par des parents d’élèves contre la décision du Recteur de changer la zone de desserte du lycée Mounier, contre la limitation à 105 élèves en classe de seconde à la rentrée 2011 et contre le refus d’octroyer une dérogation pour un élève venant du collège Münch.

Suite à une analyse très approfondie du droit, Madame le rapporteur public, dans ses conclusions, a proposé l’annulation de toutes ces décisions donnant 100% raison aux requérants.

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J. Safar et le droit font très mauvais ménage !

Publié le 5 novembre 2011

L’affaire du lycée Mounier a des effets secondaires intéressants. A la dernière séance du Conseil Régional, le président J.J. Queyranne n’a pas obtenu la majorité de son assemblée pour l’autoriser à se défendre auprès du Tribunal Administratif de Grenoble contre des recours sur ses décisions de fermer des bâtiments et de diminuer la capacité d’accueil du lycée. C’est la deuxième fois que cela lui arrive. La première fois, J. Safar, président du groupe PS à la Région, s’était abstenu, la deuxième fois il a voté pour la défense et il monte sur ses grands chevaux pour condamner ceux qui s’opposent à J.J. Queyranne :

« Derrière les actes les plus simples d’une collectivité se cachent parfois les principes les plus fondamentaux, de ceux qui fondent la démocratie ou les droits de l’Homme. Ainsi en est-il des « autorisations à défendre », délibérations que prennent les conseillers régionaux pour permettre au Président, représentant l’Institution régionale, de se défendre alors qu’une mesure est attaquée devant le tribunal administratif. Simple routine ? On aurait pu le croire au vu du caractère inaliénable de ce droit. Pourtant, cela ne semble pas si clair pour certains élus régionaux qui ont jugé bon, jeudi dernier, de refuser à Jean-Jack Queyranne le droit de se défendre.

En effet, l’ensemble des élus Europe-Ecologie-les Verts, Front de Gauche, UMP et Nouveau Centre ont voté contre des autorisations à défendre face à deux plaintes déposées au tribunal administratif ! »

Et notre expert en droit de déclarer :

« L’argument de ces élus régionaux est qu’un vote demeure souverain, et que, puisqu’une autorisation est soumise au vote, on peut librement choisir de voter pour ou contre. Cet argument porte en germe tous les totalitarismes, puisqu’il place le vote au dessus du droit, les actes au-dessus de la constitution. »

(e texte complet de ce discours est en ligne : http://www.psrhonealpes.fr/du-droit-de-se-defendre)

Une question : pourquoi la première fois J. Safar s’est permis ce crime de lèse-majesté en ne votant pas le droit de défendre ? S’est-il fait remonter les bretelles ?

Renvoyons notre expert en droit à l’article 16 de la Déclaration des droits de l’homme et du citoyen de 1789 (qui a valeur constitutionnelle)

« Toute Société dans laquelle la garantie des Droits n’est pas assurée, ni la séparation des Pouvoirs déterminée, n’a point de Constitution. »

Le respect de la séparation des pouvoirs (ici entre délibératif et exécutif) est une exigence de notre Constitution.

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Le mauvais traitement

Publié le 21 octobre 2011

Au fur et à mesure que l’on tire les fils de l’imbroglio du lycée Mounier, les suspicions à l’égard de la décision insensée de fermeture se confirment. Pour bien comprendre, il faut revenir quelques mois en arrière. En janvier dernier, un enseignant relayé par la presse locale avait fait état de la rémunération scandaleuse consentie par le conseil régional à la directrice générale adjointe en charge, justement, du « dossier Mounier ». Des déclarations qui avaient conduit un vice président de la Région à menacer l’enseignant d’une action en justice. Or cette fonctionnaire d’Etat incriminée (ancien membre du cabinet de C. Allègre alors ministre de l’éducation nationale) détachée à la Région, est rémunéré 9816 € par mois alors qu’elle ne peut prétendre qu’à un traitement de 4899 €. Il y avait là matière à s’émouvoir, sauf, apparemment pour le menaçant vice président de la Région.

Dommage car dans un rapport récent sur la gestion de la Région Rhône Alpes, la Cour Régionale des Comptes vient de donner raison à l’enseignant et s’étonne : « On comprend mal les conditions particulières faites à cet ancien fonctionnaire d’Etat ». On pourrait tenter une réponse. Les basses œuvres ont un prix. C’est à cette haut fonctionnaire détaché du Ministère de l’Education Nationale que l’on a confié le soin de mener la charge contre le lycée Mounier avec évidemment la caution du socialiste J.J Queyranne Président de la Région.

Lycée Mounier, le CA fait de la résistance…

Publié le 8 octobre 2011

Le Conseil d’Administration (CA) du lycée Mounier qui s’est réuni le 3 octobre 2011 a décidé de ré-ouvrir dans le bâtiment D la salle de musique, l’infirmerie et le bureau de l’Assistante Sociale qui ont été fermés illégalement par le Président de la Région. Cette décision a été prise au vu du dernier rapport d’expertise démontrant qu’il n’y avait aucune indication mettant en cause la sécurité dans ce bâtiment contrairement aux affirmations du Président de la Région relayées par le Recteur et le maire de Grenoble. Ce dernier n’a d’ailleurs pris aucun arrêté de péril justifiant l'”arrêt de l’exploitation” de ce bâtiment. Le CA a pris cette décision devant les conditions de travail très difficiles des personnels dans les constructions modulaires mises en place dans la cour (pas d’isolation phonique, ni thermique, aucune confidentialité des entretiens…).

Par ailleurs, le CA a été informé d’une étude de la Région pour faire fonctionner entièrement le lycée dans des constructions modulaires provisoires avec 300 élèves dès la rentrée 2013 ! En effet, la Région envisage de reconstruire le lycée sur les bâtiments actuels et en particulier en façade sur l’avenue Marcelin Berthelot, alors que toutes les opérations de démolition-reconstruction de bâtiments scolaires sur l’agglomération ont eu lieu sur les espaces disponibles avec maintien des cours dans les anciens bâtiments pendant les travaux. A Mounier, il y a toute la place pour reconstruire complètement le lycée tout en en maintenant le fonctionnement dans les bâtiments actuels.

Après avoir subi le départ de la cantine sur Guynemer, de l’internat vers Roger Deschaux à Sassenage faudra-t-il encore continuer à faire payer ainsi la résistance des Mounier ?

Un recteur pas très académique

Publié le 8 octobre 2011

Oulan-Bator à environ 20 000km de Grenoble, capitale de la Mongolie, 1 million d’habitants. C’est dans la plus grande ville de ce pays que le recteur d’académie de Grenoble rêve d’ « expédier » certains enseignants Français.

Alors que C. Forestier administrateur du Conservatoire national des arts et métiers lui remettait les insignes de commandeur de l’Ordre des Palmes Académiques, c’est le moment choisi par O. Audéoud pour faire la déclaration suivante, rapportée par le quotidien régional : « …j’accorde beaucoup d’importance au respect de nos principes fondamentaux : nous accueillons tous les élèves sans exception, nous maintenons notre tissu éducatif même si parfois j’aimerais bien expédier certains enseignants à Oulan Bator plutôt que de les voir mettre des poubelles devant les établissements… » Les habitants de la capitale mongole apprécieraient sûrement le niveau de cette déclaration et surtout le mépris d’un haut fonctionnaire de la République Française. Quant aux enseignants, qui, ces dernières années essuient les pires affronts, ils peuvent mesurer, si besoin était, en quelle estime les tient leur administration à travers O. Audéoud. Comme de nombreux récipiendaires de médailles en tout genre remises ces derniers temps, le recteur de l’académie de Grenoble a bien mérité une telle distinction, qui vient comme en apothéose, après l’opération avortée de démantèlement du lycée Mounier, menée de concert avec le Président de Région et le maire de Grenoble depuis plus d’ un an.

Mais cette déclaration du recteur Audéoud n’est pas seulement insupportable pour les habitants d’Oulan-Bator et pour les enseignants. La section académique du SNES a fait un communiqué de presse et alerte l’ambassade de Mongolie pour ces propos désobligeants pour la ville d’Oulan-Bator. De même cette lettre ouverte d’un proviseur honoraire officier de l’ordre des Palmes Académiques :

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Lycée Mounier, enfin une partie de la vérité…

Publié le 29 septembre 2011

Le Président de la Région, soutenu par le maire de Grenoble et le recteur, avait décidé en septembre 2010 de fermer le lycée Mounier et ceci pour des questions de sécurité, soit disant parce qu’une accélération subite des déplacements de certaines parties des bâtiments menaçait la sécurité des élèves et des personnels. Grâce à la très forte mobilisation des personnels et des élèves, le lycée n’a pas fermé mais a été amputé de nombreuses classes. Diverses expertises mettaient en doute l’affirmation du Président de la Région sur la mise en danger à court terme, mais rien n’y a fait.

Le bureau d’étude « CONCRETE » vient de rendre son rapport (18 juillet 2011) sur une année de surveillance des bâtiments du lycée qui a été équipé de nombreux capteurs mesurant l’évolution des désordres des bâtiments. Voici sa conclusion :

« Les constats énumérés ci-dessus permettent de mettre en évidence qu’il existe des déplacements très faibles, mais évolutifs. Leurs amplitudes sont étroitement liées aux températures extérieures, ces dernières ayant une influence importante sur la dilatation des deux bâtiments.

La période écoulée n’a pas montrée de tendance alarmante des capteurs (pas de variation rapide, ni d’écart significatif des valeurs) pouvant signifier une instabilité de la structure. »

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La rentrée à Mounier, un goût amer

Publié le 9 septembre 2011

Il s’avère que la capacité réelle d’accueil du lycée Mounier, dans de bonnes conditions pour les élèves, était beaucoup plus importante que ce qui avait été indiqué par le Président de la Région et le Recteur d’Académie qui a suivi aveuglément les contre vérités de JJ. Queyranne. La rentrée s’est donc faite dans de très bonnes conditions et même sans les préfabriqués le lycée aurait pu recevoir plus de 3 classes de secondes.

Toujours aussi subtil, le Recteur s’obstine. Par exemple à France Bleue Isère le 2 septembre il déclare : “Maintenir des gamins dans des algecos pour préparer le bac, en sachant qu’en plus ils iront déjeuner à un quart d’heure à pied de leur établissement, le tout à l’heure de travaux très lourds (…) c’est prendre en otage des jeunes pour satisfaire je ne sais quel intérêt….” ; “Moi je pense que certains gamins fragiles verront ce que c’est d’être dans un lieu contraint, une cour réduite et dans des algecos qui ne sont pas favorables à la vie des jeunes”,

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Les recours des “Mounier” passaient au Tribunal administratif

Publié le 22 juillet 2011

Des parents d’élèves ont introduit des recours contre les décisions de la Région de fermer des bâtiments, contre l’arrêté du recteur rectifiant la carte scolaire pour éliminer le collège Münch du secteur du lycée Mounier, et contre un arrêté de l’Inspectrice d’Académie qui réduit de moitié le nombre d’élèves de seconde pouvant être inscrit au lycée. Toutes ces décisions ont la particularité d’être prises sans aucune explication et très tardivement pour éviter toute contestation.

Le juge des référés du Tribunal Administratif a rejeté les demandes de suspension en urgence de ces décisions, expliquant que la suspension de la fermeture des bâtiments entrainerait à ses yeux plus de problèmes pour la rentrée scolaire que la situation présente, et que l’arrêté de l’Inspection académique ne créait pas de désagrément important à l’élève de Münch qui demandait une dérogation pour être inscrit à Mounier. Le juge des référés a indiqué que les recours au fond (qui diront si ces décisions sont légales ou illégales) interviendront avant la fin de l’année pour clôturer l’affaire Mounier, qui visiblement agace le Tribunal. Lors de différentes audiences, certaines allusions sur la manière dont le Président de la Région prend ses décisions laissent à penser que certaines illégalités pourraient être constatées. A suivre.

Mounier : les responsables politiques et académiques en dessous de tout !

Publié le 8 juillet 2011

Tout à été fait par le Président du Conseil Régional, par le Recteur, sans action efficace du maire de Grenoble, pour que le lycée Mounier soit dépecé et réduit à la portion congrue.

Le Proviseur, qui est responsable de la gestion du lycée avec le conseil d’administration, avait proposé une solution permettant de maintenir les activités au même endroit pendant la réhabilitation ou reconstruction de certains bâtiments. Rappelons que la surface libre dans le lycée était suffisante pour reconstruire des bâtiments sans toucher aux bâtiments actuels et donc sans incidence sur la poursuite des enseignements pendant la construction.

Au lieu de s’opposer dès le début au projet de son ami J.J. Queyranne, le maire a cru intelligent de proposer de construire Mounier dans la ZAC Flaubert, ce qui libérait le grand terrain actuel de Mounier, ouvrant la possibilité d’y faire une belle opération immobilière. Mais ce scénario, dénoncé par les élus écologistes à la ville et à la région, a échoué.

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Mounier, l’académie fâchée avec l’arithmétique

Publié le 16 juin 2011

Le 27 mai 2011, l’inspectrice d’Académie de l’Isère prend un arrêté fixant le nombre maximum d’élèves en classe de seconde dans les lycées de l’Isère. Pour le lycée Mounier le chiffre est de 105 élèves. En 2010, ce chiffre était de 210. Cet arrêté est pris sur la base de l’article D 211-11 du code de l’éducation, donc en fonction des installations et des moyens disponibles. D’après la loi, c’est au Conseil régional de fixer la capacité d’accueil d’un lycée. Cette capacité d’accueil n’a pas fait l’objet d’une nouvelle délibération qui aurait pu la changer. Le conseil régional a même pris soin de préciser dans un communiqué daté du 7 juin que le nombre d’élèves au lycée Mounier sera d’environ 540 élèves à la rentrée 2011.

Comme le lycée devrait compter environ 185 élèves de première et 190 en terminale, la capacité d’accueil en seconde est de 165 élèves suivant le calcul de la Région. Alors pourquoi imposer seulement 105 élèves en seconde, serait ce pour justifier l’exclusion du collège Münch de la zone de desserte du lycée ? Il y a vraiment des choses incompréhensibles. Mais que fait le Maire ?

Mounier : ne pas se relâcher

Publié le 16 juin 2011

Le récent communiqué en couleur, publié par le Conseil Régional et intitulé « Rentrée 2011 au Lycée Emmanuel Mounier » a tout, à première vue, pour réjouir et rassurer, élèves, enseignants, parents… et tous ceux sur qui, depuis septembre 2010, le Président du Conseil Régional, le Recteur et le maire de Grenoble soufflent le chaud et le froid. Voilà enfin des nouvelles rassurantes, apaisantes. Oui mais ! Car dans cette tragi-comédie il y a un, et même plusieurs « mais ». Que dit le communiqué ?

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