Archives pour la catégorie ‘Politique’

Lycée Mounier, rien n’est réglé, poursuivons la mobilisation !

Publié le 10 novembre 2010

A Grenoble, lundi soir 8 novembre, le Président de la Région réunissait le « groupe projet » sur l’avenir du lycée Mounier. Il aura fallu l’intervention d’un syndicat pour que le collectif Mounier (qui regroupe l’ensemble des opposants à la fermeture du lycée) soit représenté à cette réunion, car il n’avait pas été invité. Encore une fois le Président de la Région s’est montré incapable d’associer normalement les acteurs aux réflexions et à la préparation des décisions. Il ressort de cette réunion, où le maire est parti dès son intervention terminée, que le Président de la Région persiste sur ses positions, bien qu’il n’ait toujours aucun mandat de son assemblée élue ! Il a présenté les enquêtes complémentaires sur l’état des bâtiments qu’il n’a pas transmis au collectif, mais qui n’apportent rien de nouveau et qui sont contestées par le collectif. Le Président a conclu qu’il se donnait encore 15 jours pour étudier le dossier et décider définitivement.

Lors de son assemblée générale du 9 novembre, le collectif Mounier a indiqué qu’il avait fait faire une expertise technique par un cabinet agréé auprès des tribunaux dont les résultats, qui seront rendus publics, contredisent les déclarations du Président de la Région.

Les jours qui viennent vont être décisifs, que chaque responsable politique prenne ses responsabilités publiquement. Nous réaffirmons que la seule solution acceptable c’est la réhabilitation ou la reconstruction sur place sans dispersion des activités ni des personnels.

Cie de chauffage : la majorité municipale de Grenoble vote sans savoir…

Publié le 10 novembre 2010

Le 18 octobre est présentée au conseil municipal une délibération autorisant le maire à signer un avenant au contrat de délégation avec la Compagnie de Chauffage (SEM CCIAG). Il s’agissait de transformer les formules d’indexation des tarifs imposés aux usagers du service public de chauffage urbain en fonction des dérives des prix, notamment des prix de l’énergie. En effet chaque mois, la CCIAG calcule deux indices k1 et k2 pour calculer l’évolution des tarifs depuis le 1er avril 2008. L’un des indices (k1) estime l’évolution mensuelle du coût des combustibles utilisés par la CCIAG pour livrer la chaleur à ses usagers.

Afin de pouvoir voter en toute connaissance de cause, les élu-e-s du groupe “ Ecologie et solidarité ” avaient demandés quelques jours avant le conseil que le maire leur transmette les dépenses de la SEM CCIAG pour chaque combustible utilisé pour le chauffage urbain (bois, fuel, charbon, ordures ménagères, gaz), et ce durant les trois dernières saisons afin de pouvoir s’assurer que la pondération entre les différents combustibles dans les formules d’indexation représente bien la réalité. Le maire répond qu’il ne dispose pas de ces informations !

Voila donc une majorité municipale qui vote un élément essentiel des tarifs d’un service public sans en connaître la moindre réalité économique, ni se soucier a priori d’en estimer l’impact sur les usagers ! Evidemment les élus écologistes ont voté contre cette délibération. On comprend mieux les surfacturations du chauffage urbain votées les yeux fermés par des élus qui ne contrôlent rien. De plus en plus d’usagers s’élèvent contre ces surfacturations et exigent des élus comme de la CCIAG qu’il y soit mis fin. Mais la majorité municipale fait la sourde oreille en continuant d’accepter que la CCIAG fasse des marges financières excessives sur le dos des usagers, dont de nombreux locataires du logement social qui voient leurs charges exploser.

Si les élus écologistes étaient majoritaires à la ville, il y aurait immédiatement une baisse de 10 à 15 % des tarifs du service public de chauffage urbain avec le même service rendu.

Le maire de Grenoble serait-il devenu révisionniste ?

Publié le 10 novembre 2010

Sur la guerre d’Algérie, on peut se poser la question lorsque l’on voit la Ville mettre à la disposition d’une association d’anciens combattants (l’UNC) la Maison de l’international, pour y exposer pendant deux semaines une série de panneaux qui refont la guerre d’Algérie dans une tonalité très « ah le bon temps des colonies ».

Et pourtant le titre de cette exposition est bien « La guerre d’Algérie, une exigence de vérité » ! On en est très loin avec des panneaux de textes et photos très orientés masquant l’exploitation économique et le déni de droits des « musulmans d’Algérie », la terreur brutale exercée par les parachutistes de Massu, les rafles et bombardements…

Le fait d’ouvrir la Maison de l’international à ce type d’exposition est très loin du projet initial de cette maison ouverte sur le monde, telle que voulue par de nombreuses associations engagées dans le soutien aux peuples du Sud. C’est quasiment une provocation même.

Le maire ferait il là un petit calcul politicien ? Les anciens combattants votent en effet beaucoup plus que d’autres catégories de la population… Encore un signe de la gestion sans boussole claire du maire et de son clan « gauche-droite » (ou l’inverse, on ne sait plus trop…) ?

Connaissez-vous le service municipal “ Shoot & proof ” ?

Publié le 6 novembre 2010

La technologie au service du nettoyage de l’espace public, on n’arrête pas le progrès.

“ La Ville travaille dans un objectif de netteté de l’espace public (propreté horizontale des sols et propreté verticale). Face à ce fléau des tags, nous avons besoin d’outils modernes afin de constituer un historique des dégradations et les traiter de façon réactive. déclare le maire de Grenoble sur le site “ paroles d’élus. ”

Le service “ Shoot & proof ”, mis en place par la ville de Grenoble contribue à lutter contre le fléau des tags. Une logistique dédiée sert à établir l’historique des opérations de nettoyage effectuées par les services municipaux ou par des sociétés sous-traitantes. En centralisant les informations (et les images), la solution “ shoot & proof ” fournit à l’ensemble des intervenants le suivi informatisé des prestations effectuées. Outre ces avantages logistiques, cette solution apporte aussi la preuve que les opérations de nettoyage ont été réalisées. Jusqu’en décembre 2007, la gestion des graffitis était entièrement gérée par la municipalité. Désireuse de sous-traiter une partie du nettoyage, un appel d’offre a été lancé. L’entreprise choisie, spécialisée dans la certification de fichiers multimedia, a été force de proposition sur l’application “ shoot & proof ”. Ce projet, initié entre la collectivité et la société sous-traitante, s’élève pour la ville à 19 734 €.

Est-ce que ce partenariat permet d’alimenter le fichage des tags dans le fichier Hortefeux dénommé “ Outil de centralisation et de traitement opérationnel des procédures et des utilisateurs de signatures (OCTOPUS) ” ?

Attention, changement de date…

Publié le 6 novembre 2010

A la suite de difficultés pour retrouver les nombreux adhérents Isérois n’habitant pas en Isère, l’UMP Isère est contrainte de reporter l’élection de ses dirigeants pro-Carignon au 27 novembre (alors qu’elle était prévue initialement le 23 octobre).

A la question d’un journaliste, est-ce l’après Carignon qui se joue ici ? Le sénateur UMP, B.Saugey répond : « Le problème ne se pose pas ainsi… Alain Carignon a compris qu’il n’avait plus d’avenir personnel. Il conserve un pouvoir occulte et discret, une influence. On ne peut pas le nier ; c’est l’une des composantes du scrutin. Mais c’est tout… » !

De l’hôtel (de ville) à la chambre (des métiers)

Publié le 6 novembre 2010

M. G. Burba, qui était candidat et élu municipal sur la liste de M. Destot en 2008, avait dû démissionner aussitôt élu car il était inéligible puisque entrepreneur de la mairie. Il vient d’être élu Président de la Chambre des Métiers de l’Isère, le 2 novembre 2010 et pourra inaugurer son nouveau mandat et sa nouvelle chambre en construction pour 12 M€ sur le site Bouchayer Viallet.

La Majorité municipale et la Villeneuve : déception

Publié le 2 novembre 2010

Lors du Conseil municipal de septembre, le maire avait indiqué que les nouvelles dispositions que la Ville prendrait pour la Villeneuve et les quartiers sud seraient débattues en conseil municipal et donneraient lieu à délibérations. Or le 20 octobre la majorité municipale décidait seule et communiquait aux médias ses décisions. Pas de grosse surprise, seule l’annonce de mise en place de 15 policiers municipaux affectés au quartier de la Villeneuve. La réponse principale en terme de police est loin de répondre aux attentes des habitants. Le renforcement des médiateurs de nuit est positif mais très insuffisant. Où sont les éducateurs qu’il faudrait mettre massivement en place ? On aurait espéré bien autre chose, notamment une réflexion approfondie sur l’amélioration de la présence publique de l’ensemble des acteurs sur ce quartier. Par contre aucune évolution sur les décisions sur le bâti : programme ANRU (Agence nationale pour la rénovation urbaine) inchangé et destruction des parkings silos…

Encore une fois, les décisions sont prises dans le “ bunker ” de la majorité municipale, les habitants ne sont pas associés à leurs élaborations ou leurs mises en place. Tout continue comme avant.

Un vrai tour de force

Publié le 2 novembre 2010

On se souvient que la mise en place des « repas sans viande » dans les restaurants scolaires devait être accompagnée par des associations, l’adjoint à l’éducation expliquant que « la ligue de l’enseignement s’assurera qu’il n’y a pas de distinction, de séparation entre les enfants en fonction de leur menu » et « SOS Racisme interviendra pour expliquer aux enfants les religions. » Coût de l’opération : 17 600 € pour l’année scolaire 2010-2011, c’est ce que précise la délibération votée en conseil municipal le 18 octobre dernier, mais qui réussit le tour de force de ne pas dire un mot des véritables raisons qui ont amené la Ville à faire appel à ces associations, comme le montre l’extrait suivant :

« …Depuis septembre 2009, la Ville a mis en place une organisation visant à améliorer la pause méridienne. Cette organisation repose essentiellement sur un système d’animateurs référents qui interviennent dans un cadre dynamique et renouvelé… Pour garantir la pertinence et l’efficacité de l’action, les animateurs référents mais aussi les personnels d’office doivent pouvoir bénéficier d’un accompagnement et d’une formation adéquats ».

Voilà que l’on pourrait qualifier de monument d’hypocrisie.

GO poursuit sa décomposition

Publié le 2 novembre 2010

Gilles Escala a fait récemment connaître sa décision de démissionner de sa fonction de président du mouvement GO Citoyenneté. Dommage qu’il ne l’ait pas fait avant, notamment en 2008 pour protester contre la collusion de la majorité municipale – dont GO est une composante – avec une partie de la droite grenobloise !

Il est vrai que ce mouvement ne représente plus guère que l’expression de ses seuls élus.

Pour nous, écologistes et alternatifs, la coordination étroite militants/élus est le meilleur moyen de faire des choix démocratiques et d’aboutir à des décisions satisfaisantes pour le plus grand nombre. Mais, à Grenoble, ce n’est visiblement pas la pratique des autres formations politiques…

GO se fait encore des illusions !

Publié le 22 octobre 2010

Le nouveau président du groupe des élus de GO Citoyenneté de Grenoble a constaté la nouvelle donne politique avec trois pôles à gauche : le Front de Gauche, le PS et Europe Ecologie. « Il va falloir arriver à travailler avec chacun de ces pôles, à les relier les uns aux autres ». Le problème c’est que GO a participé activement à la construction de la majorité droite-gauche (avec une partie de la droite liée au corrompu) qui a remplacée la majorité de gauche et écologiste du mandat précédent. Les écologistes sont donc dans l’opposition par la volonté du PS, du PC et de GO. Il faudra que GO explique par quel miracle il pourrait changer cette donne politique. Pour jouer les entremetteurs il faudrait au moins avoir une certaine neutralité, ce qui n’est pas le cas. D’autant plus que ce président indique « il faudra bien se parler, mais c’est vrai aussi qu’Europe-Ecologie est plus ouvert que les écologistes grenoblois » ! Or Europe Ecologie est largement présent dans le groupe des écologistes à la Ville… Le président des élus GO serait-il atteint de myopie politique ?

L’UMP 38 en déliquescence…

Publié le 14 octobre 2010

L’UMP n’en fini pas d’essayer de survivre avec en son sein A. Carignon, le corrompu, qui entend continuer à tirer les ficelles. Le président sortant, M. Savin a démissionné car il y avait trop d’adhérents fantômes. Le bourrage des urnes n’est pas inconnu à Grenoble. Pour celles et ceux qui n’étaient pas à Grenoble dans les années Carignon (1983-1995) un petit rappel. En 1987, le corrompu organise avec le secrétaire général adjoint à la culture (H. Baile aujourd’hui conseiller municipal d’opposition de droite au conseil municipal depuis 2008) un putsch pour s’emparer de l’association de gestion de la Maison de la culture. Le 19 septembre 1987, 200 personnes se présentent pour adhérer à l’association et renverser la majorité. Le corrompu se félicite de “ la victoire de la liste conduite par mon ami Henri Baile ”. Le 12 avril 2003, A. Carignon est élu président de l’UMP 38 après que le nombre d’adhérents à l’UMP 38 soit passé de 1000 à 3200 !

Le 23 octobre 2010, les adhérents voteront pour leurs délégués qui désigneront ensuite le président du mouvement dans l’Isère. Pour voter il faudra fournir un justificatif de domicile (l’inscription sur une liste électorale n’étant pas suffisante !) et un système de procurations infalsifiables est mis en place. Le secrétaire national aux fédérations de l’UMP confirme les soupçons de fraude : “ J’ai bien constaté des inscriptions étranges, notamment quand il y a plusieurs noms qui n’ont rien à voir les uns avec les autres sur la seule et unique boîte aux lettres d’une même maison ”. Il précise qu’il y a deux fédérations qui posent problème, l’Isère et la Haute-Garonne ; seulement deux ?

Nous suggérons de renforcer le dispositif par un système de vidéosurveillance puisque l’UMP est pour sa généralisation afin de lutter contre les délinquants.

Social, le Conseil général fait fausse route

Publié le 14 octobre 2010

Le Conseil général restructure ses services de proximité. A Echirolles, il y a deux ans, il a enlevé les assistantes sociales et la protection maternelle et infantile du centre social des Essarts, puis du centre social Anne-Frank. Maintenant il continue avec le centre social Surieux. Le CGI veut réunir l’ensemble de ses services au Cube (au centre ville). Ceci fait réagir les habitants de la Villeneuve d’Echirolles qui constatent cet abandon des services de proximité. A Grenoble il serait question de faire de même dans certains quartiers avec un regroupement de services à la caserne de Bonne !

Le CGI fait fausse route au moment où tout le monde s’accorde sur la nécessité de renforcer la présence publique dans les quartiers. Le CGI doit d’urgence revoir sa copie. D’autant plus qu’il s’était flatté, voilà quelques années, d’une réorganisation de ses services par territoires pour plus de proximité. Le CGI doit mettre un terme à ces incohérences et revoir d’urgence sa copie.

Faute de Goût

Publié le 14 octobre 2010

Les premiers éléments recueillis après la rentrée scolaire à Grenoble font état d’une augmentation moyenne significative des effectifs- à nuancer selon les secteurs de la ville- et par voie de conséquence d’une croissance proportionnelle du nombre de convives dans les restaurants scolaires.

Avant la mise en place des « repas sans viande » et ce depuis de nombreuses années jusqu’en 2009 on comptait en moyenne 30% d’enfants consommant des  « repas sans porc ». Et là en 2010, on dénombre 18% pour les « repas sans porc » et 12% pour les « repas sans viande » soit au total 30%. Surprise ! Mais pas pour les associations et l’ADES qui s’étaient élevés contre la décision de la municipalité.

Ces chiffres viennent confirmer ce que nous n’avons cessé de dire depuis fort longtemps. Quels qu’aient pu être ses arguments, la Ville a foulé au pied le principe de laïcité, parce qu’en instaurant les « repas sans viande » elle a répondu à la demande pressante d’un groupe de pression fondé sur la religion. Ce qui était présenté comme une nouvelle offre, une innovation, comme un repas végétarien qu’il n’est pas en réalité. Des repas végétariens qui, comme nous l’avions proposé, pourraient être organisés à condition qu’ils soient servis à tous. En tout état de cause cette opération n’a semble-t-il pas convaincu la majorité des parents qui, au vu des résultats ne s’y sont pas trompés.

Reste que la brèche est ouverte et que ses initiateurs portent une lourde responsabilité.

Le lycée mounier doit être réhabilité ou reconstruit sur place !

Publié le 8 octobre 2010

Dessin Cled'12 - Tous droits réservés

Maintenant il est clair que le Président de la Région a fait une grosse erreur et qu’il doit revoir vite sa copie : il n’y avait pas plus d’urgence qu’avant pour intervenir sur le bâti. Le lycée Mounier doit être soit réhabilité soit reconstruit par tranches sur place, afin qu’il puisse poursuivre son programme éducatif qui marche bien. Il faut éviter à tout prix la dispersion des élèves et des équipes pédagogiques. Ceci ne pose pas de problèmes particuliers, il suffit de l’organiser, la Région avait d’ailleurs pour cela prévu un financement en deux tranches de 20 M€.

Le maire M. Destot est en train d’évoluer, après un soutien sans faille à la décision du Président de la Région, devant la forte mobilisation il commence à prendre ses distances sur la solution à adopter. Alors qu’il ne demandait qu’à être associé aux décisions de la région (dont il ne discutait pas la justesse), maintenant il demande « au Président de la Région Rhône-Alpes et au Recteur de l’Académie de Grenoble de bien vouloir réunir un groupe de travail ouvert à l’ensemble des acteurs concernés (équipes pédagogiques, parents d’élèves, représentants des lycéens, Ville de Grenoble, Conseil général…) afin d’examiner les conséquences de cette démolition ainsi que toutes les solutions susceptibles d’être mises en œuvre en termes de poursuite de la scolarité des actuels lycéens et d’accueil des prochaines générations de lycéens. »

La mobilisation doit s’amplifier afin que la décision du Président de la Région et du rectorat soit abandonnée rapidement.

Le maire de Grenoble a du mal à trouver ses marques

Publié le 8 octobre 2010

L’ADES a fait un communiqué de soutien à la mobilisation pour sauver le lycée Mounier, où il était écrit que le maire de Grenoble soutenait le Président de la Région.

Réaction indignée du directeur de cabinet du maire : « Je souhaiterais savoir à quelle déclaration du maire de Grenoble vous faites allusion pour considérer qu’il militerait pour la fermeture du Lycée Mounier. Ces propos sont à mes yeux tout simplement mensongers et je vous serais donc reconnaissant soit de citer vos sources soit de les retirer. »

Il suffisait de suivre les débats lors de la fête de la rose à la Bastille pour écouter le maire déclarer être solidaire du Président de la région sur la fermeture du lycée (voir par exemple cet article de Grenews). Visiblement les informations circulent très mal au parti socialiste, il y a même des mauvaises langues qui disent que la fédération de l’Isère du PS a failli envoyer un communiqué de soutien aux Mounier avant de comprendre qu’elle allait désavouer JJ. Queyranne !

Les virages sont toujours délicats à prendre. Pour justifier sa position de soutien à la démolition, M. Destot écrit : « … je sais que face aux problèmes de sécurité posés par la détérioration des bâtiments, il serait irresponsable d’hésiter. Pour avoir vécu une situation analogue avec la cité Jean Macé, je comprends donc la décision du Président de la Région de faire procéder à la démolition des bâtiments de l’actuel lycée Emmanuel Mounier. »

La vérité historique oblige à rappeler que le maire n’était pas favorable à l’opération destruction / reconstruction de Jean Macé, et que celle ci a été décidée par le conseil d’administration d’ACTIS présidé par M. Boileau. A cette occasion, J. Safar alors président du groupe socialiste à la mairie avait mené une attaque contre la présidente d’ACTIS dans le journal des élus socialistes, lui reprochant de promouvoir cette opération de destruction / reconstruction à des fins de non-construction de la rocade. En réalité, il y avait une volonté de transformation en zone d’activités au prétexte que ce n’était pas un endroit très satisfaisant dus au passage des trains, la construction d’une voie rapide, etc. Après une belle lutte des locataires de l’époque, aujourd’hui, les anciens et les nouveaux résidents, le maire et sa majorité sont globalement satisfaits du renouvellement urbain de cet espace.

Les leçons de (Petit) Chose

Publié le 8 octobre 2010

En bon politicien qu’il est, J. Safar, adjoint au maire de Grenoble et président du groupe socialiste au Conseil Régional, utilise toujours la même méthode. Il en a fait une fois de plus la démonstration avec le lycée Mounier, dont il dit dans un premier temps qu’il est « conscient et comprend » l’émotion suscitée par l’annonce de sa fermeture. Cette caresse dans le sens du poil pourrait donner l’illusion que « lui au moins a tout compris », mais ça ne dure qu’un temps car progressivement, les choses se gâtent. C’est l’art de souffler le chaud et le froid.

Ainsi, pour justifier la fermeture du lycée, il évoque le principe de précaution, et se retranche derrière les compétences respectives des deux collectivités que sont la Ville et le Conseil Régional qu’on ne doit pas confondre. Lui qui participe aux exécutifs des deux collectivités ne confond pas bien sûr : à l’évidence son bras droit ne sait pas ce que fait son bras gauche. De même face à un éventuel contradicteur il emploie une sémantique qui ne souffre aucune réplique, ces mots magiques qui figent l’adversaire sur place sont « scandaleux » et « irresponsable », qu’il faut accompagner en les proférant d’un air outré en fronçant les sourcils.

Enfin, dernièrement dans le quotidien local, il déclare, péremptoire « il faut que certains élus (suivez mon regard…) arrêtent de jeter de l’huile sur le feu ». Il oublie simplement de préciser le nom du ou des pyromanes. Nos concitoyens ont déjà assez de la morgue des dirigeants nationaux, ils n’avaient vraiment pas besoin en supplément de celle des élus locaux. Un peu d’humilité ne serait pas superflue, et plutôt que de donner des leçons, ceux-là seraient bien inspirés de réviser ou d’apprendre s’ils ne l’ont jamais fait, celle de la démocratie.

J. Safar est un des prétendants à la succession du maire de Grenoble, avec un tel comportement il vient de rater une occasion de montrer sa capacité à animer une équipe pluraliste. Il est incapable d’assumer les accords passés avec ses alliés : la fermeture du lycée Mounier n’a jamais été dans l’accord majoritaire à la région, il s’en suit que les élus qui ne sont pas d’accord avec la prise de position personnelle du Président de la région sont légitimes à le dire. La solidarité majoritaire doit s’exprimer sur tout le contrat majoritaire et rien que le contrat.

Ramener le Président de la Région à la Raison

Publié le 8 octobre 2010

Pour JJ Queyranne « le Lycée Mounier sera démoli ». Mais le Président de la Région en reste là… en oubliant la suite, et c’est bien là toute la différence ! Cette décision brutale de fermeture contient en elle-même une supercherie, doublée d’un mépris affiché pour tous les principaux intéressés et les citoyens en général, tant sur la forme que sur le fond.

Sur la forme tout d’abord, qui illustre à merveille ce qu’est un déni de démocratie, avec le petit cercle de décideurs qui fait fi des assemblées délibérantes tant au Conseil Régional qu’à la Ville. Sur le fond ensuite : chacun sait depuis fort longtemps que les bâtiments du lycée Mounier ne pouvaient rester en l’état, mais il n’était pas le seul. Il faut saluer à ce propos le travail engagé depuis plusieurs années par le Conseil Régional pour la remise en état des lycées de la Région. Ce fut le cas à Grenoble (Stendhal, Champollion, Eaux Claires…), alors pourquoi pas Mounier qui aurait pu figurer en priorité ? Mystère.

Démolir puis reconstruire par tranche sans incidence sur la communauté éducative est un procédé éprouvé, les hommes de l’art savent faire.

Installer des préfabriqués dans un espace prévu à cet effet, voilà encore un procédé éprouvé sur des espaces autrement plus réduits que ceux du Lycée Mounier, voire si besoin de l’IUFM qui dépend désormais de l’Université J. Fourier.

Tout cela est « irresponsable » déclarent les tenants de la liquidation du lycée -le mot est lâché. Mais les irresponsables ne seraient-ils pas plutôt ceux qui ne veulent pas entendre, sans autre argument que celui de la sécurité dont tout le monde aura compris qu’il ne tient pas. Si ce problème de sécurité était aussi réel et immédiat qu’on le dit, pourquoi n’avoir pas fait évacuer les locaux aussitôt ?

Bref, tous les arguments avancés par les décideurs sont si peu crédibles qu’ils ne devraient guère s’étonner des soupçons qui commencent à gagner ça et là. Quel intérêt à libérer la surface occupée actuellement par le lycée, voire celle de l’IUFM, sans imaginer quelque opération juteuse ? Irresponsable de le dire ? Il n’y a qu’une seule solution pour prouver qu’il s’agit là de purs fantasmes : avoir un peu de courage et engager la reconstruction du lycée Mounier.

Center parcs, le projet arrêté pour l’instant

Publié le 8 octobre 2010

L’association pour des Chambaran sans Center Parcs a déposé divers recours contre ce projet :

  • Le 17 septembre 2010 un recours au tribunal administratif contre la révision simplifiée du plan local d’urbanisme de la commune de Roybon et un recours gracieux au préfet de l’Isère pour retirer l’autorisation de défrichement de la forêt.
  • Le 22 septembre 2010 un recours gracieux au maire de Roybon pour qu’il retire le permis de construire obtenu par la « S.N.C Roybon Cottages ».

Comme d’habitude dans ce cas, la société ne démarre pas les travaux sans que les recours soient purgés, elle a donc suspendu la réalisation de Center Parcs. Mais il semble que de nombreuses difficultés vont se faire jour dans ce dossier qui risque bien de s’enliser. Il faut poursuivre la mobilisation contre ce mauvais projet. A suivre.

Période préélectorale…

Publié le 30 septembre 2010

En mars 2011 auront lieu dans la moitié des cantons du département (soit 29 cantons) le renouvellement des conseillers généraux. Le parti socialiste craint à juste titre la concurrence des écologistes regroupés dans Europe Ecologie. Du coup les marques de nouvelles sympathies se multiplient, notamment à Grenoble. A “ la Fête de la Rose ” de samedi 25 septembre où étaient invitées les différentes composantes de la gauche, M. Destot a fait applaudir Maryvonne Boileau… en oubliant de préciser qu’elle est dans l’opposition municipale depuis qu’il a fait alliance avec une partie de la droite aux élections municipales. Serait-il gêné de le défendre devant les militants socialistes ? Bertrand Delanoé a fait un discours très écolo, il est réconfortant d’observer que certains socialistes nous rejoignent sur le thème de la nécessaire transformation de l’économie vers plus d’écologie et de solidarité. Il reste encore un bout de chemin vers une démocratie renouvelée, mais soyons optimistes !

Prononcer de beaux discours c’est très bien, mais en politique, seuls les actes comptent. Pour l’instant il n’y a pas d’actes forts démontrant une volonté des exécutifs municipaux, départementaux et régionaux PS de changer leurs politiques. Les points noirs restent à l’identique : les projets pharaoniques ou désastreux (GIANT, Center Parcs…), les aides aux intérêts privés sans contrepartie, l’incapacité à associer les habitants aux grands choix, les pratiques politiques transformant les assemblées délibérantes en simples chambres d’enregistrement (gestion du dossier de la rocade-nord , destruction annoncée du lycée Mounier)… La meilleure garantie que la situation évolue, c’est que les électeurs disent clairement qu’ils veulent que cela change, à Grenoble et dans le département lors des élections cantonales et se prononcent pour les valeurs de démocratie, d’écologie et de solidarité, l’ADES y contribuera.

Lycée Mounier : reconstruire !

Publié le 30 septembre 2010

Dessin Cled'12 - Tous droits réservés

La décision prise par le Président de la Région, soutenu par le maire de Grenoble et le rectorat, de fermer prochainement le Lycée Mounier est inacceptable.

Cette position est contraire à ce qui avait été décidé par le Conseil Régional il y déjà plusieurs mois, prévoyant de réhabiliter le lycée et ayant pour cela voté des financements.

La plupart des acteurs (professeurs et personnels, lycéens, parents d’élèves, élus de Grenoble et de la région) ont appris brutalement cette décision antidémocratique, c’est inacceptable.

La Région invoque le fait que les locaux sont devenus trop dangereux pour que ce lycée continue à accueillir des élèves, mais comment croire que la sécurité s’est dégradée au point d’obliger à fermer le lycée dans neuf mois, mais que cela ne pose aucun problème dans l’immédiat pour cette année scolaire ! D’autant que des solutions peuvent être envisagées pour conduire une rénovation par tranches, sans fermer tout le lycée.

Le maire de Grenoble qui se dit soucieux des quartiers sud devrait soutenir le maintien de ce lycée au lieu de militer pour sa fermeture.

Les arguments pour défendre le lycée Mounier ne manquent pourtant pas. L’équipe pédagogique assure un travail remarquable, une vie collective dynamique, proposant des options rares, des projets innovants, le CLEPT (« lycée du raccrochage scolaire »), la Mission Générale d’Insertion, l’accueil de jeunes étrangers arrivant en France… Ce lycée a une double vocation générale et technologique, et accueille majoritairement des élèves des quartiers Sud. De plus cet établissement, très bien desservi par les transports en commun, dynamise la vie du quartier.

Que propose le rectorat aux futurs élèves dès 2011 suite à la fermeture de leur établissement : être orientés majoritairement dans les lycées techniques, limitant ainsi la voie à l’enseignement général et le choix des filières pour les jeunes. La dislocation de l’équipe pédagogique existante marquerait sans aucun doute la fin du projet Mounier.

A l’’heure où le Gouvernement Fillon / Sarkozy conduit une casse systématique de notre système éducatif (suppressions massives de postes, disparition de la formation professionnelle des enseignants, réforme du lycée…), les collectivités locales se devraient d’être des contrepoids pour préserver ce qui peut l’être, au lieu de favoriser ce mouvement de destruction massive.

Nous comprenons tout à fait les réactions des élèves et de leurs parents, et celle de la communauté éducative. Nous soutenons leurs arguments pour défendre le projet pédagogique de ce lycée et valoriser l’outil de mixité sociale que représente cet établissement dans notre ville.

Nous demandons au Président de la Région de revenir sur cette décision, de remettre le dossier à plat afin que l’ensemble des intéressés puissent être associés à la réflexion sur la reconstruction de leur lycée.


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