Lors du dernier conseil de Métro, G. Kuntz, représentant « Ecologie & solidarité » ne prend pas part au vote (NPPV) sur une délibération. Le Président s’offusque et explique qu’à Eybens (où il est maire) le NPPV est interdit. L’élu doit ou s’abstenir ou sortir ! A Eybens, zone de non droit, c’est M. Baïetto qui fait la loi et il voudrait faire de même à la Métro. Jusqu’à présent les élus étaient libres de leur vote… A suivre
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Pour le maintien de la déchetterie Jacquard
Une réunion organisée par l’Union de Quartier Foch-Aigle-Libération le samedi 21 mai 2011 a débattu du projet de future déchetterie rue Balzac. Les personnes présentes n’étaient guère satisfaites par les réponses formulées par l’adjoint à l’immobilier et l’urbanisme. Certaines se sont plaintes de n’avoir pas été entendues depuis plusieurs années. D’autres de n’avoir eu connaissance de certains projets que très récemment. Toutes ont regretté constater que les choses sont décidées à l’avance, et que la qualité de vie des habitants actuels et leur avis ne sont pas pris en compte. Un membre de l’Union de Quartier a demandé en fin de réunion : « Etes-vous favorable au maintien de la déchetterie sur le site Jacquard ? » La réponse (à main levée) à été oui à la quasi unanimité des habitants présents.
Malheureusement c’est ce qui se passe systématiquement dans toute la ville sur les projets d’aménagement, il n’est pas tenu compte des avis des habitants.
Le secteur culturel isérois attend qu’André Vallini tienne sa promesse
Le 24 mai 2011, Les acteurs culturels de l’Isère communiquent :
« Face à la diminution du budget de la culture du Conseil Général de l’Isère depuis 2008 (- 27%), les acteurs culturels de l’Isère se sont mobilisés. Fin 2010, ils ont interpelé André Vallini, président du conseil général, sur la mise en danger de leurs structures et de leurs actions depuis trois ans. Ils ont demandé le maintien des financements 2011 à hauteur des subventions de l’année 2010, accompagné d’une concertation entre les acteurs culturels et les élus.
A la suite de cette mobilisation, André Vallini s’est engagé devant les représentants des acteurs culturels à rétablir les crédits dédiés au spectacle vivant à hauteur de ceux de l’année 2010, c’est-à-dire 1 600 000 Euros de rattrapage. Cet engagement a été confirmé en séance plénière le 16 décembre 2010.
Sur cette base, les acteurs culturels ont élaboré leurs saisons, leurs projets artistiques et leurs actions culturelles de l’année.
Or, lors d’une réunion au Conseil Général le lundi 23 mai rassemblant les représentants du milieu culturel, Pascal Payen, nouveau vice-président à la culture, et Emmanuel Henras, nouveau directeur de la culture et du patrimoine, ont fait savoir que cet engagement ne serait pas tenu. Seul, un montant de 280 000 Euros a été inscrit au vote du budget supplémentaire pour l’année 2011.
Indignés par le non respect de cette promesse, les acteurs culturels demandent solennellement à André Vallini de revenir sur cette décision et d’honorer sa parole ».
Le PLU de la presqu’île annulé !
La révision du Plan local d’urbanisme – PLU du secteur de la Presqu’île et le dossier de réalisation de la ZAC sont annulés par le Tribunal administratif de Grenoble, à la demande de militants de l’ADES. Enfin le débat public sur l’avenir de la Presqu’île va pouvoir s’ouvrir.
La majorité municipale qui vient de se faire sanctionner lourdement pour avoir fait une faute, essaye de rejeter son erreur sur les écologistes en les accusant de ralentir la construction de logements (lors d’une interview sur France 3). Quand on fait une faute il est normal de se faire sanctionner. Ici il s’agit tout simplement de sanctionner l’incompétence des élus qui ont choisi une fausse méthode pour réviser le PLU. Les Grenoblois sont malheureusement souvent punis par les mauvaises décisions de la majorité municipale.
Rappel du dossier
Le 26 octobre 2009, le Conseil municipal approuve la révision simplifiée du PLU de la Presqu’île, le dossier de réalisation de la ZAC, la désignation de l’aménageur de la ZAC et la convention foncière de cette dernière. Le 22 février 2010, la délibération sur la convention foncière est abrogée et légèrement transformée. Seul le groupe Ecologie & solidarité vote contre.
Lors du mandat précédent, le projet GIANT avait été décidé par le CEA et « vendu » à la Ville de Grenoble et au Conseil général, grâce à l’aide insistante du maire, de son adjointe à l’économie et du directeur général des services de l’époque. Au départ, GIANT était uniquement un projet de développement technologique porté par le CEA. Seuls les écologistes avaient exprimé leur désaccord sur ce projet et avaient proposé un contre projet a l’échelle de l’agglomération : « le projet Global » qui s’intéressait aux développements scientifiques, techniques et universitaires sur l’ensemble de la Métro et proposait un projet d’urbanisme pour une ville à échelle humaine, répondant aux besoins exprimés par les scientifiques, les universitaires et les étudiants.
Le projet d’urbanisme de Vasconi a été élaboré dans la plus grande discrétion, hors des services et des élus de la ville et il prenait en compte la réalisation du projet de rocade nord du Conseil général.
Le 22 septembre 2008, la nouvelle majorité municipale propose d’engager une révision simplifiée du PLU sur le secteur de la Presqu’île pour permettre d’intégrer la rocade nord et le projet Vasconi qui « habille » le projet GIANT du CEA. Une enquête publique s’est déroulée en avril et mai 2009 sur cette révision. Lors de l’enquête publique, l’ADES avait souligné que la procédure de révision simplifiée n’était pas adaptée, elle n’a pas été entendue. La commission d’enquête renvoyant la responsabilité de cette procédure à la Ville.
La majorité municipale pourtant avertie de cette irrégularité importante a décidé de passer outre et a adopté la révision simplifiée du PLU et la réalisation de la ZAC.
Le 16 mai 2011, le Tribunal Administratif a donné raison aux militants de l’ADES qui ont déposé fin 2009 des recours contre la révision du PLU, la réalisation de la ZAC, la convention foncière et le choix de l’aménageur. Le choix de l’aménageur a été validé, par contre les trois autres délibérations sont annulées.
Le sombre avenir du GF38
Le GF 38 jouera donc en National (3ème division) ou en CFA (4ème division) si la DNCG ne lève pas sa rétrogradation administrative. Le prochain rendez vous avec la DNCG aura lieu le 26 mai qui devrait examiner le plan de relance de la société GF38.
Index a demandé à Christophe Maillol, le nouveau candidat à la reprise du club, de verser 2,5 M€ le 20 mai dernier délai. Ce dernier indique qu’il finalisera son arrivée au GF 38 avant le 26 mai et qu’il est accompagné par un fonds de pension américain. Cette information laisse songeur car ces fonds de pension cherchent en général des affaires lucratives, ce qui est rarement le cas dans le football. Pour rappel, les japonais d’Index ont injecté en pure perte environ 40 M€ dans le GF38 ces dernières années.
A noter aussi que ces derniers mois, des restructurations importantes ont eu lieu dans l’organisation statutaire du GF38. «Index corporation » a démissionné de ses fonctions d’administrateur et l’on a assisté à une réorganisation du capital de la société par la création de deux catégories d’actions. Il est trop tôt pour connaître les conséquences effectives de ces réorganisations qui préparent la vente de la société.
Il est intéressant de noter la position de Pierre Wantiez, ancien directeur général du GF38 et fin connaisseur du football professionnel, curieusement interrogé par le Dauphiné Libéré du 15 mai sur l’ éventuelle montée du FCG en Top 14. On sait depuis, que le club grenoblois de rugby ne montera pas, mais dans l’interview on est très vite revenu au football.
A la question :« Au GF38, vous insistiez sur l’importance du tissu économique local et l’intervention des collectivités… », il répond : « On ne peut pas survivre dans le haut niveau sans un engagement de ces deux derniers. Par rapport aux collectivités, on peut très bien comprendre qu’elles n’ont pas le rôle de payer pour le sport professionnel. C’est quelque chose que je peux entendre. Mais comme d’autres collectivités le font ailleurs, il y a donc un écart. Pour citer un exemple et en revenir au football, il y a un écart de 5 millions d’euros entre Grenoble et Montpellier (en prenant en compte la location du stade, la taxe sur les spectacles, la sécurité et les subventions accordées). Et à partir du moment où on ne peut pas lutter à armes égales, on ne tient pas dans la durée ».
Il serait temps que les responsables politiques tirent enfin les conclusions de cette réalité et arrêtent de faire des plans sur la comète en engloutissant des sommes gigantesques dans des opérations qui ne sont pas d’intérêt général.
Le seuil de 20 % de logements sociaux à géométrie variable
Grâce à l’effort soutenu de l’ancienne majorité en faveur du logement social, à la poursuite de l’action jusqu’à maintenant dans le même sens, le seuil fatidique des 20 % a été atteint à Grenoble. Mais il est à craindre que ce ne soit qu’un feu de paille car avec le programme de destruction mis en œuvre (Mistral, Villeneuve) la ville va se retrouver bientôt de nouveau sous le seuil des 20 % !
Les frais de bouche des grandes villes
« Le journal du net » compare les dépenses des grandes villes pour les frais de réception et des fêtes et cérémonies (lire leur article)
La ville de Grenoble fait partie des grandes villes qui dépensent le plus pour ces activités. En euros par habitants dépensés, la ville de Grenoble (10,36 €/h) n’est dépassée que par la ville de Strasbourg (13,17 €/h). En réceptions seules, Grenoble est au 4ème rang.
Même s’il faut être prudent dans ces comparaisons, les communes n’indiquant pas toujours les mêmes choses dans les mêmes articles comptables, cette comparaison indique qu’il y a matière à faire des économies sur le train de vie de la ville. C’était la proposition des élus écologistes dans leur budget alternatif qui démontraient du même coup qu’il n’y avait aucune raison objective d’augmenter les taux des impôts locaux en 2009 à Grenoble.
Le cumul des mandats est une richesse !
Le 14 mai 2011, lors de son intervention à FR3-Alpes, G. Fioraso députée PS, adjointe au maire de Grenoble, Vice Présidente de la Métro et soutien de DSK a déclaré à propos du cumul des mandats : « je le vis plutôt comme une richesse ». Au vu du montant mensuelles d’indemnités qu’elle touche grâce à ça, pour une fois, nous ne pouvons pas être en désaccord avec elle… (relire notre article « qui cumule quoi« ).
Chauffage urbain : le gag…
De nombreuses copropriétés envisagent d’aller en justice pour faire reconnaître que les tarifs du Chauffage urbain sont trop élevés et demander le remboursement du trop perçu. Récemment la copropriété où habite le maire vient de décider de le faire au cas où les élus ne reviendraient pas sur les tarifs excessifs. Conclusion, si cela se fait, M. Destot devra payer dans ses charges de copropriété une somme (très modique) pour financer les frais d’avocats qui seront engagés contre les tarifs décidés par la Ville !
Plus de respect à la Métro
Pour les rares personnes qui assistent dans le public aux conseils de Métro, l’attitude du Président vis-à-vis du représentant des écologistes pose un problème évident de respect. Devant ce constat, Le Président feint la surprise (le Dauphiné Libéré du 16 mai 2011) et répond à coté : « Pour quelqu’un qui serait brimé, je trouve pour ma part que Gilles Kuntz a un vrai temps de parole en conseil de Métro… Pourquoi Gilles Kuntz aurait-il droit à être critique sur nos arguments et nous à rester coi devant les siens ? ». Tout le monde a compris, mais pas le Président de la Métro semble-t-il, qu’il ne s’agit pas du temps de parole. Il est encore heureux qu’un élu intervienne, ce qui est un droit absolu dans une assemblée délibérante, et use de son droit de critiquer les arguments des uns et des autres, cela fait partie du débat démocratique. Et quand il le fait, il n’a pas à être l’objet de commentaires déplacés, il a droit au respect minimum dans les attitudes et la manière de celui qui, ayant la charge de mener les débats, apparaît au contraire exaspéré lorsqu’un élu avec lequel il est en désaccord prend la parole. Il est de notoriété publique que Marc Baïetto ne souhaitait pas d’élu écologiste à la Métro, cela transpire dans de nombreuses attitudes, souhaitons que cela cesse.
CLINATEC bientôt livré
La construction du bâtiment CLINATEC sur le site du CEA de Grenoble se termine, sa livraison est programmée pour le 12 septembre 2011. Nous avons mis en cause l’utilité d’une telle opération en dehors du CHU de Grenoble pour de multiples raisons. Les interventions sur le cerveau humain doivent se faire en milieu hospitalier afin que toutes les précautions soient prises et que le contrôle des expérimentations sensibles soit mené par la collectivité hospitalière. Par ailleurs à Clinatec elles coûteront beaucoup plus cher qu’en milieu hospitalier Rappelons que CLINATEC, qui est une initiative et une décision unilatérale du CEA, est financée essentiellement par les collectivités territoriales, le CEA s’étant débrouillé pour quasiment ne rien payer. Le coût global est de 20 000 000 €, le plan de financement étant le suivant :
- Région Rhône-Alpes : 10 850 000 € ;
- Conseil général de l’Isère : 3 850 000 € ;
- Communauté d’Agglomération Grenoble Alpes Métropole : 2 300 000 € ;
- Ville de Grenoble : 2 200 000 € ;
- Commissariat à l’Energie Atomique et aux Energies Alternatives – CEA, seulement : 800 000 € !
Voici une information qui démontre que toute cette opération a été montée dans la plus grande discrétion. Le permis de construire a été délivré par le préfet de l’Isère le 10 avril 2010, suite à un avis favorable de l’adjoint à l’urbanisme. Ce permis précise qu’il s’agit de construire deux bâtiments dont un dénommé CHU et l’autre CEA. Nous avons demandé au Directeur général du CHU de Grenoble s’il avait été informé de ce permis de construire et de l’existence de ce bâtiment dénommé CHU. Le Directeur répond qu’il n’existe aucune convention entre le CHU et le CEA permettant au CEA de déposer un permis de construire pour un bâtiment du CHU, ni d’échanges de courrier entre le CHU et le CEA au sujet de ce permis de construire !
Tarifs de la CCIAG : les contradictions du 1er adjoint
Lors de diverses réunions avec le collectif « pour un chauffage urbain juste et durable », le 1er adjoint a expliqué à propos des tarifs de la Compagnie de Chauffage Intercommunale de l’Agglomération Grenobloise – CCIAG :
- qu’il y avait eu un défaut de vigilance politique de la part de la majorité municipale dans la gestion des tarifs du chauffage urbain. Une remarque qui ne tient pas car cette majorité municipale aurait dû, une fois de plus, écouter le groupe des élus écologistes et l’ADES qui ont expliqué depuis des années que les tarifs étaient irréguliers et trop élevés. C’est pourtant consciente de ce fait qu’elle a voté le 23 juin 2008 des nouveaux tarifs encore plus élevés que les anciens, déjà trop élevés.
- Il reconnaît que les marges de la CCIAG dépassent ce qui était prévu, mais n’entend pas les faire diminuer rapidement.
- « Une baisse des tarifs n’était pas tabou ». Le collectif a naturellement pensé que la baisse pouvait être discutée et mise en place rapidement. Et bien non ! Lors de la réunion du 11 mai, le 1er adjoint a expliqué qu’il était impossible de changer les tarifs au risque pour la ville d’être rappelée à l’ordre par le contrôle de légalité et la chambre régionale des comptes ! Ces arguments n’ont aucun fondement puisque la loi impose à toute administration d’abroger immédiatement tout règlement illégal. Les tarifs d’un service public sont un acte réglementaire et doivent représenter la contrepartie exacte du service rendu. S’ils sont trop élevés c’est qu’ils sont irréguliers, et doivent donc être changés rapidement. De plus dans le contrat Ville-CCIAG il est prévu une clause de rencontre pour examiner la pertinence des tarifs. Donc la majorité municipale n’a aucune excuse pour ne pas baisser les tarifs.
Rassemblement pour un chauffage urbain juste et solidaire ! Pour la baisse des tarifs !
Le 18 avril 2011, un rassemblement de plus de 200 personnes a été organisé devant la Mairie de Grenoble par le collectif pour un chauffage urbain juste et solidaire (plus de 30 associations de locataires et copropriétaires de toute l’agglo !) ; puis une délégation a été reçue en mairie pour renégocier les tarifs. Il s’agit à présent d’interpeller Echirolles, une autre commune déléguant son service public du chauffage urbain à la CCIAG, qui réalise des profits, verse des dividendes, alors que les familles ne peuvent plus payer…
Samedi 14 mai à 15h à l’entrée sud de la Cité Viscose à ECHIROLLES. Ligne bus 1 – arrêt Vaillant Couturier
A l’appel de : CNL, CSF, CLCV, le Collectif pour un chauffage juste et solidaire.
Vers la communauté urbaine, à quand un débat public ?
Les élus grenoblois sont convoqués le 16 mai à une discussion sur l’intercommunalité, qui ne sera pas une réunion du conseil municipal à huis clos, mais pas non plus une discussion publique. Alors pourquoi donc cette discrétion ? Tout a été fait en catimini pour rester en catimini !
Concernant l’élaboration, la décision et la gestion en matière d’urbanisme dans une perspective qui ne peut pas être autre chose que le développement soutenable, il est à craindre que l’agglomération, telle qu’elle est configurée et telle qu’elle pourrait l’être à l’issue de la consultation préfectorale (communauté urbaine) risque d’être un peu limitée (quid du Voironnais et de la vallée du Grésivaudan ?). Par ailleurs, même si la communauté urbaine proposée englobe les balcons de Belledonne jusqu’à Chamrousse et une partie des marches du Trièves, elle continue de ne pas prendre en compte les massifs proches notamment le Vercors et les «pendulaires» (déplacements domicile-travail) (un des gros défauts du SDAU – Schéma Directeur d’Aménagement Urbain puis du SCOT – Schéma de Cohésion Territoriale). C’est au moins à cette échelle de Région Rurbaine qu’il faut penser et agir pour aborder sous d’autres perspectives les rapports ville-campagne, urbain-rural dans lesquels nous nous sommes enfermés et qui ont contribué à rendre impossible la maîtrise de la périurbanisation et qui empêche une vraie approche du développement soutenable.
Quoi qu’il en soit une communauté urbaine serait un plus, car elle permettrait de transférer la compétence d’urbanisme détenue par les communes (notamment les PLU: Plans Locaux d’Urbanisme) les communes conservant la décision concernant les permis de construire. La communauté urbaine aurait la compétence d’urbanisme opérationnel.
Densification de la ville
Le PLU de 2005 : une densification controversée
Le passage du POS (Plan d’Occupation des Sols) au PLU (Plan Local d’Urbanisme) en 2005, a permis de changer profondément les règles d’urbanisme en permettant, en général, de construire beaucoup plus de logements sur la même surface. Les promoteurs immobiliers ont su profiter de ce changement en utilisant au maximum les possibilités ouvertes ce qui a entraîné des abus qui ont suscité de fortes protestations d’habitants. Le PLU a alors été un peu corrigé en 2007 pour éviter les excès les plus évidents, mais sans des protections claires qui auraient permis d’éviter une trop grande densification dans certaines zones, notamment pavillonnaires ou mixtes.
Une révision profonde du PLU est nécessaire
Il faut revenir aux réflexions et études qui ont menées au PLU. Les décisions de construire en moyenne 750 logements par an dont 250 de logements sociaux partaient de faits indéniables : en raison de l’évolution du mode de vie, pour maintenir le même nombre d’habitants à Grenoble, il fallait plus de logements. Or il s’avère que maintenant et depuis quelques années l’évolution du nombre d’habitants connaît des changements, sa croissance est légère mais régulière. Il faut donc revenir sur les décisions prises et repenser la politique d’urbanisme de la Ville. Nous sommes pour une révision profonde du PLU et une politique de l’urbanisme qui ne soit pas au fil de l’eau entre les mains des promoteurs privés comme c’est le cas actuellement. L’exemple le plus caricatural est la réalisation dans le quartier Jean Macé des tours sur le terrain Schneider. Les projets actuels sur l’Esplanade et la Presqu’île sont aussi critiquables et devraient être repensés.
Voici des éléments de réflexion que nous portons sur cette question :
Où l’on reparle de la rocade-Nord
Au dernier Conseil de la Métro (le 29 avril) a été votée une délibération sur le lancement des études à propos de la ZAPA (zone d’actions prioritaires pour l’air). Lors de la discussion le Président de la Métro a exprimé sa nostalgie à propos du projet abandonné (pour l’instant) de la rocade-Nord.
« Je rappelle qu’on a eu un projet qui permettait de réduire la circulation de manière forte tout en laissant la liberté de circuler. Ce projet, c’était la rocade Nord » ! ( Pour les détails sur le débat à la Métro, voir l’article de Grenews)
Malheureusement le Président à la mémoire courte puisque globalement son projet de rocade ne diminuait la circulation qu’au centre de Grenoble au prix de restrictions très fortes des capacités des voiries car il fallait absolument obliger les automobilistes à prendre la rocade, dont le prix de péage devait être suffisamment élevé pour que le délégataire privé rentabilise l’opération. La rocade portée par M. Baïetto n’était absolument pas cette solution miraculeuse qui allait préserver la liberté de circuler ! Bien au contraire avec la mobilisation forte d’argent public elle aurait asséché les alternatives à la voiture. Contrairement à d’autres décideurs qui ont définitivement tourné la page, le Président de la Métro n’a toujours pas digéré cet échec, il faut dire qu’il en avait fait une affaire quasi-personnelle, et n’a pas apprécié de se voir abandonné par ses petits copains qui l’avaient fortement encouragé avant de le lâcher en rase campagne.
Souhaitons que l’étude sur la ZAPA soit faite de manière rigoureuse, transparente et pluraliste, c’est-à-dire à l’inverse de ce qui s’est passé pour la rocade
Mais au fait, le Conseil général devait faire expertiser les propositions faites en septembre 2010 par les associations et mouvements sur les déplacements après l’avis défavorable de la commission d’enquête sur la rocade. On devait avoir les résultats de cette expertise début 2011, mais pour l’instant rien n’a filtré !
Rappel de ce qui était écrit dans Isère magazine :
“Les propositions seront toutes soumises à l’expertise du Centre d’études techniques de Lyon (CETE), service public dépendant du ministère de l’écologie et du développement durable, dans un délai de deux mois ». “ Parmi les 17 présentations, deux écoles se distinguent. Celle qui dit qu’il ne faut pas faire de nouvelles infrastructures routières. Et celle qui dit qu’il en faut de nouvelles ”, a souligné André Vallini à l’issue du forum, après avoir annoncé qu’un débat sera organisé par le Conseil général. “ Et parmi ces projets, celui du Conseil général demeure le plus réaliste tant au niveau financier qu’au niveau de la faisabilité ”, ajoute-t-il. ”
Où est cette étude et à quand le débat promis ?
Le projet urbain de l’Esplanade est fortement contesté
Le Comité des Habitants de l’Esplanade (CHE) a mené depuis des mois des réflexions approfondies sur l’avenir de leur quartier et une critique du projet de la Ville. Le CHE a écrit le 6 mai au maire de Grenoble pour lui demander des modifications effectives du plan masse du projet.
En voici quelques extraits :
« … Malheureusement après plus d’un an de discussion, nous déplorons que la seconde maquette n’ait que trop peu évolué et restons donc avec un sentiment de concertation partielle et inachevée. Beaucoup trop d’aspects du projet font encore débat et n’ont trouvé l’approbation ni des habitants, ni de l’union de quartier, ni du CLUQ qui a d’ailleurs récemment organisé une conférence sur la densification. De plus, il nous semble que le CCS2 a rendu un avis très nuancé et à connotation septique et nous nous interrogeons sur l’absence de consultation du CCS1 qui nous parait être tout aussi concerné par ce projet ! Enfin, nous souhaiterions savoir quelle réponse sera donnée à l’avis de l’enquête publique qui s’interroge sur l’ex-centrage du tracé de la ligne de tram E sur l’Esplanade.
Par ailleurs, nous avons remis en main propre à Messieurs de Longevialle et de Portzamparc au mois d’octobre 2010 lors du dernier débat public, une trentaine de propositions émanant de la réflexion des résidents actuels du quartier. Nous sommes aujourd’hui navrés de constater que peu de modifications ont été apportées à la maquette du projet d’urbanisme dont l’échelle nous a paru douteuse et propice à la confusion des non initiés. En particulier, nous constatons que peu de gens sont à même de se représenter la hauteur des futurs immeubles sur la maquette alors qu’elle est par endroit jugée trop grande (2,5 fois l’habitat actuel le plus haut), « ombrageante », trop massive et de ce fait non propice au sentiment de bien être à venir (construction au Nord du site sur l’Esplanade).
8 femmes
Non, ce n’est pas un titre de film, c’est le nombre de conseillères générales qui figurent, noyées au milieu de 58 hommes, en une d’Isère Magazine de mai 2011, une-trombinoscope du nouveau conseil général. Un coup d’œil suffit pour voir que la diversité en général, et la parité en particulier, n’ont absolument pas progressé suite aux élections : hommes, blancs, la cinquantaine bien sonnée, costume-cravate de rigueur. Et ce n’est pas la réforme des collectivités qui va améliorer les choses !
Côté groupes politiques, l’UMP réussit l’exploit de n’avoir aucune élue sur 7, idem pour les non inscrits (4) et les sans étiquettes (4), 0 sur 1 pour l’homme de droite hors groupe, 4 femmes sur 29 pour le PS et apparentés, 1 sur 4 pour les divers-droite, 2 sur 7 pour le PC. Les écologistes, seuls à avoir présenté des candidatures avec une parité parfaite (14 hommes, 14 femmes), ont également le seul groupe paritaire au CG38, avec 2 élu-e-s : 1 femme, 1 homme !
