Archives pour le mot-clef ‘économie’

ST Microelectronics, attention à l’emploi à Grenoble

Publié le 14 décembre 2012

ST Microelectronics a présenté lundi 10 décembre son nouveau plan stratégique. Une importante restructuration est en préparation justifiée par d’importantes économies d’exploitation (diminution de 30 % !!), ce qui ne manquera pas de peser sur l’emploi.

Ce nouveau plan a des conséquences immédiates pour Grenoble puisque ST se désengage de la co-entreprise ST Ericsson créée en 2009 avec Ericsson à Grenoble et qui compte 800 salariés sur la Presqu’île.

Les syndicats sont très inquiets et craignent d’importants licenciements. Le site de Crolles en subira-t-il les conséquences ? Difficile de le dire pour l’instant.

La ministre G. Fioraso s’est voulue rassurante en estimant que ST Microelectronics reprendrait l’ensemble des salariés de ST Ericsson. Ce qui paraît d’un optimisme exagéré. Elle a annoncé un plan « nano 2017 » qui devrait prendre la suite de nano 2012. C’est ST qui est demandeur, mais l’Etat demanderait des garanties : pourquoi ne l’a-t-il pas fait auparavant ? Il y a fort à craindre que les collectivités locales soient mises à contribution comme dans le passé.

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Siemens, le site de production ferme à Grenoble

Publié le 13 octobre 2012

L’histoire se termine pour la production de disjoncteurs haute tension, initiée par Merlin Gérin et racheté par Siemens en 2005. Le site de production de Grenoble ferme et 70 salariés ne sont pas reclassés. Siemens va, pour l’instant, conserver ses activités de recherche et développement, maintenance et centre d’affaires à Grenoble, mais pour combien de temps ?

Le comité d’entreprise avait commandé un rapport économique et social qui indiquait que la fermeture de l’activité de production suivait plus une logique boursière qu’économique.

La désindustrialisation de la région se poursuit. Les solutions adoptées en termes de pôle de compétitivité et d’aide sans contreparties aux entreprises ne sont pas efficaces et la politique économique municipale devrait être repensée en profondeur pour s’adapter aux nouvelles réalités.

Politique économique locale

Publié le 13 octobre 2012
Vue d'artiste du futur Clinatec

Vue d’artiste du futur Clinatec

Le 19 septembre la conférence des Villes, organisée par l’Association des Maires de Grandes Villes de France (AMGVF), dont le président est M. Destot, a planché sur le rôle clef des grandes villes dans la croissance économique et la nouvelle étape de la décentralisation.

M. Destot a notamment déclaré : « Si l’on ne peut qu’être d’accord pour engager un nouveau transfert de compétences au bénéfice des régions, il serait contre productif de leur attribuer toute la compétence économique » ; il a réfuté la notion de chef de file et insisté sur la nécessité de trouver un équilibre entre niveaux de collectivités.

Nous ne partageons pas cette volonté d’autonomisation des communes sur la politique économique. Si on veut l’efficacité c’est bien au niveau de l’Etat et de la région que les grands axes d’une politique économique doivent être définis, c’est le bon niveau territorial. Malheureusement la règle qui fait de la région le pilote de la politique économique a été, ces dernières années, allègrement violée à Grenoble et dans le département à l’occasion des grandes opérations sur la microélectronique à Crolles et la création de Minatec à Grenoble.

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Le striptease des bulles

Publié le 22 septembre 2012

Photo tous droits réservés

Comme nous l’évoquions dans l’article du 27 avril dernier, les affaires ont commencé en 2007 avec la promotion d’une enseigne internationale aux couleurs jaune et bleu dont la réputation s’est accrue depuis, grâce à une nouvelle spécialité : l’espionnage de ses employé(é)s jusque dans leur vie privée. Puis on a assisté à une forte accélération avec, tour à tour, une banque mécène, un Salon de la Montagne histoire de prendre de la hauteur, une publicité pour une entreprise mondiale de remontées mécaniques et pour finir, à quelques heures des journées du patrimoine, tout un symbole, les bulles du téléphérique de Grenoble se sont vues recouvrir d’une publicité pour une entreprise grenobloise.

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STMicroelectronics organise le chômage partiel à Crolles

Publié le 14 septembre 2012

STMicroelectronics vient d’annoncer un nouveau déclenchement du chômage partiel pour le 4ème trimestre 2012, qui touchera les sites de Crolles en France et de Catane en Italie. Dans l’unité de production dite « Crolles 200 », il est prévu 7 jours de chômage partiel et un arrêt de la production du 24 décembre 2012 au 2 janvier 2013. Quant à « Crolles 300 » il est envisagé 10 jours de chômage partiel par rotation du 29 septembre au 21 décembre et arrêt de la production du 21 décembre au 2 janvier 2013.

Par ailleurs, le management de ST aurait indiqué lors d’une rencontre avec le syndicat Italien UGL que ces mesures pourraient ne pas être les seules prises par l’entreprise pour surmonter ce dernier trimestre 2012 et que le PDG de ST, Carlo Bozotti, allait annoncer cette semaine la réorganisation globale de la société et le bouleversement de son modèle industriel actuel.

Ces annonces peu encourageantes laissent craindre un plan de licenciements en préparation. Le programme « nano2012 » qui faisait suite à « Alliance » prévoyait un fort développement de l’emploi à Crolles, la réalité est tout autre et c’est à une stagnation que l’on assiste.

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La mer et Michel

Publié le 30 juin 2012

Sous le mandat précèdent (2001-2008), il avait fallu l’opposition farouche et la pugnacité des élus de gauche et écologistes pour faire céder les tenants d’un projet mégalomaniaque de type « Luna Park » sur le site de la Bastille. L’idée étant qu’au-delà des nécessaires aménagements utiles à tous comme par exemple l’accessibilité, la Bastille devait conserver ce qui fait son originalité, à savoir son caractère sauvage.

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Smic : précisions

Publié le 15 juin 2012

Notre article relatif à l’augmentation du SMIC en date du 8 juin a pu susciter d’éventuelles interrogations. Aussi pour lever toute ambiguïté nous devons repréciser que cette analyse avait pour ambition d’éclairer le lecteur sur le mécanisme actuel (dispositif Fillon) qui conduit à réduire les contributions sociales des gros employeurs. C’est donc le système dans son ensemble qui devrait être revu ; et à l’évidence, mais cela va mieux en le disant, l’ADES est pour l’augmentation du SMIC.

Réunion publique : Roosevelt 2012

Publié le 18 mai 2012

Le collectif « Roosevelt 2012 » propose 15 grandes mesures pour sortir de la crise par le haut. (voir leur site http://www.roosevelt2012.fr/)

L’économiste Pierre LARROUTUROU viendra présenter les propositions du comité Jeudi 24 mai 2012 à 20 h à la Maison du Tourisme à Grenoble, rue de la République.

Arlequin : un commerce agréable

Publié le 18 mai 2012

photo GK

Tous les habitants qui s’étaient manifestés par le biais d’une pétition pour s’inquiéter de la disparition du marché de l’Arlequin à Villeneuve, ont reçu au cours du mois d’avril dernier, une réponse du maire de Grenoble. Au-delà des phrases récurrentes des courriers types que M. Destot adresse à ses administrés comme « Soyez assuré que je suis particulièrement sensible à vos demandes et que je comprends vos craintes… », c’est l’argumentaire développé dans cette lettre qui pour tout dire, ne manque pas de piquant. A en croire le maire « la question du déplacement des commerçants non sédentaires est directement liée à la situation des commerçants sédentaires ». Traduction : le déplacement du marché s’explique parce que les commerçants installés galerie de l’Arlequin souffrent de difficultés financières dues à leur seule clientèle de proximité, insuffisante pour leur permettre de vivre. Pour valider ce raisonnement, il fallait la caution d’un expert et la ville a fait appel à EPARECA organisme spécialisé dans l’accompagnement des collectivités locales pour la réactivation des zones commerciales et artisanales de proximité (ouf !).

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Le téléphéfric

Publié le 27 avril 2012

On avait l’avait déjà vu en 2007 pour promouvoir l’implantation d’une enseigne internationale dans l’agglomération grenobloise. En octobre 2011 les messages publicitaires d’une banque recouvraient les bulles du téléphérique grenoblois. Certains avaient alors laissé croire que le déshabillage des bulles résultait de la protestation de la population et de la mobilisation d’associations tels que « Paysage de France ». A bien y regarder, ce retrait que l’on croyait forcé, n’intervenait qu’à la fin prévue du contrat. On espérait donc qu’après l’émotion suscitée par ces deux précédents, l’utilisation du patrimoine municipal à des fins publicitaires était définitivement révolue. D’autant que, comme nous l’avions déjà souligné, en procédant de la sorte la ville violait son propre règlement de publicité. Or l’incohérence, l’entêtement (une constante sur d’autres nombreux dossiers) et le viol des règles dont on s’est soi-même doté, ne semble pas perturber la majorité municipale. Cette fois, les bulles servent pendant 4 jours de support publicitaire au SAM (Salon Mondial de l’Aménagement Durable en Montagne) et à une entreprise de stature internationale spécialisée dans le transport par câble et les remontées mécaniques. Comme on le voit ce salon de la montagne est devenu « mondial » et « durable » terme qui est désormais associé dans l’inconscient collectif à « vert » ou « écologique » . Et chacun sait que recouvrir les bulles de publicités relève en tous points d’une démarche écologique.

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ST Microelectronics : high bénéfices contre mini augmentations

Publié le 13 avril 2012

Depuis des semaines les salariés de ST Microelectronics à Crolles faisaient ponctuellement des grèves entre 12 h et 14 h, pour exiger une augmentation de salaire uniforme pour tous de 100 € par mois. Rappel : les opérateurs et techniciens (la moitié des salariés) perçoivent entre 1800 et 2300 € brut par mois (primes et 13ème mois compris). Il est intéressant de rappeler que cette augmentation de 100 € avait été proposée par la direction de ST elle–même à l’occasion d’une réunion de négociation sur la politique salariale. Mais depuis elle avait revu sa position.

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La Galerie commerciale à de Bonne à fond la méforme

Publié le 6 avril 2012
Caserne de Bonne

(photo GK)

A propos des fermetures des commerces à de Bonne le site d’information « L’AvantPost » rapporte que « Philippe de Longevialle, adjoint à l’urbanisme de Grenoble, estime que les boutiques fermées n’ont simplement pas trouvé le public suffisant. » Monsieur de la Palisse (de la Palisse de Falcon de Longevialle) n’aurait pas fait mieux ! C’est le concept de catastrophe naturelle appliqué au monde de l’économie.

Or, ces boutiques fermées, ce sont autant de personnes qui ont engagé leur épargne et leur énergie dans un projet professionnel et un projet de vie sans aucune protection vis-à-vis du promoteur privé pour la galerie… commerciale. Elles se retrouvent avec des dettes et de l’amertume. Leurs salariés sont au chômage. Leurs fournisseurs peuvent connaître des difficultés. Pour trouver « un public suffisant » une boutique ne doit pas être écrasée de charges qui la contraignent à pratiquer des prix trop élevés pour sa clientèle potentielle.

Le bailleur privé a-t-il accepté de négocier une diminution des très confortables loyers qu’il exigeait, en le calculant par exemple sur l’évolution (le cas échéant à la baisse) du chiffre d’affaires ? A-t-il apporté tout le soutien promis en termes de campagnes de communication ?

Avant l’arrivée annoncée en novembre de l’enseigne au slogan « À fond la forme », le Centre Commercial de la caserne de Bonne, le souffle court, donne d’inquiétants signes de mauvaise santé. Ce n’est pas la puissante pensée de l’adjoint à l’immobilier qui pourra l’aider à aller mieux.

Un pâté de cheval et d’alouette

Publié le 30 mars 2012

Le conseil municipal du 26 mars débutait par des délibérations ponctuelles sur l’insertion (une délibération) et la politique économique (5 délibérations). Alors que l’ordre du jour avait mis en tête la délibération présentée par A. Djellal sur le financement d’associations d’insertion, c’est Geneviève Fioraso qui monopolisait la parole dans un très long bilan général de la politique économique de Grenoble à l’aide d’un diaporama. Ce bilan qui n’était pas à l’ordre du jour a eu pour effet d’en énerver plus d’un même dans la majorité municipale. Mis ainsi devant le fait accompli ces élus se sont trouvés contraints d’écouter sans pouvoir débattre ni intervenir sur le sujet.

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Quelle gestion pour le Stade des Alpes ?

Publié le 23 mars 2012

Stade des AlpesLe Président de la Métro critique la gestion de son prédécesseur à propos de la gestion du stade des Alpes. Rappel: le stade est aujourd’hui encore géré en régie directe. Dans le Dauphiné Libéré du 17 mars le Président Baïetto critique assez vertement ce choix : « Certains ont cru qu’ils sauraient faire, mais ça n’a pas été le cas. S’il n’y avait que le foot, on saurait très bien faire. Mais il n’y a pas que ça. Dès le départ était prévue une galerie commerciale et ça, la Métro ne sait pas gérer. Le projet de galerie commerciale n’a pas vu le jour car il faut des investissements ». M. Baïetto a la mémoire qui flanche, il ne se souvient plus très bien que comme d’autres, il a voté toutes les propositions de la Métro sur le stade, à moins que d’une certaine façon, il fasse là son autocritique.

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A ce stade, rien de nouveau

Publié le 23 mars 2012

Quel talent ce M. Baïetto ! C’est avec un plaisir non dissimulé que le président de la Métro par ailleurs membre éminent du PS, accueille le 30 mars prochain, Laurence Parisot qui patronne comme présidente du MEDEF et Claude Bébéar qui assure comme président d’Axa. On doit leur venue à Grenoble au lancement de l’opération « Nos Quartiers ont des Talents » dont ils sont, excusez du peu, présidents d’honneur, tout comme M. Pébereau Pdt de BNP Paribas et Ch. Charpy Directeur général de Pôle Emploi. Créée en 2005, cette association compte au nombre de celles qui se sont multipliées au fil des années et de l’ampleur de la crise. Une situation qui pourrait se résumer ainsi : moins il y a de travail, plus on assiste à la naissance de structures qui informent, forment le chômeur à s’adapter à la demande de l’employeur – maintien et présentation personnels, stratégie de recherche d’emploi, CV…

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Le jeu du mail

Publié le 16 mars 2012

ZFU, ce sigle barbare cache en réalité un dispositif législatif dont certaines entreprises savent apprécier les bienfaits. Les premières Zones Franches Urbaines (ZFU) ont fait leur apparition dès 1997 avec, comme toujours, les meilleurs intentions du monde à savoir, créer de l’emploi dans des secteurs urbains dits en difficulté. Et l’Etat n’a pas lésiné sur les avantages consentis aux entreprises candidates à une installation en ZFU. Ainsi par exemple, toute entreprise peut bénéficier : d’une exonération d’impôts sur les bénéfices, une exonération d’impôts locaux, une aide à l’embauche de salariés, une exonération de cotisation d’assurance maladie maternité en faveur du dirigeant de ladite entreprise. L’exonération totale d’imposition des bénéfices s’applique dans la limite de 100 000 € par période de 12 mois et de 5 000 € supplémentaires par nouveau salarié domicilié en Zone Urbaine Sensible ou en Zone Franche Urbaine, pour un temps plein et ce pendant au moins 6 mois.

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Création de « richesse » dans les grandes villes

Publié le 7 janvier 2012

L’association des maires des grandes villes de France a fait réaliser une étude sur la « richesse » produite dans les grandes villes (en réalité la valeur ajoutée), rapport non publié pour l’instant. Les Echos du 15 décembre 2011 en ont donné les premiers résultats.

Rappel, la valeur ajoutée est définie comme la différence entre la valeur finale de la production par tous les agents économiques (entreprises, associations, administrations, individus…) et la valeur des biens qui ont été consommés par le processus de production.

En Rhône-Alpes, 30% de la valeur ajoutée est apportée par le Grand Lyon, 7 % par Grenoble, 5% par St Etienne et 1 % par Valence.

Pour de nombreuses agglomérations, la valeur ajoutée annuelle se situe autour de 40 000 € par habitants, Paris domine avec 80 500 €/h et les villes qui produisent le moins sont Le Mans, Lorient, Cherbourg, Argenteuil et Nimes avec moins de 20 000 €/h.

Les Echos ne donnent pas la valeur ajoutée par Grenoble ou son agglomération, mais elle doit être de l’ordre de 40 000 €/h si on la compare à la majorité des agglomérations citées.

L’ordre de grandeur de la valeur ajoutée à Grenoble doit donc être environ de 5 à 6 milliards d’euros.

Ce chiffre montre qu’il faut relativiser le discours pseudo-keynésiens de la majorité municipale sur l’importance qu’elle accorde au niveau des dépenses d’investissement du budget principal de la ville. Il est clair que diminuer de quelques millions d’euros le niveau d’investissement du budget principal n’aura quasiment aucune influence sur l’activité dans la ville, puisque cela représente moins de un pour mille de la valeur ajoutée locale.

La baisse des impôts proposée par le groupe des élus « Ecologie et Solidarité » ne mettrait pas en péril la situation économique à Grenoble. Par contre dépenser plus en fonctionnement pour créer des emplois pérennes (non délocalisables) ou stabiliser des associations dont la quasi-totalité du budget est affectée aux salaires, ou choisir des investissements utiles au quotidien est beaucoup plus efficace pour défendre la qualité de vie pour tous dans la ville, que d’investir des millions sans contrepartie dans des opérations privées ou de prestige.

Emploi et nouvelles technologies

Publié le 7 janvier 2012

Dans un article du Monde du 3 janvier 2012, il est indiqué que l’incubateur « Grain » (Grenoble Alpes Incubation) créé en 1999 a favorisé la création de 132 entreprises, mais qu’elles n’ont engendrées que 800 emplois salariés. Faut-il pour autant ne plus soutenir la création d’entreprises par des chercheurs ? Certainement pas. En revanche ce résultat permet de relativiser le discours lancinant du maire et de sa majorité sur la création d’emplois grâce aux innovations high-tech.

Si on veut réellement créer de l’emploi à l’aide de subventions publiques c’est dans les secteurs à faible capitalisation que ce sera le plus efficace, notamment dans la majorité des activités publiques (dont la recherche publique) ou de l’économie sociale et solidaire.

Les propositions budgétaires des élus « Ecologie et Solidarité » sont beaucoup plus efficaces pour l’emploi local (non délocalisable) que la politique de la majorité municipale.

Dans un incubateur comme Grain, il serait important que les subventions publiques soient délivrées avec des contreparties en cas de succès de l’entreprise, par un remboursement de tout ou partie du coût de l’incubation, ainsi le coût pour les collectivités publiques serait minimisé ou l’efficacité de l’incubateur renforcée par des moyens supplémentaires.

Encore des aides publiques exorbitantes à des intérêts privés

Publié le 22 décembre 2011

La vigilance doit être permanente quand il s’agit d’aides publiques à des entreprises privées sans contreparties réelles. Le cas du financement du Plan de Prévention des Risques Technologiques à Pont de Claix, réduisant les risques pour la population autour du site de la société PERSTORP en cas d’accident, est édifiant à cet égard. Le coût total de l’opération d’amélioration du process industriel est de plus de 87 M€, financé à seulement 60 % par l’entreprise, le reste par l’Etat, la Région (3,5 M€) et 6 M€ par la Métro. Autant la Région, suite à la pression des écologistes a soumis cette subvention à des conditions importantes, autant la Métro n’a pas eu d’ exigence, comme d’habitude…

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Caserne de Bonne : premier bilan

Publié le 9 décembre 2011

Que certains bâtiments de la caserne de Bonne ne correspondent pas aux objectifs assignés aux économies d’énergie ne peut surprendre personne. A l’époque où la ZAC a été lancée, l’adjoint à l’urbanisme, Pierre Kermen, avait insisté auprès des promoteurs pour qu’ils fassent un effort conséquent de formation auprès des maître d’œuvres et des sociétés de construction, afin d’acquérir les techniques nouvelles et les savoirs faire indispensables à la réussite de ces opérations et aider les habitants à mettre en œuvre les bonnes pratiques. Faire moins de marge financière immédiatement pour avoir des références solides plus tard était une bonne stratégie. Malheureusement, à la recherche de l’argent facile la plupart des promoteurs n’ont pas fait ces efforts. Pierre Kermen a eu raison de demander à Enertech (société spécialisée dans l’énergétique appliquée aux bâtiments), dans le cadre du projet européen Concerto, d’évaluer les performances énergétiques de neuf bâtiments de la ZAC, car seule la connaissance des réalités permet de progresser. D’ailleurs les corrections en cours vont améliorer la situation. Voir les rapports d’Enertech sur leur site

Mais plus inquiétant est la manière dont est gérée la Galerie Commerciale, un dossier confié par le maire à G. Fioraso (adjointe à l’économie). Dans le quotidien régional du 20 novembre 2011, de multiples critiques se font jour : « cette galerie ne marche pas comme il faudrait, les commerçants ne vous diront jamais la vérité, déclare un restaurateur, ici il y a au moins douze commerces qui ont des difficultés, certains ne payent plus le loyer depuis des mois, d’autres sont sur le point de mettre la clé sous la porte ». Effectivement, « Terre d’Avenir » (commerce de produits bio) vient de fermer et d’autres pourraient suivre.


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