Archives pour la catégorie ‘Politique’

GO poursuit sa décomposition

Publié le 2 novembre 2010

Gilles Escala a fait récemment connaître sa décision de démissionner de sa fonction de président du mouvement GO Citoyenneté. Dommage qu’il ne l’ait pas fait avant, notamment en 2008 pour protester contre la collusion de la majorité municipale – dont GO est une composante – avec une partie de la droite grenobloise !

Il est vrai que ce mouvement ne représente plus guère que l’expression de ses seuls élus.

Pour nous, écologistes et alternatifs, la coordination étroite militants/élus est le meilleur moyen de faire des choix démocratiques et d’aboutir à des décisions satisfaisantes pour le plus grand nombre. Mais, à Grenoble, ce n’est visiblement pas la pratique des autres formations politiques…

GO se fait encore des illusions !

Publié le 22 octobre 2010

Le nouveau président du groupe des élus de GO Citoyenneté de Grenoble a constaté la nouvelle donne politique avec trois pôles à gauche : le Front de Gauche, le PS et Europe Ecologie. « Il va falloir arriver à travailler avec chacun de ces pôles, à les relier les uns aux autres ». Le problème c’est que GO a participé activement à la construction de la majorité droite-gauche (avec une partie de la droite liée au corrompu) qui a remplacée la majorité de gauche et écologiste du mandat précédent. Les écologistes sont donc dans l’opposition par la volonté du PS, du PC et de GO. Il faudra que GO explique par quel miracle il pourrait changer cette donne politique. Pour jouer les entremetteurs il faudrait au moins avoir une certaine neutralité, ce qui n’est pas le cas. D’autant plus que ce président indique « il faudra bien se parler, mais c’est vrai aussi qu’Europe-Ecologie est plus ouvert que les écologistes grenoblois » ! Or Europe Ecologie est largement présent dans le groupe des écologistes à la Ville… Le président des élus GO serait-il atteint de myopie politique ?

L’UMP 38 en déliquescence…

Publié le 14 octobre 2010

L’UMP n’en fini pas d’essayer de survivre avec en son sein A. Carignon, le corrompu, qui entend continuer à tirer les ficelles. Le président sortant, M. Savin a démissionné car il y avait trop d’adhérents fantômes. Le bourrage des urnes n’est pas inconnu à Grenoble. Pour celles et ceux qui n’étaient pas à Grenoble dans les années Carignon (1983-1995) un petit rappel. En 1987, le corrompu organise avec le secrétaire général adjoint à la culture (H. Baile aujourd’hui conseiller municipal d’opposition de droite au conseil municipal depuis 2008) un putsch pour s’emparer de l’association de gestion de la Maison de la culture. Le 19 septembre 1987, 200 personnes se présentent pour adhérer à l’association et renverser la majorité. Le corrompu se félicite de “ la victoire de la liste conduite par mon ami Henri Baile ”. Le 12 avril 2003, A. Carignon est élu président de l’UMP 38 après que le nombre d’adhérents à l’UMP 38 soit passé de 1000 à 3200 !

Le 23 octobre 2010, les adhérents voteront pour leurs délégués qui désigneront ensuite le président du mouvement dans l’Isère. Pour voter il faudra fournir un justificatif de domicile (l’inscription sur une liste électorale n’étant pas suffisante !) et un système de procurations infalsifiables est mis en place. Le secrétaire national aux fédérations de l’UMP confirme les soupçons de fraude : “ J’ai bien constaté des inscriptions étranges, notamment quand il y a plusieurs noms qui n’ont rien à voir les uns avec les autres sur la seule et unique boîte aux lettres d’une même maison ”. Il précise qu’il y a deux fédérations qui posent problème, l’Isère et la Haute-Garonne ; seulement deux ?

Nous suggérons de renforcer le dispositif par un système de vidéosurveillance puisque l’UMP est pour sa généralisation afin de lutter contre les délinquants.

Social, le Conseil général fait fausse route

Publié le 14 octobre 2010

Le Conseil général restructure ses services de proximité. A Echirolles, il y a deux ans, il a enlevé les assistantes sociales et la protection maternelle et infantile du centre social des Essarts, puis du centre social Anne-Frank. Maintenant il continue avec le centre social Surieux. Le CGI veut réunir l’ensemble de ses services au Cube (au centre ville). Ceci fait réagir les habitants de la Villeneuve d’Echirolles qui constatent cet abandon des services de proximité. A Grenoble il serait question de faire de même dans certains quartiers avec un regroupement de services à la caserne de Bonne !

Le CGI fait fausse route au moment où tout le monde s’accorde sur la nécessité de renforcer la présence publique dans les quartiers. Le CGI doit d’urgence revoir sa copie. D’autant plus qu’il s’était flatté, voilà quelques années, d’une réorganisation de ses services par territoires pour plus de proximité. Le CGI doit mettre un terme à ces incohérences et revoir d’urgence sa copie.

Faute de Goût

Publié le 14 octobre 2010

Les premiers éléments recueillis après la rentrée scolaire à Grenoble font état d’une augmentation moyenne significative des effectifs- à nuancer selon les secteurs de la ville- et par voie de conséquence d’une croissance proportionnelle du nombre de convives dans les restaurants scolaires.

Avant la mise en place des « repas sans viande » et ce depuis de nombreuses années jusqu’en 2009 on comptait en moyenne 30% d’enfants consommant des  « repas sans porc ». Et là en 2010, on dénombre 18% pour les « repas sans porc » et 12% pour les « repas sans viande » soit au total 30%. Surprise ! Mais pas pour les associations et l’ADES qui s’étaient élevés contre la décision de la municipalité.

Ces chiffres viennent confirmer ce que nous n’avons cessé de dire depuis fort longtemps. Quels qu’aient pu être ses arguments, la Ville a foulé au pied le principe de laïcité, parce qu’en instaurant les « repas sans viande » elle a répondu à la demande pressante d’un groupe de pression fondé sur la religion. Ce qui était présenté comme une nouvelle offre, une innovation, comme un repas végétarien qu’il n’est pas en réalité. Des repas végétariens qui, comme nous l’avions proposé, pourraient être organisés à condition qu’ils soient servis à tous. En tout état de cause cette opération n’a semble-t-il pas convaincu la majorité des parents qui, au vu des résultats ne s’y sont pas trompés.

Reste que la brèche est ouverte et que ses initiateurs portent une lourde responsabilité.

Le lycée mounier doit être réhabilité ou reconstruit sur place !

Publié le 8 octobre 2010

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Maintenant il est clair que le Président de la Région a fait une grosse erreur et qu’il doit revoir vite sa copie : il n’y avait pas plus d’urgence qu’avant pour intervenir sur le bâti. Le lycée Mounier doit être soit réhabilité soit reconstruit par tranches sur place, afin qu’il puisse poursuivre son programme éducatif qui marche bien. Il faut éviter à tout prix la dispersion des élèves et des équipes pédagogiques. Ceci ne pose pas de problèmes particuliers, il suffit de l’organiser, la Région avait d’ailleurs pour cela prévu un financement en deux tranches de 20 M€.

Le maire M. Destot est en train d’évoluer, après un soutien sans faille à la décision du Président de la Région, devant la forte mobilisation il commence à prendre ses distances sur la solution à adopter. Alors qu’il ne demandait qu’à être associé aux décisions de la région (dont il ne discutait pas la justesse), maintenant il demande « au Président de la Région Rhône-Alpes et au Recteur de l’Académie de Grenoble de bien vouloir réunir un groupe de travail ouvert à l’ensemble des acteurs concernés (équipes pédagogiques, parents d’élèves, représentants des lycéens, Ville de Grenoble, Conseil général…) afin d’examiner les conséquences de cette démolition ainsi que toutes les solutions susceptibles d’être mises en œuvre en termes de poursuite de la scolarité des actuels lycéens et d’accueil des prochaines générations de lycéens. »

La mobilisation doit s’amplifier afin que la décision du Président de la Région et du rectorat soit abandonnée rapidement.

Le maire de Grenoble a du mal à trouver ses marques

Publié le 8 octobre 2010

L’ADES a fait un communiqué de soutien à la mobilisation pour sauver le lycée Mounier, où il était écrit que le maire de Grenoble soutenait le Président de la Région.

Réaction indignée du directeur de cabinet du maire : « Je souhaiterais savoir à quelle déclaration du maire de Grenoble vous faites allusion pour considérer qu’il militerait pour la fermeture du Lycée Mounier. Ces propos sont à mes yeux tout simplement mensongers et je vous serais donc reconnaissant soit de citer vos sources soit de les retirer. »

Il suffisait de suivre les débats lors de la fête de la rose à la Bastille pour écouter le maire déclarer être solidaire du Président de la région sur la fermeture du lycée (voir par exemple cet article de Grenews). Visiblement les informations circulent très mal au parti socialiste, il y a même des mauvaises langues qui disent que la fédération de l’Isère du PS a failli envoyer un communiqué de soutien aux Mounier avant de comprendre qu’elle allait désavouer JJ. Queyranne !

Les virages sont toujours délicats à prendre. Pour justifier sa position de soutien à la démolition, M. Destot écrit : « … je sais que face aux problèmes de sécurité posés par la détérioration des bâtiments, il serait irresponsable d’hésiter. Pour avoir vécu une situation analogue avec la cité Jean Macé, je comprends donc la décision du Président de la Région de faire procéder à la démolition des bâtiments de l’actuel lycée Emmanuel Mounier. »

La vérité historique oblige à rappeler que le maire n’était pas favorable à l’opération destruction / reconstruction de Jean Macé, et que celle ci a été décidée par le conseil d’administration d’ACTIS présidé par M. Boileau. A cette occasion, J. Safar alors président du groupe socialiste à la mairie avait mené une attaque contre la présidente d’ACTIS dans le journal des élus socialistes, lui reprochant de promouvoir cette opération de destruction / reconstruction à des fins de non-construction de la rocade. En réalité, il y avait une volonté de transformation en zone d’activités au prétexte que ce n’était pas un endroit très satisfaisant dus au passage des trains, la construction d’une voie rapide, etc. Après une belle lutte des locataires de l’époque, aujourd’hui, les anciens et les nouveaux résidents, le maire et sa majorité sont globalement satisfaits du renouvellement urbain de cet espace.

Les leçons de (Petit) Chose

Publié le 8 octobre 2010

En bon politicien qu’il est, J. Safar, adjoint au maire de Grenoble et président du groupe socialiste au Conseil Régional, utilise toujours la même méthode. Il en a fait une fois de plus la démonstration avec le lycée Mounier, dont il dit dans un premier temps qu’il est « conscient et comprend » l’émotion suscitée par l’annonce de sa fermeture. Cette caresse dans le sens du poil pourrait donner l’illusion que « lui au moins a tout compris », mais ça ne dure qu’un temps car progressivement, les choses se gâtent. C’est l’art de souffler le chaud et le froid.

Ainsi, pour justifier la fermeture du lycée, il évoque le principe de précaution, et se retranche derrière les compétences respectives des deux collectivités que sont la Ville et le Conseil Régional qu’on ne doit pas confondre. Lui qui participe aux exécutifs des deux collectivités ne confond pas bien sûr : à l’évidence son bras droit ne sait pas ce que fait son bras gauche. De même face à un éventuel contradicteur il emploie une sémantique qui ne souffre aucune réplique, ces mots magiques qui figent l’adversaire sur place sont « scandaleux » et « irresponsable », qu’il faut accompagner en les proférant d’un air outré en fronçant les sourcils.

Enfin, dernièrement dans le quotidien local, il déclare, péremptoire « il faut que certains élus (suivez mon regard…) arrêtent de jeter de l’huile sur le feu ». Il oublie simplement de préciser le nom du ou des pyromanes. Nos concitoyens ont déjà assez de la morgue des dirigeants nationaux, ils n’avaient vraiment pas besoin en supplément de celle des élus locaux. Un peu d’humilité ne serait pas superflue, et plutôt que de donner des leçons, ceux-là seraient bien inspirés de réviser ou d’apprendre s’ils ne l’ont jamais fait, celle de la démocratie.

J. Safar est un des prétendants à la succession du maire de Grenoble, avec un tel comportement il vient de rater une occasion de montrer sa capacité à animer une équipe pluraliste. Il est incapable d’assumer les accords passés avec ses alliés : la fermeture du lycée Mounier n’a jamais été dans l’accord majoritaire à la région, il s’en suit que les élus qui ne sont pas d’accord avec la prise de position personnelle du Président de la région sont légitimes à le dire. La solidarité majoritaire doit s’exprimer sur tout le contrat majoritaire et rien que le contrat.

Ramener le Président de la Région à la Raison

Publié le 8 octobre 2010

Pour JJ Queyranne « le Lycée Mounier sera démoli ». Mais le Président de la Région en reste là… en oubliant la suite, et c’est bien là toute la différence ! Cette décision brutale de fermeture contient en elle-même une supercherie, doublée d’un mépris affiché pour tous les principaux intéressés et les citoyens en général, tant sur la forme que sur le fond.

Sur la forme tout d’abord, qui illustre à merveille ce qu’est un déni de démocratie, avec le petit cercle de décideurs qui fait fi des assemblées délibérantes tant au Conseil Régional qu’à la Ville. Sur le fond ensuite : chacun sait depuis fort longtemps que les bâtiments du lycée Mounier ne pouvaient rester en l’état, mais il n’était pas le seul. Il faut saluer à ce propos le travail engagé depuis plusieurs années par le Conseil Régional pour la remise en état des lycées de la Région. Ce fut le cas à Grenoble (Stendhal, Champollion, Eaux Claires…), alors pourquoi pas Mounier qui aurait pu figurer en priorité ? Mystère.

Démolir puis reconstruire par tranche sans incidence sur la communauté éducative est un procédé éprouvé, les hommes de l’art savent faire.

Installer des préfabriqués dans un espace prévu à cet effet, voilà encore un procédé éprouvé sur des espaces autrement plus réduits que ceux du Lycée Mounier, voire si besoin de l’IUFM qui dépend désormais de l’Université J. Fourier.

Tout cela est « irresponsable » déclarent les tenants de la liquidation du lycée -le mot est lâché. Mais les irresponsables ne seraient-ils pas plutôt ceux qui ne veulent pas entendre, sans autre argument que celui de la sécurité dont tout le monde aura compris qu’il ne tient pas. Si ce problème de sécurité était aussi réel et immédiat qu’on le dit, pourquoi n’avoir pas fait évacuer les locaux aussitôt ?

Bref, tous les arguments avancés par les décideurs sont si peu crédibles qu’ils ne devraient guère s’étonner des soupçons qui commencent à gagner ça et là. Quel intérêt à libérer la surface occupée actuellement par le lycée, voire celle de l’IUFM, sans imaginer quelque opération juteuse ? Irresponsable de le dire ? Il n’y a qu’une seule solution pour prouver qu’il s’agit là de purs fantasmes : avoir un peu de courage et engager la reconstruction du lycée Mounier.

Center parcs, le projet arrêté pour l’instant

Publié le 8 octobre 2010

L’association pour des Chambaran sans Center Parcs a déposé divers recours contre ce projet :

  • Le 17 septembre 2010 un recours au tribunal administratif contre la révision simplifiée du plan local d’urbanisme de la commune de Roybon et un recours gracieux au préfet de l’Isère pour retirer l’autorisation de défrichement de la forêt.
  • Le 22 septembre 2010 un recours gracieux au maire de Roybon pour qu’il retire le permis de construire obtenu par la « S.N.C Roybon Cottages ».

Comme d’habitude dans ce cas, la société ne démarre pas les travaux sans que les recours soient purgés, elle a donc suspendu la réalisation de Center Parcs. Mais il semble que de nombreuses difficultés vont se faire jour dans ce dossier qui risque bien de s’enliser. Il faut poursuivre la mobilisation contre ce mauvais projet. A suivre.

Période préélectorale…

Publié le 30 septembre 2010

En mars 2011 auront lieu dans la moitié des cantons du département (soit 29 cantons) le renouvellement des conseillers généraux. Le parti socialiste craint à juste titre la concurrence des écologistes regroupés dans Europe Ecologie. Du coup les marques de nouvelles sympathies se multiplient, notamment à Grenoble. A “ la Fête de la Rose ” de samedi 25 septembre où étaient invitées les différentes composantes de la gauche, M. Destot a fait applaudir Maryvonne Boileau… en oubliant de préciser qu’elle est dans l’opposition municipale depuis qu’il a fait alliance avec une partie de la droite aux élections municipales. Serait-il gêné de le défendre devant les militants socialistes ? Bertrand Delanoé a fait un discours très écolo, il est réconfortant d’observer que certains socialistes nous rejoignent sur le thème de la nécessaire transformation de l’économie vers plus d’écologie et de solidarité. Il reste encore un bout de chemin vers une démocratie renouvelée, mais soyons optimistes !

Prononcer de beaux discours c’est très bien, mais en politique, seuls les actes comptent. Pour l’instant il n’y a pas d’actes forts démontrant une volonté des exécutifs municipaux, départementaux et régionaux PS de changer leurs politiques. Les points noirs restent à l’identique : les projets pharaoniques ou désastreux (GIANT, Center Parcs…), les aides aux intérêts privés sans contrepartie, l’incapacité à associer les habitants aux grands choix, les pratiques politiques transformant les assemblées délibérantes en simples chambres d’enregistrement (gestion du dossier de la rocade-nord , destruction annoncée du lycée Mounier)… La meilleure garantie que la situation évolue, c’est que les électeurs disent clairement qu’ils veulent que cela change, à Grenoble et dans le département lors des élections cantonales et se prononcent pour les valeurs de démocratie, d’écologie et de solidarité, l’ADES y contribuera.

Lycée Mounier : reconstruire !

Publié le 30 septembre 2010

Dessin Cled'12 - Tous droits réservés

La décision prise par le Président de la Région, soutenu par le maire de Grenoble et le rectorat, de fermer prochainement le Lycée Mounier est inacceptable.

Cette position est contraire à ce qui avait été décidé par le Conseil Régional il y déjà plusieurs mois, prévoyant de réhabiliter le lycée et ayant pour cela voté des financements.

La plupart des acteurs (professeurs et personnels, lycéens, parents d’élèves, élus de Grenoble et de la région) ont appris brutalement cette décision antidémocratique, c’est inacceptable.

La Région invoque le fait que les locaux sont devenus trop dangereux pour que ce lycée continue à accueillir des élèves, mais comment croire que la sécurité s’est dégradée au point d’obliger à fermer le lycée dans neuf mois, mais que cela ne pose aucun problème dans l’immédiat pour cette année scolaire ! D’autant que des solutions peuvent être envisagées pour conduire une rénovation par tranches, sans fermer tout le lycée.

Le maire de Grenoble qui se dit soucieux des quartiers sud devrait soutenir le maintien de ce lycée au lieu de militer pour sa fermeture.

Les arguments pour défendre le lycée Mounier ne manquent pourtant pas. L’équipe pédagogique assure un travail remarquable, une vie collective dynamique, proposant des options rares, des projets innovants, le CLEPT (« lycée du raccrochage scolaire »), la Mission Générale d’Insertion, l’accueil de jeunes étrangers arrivant en France… Ce lycée a une double vocation générale et technologique, et accueille majoritairement des élèves des quartiers Sud. De plus cet établissement, très bien desservi par les transports en commun, dynamise la vie du quartier.

Que propose le rectorat aux futurs élèves dès 2011 suite à la fermeture de leur établissement : être orientés majoritairement dans les lycées techniques, limitant ainsi la voie à l’enseignement général et le choix des filières pour les jeunes. La dislocation de l’équipe pédagogique existante marquerait sans aucun doute la fin du projet Mounier.

A l’’heure où le Gouvernement Fillon / Sarkozy conduit une casse systématique de notre système éducatif (suppressions massives de postes, disparition de la formation professionnelle des enseignants, réforme du lycée…), les collectivités locales se devraient d’être des contrepoids pour préserver ce qui peut l’être, au lieu de favoriser ce mouvement de destruction massive.

Nous comprenons tout à fait les réactions des élèves et de leurs parents, et celle de la communauté éducative. Nous soutenons leurs arguments pour défendre le projet pédagogique de ce lycée et valoriser l’outil de mixité sociale que représente cet établissement dans notre ville.

Nous demandons au Président de la Région de revenir sur cette décision, de remettre le dossier à plat afin que l’ensemble des intéressés puissent être associés à la réflexion sur la reconstruction de leur lycée.

Réflexions de l’ADES suite aux évènements de cet été à Grenoble

Publié le 30 septembre 2010
dessin commissariat

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Suite au discours de la honte de N. Sarkozy à Grenoble le 30 juillet 2010, triant les français suivant leurs origines, stigmatisant les immigrés et inventant des boucs émissaires, trahissant son devoir de Président que lui donne la constitution, il est indispensable de rappeler quels sont les fondements de notre République.

L’ADES fait aussi des propositions pour améliorer le mieux vivre ensemble dans toute la ville.

Rappels de certains fondements de notre République

Les droits fondamentaux de l’homme

La Déclaration des droits de l’homme et du citoyen du 26 août 1789 qui a valeur constitutionnelle débute par :

“ Les représentants du peuple français, constitués en Assemblée nationale, considérant que l’ignorance, l’oubli ou le mépris des droits de l’homme sont les seules causes des malheurs publics et de la corruption des gouvernements, ont résolu d’exposer, dans une déclaration solennelle, les droits naturels, inaliénables et sacrés de l’homme, afin que cette déclaration, constamment présente à tous les membres du corps social, leur rappelle sans cesse leurs droits et leurs devoirs… ”

Et l’article 2 liste les droits fondamentaux : “ Le but de toute association politique est la conservation des droits naturels et imprescriptibles de l’homme. Ces droits sont la liberté, la propriété, la sûreté et la résistance à l’oppression. ”

Le terme de sûreté ne doit pas être confondu avec celui communément employé actuellement de sécurité. Les historiens rappellent qu’en 1789, la sûreté est la garantie dont dispose chaque personne contre une arrestation, un emprisonnement ou une condamnation arbitraire. A cette époque une des premières urgences était d’éliminer les atteintes à la liberté individuelle, les arrestations décidées de manière arbitraire étaient les marques du despotisme monarchique.

Cette défense de la sûreté des personnes qui vise à protéger les individus contre l’arbitraire de l’Etat n’a rien à voir avec la notion de sécurité telle que l’emploient les ministres Besson, Hortefeux ou le Président Sarkozy.

La sécurité désigne le droit à être protégé des violences civiles. Ce terme est à rapprocher de celui de tranquillité publique. Au fur et à mesure des dérives sécuritaires surtout depuis la loi du 18 mars 2003, la sécurité est comprise dans son sens le plus restrictif : le devoir de l’Etat étant de protéger les personnes et leurs biens contre les délinquants quitte à menacer la sûreté des personnes (fouilles, fichage ADN, contrôles d’identité, vidéosurveillance…).

Il n’est donc pas inutile de rappeler que la défense des libertés individuelles à travers le droit de sûreté est au dessus de la sécurité des biens et des personnes. La sécurité sarkozienne ne fait pas partie des droits fondamentaux tels que définis dans le texte fondateur de notre République.

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La majorité “droite-gauche” en action

Publié le 30 septembre 2010

Encore un exemple où l’utilisation de l’argent public est critiquable. La majorité municipale décide de subventionner la société Glénat à hauteur de 180 000 €, alors que les engagements que cette société a pris en rachetant l’immeuble de l’ancien théâtre du Rio n’ont pas été tenus, et que la vente de l’immeuble avait été faite nettement en dessous du prix des domaines. Il n’y avait donc aucune raison de poursuivre une aide à cette société privée.

Dans le même temps, la majorité municipale décide d’imposer à ACTIS de participer à hauteur de 22 000 € à la réfection de la place Edmond Arnaud (place publique) au motif que cette dernière est beaucoup utilisée par des locataires d’ACTIS, mais aussi que ces 22 000 euros doivent servir à l’accessibilité dans les logements. Rappelons que les finances d’ACTIS dépendent à plus de 80 % des loyers payés par des ménages aux faibles ressources. Vive la solidarité ! Après avoir augmenté violemment les impôts locaux, décidé d’augmenter la TEOM, voila maintenant la majorité droite-gauche qui cache des impôts dans les loyers des bailleurs sociaux, mais où vont-ils s’arrêter !

Le collectif Solidarité Roms interpelle les éluEs de La Métro

Publié le 30 septembre 2010

Le collectif Solidarité Roms est intervenu vendredi 24 septembre à la Métro et a remis aux élus un texte les interpellant sur les situations inadmissibles faites aux Roms, qui se termine par les demandes suivantes :

“Nous attendons de l’assemblée qu’elle traite aujourd’hui de ces points :

  • État des lieux de la situation des Roms dans l’agglomération.
  • Positionnement politique de l’assemblée face à la politique xénophobe de stigmatisation des Roms et au cortège répressif qu’elle met en œuvre.
  • Mise en œuvre immédiate des compétences de l’assemblée pour apporter les solutions les plus rapides aux questions d’hébergement des Roms présents dans l’agglomération et plus particulièrement une décision immédiate concernant les familles Roms pour lesquelles des négociations ont déjà été engagées. ”

La présidente de la séance (G. Fioraso remplaçant M. Baïetto) a précisé qu’il y aurait ce sujet inscrit à l’ordre du jour à la prochaine réunion le la Métro le 29 octobre, ce qui ne répond pas à l’urgence de la situation.

Texte distribué par le collectif solidarité Roms aux élus de la Métro le 24 septembre

Le collectif Solidarité Roms a été crée le 16 septembre 2010. Il regroupe des militants de longue date représentants d’associations engagées dans les luttes sociales, en particulier celles concernant les sans papiers et les sans logis, des représentants de partis politiques, de syndicats, des élus, des professionnels de l’action sociale, ainsi que des Roms, des habitants de l’agglomération, des voisins des différents camps, ainsi que le collectif suivant depuis le printemps plus particulièrement les familles Roms qui ont été expulsées cet été à Saint Martin d’Hères.

Nous avons demandé cette prise de parole devant le Conseil de cette assemblée pour :

1) Exposer la situation d’ostracisme, de stigmatisation, d’exclusion sociale et même humanitaire dans laquelle vivent aujourd’hui, les Roms présents dans notre agglomération. Cette situation d’abandon, de désespoir, de peur est dégradante, inhumaine, pour eux, elle est une honte pour nous, elle doit l’être pour l’assemblée de cette métropole. C’est pourquoi nous vous demandons de ne pas ajouter à la honte du Discours de Grenoble, qui inaugura cette nouvelle saison de chasse aux Roms, la honte de ce vous n’aurez pas fait.

2) Demander donc solennellement à cette assemblée, de prendre une position forte, précise et sans détours pour condamner la politique mise en œuvre depuis cet été à leur encontre. Pour affirmer que le droit des Roms ne peut être uniquement celui du droit au retour volontaire. Une législation française et européenne existe.

3) Exiger que la Métro utilise les compétences qui sont les siennes pour mettre en œuvre immédiatement des solutions d’hébergement dans le cadre d’une procédure d’urgence humanitaire en balayant les rhétoriques dilatoires de l’appel d’air et du partage des compétences.

4) Exiger que la Métro donne une réponse aujourd’hui à la démarche en cours depuis le printemps avec les services de Monsieur Jean-Philippe Motte, concernant le logement des familles Roms qui étaient à Saint Martin d’Hères et qui vivent aujourd’hui dans un campement de fortune sans eau, ni toilettes, ni électricité à Saint Martin le Vinoux.

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Changement de ton à la Métro, vers un changement de politique ?

Publié le 24 septembre 2010

Le 20 septembre, le Président de la Métro, M. Baïetto, tient sa conférence de presse de rentrée autour de trois thèmes : L’agglomération post-carbone, l’agglomération nature et l’agglomération innovante. M. Baïetto a dessiné des priorités politiques qui changent par rapport à ce qui s’est fait. Il annonce un débat au Conseil de la Métro lors du débat d’orientation budgétaire (obligatoire avant le vote du budget) qui devrait avoir lieu le 29 octobre. Il est de bon augure de lier priorités stratégiques et priorités budgétaires. De nombreux points sont à souligner dans cette conférence de presse :

  • Il faudrait un Plan Local d’Urbanisme (PLU) d’agglomération, si c’est possible ce sera après 2014.
  • La Métro doit être présente sur le plan du social avec la création d’une direction des solidarités. Il faut une authentique politique de la ville au sein de la Métro, qui touche à la jeunesse, la santé, la formation, la culture, les loisirs, le sport… Ce serait une vraie révolution !
  • Préparer une agglomération post-carbone : diminuer les déplacements, plus de commerce dans les quartiers et moins de centres commerciaux en périphérie. Priorité aux modes doux des déplacements…
  • Evidemment le mea culpa sur la rocade est à souligner.

Nous ne pouvons que nous féliciter de voir le président de la Métro rejoindre les propositions que défendent les écologistes depuis des années. Espérons que ce ne seront pas que des « paroles verbales » et que dès le budget 2011 ce changement de priorités se traduise clairement par des chiffres, avec l’abandon de politiques de prestige et des aides sans contrepartie aux intérêts privés. Mais le poids des corporatismes communaux et des lobbies risque d’être plus forts que les envies de changement du président, et la sous représentation des écologistes à la Métro ne va pas aider à aller dans le bon sens : un seul élu (G. Kuntz) pour représenter 20 % de l’électorat, c’est vraiment scandaleux.

Votation citoyenne, que fait la majorité municipale ?

Publié le 24 septembre 2010

Le Conseil Consultatif des Résidents Etrangers Grenoblois (CCREG) a dix ans d’existence. Il a été mis en place grâce à l’action des élus écologistes, il se mobilise notamment pour que soit reconnu le droit de vote des résidents étrangers non communautaires. Mais depuis le changement de majorité son activité est ralentie faute de volonté politique. Chaque année à Grenoble comme dans d’autres villes est organisée « la votation citoyenne » qui demande aux habitants de donner leur avis sur la question du droit de vote des résidents étrangers. Cette votation était organisée par le CCREG et soutenue par de nombreuses associations et mouvements politiques. Pour passer à une vitesse supérieure, le collectif national a lancé pour fin 2010 l’organisation de référendums municipaux organisés par les mairies volontaires pour demander aux habitants de se prononcer sur ce droit de vote. Evidemment ceci est illégal et de nombreuses communes ne veulent pas le faire. Le maire de Grenoble n’a toujours pas répondu à la demande d’organisation d’un tel référendum en disant qu’il faisait étudier cette proposition par son service juridique, ce qui ne sert à rien puisque tout le monde sait que ce n’est pas légal. Pour une ville « Compagnon de la Libération », la moindre des choses est d’agir même par des actes symboliques pour montrer que la démocratie et la citoyenneté ne sont pas à la hauteur des nécessités et exiger que soit enfin reconnue une « citoyenneté locale » où chaque résident a les mêmes devoirs et donc les mêmes droits. De tous les actes administratifs de la mairie, aucun ne présente de différence pour les habitants quelle que soit leur origine, les services publics sont ouverts à tous, les impôts locaux sont payés par tous… il n’y a aucune raison objective pour que les résidents étrangers ne puissent pas élire les conseillers municipaux et participer ainsi à la vie de leur cité.

L’ADES a fait des propositions concrètes pour que soit organisée une consultation de tous les habitants plutôt qu’un référendum, car au niveau du droit et du coût les deux sont complètement différents. Mais peu importe la forme, il s’agit de poser un acte symbolique fort, que pour l’instant la majorité droite-gauche se refuse à assumer.

Plus bête l’avis

Publié le 24 septembre 2010

Alors que «les événements de la Villeneuve» ont révélé une société en panne, qui balbutie depuis si longtemps son lot de difficultés sociales, de chômage, de violence… une proposition de remède est survenue, aussi rapide qu’inattendue. C’est en effet le 18 septembre dernier, dans le cadre de rencontres des habitants avec les élus de la majorité municipale (Villeneuve, Village Olympique…), au détour d’une interview donnée au quotidien régional, que l’élue en charge du secteur 6 a, à la question «Comment faire changer l’image du quartier ?» asséné cette réponse baroque : «…Et un projet débute : la réalisation d’une sitcom sur la Villeneuve. Avec un scénario écrit à partir de témoignages et de rencontres avec les jeunes, avec les habitants. Le pilote sera projeté dans le parc sur un écran géant. Et des chaînes pourraient être intéressées par ce «Plus belle la Villeneuve» » !

Mais comment est-il possible que personne n’ait eu cette idée de génie plus tôt ?

A moins de penser à une forme de cynisme, les habitants de la Villeneuve doivent sans doute se demander si les élus de la majorité vont continuer longtemps à amuser la galerie.

Un paradis fiscal honoré par la majorité municipale en grande pompe (à fric !)

Publié le 17 septembre 2010

Saint-Marin, petite république de 30 000 habitants est un paradis fiscal bien connu. Pour éviter de se trouver sur la liste noire ou grise de l’OCDE, elle a conclu des accords de transparence fiscale avec 13 Etats, le seuil requis par l’OCDE pour intégrer « la liste blanche » étant de 12. Mais parmi ces 13 pays, 7 sont des paradis fiscaux !!!

A l’occasion de la fête nationale de ce paradis fiscal, une cérémonie a eu lieu le 3 septembre dans les salons de la mairie de Grenoble, pilotée par B. Betto adjoint de M. Destot. Ce choix était des plus pertinents puisque M. Betto a été un important adjoint de A. Carignon (le corrompu) pendant 12 ans, ce mélange gauche-droite était donc tout à fait adapté à la circonstance.

Si en 2014, Grenoble devient une ville écologiste, pour faire des économies et éviter ce genre de faux pas, une seule cérémonie sera mise en place chaque année pour recevoir les délégations des différents Etats représentés à Grenoble.

Il est bizarre le Président du CGI !

Publié le 17 septembre 2010

Dans son interview de rentrée (voir Le Dauphiné Libéré du 11 septembre dernier), le Président du Conseil général de l’Isère (CGI) déclare : “ l’argent public est de plus en plus rare aujourd’hui ”. Là-dessus nous sommes totalement d’accord et nous n’arrêtons pas de nous élever contre les gaspillages dans les collectivités, dont le CGI.

Par contre il s’élève contre ces écologistes qui s’opposent au projet de Center Parcs dans les Chambaran. “ Mais en Isère, nous devons faire face à quelques irréductibles qui s’opposent toujours à tout : le stade, Minatec, la rocade-nord. Ils ne représentent souvent qu’eux-mêmes… ”.

Il est un peu myope le Président. Lorsqu’un courant politique fait 20 % des exprimés en Isère, c’est que ses militants représentent un peu plus qu’eux-mêmes.

Les opérations que cite M. Vallini sont des opérations dévoreuses d’argent public le plus souvent au profit de puissants intérêts privés.

  • Le stade coûte très cher à la collectivité au profit d’une société privée le GF 38.
  • Le bâtiment de haute technologie à Minatec (les salles blanches) est financé par des capitaux publics pour permettre à des sociétés privées d’accéder à des salles blanches à des prix défiant toute concurrence.
  • Center parcs, opération privée de Pierre et Vacances, nécessite des dizaines de millions d’euros d’aide publique.

Sur tous ces dossiers les écologistes ont proposé des solutions alternatives où l’argent public était utilisé pour l’intérêt général, qui coûteraient moins cher et seraient plus respectueuses de l’environnement. Que M. Vallini ne vienne pas se plaindre que l’argent public est de plus en plus rare… Il faut l’utiliser à bon escient.


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