Archives pour la catégorie ‘Politique’

Le Conseil général votera-t-il un mauvais budget ?

Publié le 24 mars 2010

C’est ce vendredi que le Conseil général vote son budget 2010. Les finances du Conseil général se dégradent à cause du désengagement de l’Etat, de la réforme de la taxe professionnelle et de la perte de recettes dues à la crise immobilière (droits de mutation). Mais au lieu d’abandonner les mauvaises politiques (rocade nord, politique économique de droite…), le Président propose un budget qui fait des coupes sombres dans des budgets sociaux pourtant prioritaires :

  • logements sociaux, le CGI veut diminuer ses aides à la construction.
  • il pourrait y avoir de fortes baisses pour la petite enfance.

Le projet de budget propose aussi de diminuer les subventions au SMTC, de reporter des travaux sur les digues de l’Isère…

Pour l’instant seuls les élus Verts font de la résistance et ils annoncent qu’ils ne voteront pas le budget s’il reste en l’état.

Il est possible de suivre les débats en ligne sur internet (voir le site du conseil général)

Analyse du 2ème tour des élections régionales à Grenoble

Publié le 24 mars 2010

La participation s’est un peu redressée en augmentation de 12,5 %

De 42,3 % elle est passée à 47,6 % soit 4413 votants de plus et 4008 exprimés supplémentaires, certains bureaux qui avaient très peu votés au 1er tour se sont plus mobilisés par exemple à Teisseire, à A. Abry et dans une moindre mesure Mistral.

La structure de participation est très proche de celle du 1er tour, certains quartiers votent très peu et de moins en moins ce qui est un phénomène national et très typé sociologiquement.

A qui a profité ce renforcement de la participation

Voici les augmentations en voix entre les deux tours :

  • Front National + 733 voix soit + 23,9 % par rapport au 1er tour
  • Droite, divers droite et Modem 1103 voix soit +16,5 %
  • et l’ensemble de la gauche et extrême gauche : 2172 voix soit +9,5 %.

Mais ceci est une vision très simple puisqu’à part le Front National, l’électorat de gauche et de droite était dispersé sur plusieurs listes et donc avec des transferts de voix qui n’atteignent jamais 100 %. Avec une participation en hausse de 12,5 %, le FN récupère un peu plus de voix. La droite fait le plein et c’est à gauche qu’il y a une légère déperdition, mais il y avait 5 listes au 1er tour. Comme au niveau national il n’y a pas eu une compensation pour la droite au 2ème tour. La sanction contre Sarkozy reste identique à celle du 1er tour.

Les transferts de voix entre les deux tours

Lorsqu’on compare la somme des voix de gauche du 1er tour (PS, plus Europe Ecologie plus Front de Gauche et extrême gauche) avec celles du 2ème tour pour la liste d’union de la gauche et des écologistes on trouve une corrélation très forte sur les 86 bureaux de vote (coefficient de corrélation de 0,95). Si on exclu les voix d’extrême gauche, la corrélation diminue à 0,89. Il y a donc un transfert très bon de tous les électorats du 1er tour.

Corrélation entre les voix de gauche (PS, EE, FDG) + extrême-gauche (NPA, LO) entre le 1er et le 2ème tour

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Dimanche votons massivement pour la liste de gauche et des écologistes !

Publié le 18 mars 2010

Le premier tour des élections régionales a sanctionné la droite, mais malheureusement le Front National a dépassé largement les 10 % des exprimés ce qui lui permet de se maintenir au deuxième tour.

  • Le premier enjeu est que l’extrême droite obtienne le minimum d’élus. Avec 10 % il pourrait obtenir 11 ou 12 élus. Pour faire baisser ce score il faut augmenter la participation le plus possible et expliquer à toutes celles et ceux qui considèrent que les jeux sont faits, et qu’il n’y a plus besoin de se déplacer, qu’au contraire il faut se mobiliser pour minimiser le poids du FN à la Région.
  • Le deuxième enjeu est évidemment d’approfondir la sanction contre la politique de Sarkozy et pour cela il faut augmenter encore les votes pour la gauche et les écologistes en votant pour la liste unitaire proposée par le PS, Europe Ecologie et le Front de Gauche.

Analyse des résultats du 1er tour des élections régionales, notamment à Grenoble

Publié le 18 mars 2010

V. Comparat nous propose une première analyse des élections régionales et les conséquences pour l’avenir politique à Grenoble.

Les résultats sont conformes aux grandes tendances nationales mais avec toujours une exception grenobloise de plus en plus marquée. L’ADES avait indiqué avant l’élection que si le score du PS passait en dessous de 32 % à Grenoble ceci signifiait une lourde sanction pour le maire et sa majorité « droite-gauche ». Avec seulement 27,5 % la sanction est très sévère. Les conséquences pour l’avenir sont importantes et les écologistes et leurs alliés ont les cartes en main pour devenir le ferment d’une nouvelle majorité politique vraiment de gauche et écologiste, capable d’offrir une alternative efficace face aux errements de la majorité « droite-gauche » de M. Destot, dont le rejet est de plus en plus marqué.

L’enjeu pour Europe Ecologie est maintenant de se construire comme un véritable mouvement, capable d’exister, d’être force de proposition et d’action, et d’ancrer durablement l’écologie politique à gauche dans le paysage français, au-delà des seuls rendez-vous électoraux. Et à Grenoble comme ailleurs qu’elle s’associe avec toutes celles et ceux qui veulent que ça change.

L’ADES quant à elle va continuer, comme elle l’a toujours fait, à travailler avec toutes les forces de gauche, écologistes et alternatives, afin de continuer à faire progresser concrètement dans notre agglomération les valeurs de démocratie, d’écologie et de solidarité.

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La Métro, un nouveau départ ?

Publié le 18 mars 2010

Le 12 mars, Marc Baïetto a été élu président de la Métro à la place de Didier Migaud nommé par Sarkozy à la Cour des Comptes. Lors de son élection, le nouveau président a insisté sur la nécessité de remettre la politique au centre des débats et décisions de la Métro. Cela pouvait être interprété comme un certain désaveu des pratiques antérieures et une volonté de faire évoluer le fonctionnement de l’assemblée délibérante. Gilles Kuntz, notre représentant a dit qu’il jugerait l’action du nouveau président sur ses actes. Les premiers actes ne sont pas là pour nous rassurer, la droite et la « gauche » ont négocié en sous main en se répartissant présidences et indemnités pour que l’élection du nouveau président se fasse dans un fauteuil sans aucun adversaire. Le nouveau président a aussi justifié la poursuite de l’endettement de la Métro, ce qui signifie que l’augmentation des impôts va se poursuivre inexorablement sans service rendu supplémentaire, notamment en faisant payer dans la taxe d’enlèvement des ordures ménagères (TEOM), la collecte mais aussi le traitement des déchets.

Autre inquiétude, G. Fioraso, 1ère Vice-présidente est « chargée du développement économique, universitaire, scientifique et de l’innovation ». Donc le développement universitaire et scientifique est mis à la remorque de la politique économique et de l’innovation. C’est une parfaite illustration d’une politique de droite visant à mettre l’université et la recherche sous la coupe des intérêts économiques. C’est la poursuite à marche forcée de l’opération GIANT qui vise à mettre le développement technologique au centre du système de recherche grenoblois, tuant à terme la recherche fondamentale et le pluralisme de l’université.

Rocade-nord, le conseil général s’entête…

Publié le 18 mars 2010

Avant même d’obtenir les autorisations nécessaires pour réaliser la rocade-nord, le conseil général de l’Isère (CGI) a fait couper de nombreux arbres à la Tronche près du cimetière (là où la rocade serait en aérien pour y installer le péage), et va démolir sous peu une maison qui aurait pu être utilisée pour loger une famille… Il est prévu de protester sur place contre cette démolition qui ne se justifie pas et qui pourrait se dérouler la semaine prochaine.

Le rapport de la commission d’enquête sur la rocade devrait être rendu au Préfet après les élections régionales, il ne fallait pas que ce dossier vienne polluer le bon déroulement des élections et augmente encore le score des écologistes ! Le Préfet demandera ensuite au Conseil Général de prendre une délibération réaffirmant l’intérêt général de cet aménagement, ce n’est qu’après cette formalité que le Préfet pourra délivrer ou non la Déclaration d’Utilité Publique (DUP) qui marquera le début de l’éventuelle réalisation de la rocade. Le CGI passera ensuite une délégation de service public avec une entreprise privée pour la charger de la réalisation effective des travaux et de l’exploitation ultérieure de l’ouvrage. Pour cela il faudra finaliser les aspects financiers de l’opération ce qui ne va pas être le plus simple car le coût réel de la rocade est beaucoup plus élevé que prévu et que le privé ne pourra pas aller au-delà de 200 M€, ce qui laisse une ardoise très lourde au CGI qui cherche toutes les solutions lui permettant d’étaler la facture. L’ADES a décidé d’utiliser tous les moyens du droit pour empêcher la réalisation de cette rocade qui est une aberration. Des recours sur des décisions préparatoires ont déjà été déposés et devraient être examinés prochainement par le tribunal administratif.

Elections régionales, les résultats dans la Métro

Publié le 15 mars 2010

Communiqué du 16-03-2010

Voici les résultats du premier tour des élections régionales dans la Métro :

  • LO : 1,2 %
  • PS : 27,6 %
  • Droite : 20,7 %
  • Europe Ecologie : 22,3 %
  • FN : 10,2 %
  • Div D : 1,4 %
  • Front de Gauche : 9,9 %
  • Modem : 4,2 %
  • NPA : 2,6 %

Europe Ecologie est donc en 2ème position devant la droite.

Il est intéressant de voir ce que représente en nombre de voix un élu de la Métro :

  • Un élu du groupe communiste représente 500 voix
  • Un élu de droite représente 900 voix
  • Un élu du groupe PS et apparenté 1 000 voix
  • Un élu écologiste 22 500 voix !

Souhaitons que la voix de Gilles Kuntz (suppléante G. Delbos-Corfield) soit entendue à la mesure de sa vraie représentativité et que les politiques de la Métro soient infléchies fortement pour plus de démocratie, d’écologie et de solidarité.

Elections régionales à Grenoble, une double sanction

Publié le 15 mars 2010

Communiqué du 15-03-2010

L’abstention est très forte à Grenoble conformément à ce qui s’est passé nationalement.

La première sanction est contre la droite : les résultats des votes sur Grenoble montre un effondrement de la droite UMP avec seulement 19,4 %.

La deuxième sanction est contre le PS : un score faible par rapport à celui de régionales de 2004. En effet si on enlève les voix du Front de gauche (qui inclus le PC) au vote pour la liste PS-PC de 2004, le PS seul aurait fait environ 32 % à Grenoble. Avec seulement 27,6 % la liste PS est lourdement sanctionnée. Le PS ne fait pas mieux qu’au niveau national alors qu’historiquement il faisait toujours beaucoup mieux. Le PS ne représente plus que 42 % des voix de gauche à Grenoble !

Avec un si faible score, le potentiel électoral de la majorité municipale n’atteint que 36 %, alors que M. Destot avait fait 42 % au 1er tour des élections municipales.

Les écologistes réalisent un très bon score avec 26,5 %, dépassant largement leur score du 2ème tour des municipales, avec un léger tassement par rapport aux élections européennes. Europe Ecologie est devant le PS dans 4 cantons sur 6 dans la ville, et est la première force politique dans ces 4 cantons…

Encore une fois le travail de fond des écologistes depuis des années est en train de porter ses fruits, et la dérive à droite du PS est maintenant refusée par une majorité des électeurs de gauche à Grenoble. L’ADES poursuivra avec l’ensemble des écologistes et des mouvements de gauche qui le souhaiteront, la construction d’une alternative de gauche et écologiste dans la ville et l’agglomération.

Election sans surprise de Marc Baïetto à la Présidence de la Métro

Publié le 12 mars 2010

Communiqué du 12-03-2010

Comme d’habitude le conseil de communauté a commencé avec beaucoup de retard et il n’y avait pas assez de places pour accueillir le public (plus nombreux que d’habitude). Vivement que la Métro se dote d’une salle de délibération permettant au public d’assister dans des conditions correctes aux débats de l’assemblée.

  • Il a manqué une voix à M. Baïetto. En effet notre élu Gilles Kuntz n’ayant pas pris part au vote et le groupe de droite Métro-Alternative de 17 membres ayant décidé de voter blanc, le nouveau Président aurait dû obtenir 55 voix. Il n’en a obtenu que 54. Des mauvaises langues dans le public pensaient que le vote blanc supplémentaire était celui du maire de Grenoble qui avait été le premier à se déclarer pour prendre la présidence de la Métro et qui a dû faire marche arrière ensuite.
  • Dans son discours de remerciements, le président a eu une expression intéressante : il faut remettre la politique au centre des débats du conseil de communauté. Donc il prenait acte que ce n’était pas le cas auparavant. C’est un point sur lequel nous sommes d’accord. Le Conseil de la Métro n’est pas une assemblée politique, il n’a pas été élu sur des programmes, il est d’abord le lieu d’arrangement des maires et un guichet où ils viennent se servir pour leur commune, ce qui a été clairement rappelé par le Maire de Fontaine.
  • Par contre le nouveau Président a fait le silence total sur le cumul de ses mandats, il n’a même pas évoqué le fait qu’il pourrait y réfléchir.

Nous jugerons ses choix politiques et sa pratique sur ses actes.

Qui est M. Baïetto, nouveau président de la Métro ?

Publié le 11 mars 2010

A 66 ans, M. Baïetto deviendra le 12 mars 2010 le nouveau Président de la Métro (étant donné qu’il est le seul candidat à ce poste, le pronostic n’est pas difficile à établir…).

Il a été élu au conseil municipal d’Eybens en 1974 et est maire de cette ville depuis 1983, il est également Conseiller général du canton d’Eybens depuis 1988.

Voici ses fonctions :

  • 1er vice-président du Conseil général de l’Isère, chargé de l’aménagement et de l’organisation des territoires, des transports et des déplacements
  • 3è Vice-président de la Métro (Communauté d’agglomération de Grenoble) délégué à la politique des déplacements
  • Président du Syndicat Mixte pour l’Elaboration et le Suivi du Schéma Directeur de la Région Grenobloise
  • Président du SMTC (Syndicat Mixte des Transports en Commun de l’ Agglomération Grenobloise), membre des conseils d’administration des VFD, de la Semitag
  • Vice-président du CNFPT, Centre national de la fonction publique territoriale
  • Président du Centre de Gestion Isère de la fonction publique territoriale.

C’est un authentique professionnel de la politique et un cumulard exemplaire. Souvent dans les réunions publiques, il déclare face à des opposants : nous avons été élus, donc c’est à nous de décider !! Il ne semble pas habité par la volonté de faire participer les citoyens aux décisions qui les concernent. Homme de pouvoir, il n’hésite pas à cacher des informations qui pourraient servir au débat public et à mentir lorsque cela le sert. Après avoir été un défenseur de transports en commun il est devenu un ardent partisan de la rocade-nord !

Dans sa nouvelle fonction, nous le jugerons sur les actes : arrêtera-t-il la spirale du surendettement de la Métro et son corollaire l’incessante hausse des impôts des ménages (fiscalité mixte et taxe d’enlèvement des ordures ménagères) ? Refusera-t-il de financer la rocade-nord et les politiques de prestiges ?

A suivre…

Propos Destot Rigolo

Publié le 11 mars 2010

Michel Destot, alors qu’il est vice-président potiche de La Métro depuis 1995, rémunéré bien sûr, et qu’il a voté sans aucune remarque tous les budgets, mêmes ceux qui sont irréguliers, présentés par son adjointe, ancienne directrice de cabinet, Geneviève Fioraso, et par le président sortant, Didier Migaud, juge ainsi  le mandat de ce dernier dans le Canard Enchainé :

« Malgré son excellente réputation de technicien des finances publiques, Migaud, président depuis 1995 de la » Métro « ,l’agglomération grenobloise, n’est pas non plus un gestionnaire irréprochable. Un rapport de la chambre régionale des comptes qui vient de sortir lui donne quitus sur de nombreux points, mais l’épingle sur l’explosion de la dette de la Métro : de 218 à 327 millions entre 2003 et 2007, soit une augmentation de 54,5 % en seulement quatre ans ! » Une situation financière catastrophique « , estime en privé Michel Destot, le député-maire PS de Grenoble, qui brigue sa succession à la Métro… Voilà qui qualifie Migaud pour prendre la tête de la Cour des comptes et .pour faire la leçon à l’Etat sur sa dette record !  »
(Canard enchaîné, 3 mars 2010, « Un président très socialisse »)

Elections régionales, dimanche, votez et votez bien !

Publié le 11 mars 2010

L’importance de la Région est mal connue de beaucoup de citoyens, aussi il est à craindre une forte abstention dimanche 14 mars. Pourtant les actions de la Région ont un impact très important sur la vie quotidienne des habitants. Elle a la responsabilité des trains régionaux (TER), des lycées, de la politique économique, de nombreuses formations et elle distribue des subventions aux autres collectivités sur de nombreux dossiers, notamment pour le logement social. Il est donc très important de voter pour les conseillers régionaux.

L’ADES a donné son sentiment sur le bon choix à faire à ces élections. (A signaler que deux personnalités de l’ADES se présentent sur la liste de rassemblement « Europe-Ecologie » : Pierre Mériaux, ancien président et Maryvonne Boileau, élue municipale à Grenoble)

L’ADES espère que les votes pour l’extrême droite et la droite seront les plus faibles possible dans la région et à Grenoble, elle souhaite que les électeurs grenoblois envoient un message clair contre la politique de la majorité « droite-gauche » à la mairie (alliance du PS, du PC, de GO, avec le Modem et une partie de la droite).

Compte tenu des résultats électoraux antérieurs, si le score de la liste PS est inférieur à 32 % au premier tour à Grenoble ce sera la marque d’une sanction électorale.

A Grenoble, un meeting national pour les élections régionales

Publié le 2 mars 2010

Si vous avez apprécié Eva Joly lors de son passage à Grenoble à l’occasion des élections européennes, vous pourrez venir l’écouter jeudi 4 mars à 20 h à la Halle Clemenceau, 40 Boulevard Clemenceau, lors d’un meeting d’Europe Ecologie animé par Noël Mamère et avec de nombreuses personnalités nationales.

A la Métro, la bataille de succession fait rage

Publié le 2 mars 2010

On devrait connaître le 12 mars le successeur de D. Migaud à la présidence de la Métro. Cela se bouscule au portillon. Le premier à se mettre en lice a été le maire de Grenoble qui ne recule devant aucun cumul. Ce qui est inquiétant c’est qu’il accumule les mandats mais ne les remplit pas correctement. Par exemple, il est parmi les députés un de ceux qui travaille le moins. Il suffit d’aller sur le site http://www.nosdeputes.fr/ pour le comparer aux autres députés PS de la région grenobloise (Fioraso, Issindou, Migaud et Brottes), la courbe de présence de M. Destot à l’assemblée nationale est proche de celle d’un encéphalogramme plat !

Aucun des autres prétendants déclarés (MM. Baïetto, Issindou et Ferrari) ne nous semble capable de changer la manière dont la Métro fonctionne et aucun ne s’est inquiété de ses dérives financières et n’a hésité à augmenter les impôts sans ouvrir un débat à ce sujet dans l’agglomération. Aucun contrôle démocratique n’existe sur cette institution, puisque les membres du Conseil de communauté ne sont pas élus directement sur un programme.

A suivre

Les promesses oubliées sur les antennes de téléphonie mobile

Publié le 2 mars 2010

Pour se faire réélire, M. Destot a beaucoup trop promis. Oubliée la non augmentation des impôts, oubliée aussi la promesse d’enlever les antennes de téléphonie mobile à la Villeneuve.

Bien avant la mobilisation des habitants sur les pollutions engendrées par les antennes, ACTIS avait accepté l’installation d’antennes sur deux sites, aux Baladins et rue des Fleurs. Cela rapportait un peu d’argent et permettait de donc de diminuer un peu les loyers. En 2003, le contrat pour l’implantation des antennes aux Baladins a été prolongé d’une dizaine d’années. Puis un collectif s’est créé en 2007 et a milité pour que les antennes soient déplacées, ce qui a été fait rue des Fleurs au terme du contrat avec l’opérateur. La présidente d’ACTIS de l’époque a toujours été d’accord pour que les antennes soient déplacées à condition que la ville paye la rupture de contrat avec l’opérateur, afin de ne pas faire supporter aux locataires le coût important de la rupture. L’ADES a toujours milité pour la diminution de puissance des antennes et pour une vérification indépendante des opérateurs que la puissance ne dépasserait pas 0,6 V/m. Durant la campagne des municipales de 2008, M. Destot a transmis un courrier au collectif s’engageant à faire enlever les antennes avant juin 2008 !!! Mais depuis rien n’est fait au prétexte que le contrat ne s’arrête qu’en 2012 !

Il n’y a aucun problème pour que les antennes qui sont aux Baladins soient enlevées, il suffit que le maire paye le dédommagement à l’opérateur. Mais maintenant que les élections sont passées le maire ne veut pas payer.

Grenoble a été choisie comme une des villes où sera expérimenté la baisse de puissance des antennes, mais cela ne n’exonère pas le maire d’appliquer sa promesse.

Le collectif antennes Villeneuve ne baisse pas les bras et pourrait faire un procès à Bouygues-Telecom s’il trouve les fonds nécessaires, afin que les antennes des Baladins soient enlevées.

MJC l’emploi en grand danger…

Publié le 2 mars 2010

La majorité municipale a décidé de changer ses relations avec les MJC en leur imposant des conventions qui mettent l’emploi de ce secteur en grand danger. Depuis des années, les MJC ont été obligées de diminuer les emplois suite à des diminutions des aides diverses. Ces structures associatives sont administrées par des habitants bénévoles qui ont élaboré le projet de chaque structure et les activités à développer en fonction des besoins du secteur concerné. Ces activités sont centrées principalement orientées vers les enfants et les adolescents, mais aussi pour des adultes et des personnes âgées. Dans les quartiers, ce sont des lieux importants pour le maintien du lien social. Jusqu’à présent, la municipalité versait des subventions de fonctionnement aux MJC pour qu’elles équilibrent leur budget global. Aujourd’hui il y a un changement fondamental la politique municipale, ce qui revient à une municipalisation de fait en imposant des orientations. La ville subventionne, selon son « bon vouloir » et uniquement les activités en direction de l’enfance et la jeunesse. Les MJC se trouvent alors dans une situation qui les oblige, soit arrêter les autres activités soit les « rentabiliser », c’est-à-dire faire payer le prix coûtant, ce qui rend ces lieux ingérables à court terme.

Conclusion, les MJC vont devoir encore licencier du personnel…

Cette politique municipale est incohérente : soit elle municipalise clairement les activités socioculturelles en direction des jeunes et elle y met les moyens et offre un statut durable, soit elle laisse une vraie marge de manœuvre aux associations gestionnaires de ce secteur dans le cadre de négociations partenariales. La politique adoptée est une municipalisation cachée mais sans en assumer les conséquences, transformant les associations en « sous-traitants », travaillant au moindre coût avec des statuts très précaires. Comme dans le secteur de la solidarité, les associations deviennent la « variable d’ajustement des politiques publiques ».

Les élus écologistes ont posé une question orale lors du Conseil municipal du 22 février dernier, demandant au maire qu’il s’engage à ce que cette politique n’entraîne aucun licenciement. La réponse du maire ne nous rassure pas, puisqu’il ne s’est pas engagé sur ce point.

M. Migaud à la Cour des Comptes

Publié le 25 février 2010

Depuis des semaines le nom de D. Migaud circulait comme possible successeur de M. Seguin, sa nomination n’est donc pas une surprise. Cette nomination est la reconnaissance de la compétence et de la capacité de travail, mais aussi un coup politique du Président de la République.

La succession de M. Migaud est ouverte, notamment à la Métro. Souhaitons que ce soit l’occasion d’une redéfinition des pratiques de la communauté d’agglomération qui sont loin de respecter les principes de la démocratie la plus élémentaire : cumul des mandats, sous représentation de certains courants politiques, chambre d’enregistrement des arrangements entre maires de l’agglomération, incapacité à mettre les débats de fond sur la place publique…

Souhaitons aussi que la Métro abandonne les politiques de prestige et les aides économiques aux groupes privés et donne la priorité à la solidarité.

Brèves du conseil municipal du 22/2/9

Publié le 25 février 2010

Le 22 février, lors de la séance du conseil municipal de Grenoble, il y a eu certes de bonnes décisions notamment sur la programmation de la construction de logements sociaux en 2010, la poursuite du contrat urbain de cohésion sociale (CUCS) et d’autres décisions qui sont des poursuites de la politique initiée par la majorité de gauche et écologiste durant les mandats précédents.

Par contre certaines décisions ou déclarations poursuivent des pratiques politiques très critiquables que tout citoyen qui se veut attentif à l’action des élu-es doit connaître.

1) Encore une « vraie-fausse » déclaration M. Falcon de Longevialle, adjoint à l’immobilier !

A noter que nous utilisons alternativement le terme adjoint à l’immobilier ou adjoint à l’urbanisme, puisque le maire lors d’un conseil municipal a déclaré que l’utilisation du terme adjoint à l’immobilier était superfétatoire (ie superflu), confirmant ainsi l’expression utilisée par un élu du groupe « Ecologie et Solidarité » lors d’un conseil municipal.

M. Falcon de Longevialle a déclaré au conseil municipal, « je n’ai pas de leçon de déontologie à recevoir, car je vous rappelle que je suis le seul adjoint qui a cessé son activité professionnelle (agent immobilier) pour pouvoir exercer mon mandat, en pensant qu’il pouvait y avoir un risque de confusion ». Ce qu’il oublie de dire, c’est qu’il a longtemps tardé à le faire puisqu’il n’a cessé son activité officielle d’agent immobilier que le 31 décembre 2008 soit plus de 8 mois après son élection et sa nomination en tant qu’adjoint à l’urbanisme, et seulement après que les écologistes aient fait remarquer qu’il y avait confusion des genres.

Il est intéressant de noter dans cette déclaration, que l’adjoint à « l’urbanisme » laisse entendre que d’autres adjoints pourraient être en situation de confusion entre leur activité professionnelle et leur délégation d’adjoint ou leur mandat d’élu. Après une telle déclaration, nous allons décrypter ces sous entendus. Ainsi n’oublions pas que la majorité municipale a vu la démission, quelques jours après son élection, d’un élu à cause de ce mélange des genres, suite au recours déposé par un écologiste.

2) Délégation du gaz, de l’électricité et de l’éclairage public : la désinformation en marche

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Elections régionales, la position de l’ADES

Publié le 18 février 2010

Au premier tour, l’ADES appelle à s’opposer aux listes d’extrême droite et de droite – dont le Modem -, dont certains colistiers ont soutenu Ch. Millon dans son alliance avec le Front National.

  • Lors de ces élections, il est important que les électeurs sanctionnent la politique droite-gauche du PS et de ses alliés notamment à Grenoble, afin de donner un coup d’arrêt à ces dérives.
  • L’ADES appelle à voter pour les candidats qui refusent clairement le projet de rocade nord en donnant la priorité aux alternatives à la voiture, qui mettent la priorité sur la politique sociale et la reconversion de l’économie autour d’emplois utiles non délocalisables, qui défendent la gestion démocratique et directe des services publics locaux et refusent des aides au privé sans réelles contreparties.

Au deuxième tour, l’ADES appellera à voter pour une liste vraiment de gauche et écologiste qui prendra l’engagement de gouverner sans compromis avec la droite, et d’abandonner la politique économique libérale suivie jusqu’à maintenant en n’accordant les aides et subventions qu’aux activités qui respectent les valeurs de démocratie, d’écologie et de solidarité.

La droite dans la majorité municipale à Grenoble : une réalité

Publié le 18 février 2010

Assez silencieuse depuis le début du mandat la forte composante de droite de la majorité de M. Destot monte au créneau. Après M. De Longevialle qui rappelle d’où il vient et pourquoi il veut poursuivre sa carrière politique dans le sillage du maire (en tant qu’ancien agent immobilier, il se sent très à l’aise au poste d’adjoint à l’urbanisme…), M. Betto (ancien adjoint de A. Carignon pendant 12 ans) et maintenant adjoint de M. Destot rappelle pourquoi il a fait alliance avec ce dernier : « Mon combat politique, c’est que les Verts ne soient plus dans la majorité municipale en accord avec la Chambre de Commerce. Aux régionales, les Verts sont encore là et ils s’obstinent ! » (cité par le Dauphiné Libéré du 17 février 2010). Au moins les choses sont claires, on comprend mieux les liens étroits qui unissent la majorité droite-gauche et la CCI dont l’idylle a culminé lors de la candidature aux Jeux Olympiques. A suivre.


ADES  - Le Rouge et le Vert
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