Archives pour la catégorie ‘Politique’

Les élus de GO dérapent

Publié le 16 juin 2010

Le Conseil municipal du 14 juin a encore vu Jean-Philippe Motte (G0 citoyenneté) défendre l’indéfendable : une subvention municipale à une association se réclamant de l’Algérie Française et proche des idées d’extrême droite. En effet, le cercle algérianiste de Grenoble, créé « pour redonner une vigueur nouvelle à la Communauté « Algérie Française » », demandait une subvention à la mairie. Ce n’est pas nouveau, mais une oreille attentive était aux aguets. Lors de réunions préparatoires, une élue de notre groupe, relayé par un élu socialiste, avaient attiré l’attention sur l’idéologie de cette association, incompatible avec une subvention municipale. Malgré cela l’élu de GO persistait et proposait au conseil municipal de verser 500 € au cercle algérianiste qui défend les bienfaits de la colonisation !

Heureusement de nombreux élus de la majorité ont déclaré leur opposition à cette subvention et, devant cette rebellion, le maire, qui avait mis cette délibération à l’ordre du jour, a dû retirer la subvention.

Le mélange des genres n’est pas bon en politique

Publié le 16 juin 2010

Rappel : le nouveau mandat de la majorité municipale avait débuté par la démission d’un élu qui était entrepreneur et avait des marchés avec la Ville, il était donc intéressé à l’affaire.

Nous avions aussi fait remarquer que nommer adjoint à l’urbanisme un expert immobilier qui avait une agence immobilière n’était pas non plus très bon, d’autant plus que cette personne avait été formée par l’ancien maire corrompu, et expert en affaires politico-financières. L’adjoint avait tardé à mettre un terme à ce mélange des genres.

Mais il n’y a pas qu’au Conseil municipal de Grenoble que ces situations existent. Au SMTC, le mélange des genres existe aussi. M. J. Chiron (cumulard), adjoint au maire, conseiller général, vice président du SMTC et président de la SEMITAG a comme délégation du Président du SMTC la prise en charge des relations avec l’exploitant du réseau de transport en commun de l’agglomération grenobloise, la société d’économie mixte SEMITAG, qu’il préside par ailleurs !

Or la SEMITAG a une délégation de service public du SMTC pour gérer les transports en commun dans l’agglomération. Le SMTC, puissance publique délégante, a donc une fonction de contrôle sur la SEMITAG. Il n’est pas normal que cette fonction de contrôle soit pilotée par le responsable politique du délégataire, il y a là un manque évident d’impartialité. Il n’est jamais bon que le contrôlé et le contrôleur soit la même personne ! Souhaitons que cette situation qui dure depuis des années cesse enfin.

Vers du logement social « bas de gamme », suite

Publié le 10 juin 2010

Nous indiquions récemment que l’adjoint à l’action sociale (Olivier Noblecourt) avait déclaré lors d’une intervention à l’université qu’il était favorable à mettre en place des logements sociaux peu chers (donc abandonnant la qualité actuelle notamment au niveau thermique) pour en multiplier le nombre. Estimant que nous déformions ses propos il nous écrit :

« Sur la forme, je m’étonne que vous publiez une information sans vérification : il est probable que les propos rapportés aient été mal interprétés ou mal compris alors qu’il aurait été très simple de vérifier.

Sur le fond, je ne défends en aucun cas le « logement social bas de gamme » et je considère que ses normes de qualité doivent être les mêmes que pour le parc privé. Par contre, je mets en garde, comme beaucoup d’acteurs sociaux, face à l’inflation des normes, qui renchérissent considérablement le coût des logements… et amènent les bailleurs sociaux à limiter leur production neuve.  Je considère que le parc public, qui est d’une qualité thermique bien supérieure au parc privé, ne doit pas porter seul l’émergence de nouvelles normes de construction et que nous devons en permanence chercher à concilier l’intérêt social et l’impératif écologique. Ainsi, je suis défavorable aux mesures normatives qui aboutissent à des prix augmentés de 10, 15 ou 20%, sachant qu’au final, c’est toujours le locataire qui paie. A force d’opérations exemplaires qui ne sont accessibles qu’à la partie la moins fragile des locataires sociaux et aux plus riches dans l’accession libre, nous risquons d’aggraver une tendance inquiétante des grandes villes : celle de n’être accessibles qu’aux plus riches ou aux plus pauvres,  poussant la classe moyenne à accentuer l’étalement urbain et la périurbanisation. Les enjeux sociaux de la mutation écologique en cours, à laquelle j’adhère pleinement, sont suffisamment complexes pour mériter d’autres débats que la caricature proposée par votre article ».

O. Noblecourt confirme ce que nous indiquions, puisqu’il se dit défavorable aux normes actuelles sur la qualité thermique des nouveaux bâtiments, qui impliquent des coûts de construction un peu plus chers. Mais il faut savoir si on veut vraiment limiter au maximum les dépenses d’énergie dans le bâtiment, sachant que c’est un des points importants pour diminuer les gaz à effet de serre et les charges locatives. Il est urgent de mettre en place des filières industrielles et artisanales qui acquièrent la compétence pour réaliser ces chantiers,et il y a là une responsabilité publique évidente pour aider à cette mise en place. Les marchés publics sont les leviers les plus efficaces pour le faire, et les normes l’imposent.

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Les collectivités payent pour Nano 2012, mais ST ne remplit pas ses engagements !

Publié le 10 juin 2010

De sources syndicales, nous apprenons que contrairement à ses engagements, la société ST Microelectronics n’honore pas sa promesse de créer au minimum 660 emplois nouveaux. En effet, depuis le 1er janvier 2008 il n’y a pas eu de création d’emploi, il y a même une diminution de 60 emplois à Grenoble. Mais ceci n’empêche pas les collectivités locales (dirigées par de soit disant socialistes) de verser d’importantes subventions à ST dans le cadre de la convention Nano 2012. Les élus écologistes ont été les seuls à s’opposer à ce type d’accord car l’argent public doit aller à des activités d’intérêt général et ne pas servir les intérêts privés sans une contrepartie réelle.

Ceci est d’autant plus choquant que l’assemblée générale des actionnaires de ST (25 mai 2010) vient de décider de verser un dividende de 0,28 $ par actions, soit au total des centaines de millions d’euros. Ce n’est pas la crise pour tout le monde. Les contribuables apprécieront de voir que leurs impôts locaux sont détournés aux profits des actionnaires d’une grande multinationale !

Cantines scolaires à Grenoble, dernières nouvelles

Publié le 4 juin 2010

L’ADES a tenu une conférence de presse le 31 mai sur les risques d’exclusion et de marquage communautaire que pourrait entraîner la nouvelle option sans viande sur les menus des cantines à la demande de minorités cultuelles, option arrêtée en secret par la majorité droite-gauche à Grenoble après un simulacre de concertation, en contradiction avec le règlement du service en vigueur. L’ADES rappelle qu’il ne faut pas se tromper de priorités : l’urgence est de renforcer et d’améliorer sans distinction l’accueil d’un maximum de scolaires aux cantines qui sont saturées.

Cette conférence de presse a eu pour résultats immédiats :

  • D’apprendre que la décision, foulant aux pieds le principe de laïcité, avait déjà été prise pour la rentrée scolaire prochaine et ceci sans aucun débat préalable au Conseil municipal. C’est devenu une habitude sur de très nombreux dossiers, notamment ceux qui pourraient faire apparaître des divisions dans la majorité.
  • De faire reconnaître par l’adjoint à l’éducation que les pressions existaient comme avant, ce qui confirme ce que nous disions : la nouvelle majorité a finit par céder aux pressions cultuelles, contrairement à la majorité précédente.

Vers du logement social bas de gamme !

Publié le 4 juin 2010

L’adjoint à l’action sociale a déclaré lors d’une intervention à l’université qu’il était favorable à mettre en place des logements sociaux peu chers (donc abandonnant la qualité actuelle notamment au niveau thermique) pour en multiplier le nombre. Cette proposition avait été faite par certains élus lors du mandat précédent, mais la présence des écologistes dans la majorité avait barré la route à cette dérive qui est une illusion sur le long terme. Attendons de voir ce que la majorité va décider à ce sujet.

Vidéosurveillance à Grenoble : tout se prépare en secret

Publié le 4 juin 2010

« Pièces et main d’œuvre » rend public un document d’un cabinet d’étude (Technoman-Ingénierie) réalisé pour le compte de la Ville de Grenoble en mars 2010 intitulé : « Elaboration d’un schéma directeur de développement d’un réseau de vidéosurveillance urbaine. Synthèse ».

Voir sur le site : http://www.piecesetmaindoeuvre.com/spip.php?page=resume&id_article=257

Comme d’habitude sur cette question sensible, la décision de lancer cette étude a été prise en catimini, sans débat ni délibération au conseil municipal. On y trouve l’ensemble des installations existantes et prévues. Mais que dit le collège d’éthique ?

MM. Carignon et Péneau doivent payer leur dette

Publié le 30 mai 2010

Le Conseil général a une drôle de façon de réclamer l’argent détourné. Il y a eu un jugement définitif de la Cour des Comptes le 30 avril 2009 ordonnant que MM. Carignon et Péneau «sont constitués conjointement et solidairement débiteurs envers le département de l’Isère de la somme de 253 126,35 €, augmentée des intérêts de droit à compter du 30 septembre 2004. »

Ces personnes ont demandé une remise gracieuse de dette au motif que ces remises étaient une habitude, ce qui est faux. Le CGI a pris une délibération, en refusant un amendement des élus Verts qui précisait que ces personnes devaient payer solidairement cette dette, conformément au jugement de la Cour des comptes.

Curieusement la délibération propose de revenir sur le jugement en expliquant que seul M. Carignon devrait payer, estimant que M. Péneau était un maillon secondaire dans l’affaire ! Le Président du Conseil général (par ailleurs avocat) devrait pourtant savoir que ce n’est pas au CGI de dire le droit !

C’est en fait une façon de ne pas répondre exactement à la question posée par le ministère des finances qui doit recouvrer ces sommes. On peut craindre que ce dernier s’abstienne de recouvrer les fonds puisque la délibération n’est pas exactement celle attendue. A suivre.

L’augmentation des impôts n’était pas nécessaire pour l’année 2009 à Grenoble

Publié le 20 mai 2010

tirelireAu Conseil municipal du 17 mai 2010 était présenté la réalité des dépenses et recettes de la Ville pour 2009. Une chose est certaine : il n’y avait pas besoin d’augmenter les taux des impôts locaux pour l’année 2009 à Grenoble pour exécuter le budget voté fin 2008.

Les recettes en fonctionnement et en investissement étaient suffisantes pour faire tout ce que la majorité droite-gauche avait prévu.

Le calcul est simple : l’augmentation des taux des impôts a rapporté un peu moins de 10 M€. Or en 2009 par rapport aux prévisions budgétaires la Ville a reçu l’équivalent de plus de 12 M€ de recettes supplémentaires. Il n’y a pas besoin d’avoir fait des études supérieures pour se rendre compte que le budget 2009 de la majorité n’avait donc pas besoin de cette augmentation des impôts. Ceci ne veut pas dire que pour 2010 et les années suivantes la question ne ce serait pas posée, mais à chaque année sa peine.

L’augmentation violente des taux était une décision purement politique et non financière : avoir une cagnotte pour préparer éventuellement les Jeux Olympiques et les grands projets de prestige chers au maire et à sa majorité ; et avec l’idée qu’il faut augmenter les impôts en début de mandat en espérant que les contribuables auront oublié ce mauvais coup en 2014.

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Conseil municipal, vote du compte administratif 2009

Publié le 14 mai 2010

tirelireLe compte administratif (CA) d’une collectivité retrace dans le détail l’ensemble des recettes et dépenses durant l’année écoulée. Le Conseil municipal de Grenoble qui se réunit lundi 17 mai à 17 h va démarrer par la présentation du CA de l’année 2009. Nous allons enfin savoir comment a été dépensé l’argent public et si la hausse des impôts locaux était vraiment justifiée. Une première analyse des principaux résultats de ce CA indique que ce n’était pas nécessaire pour arriver un fonctionnement correct de la machine municipale, et que la majorité s’est constituée une cagnotte pour la suite du mandat. Les contribuables qui ont dû payer la douloureuse apprécieront.

Le Rouge et le Vert fera une analyse détaillée de ce CA dans une prochaine édition.

La majorité municipale de Grenoble va mal (suite)

Publié le 14 mai 2010

La Présidente du groupe GO citoyenneté nous écrit : “ Accuser le groupe GO Citoyenneté de soutenir les demandes d’un groupe de pression exigeant des repas sans viande pour des motifs religieux est tout simplement malhonnête. Ces accusations gratuites, grotesques et non fondées ne vous honorent pas dans un débat qui nécessiterait au contraire de la clairvoyance et de la modération ”

Décidément la majorité va plus mal que ce qui est donné à voir.

Depuis des mois un groupe très minoritaire avançant masqué mais dont les motifs religieux ne font pas de doute, fait l’assaut de la mairie, fait le tour des groupes d’élus, et est même venu à l’ADES pour défendre sa proposition de changer les menus des cantines scolaires. Il y a donc deux cas : ou bien le groupe GO n’a pas compris les dessous de l’affaire et c’est de l’incompétence ; ou bien ils sont les seuls à n’avoir pas été sollicités ce qui pourrait indiquer le poids de GO dans la vie politique locale. Mais plus grave, si ces élu-es majoritaires ne sont pas informés des sollicitations auprès du maire et qu’ils proposent ces changements, c’est le fonctionnement démocratique de la majorité municipale et la manière dont sont prises les décisions qui interrogent.

Le Modem municipal se relance et va enfin faire entendre sa voix. Bigre, nous trouvions pourtant qu’ils pesaient déjà trop dans cette majorité. Il faut savoir que 5 élus de la majorité sont des adhérents du Modem, 3 forment le groupe Modem et 2 appartiennent au groupe “  Grenoble démocrate ” présidé par l’adjoint à l’immobilier. A propos de leurs relations avec le groupe communiste voici ce que déclare le groupe Modem (DL du 12 mai 2010) :

“ Contrairement à ce que tout le monde peut croire, nous travaillons très bien ensemble. On peut d’ailleurs reconnaître aux élus communistes un courage, un engagement et une sincérité ”

C’est la meilleure preuve de l’existence de cette majorité droite-gauche. Le PC qui était opposé à toute alliance avec le Modem avant l’élection municipale travaille la main dans la main avec une des multiples composantes de droite de la majorité !

Enfin, le site internet de la mairie a mis à jour les compositions des groupes politiques du conseil municipal. Sauf qu’il y a un petit camouflage de la multiplication des groupes politiques que ce soit dans la majorité droite-gauche ou dans l’opposition droite-droite.

Le groupePS, PRG , MRC, Société Civile et Apparentés ” est en fait un intergroupe puisqu’il existe en son sein un groupe dit “ société civile ” de 7 membres qui est un raccourci du mélange droite gauche de la majorité.

Quant à l’opposition de droite (9 élus), elle est bien représentée par trois groupes dont deux forment un intergroupe !

La situation financière de la Métro

Publié le 5 mai 2010

Quand ce sont les écolos qui tirent le signal d’alarme depuis des années sur l’endettement inquiétant de la Métro, on ne les prends pas au sérieux. Par contre quand le très sérieux journal « Les Echos » s’en mêle ce n’est plus la même chose. Le 30 avril 2010 les Echos titre « Endettée, l’« agglo » de Grenoble poursuit ses grands travaux » et reprend l’analyse de la Chambre Régionale des comptes alertant sur le très haut niveau de la dette. Espérons que cette alerte ralentisse enfin la frénésie d’investissements pas toujours utiles de la Métro.

Deux voix pour le prix d’une !

Publié le 29 avril 2010

Au Conseil municipal du 26 avril, une délibération prévoyait la désignation d’une- représentant-e de la Ville de Grenoble au sein de la Commission vie étudiante du Pôle de recherche et d’enseignement supérieur (PRES) de l’Université de Grenoble. Le PRES gère les crédits du plan campus, dont le projet phare n’est autre que Giant. La majorité municipale se doit donc d’y être présente pour défendre ses intérêts – à défaut de défendre l’intérêt général.

Coup de théâtre, en séance la majorité municipale dépose un amendement pour ajouter à cette délibération la désignation d’une- représentant-e de la Ville au Conseil d’administration de ce même organisme, et propose le nom de Geneviève Fioraso. Or, la dite Geneviève Fioraso a déjà participé – et voté !-, au titre de la Ville de Grenoble à des séances du CA du PRES, et ce depuis plusieurs mois ! Nos éluEs et le public découvrent donc en séance qu’aucune délibération ne l’y autorisait… oubli qui instaure une situation illégale que la majorité s’efforce donc de rectifier via ce lamentable amendement. Les éluEs Ecologie & Solidarité ont bien entendu voté contre !

Cerise sur le gâteau : Geneviève Fioraso siège également au CA du PRES au titre de la Métro ! (qui elle a fait les choses dans les règles, en prenant une délibération avant d’envoyer sa représentante siéger !). Comme nos éluEs font remarquer qu’il est gênant qu’une seule et même personne représente deux organismes différents, le Maire leur explique que c’était entendu ainsi avec la Métro (!), pour ne plus avoir qu’une même voix entre la Métro et la Ville !

Occuper deux sièges pour ne parler que d’une seule voix, c’est du gâchis : le PRES devrait se poser la question d’en récupérer un pour permettre à un autre organisme d’y siéger (par exemple à des représentants d’autres territoires comme la Drôme, l’Ardèche ou la Savoie, où les universités sont présentes), et apporter un peu de diversité dans ce cénacle.

La majorité municipale va mal

Publié le 29 avril 2010

Depuis quelques semaines et surtout depuis le mauvais score du PS à Grenoble aux régionales, ça s’agite dans la majorité municipale à Grenoble.

Les groupes politiques se multiplient dans la majorité (7 pour l’instant), le site de la mairie n’est pas du tout à jour, par exemple, M. De Longevialle est toujours président du groupe Modem !

Certains élus de la majorité avaient demandé la démission du directeur général d’Alpexpo, ce dernier s’était exécuté, mais il a été remis en selle par le maire qui lui renouvelle toute sa confiance !

L’adjointe au logement qui tacle (à juste titre) les conseillers généraux socialistes de Grenoble qui ont voté l’abandon par le CGI des subventions pour la construction de logements sociaux (PLUS). Les deux conseillers généraux PS présents à ce moment là n’ont pas du tout apprécié cette mise en cause publique en conseil municipal le 26 avril.

Le PC râle dans la presse (mais pas au conseil municipal…) parce qu’il n’y a pas eu de débat dans la majorité sur la vidéo-surveillance et qu’il apprend les décisions d’implantation de caméras par la presse.

Le groupe GO tente, via son site internet, de mettre en cause la politique municipale appliquée pour les repas dans les cantines scolaires, en soutenant les demandes d’un groupe de pression exigeant des repas sans viande pour des motifs religieux. Mais évidemment il n’y a pas de débat sur cette question au conseil municipal.

Chamussy bientôt réintégré à l’UMP ?

Publié le 29 avril 2010

Exclu de l’UMP il y a 3 ans car il s’était présenté contre la candidate officielle de l’UMP lors de l’élection législative de 2007 dans la 3 ème circonscription (celle de M. Destot), M. Chamussy a demandé sa réintégration à l’UMP. Le comité départemental a donné son accord à une large majorité (87 %). Reste à l’UMP Paris à décider. Si la chose se fait, il y aura trois groupes politiques dans l’opposition municipale de droite présidés chacun par une personne de l’UMP !

M. Baïetto un peu moins cumulard mais toujours au maximum des indemnités

Publié le 29 avril 2010

Il aura fallu quelques semaines pour que le nouveau Président de la Métro diminue ses cumuls. Il reste 1er Vice-président du Conseil général, mais sans délégation (pour l’instant), il abandonne la présidence du SMTC. Avec tous ses mandats il dépassait le plafond des indemnités pour des mandats électifs, il était donc écrêté et recevait « seulement » 8230,87 € brut par mois (valeur au 1 er octobre 2009) ! Sa nouvelle situation ne change rien à cet état car ce qu’il perd au Conseil général et au SMTC est très largement compensé par son augmentation d’indemnité à la Métro. Il reste donc stable au niveau des indemnités. A noter pour information que la différence entre le brut et le net n’est pas très importante pour ces indemnités.

Docteur es droit ?

Publié le 29 avril 2010

nitunnelniviaducVoila ce qu’on peut lire sous la plume de Michel Destot, maire, dans l’édito des Nouvelles de Grenoble n° 135 d’avril-mai 2010

« Le projet de Rocade Nord tel qu’il avait été élaboré par le Conseil général de l’Isère a fait l’objet d’un avis négatif de la part de la commission chargée de se prononcer sur son utilité publique. Cet avis s’impose à tous. Ce projet de rocade n’est donc plus d’actualité. »

Or en droit cet avis ne s’impose à personne, puisque ce n’est qu’un avis, et que le maître d’ouvrage peut très bien passer outre. C’est d’ailleurs ce qu’envisage de faire le maire de Lyon sur le dossier du stade de l’OL qui vient d’essuyer un avis défavorable lors de l’enquête publique.

Déjà, pour empêcher un débat au Conseil municipal, le maire avait évoqué des articles du code de l’environnement qui n’avaient rien à voir avec le sujet. Il faut rappeler que le Conseil municipal est libre de ses décisions sauf si une loi ou règlement lui interdit d’en délibérer, or aucune loi ou règlement n’interdisait au Conseil municipal de donner un avis sur la rocade nord pour l’enquête publique. Le maire s’invente un droit à sa convenance et se fait rattraper régulièrement par la justice administrative lorsque des recours sont déposés contre des décisions prises illégalement.

Comment voulez vous que les citoyens respectent le droit si le premier magistrat de la ville ne le respecte pas ?

Les écologistes sont redevenus fréquentables !

Publié le 15 avril 2010

Dans le Dauphiné Libéré du 12 avril 2010, les représentants du groupe socialistes et apparentés au Conseil municipal ont effectués une évolution sensible par rapport aux élus écologistes et alternatifs grenoblois, en parlant de « nos amis les écologistes » !

Rappel : en mars 2008 pour les élections municipales Michel Destot et sa majorité décident de ne plus faire alliance avec les écologistes et d’avoir les mains libres pour développer les politiques de prestiges chères au maire (notamment les JO de 2018 et la rocade nord), contestées fortement par les écologistes. L’opération est rondement menée :

  • 1er épisode, le maire sortant explique qu’il a vécu des années noires durant les mandats précédents à cause de l’opposition des écologistes sur certains dossiers.
  • 2ème épisode, il fait alliance avec le PC et avec le Modem dirigé localement par un ancien membre du cabinet de Carignon et attire quelques personnalités de la société civile pour élargir encore sa base électorale et faire croire à un renouvellement profond de son équipe.
  • Enfin dernier épisode, pour siphonner les voix de droite il accueille 3 anciens élus de l’opposition de droite, le président des amis de Sarkozy et un ancien adjoint de Carignon.

Avec cela il espérait être élu au 1er tour et marginaliser les écologistes. Ce fut l’échec (42 % seulement pour sa liste droite-gauche au 1er tour et seulement 48 % au 2e tour avec le renfort de quelques GO).

Les scores des écologistes aux européennes et aux régionales sonnent comme des avertissements sans frais. Alors le ton change.

Ce qu’oublient « nos amis socialistes », c’est que le choix fait par eux en 2008 a ses conséquences jusqu’en 2014 et qu’il n’est pas possible de changer cette réalité, sauf à organiser de nouvelles élections municipales pour définir une nouvelle majorité et un nouveau programme politique.

Les écologistes et alternatifs sont dans l’opposition aux choix politiques et aux pratiques du maire et de sa majorité, et ils continueront sans relâche à dénoncer cette dérive à droite et à proposer d’autres choix, afin qu’en 2014 les Grenoblois puissent choisir en connaissance de cause. Les élections cantonales de mars 2011 seront déjà un jalon dans cette reconstruction d’une politique municipale écologiste et de gauche.

Conseil municipal de Grenoble, la droite explose…

Publié le 31 mars 2010

La droite ne sait plus où elle habite ! Il y a maintenant 6 groupes politiques représentant la droite au conseil municipal, 3 dans l’opposition et 3 dans la majorité, et il y a un élu de droite dans le groupe PS et apparentés ! Voici la géographie actuelle de cette balkanisation qui évolue tous les jours. Entre parenthèse la personne qui assure la présidence du groupe :

Dans la majorité :

  • groupe Elus Démocrates de Grenoble (B. Betto), 2 membres
  • groupe Grenoble Démocrate (Ph. De Longevialle) 3 membres
  • groupe Modem (M. Bachir Cherif) 3 membres

Dans l’opposition :

  • groupe UMP, Majorité Présidentielle, Divers droite et Société civile (F. De Sans Nicolas) 4 membres
  • groupe Union pour un Mouvement Populaire (N. Béranger) 2 membres
  • groupe Majorité Présidentielle (M. Chamussy) 3 membres.

A noter que ces deux derniers groupes forment un intergroupe dénommé Rassemblement pour Grenoble !

Rajoutons que lors du conseil municipal du 29 mars, MM. Chamussy et De Sans Nicolas se sont réjouis de la mise à bas de la rocade-nord par la commission d’enquête, oubliant les promesses qu’ils avaient faites lors de la campagne des élections municipales en s’engageant pour « la réalisation prioritaire de la Rocade Nord » !

Michel Destot ou le cynisme en politique

Publié le 31 mars 2010

Lors du conseil municipal du 29 mars, en réponse aux questions orales l’interrogeant sur les suites à donner à l’avis défavorable de la commission d’enquête sur la rocade nord, le maire a fait un long développement qui visait à expliquer que l’abandon de la rocade ne changeait rien aux projets de la ville, qu’il faudrait éventuellement les faire un peu évoluer.

Voila une personne qui depuis des années explique que cette rocade est indispensable pour l’avenir de Grenoble, qui empêche tout débat démocratique sur ce point et qui est capable de tourner casaque comme si de rien n’était ! Malheureusement, il n’y a pas que sur cette question que le maire assène des affirmations péremptoires qui s’avèrent souvent fausses. Ce mode de gouvernement de la Ville nous entraîne dans le mur. Le maire veut bien maintenant d’un débat sur la politique des déplacements, mais à huis clos ! Les grandes promesses du mandat sont abandonnées les unes après les autres, il ne faut pas s’étonner que l’abstention se mette à dominer les élections avec des pratiques politiques aussi cyniques.


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