Les incivilités se développent dans l’ensemble de la métropole, notamment en ce qui concerne les dépôts sauvages, de non-respect des règlements de collecte des déchets, de dépôts non autorisés près des déchetteries et des points d’apport volontaires… Lors du Conseil de métropole du 25 mai, on a pu se rendre compte que les incivilités qui dégradent la propreté était générales dans l’agglomération et que la situation dans la ville de Grenoble se retrouvait ailleurs, signe d’un manque d’éducation assez général et d’un laisser aller contre lequel tout le monde doit se mobiliser. C’est notamment le sens de l’opération « la Belle Saison » qu’a lancé depuis trois ans la mairie de Grenoble, qui permet aux citoyens notamment des enfants de rencontrer les agents de la propreté urbaine et de comprendre que la propreté est l’affaire de tous. Si chaque habitant ramassait chaque jour un déchet qui n’a rien à faire sur le domaine public, la ville serait propre et le travail des agents respecté et plus efficace. Ces journées de « la Belle Saison » sont une réussite et pourraient être multipliées.
Le Conseil de la Métro a décidé de créer une police métropolitaine de l’environnement qui participera à la répression des infractions qui dégradent l’environnement et permettra de dresser des contraventions dissuasives et viendra en renfort des polices municipales qui sont débordées devant la multiplication des incivilités et aux atteintes à la tranquillité publique.

Plus d’une centaine d’associations ont signé l’appel lancé par l’association Citoyens, Santé et Environnement pour dénoncer les troubles de santé causés ou liés aux problèmes environnementaux. Que ce soit la malbouffe, la pollution ou encore les expositions aux produits toxiques, il est temps de réagir ! La marche est partie de Fos-sur-Mer le 1er mai dernier, et arrivera à Paris le 30 juin, puis à Bruxelles le 2 juillet.
Le ministère de la santé précise que le moustique tigre (aedes albopictus) est désormais présent dans 42 départements de métropole, contre une vingtaine il y a deux ans seulement. L’agglomération grenobloise est partiellement colonisée contrairement à de nombreuses régions plus au sud qui sont totalement colonisées, mais la colonisation s’étend dans l’agglomération malgré les efforts faits pour limiter son extension. Cet insecte peut être vecteur de maladies potentiellement graves, la dengue, le chikungunya et le virus zika s’il a piqué un porteur d’un de ces virus (cas peu fréquent). Le ministère invite la population à « participer à la lutte contre la prolifération du moustique tigre », en supprimant les eaux stagnantes, où ces insectes pondent. Il est conseillé « d’enlever les soucoupes des pots de fleur ou de les remplir de sable », de « vérifier le bon écoulement des gouttières », de supprimer les « pneus usagés » où l’eau s’accumule.

Suite à leur recours d’avril 2017, trois associations (FNE, Frapna-Isère, Anpcen) viennent d’obtenir du Conseil d’Etat, le 28 mars, un arrêt qui enjoint le ministre de la Transition écologique à agir sous peine d’une astreinte de 500 euros par jour. Le ministre doit prendre sous neuf mois les arrêtés prévus par la loi Grenelle 2 pour lutter contre la pollution lumineuse, soit huit ans après !!!
Le bruit est dangereux pour la santé, c’est amplement démontré, mais les politiques publiques censées diminuer cette pollution sont dans des impasses ou absentes. Une mission a été confiée par le ministre de la transition écologique et solidaire, Nicolas Hulot, au Conseil général de l’environnement et du développement durable (CGEDD) pour préciser les enjeux du bruit en matière de santé – environnement.
Comme imposé par le code de l’environnement, la Formation d’Autorité environnementale du Conseil général de l’environnement et du développement durable (CGEDD) a adopté lors de la séance du 13 septembre 2017 son avis sur l’aménagement de l’A480 et de l’échangeur du Rondeau dans la traversée de Grenoble et l’a rendu public.
Jacques Wiart, ingénieur à l’ADEME et conseiller municipal de Grenoble, travaille sur un livre qui dressera un état des lieux sur l’environnement dans l’agglomération grenobloise. Il s’agira d’un ouvrage de quelques centaines de pages, avec dix chapitres thématiques : L’environnement naturel, agricole et forestier. Les risques majeurs naturels et technologiques. La qualité des sols urbains. Les ressources aquatiques : eau potable, eaux usées, qualité du Drac et de l’Isère. La production de déchets et leur nécessaire gestion. La contribution de l’agglomération au réchauffement climatique. La qualité de l’air. Les nuisances sonores. La pollution lumineuse. L’environnement et les nuisances électromagnétiques.
Mercredi 5 juillet 2017 de 18 h 30 à 20 h 30, réunion publique sur l’élargissement de l’A480 par AREA. Au stade des Alpes Hall Nord escaliers D1 et D2. Attention aux dégâts liés à l’important élargissement de l’autoroute en contradiction avec l’accord passé entre le Préfet, l’AREA, le département et la Métro en novembre 2016 (voir article à ce sujet).
Le radon est un gaz noble (très lourd) issu de la désintégration de l’uranium et du radium. Il se désintègre très rapidement (période de 3,8 jours) et ses descendants sont radioactifs émetteurs alpha donc dangereux pour les cellules. On trouve le radon dans les régions granitiques et volcaniques et les matériaux de construction contenant de l’uranium.
Au moment où la canicule est en train de se mettre en place dans notre région, il n’est pas inutile de lire l’article fait par le journal de l’environnement sur les canicules potentiellement mortelles qui vont se développer dans le monde suite au changement climatique. Actuellement, déjà un tiers de la population est exposée à plus de 20 jours de canicule potentiellement mortelle, en 2100 cela pourrait toucher les trois quarts de la population mondiale !!!
L’Agence nationale de sécurité sanitaire de l’alimentation, de l’environnement et du travail (Anses), vient de publier une expertise et des recommandations pour réduire la contamination des denrées alimentaires par les huiles minérales.
Les Grenoblois ont vu que deux grands terrains, appartenant à la famille Gras, propriétaire du restaurant en haut de la Bastille, ont fait l’objet d’une intervention importante pour y planter des vignes après défrichement.
L’association «
Le 23 mars 2017, la Cour des Comptes rend un rapport sur les comptes et la gestion de l’ADEME (Agence de l’environnement et de la maîtrise de l’énergie) qui est le principal opérateur public de la transition énergétique. Ce rapport examine la période 2009 à 2014 avec des actualisations 2015 quand c’est possible. La Cour attire l’attention sur le risque de manque de moyens financiers par rapport aux missions qui lui sont confiées. Ce rapport très diplomatique soulève plusieurs irrégularités graves dans la gestion de l’ADEME sous la présidence de M. Echevin.
Cette enquête publique concerne une demande de permis d’exploitation d’un gîte géothermique basse température et une demande d’autorisation d’ouverture de travaux miniers en vue du chauffage et de la climatisation du futur siège social du Crédit Agricole Sud Rhône-Alpes et d’un bâtiment locatif situés sur la Presqu’île angle avenue des Martyrs et rue Jules-Horowitz.
Le ministère de l’environnement rend public une étude sur les émissions de polluants atmosphériques et de gaz à effet de serre. Pour la première fois sont calculées les émissions par les ménages français dues au chauffage des logements et à leurs transports. Les ménages sont des sources importantes des polluants.
L’ADEME vient de publier 20 fiches décrivant des actions portées par des villes pour s’adapter au changement climatique. Une de ces fiches présente l’action menée à Grenoble pour mettre en place une gestion alternative des eaux pluviales dans le cadre d’un aménagement urbain : le parc Ouagadougou à Grenoble. Il s’agit de reconvertir une ancienne friche industrielle en espace vert, l’enjeu pour la Ville est de mettre en place une gestion raisonnée des eaux pluviales limitant la dépendance à l’eau potable et les rejets dans le réseau d’assainissement.
Deux décrets viennent compléter la loi relative à la sobriété, la transparence, l’information et la concertation en matière d’exposition aux ondes électromagnétiques (loi n° 2015-136 du 9 février 2015). Cette dernière loi prévoyait une instance de concertation départementale :
Chaque été les climatologues font le point sur l’état du climat mondial et il en ressort que les records sur les conséquences du réchauffement climatique ont été battus en 2015. Le journal de l’environnement le signale dans son article résumant ce qui s’est passé au mois d’août. En voici des extraits :