Coup de théâtre à la Métro. Le Vice-président chargé de l’environnement, du développement durable et de l’énergie-climat a démissionné de sa délégation « environnement ». Jean-Marc Uhry n’a pas supporté que M. Destot et M. Baietto interviennent auprès du Préfet de l’Isère, sans l’avertir, pour repousser après les élections municipales l’enquête publique sur le Plan de Protection de l’Atmosphère (PPA). Il faut dire que depuis des années J-M. Uhry essaye de faire comprendre, en vain, à ses colistiers du PS que la lutte contre la pollution atmosphérique est prioritaire puisqu’il y a atteinte lourde à la santé publique. Les décisions importantes sont toujours repoussées …
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Psychiatrie, la déprime
Voici un communiqué du 20 juin 2013 du syndicat CGT des personnels du Centre Hospitalier de Saint Egrève qui dénonce la dégradation de ce service public de santé :
« Les médecins et les représentants des personnels cgt du CENTRE HOSPITALIER ALPES-ISERE soussignés, se sont réunis ce jour pour discuter de la situation qui résulte de la fermeture de 5 lits à l’unité Tony LAINÉ et 8 lits à l’unité les cèdres faute de médecins.
Notre Hôpital traverse une crise sans précédents due aux orientations de nos gouvernants, et notamment aux modifications apportées par la loi Hôpital Patients Santé Territoires (HPST). Les manques de moyens que l’on constate et les pressions économiques que l’on subit amènent un effondrement des conditions de travail des équipes et des médecins.
Les personnels médicaux et non médicaux de l’établissement ne sont plus en mesure de faire des soins de qualité.
Cancer de la thyroïde : et si on reparlait des retombées de Tchernobyl en Isère
Souvenez-vous, en avril 1986, un ministre de l’environnement déclarait que le nuage de Tchernobyl s’était arrêté à la frontière. Ce ministre s’appelait A. Carignon et il était maire de Grenoble pour encore 9 ans. Depuis des études se sont penchées sur la question de savoir s’il y a eu un impact sanitaire mesurable des retombées radioactives du nuage de Tchernobyl. En 2011, l’Institut de veille sanitaire INVS a édité un bilan des évolutions des cancers de la thyroïde en France.
« Le cancer de la thyroïde était relativement rare il y a 25-30 ans, mais le nombre de diagnostics a beaucoup augmenté depuis. L’incidence est très sensible aux pratiques médicales et diagnostiques, qui ont elles-mêmes beaucoup évolué. Une surveillance renforcée des cancers de la thyroïde est justifiée puisque cette pathologie peut être induite par une exposition aux rayonnements ionisants pendant l’enfance…
L’évolution des pratiques médicales est principalement évoquée pour expliquer ces évolutions. Les évaluations quantitatives de risque sanitaire, associées à la surveillance des évolutions temporelles et des répartitions spatiales du cancer de la thyroïde, ont permis d’exclure un impact important des retombées de Tchernobyl en France. La surveillance épidémiologique de ce cancer doit se poursuivre afin de confirmer les tendances récentes. »
Le cas du département de l’Isère est intéressant car il se distingue des autres départements étudiés par l’augmentation continue du nombre de cancers de la thyroïde :
Pollution atmosphérique : ça continue à Grenoble

Pollution sur la cuvette grenobloise (photos GK)
Dans une interview à 20 Minutes le 25 février, le maire explique que la pollution atmosphérique a beaucoup baissé car il y aurait moins de circulation automobile, moins d’industries polluantes et le chauffage serait passé à la biomasse et au photovoltaïque ! Maintenant le maire est favorable à la transformation de l’électricité du photovoltaïque en chaleur, voila encore une innovation à la grenobloise !
Il va falloir qu’il s’intéresse de plus près à la réalité grenobloise car la pollution ne diminue pas. L’exemple de la période de pollution actuelle devrait le faire réfléchir.
Réaction à la réforme du système de santé
Mme Brigitte Font Le Bret médecin psychiatre de l’agglomération réagit aux propositions du 1er ministre sur la réforme du système de santé présentée à Grenoble. Elle s’occupe essentiellement de “la souffrance au travail”, a beaucoup suivi les suicides de France Télécom ; elle a de plus en plus de patients de la Fonction Publique Territoriale qui “craquent” face au management, elle préface le livre de la Directrice des Ressources Humaines de La Poste (tentative de suicide après harcèlement moral), dont on a parlé largement.
Dossier : pollution atmosphérique, haro sur les particules fines !
L’air respiré à Grenoble est nocif pour la santé à cause de nombreux polluants, notamment les particules fines provenant des transports (diesels) et aussi du chauffage au bois par des poêles de mauvaise qualité.
C’est le moment de poursuivre la réduction de la circulation automobile et d’abandonner définitivement les projets d’élargissement de l’A480 et de prolongement de l’autoroute A 51.
La règlementation sur la qualité de l’air est fixée par le décret du 21 octobre 2010 qui transpose la règlementation européenne (l’unité est le microgramme soit le millionième de gramme).
Réglementation pour les particules inférieures à 10 microns (PM10) :
- Objectif de qualité : 30 microsg/m3 en moyenne annuelle civile ;
- Seuil d’information et de recommandation : 50 microsg/m3 en moyenne journalière selon des modalités de déclenchement définies par arrêté du ministre chargé de l’environnement ;
- Seuil d’alerte : 80 microsg/m3 en moyenne journalière selon des modalités de déclenchement définies par arrêté du ministre chargé de l’environnement ;
- Valeurs limites pour la protection de la santé :
- 50 microsg/m3 en moyenne journalière à ne pas dépasser plus de trente-cinq fois par année civile ;
- 40 microsg/m3 en moyenne annuelle civile.
Particules fines inférieures à 10 microns à Grenoble depuis le 1er novembre 2012
Fuite de Phosgène à Pont de Claix
Incident technique dans un atelier de phosgénation de la plate-forme chimique de Pont-de-Claix (38) : Dans la nuit du 14 au 15 mai 2012 à 23h50, une fuite de gaz phosgène est survenue dans l’enceinte de confinement de l’atelier HDI de Perstorp. Ce gaz très toxique est utilisé dans le procédé de fabrication. Heureusement, le gaz est resté confiné dans l’enceinte prévue à cet effet. Les sapeurs-pompiers sont immédiatement intervenus et les équipes de l’atelier ont lancé les opérations permettant de détruire le gaz présent dans l’enceinte. 4 salariés de l’atelier ont été examinés à l’infirmerie avant de rejoindre leur domicile à la fin de leur poste de travail.
Vous avez dit ZAPA ?

ça existe à Turin ! (photo GK)
A la question orale posée par les élus « Ecologie et Solidarité » sur l’élargissement de l’A480 et la ZAPA (Zone d’Actions Prioritaires pour l’Air) le maire a fait une réponse assez politicienne :
Sur l’A480, il s’est déclaré ferme sur les objectifs et pragmatiques sur les solutions. En général, en politique, ce genre de déclaration essaye de camoufler le renoncement sur les principes. En effet le maire s’est félicité de l’engagement du président du Conseil général qui veut aller au-delà du projet de l’Etat. Au lieu de militer pour un boulevard urbain (limitation de vitesse à 70 km/h) il a expliqué que les limitations de vitesses devaient dépendre des heures et des lieux d’habitations. Ce n’est pas une solution efficace pour diminuer la pollution atmosphérique.
Pollution atmosphérique toujours et encore…

Pollution sur la cuvette grenobloise (photo GK)
Chaque jour, le réseau de surveillance de la qualité de l’air en Rhône Alpes, dont l’ASCOPARG à Grenoble, calcule un indice de la qualité de l’air, l’indice ATMO.
L’indice ATMO prend en compte quatre polluants réglementés, le dioxyde de soufre SO2, le dioxyde d’azote NO2, l’ozone O3 et les particules fines PM10 (inférieures à 10 microns).
L’indice est calculé quotidiennement sur une période de 24 heures dans les agglomérations de plus de 100 000 habitants, le résultat est un nombre compris entre 1 et 10. Au dessus du niveau 5, la qualité de l’air devient médiocre ou mauvaise.
A Grenoble, les épisodes de pollution importante se succèdent à un rythme malheureusement trop rapide et depuis des années il ne s’améliore pas puisque pendant près d’un tiers des jours de l’année , il est égal ou au dessus de 5 à Grenoble.
Voici les pourcentages des jours d’une année où l’indice n’est pas bon à Grenoble :
Dis, pourquoi tu tousses !
La pollution atmosphérique atteint des niveaux inquiétants depuis des semaines. Non, ce ne sont pas les porteurs de particules (exemple Falcon de Longevialle) qui sont visés ici, mais les particules fines émises notamment par les moteurs à combustion (diesel).
Depuis des semaines la pollution atmosphérique pèse lourdement sur la santé des habitants de l’agglomération et au delà.
L’ASCOPARG responsable du suivi de la pollution dans la région grenobloise précise les impacts des particules sur la santé : « Selon leur taille, les particules pénètrent plus ou moins profondément dans l’arbre pulmonaire. Les plus fines peuvent, en se déposant sur les alvéoles pulmonaires, irriter les voies respiratoires inférieures et altérer la fonction respiratoire. Au long cours, le risque de bronchites chroniques et décès par maladie cardiorespiratoire et par cancer pulmonaire augmente ».
Depuis des années, il est reconnu officiellement que la pollution atmosphérique tue de nombreuses personnes dans l’agglomération et qu’il s’agit d’un grave problème de santé publique (voir notre conférence de presse du 3/6/2005) . Or les pouvoirs publics sont très en retard à ce sujet (voir le plan de protection de l’atmosphère du préfet de l’Isère qui est très insuffisant).
Le graphique ci-dessous indique les résultats des mesures de l’ASCOPARG sur le site de Grenoble (Les Fresnes) durant le mois de novembre 2011. Il y a deux mesures, une pour les particules de tailles inférieures à 10 microns (PM 10) et l’autre pour les particules inférieures à 2,5 micron (qui sont plus dangereuses).
L’Europe doit agir face au risque cancérigène des téléphones portables
Michèle Rivasi (écologiste), Frédérique Ries (libérale belge) et Kriton Arsenis (socialiste grec) ont demandé à la Commission européenne de travailler sur le risque cancérigène des ondes des téléphones mobiles et de préparer une proposition pour harmoniser les normes en Europe et les revoir à la baisse.
Le risque de tumeurs au cerveau a été démontré et il faut réviser les limites d’exposition du public (qui n’ont pas été modifiées depuis 1999) et qui sont trop élevées, alors que les technologies ont beaucoup évoluées.
Les 3 députés demandent de développer les études scientifiques indépendantes des opérateurs. M. Rivasi a rappelé que l’OMS a reconnu les risques cancérigènes de ce type de champ électromagnétiques. En plus des leucémies infantiles et les cancers, des études indiqueraient un lien avec la maladie d’Alzheimer, des troubles du sommeil ou des problèmes psychologiques.
Allo, l’onde
Ils en ont de la chance les Varadaises et les Varadais, habitants de la petite commune de Varades en Loire-Atlantique. Ils ont en effet la chance (mais sans doute ont-ils tout fait pour) d’avoir des élus intelligents, conscients de leurs responsabilités et soucieux de la santé de leurs administrés. Alors que la limite réglementaire des émissions électromagnétiques est de 41V/m (41 volts par mètre), le conseil municipal de Varades a voté une résolution demandant l’abaissement de ces émissions à 0,6V/m sur l’ensemble du territoire communal. A Grenoble où l’on s’apprête à installer de nouvelles antennes de téléphonie mobile on ne se laisse guère distraire par ce genre de détail qui nécessite évidemment un peu de courage.
Espaces verts dans la ville, c’est bon pour la santé
Le 27 juillet parait dans Le Monde une tribune intitulée « Les espaces verts au secours de la Sécu », par le Président de la Fédération Française du Paysage et le Président de l’union des entrepreneurs du paysage et de l’association européenne des entreprises du paysage. Cette tribune cite des études scientifiques qui démontrent le rôle primordial des espaces verts sur la santé publique, et qu’il y a un lien direct ente la présence de vert en ville et l’amélioration de la santé physique et mentale des habitants. Le fait d’avoir une habitation avec vue sur un espace vert permet une économie moyenne de 340 € par an et par personne des dépenses de santé !
Voila de quoi faire réfléchir nos excités de la densification à outrance. Une révision profonde du Plan local d’urbanisme (PLU) de Grenoble devrait prendre en compte ces nouvelles données, et revenir sur des projets qui n’ont d’autres fonction que de donner satisfaction aux promoteurs. Le Schéma de cohérence territoriale (SCOT) devrait imposer un rééquilibrage de la construction de logements et principalement de logements sociaux, sur l’ensemble de l’agglomération.


