Archives pour la catégorie ‘Politique’

A côté de ses pompes

Publié le 11 mars 2011

L’utilisation d’un langage grossier n’écorne pas forcément l’image d’une personne par ailleurs humaniste et cultivée. Il existe dans l’histoire des précédents qui le prouvent. En revanche il est des personnages dont la vulgarité n’est pas accessoire. C’est le cas par exemple de J. Thiar. Membre et Président du groupe de la mal-nommée « Société Civile » (donc de droite) dans l’opposition municipale à la majorité de gauche et écologiste de 2001 à 2008, Président des Amis de N. Sarkozy quand ce dernier n’était encore que ministre de l’Intérieur, il est élu municipal de la majorité droite-gauche depuis 2008. On notera au passage que tous les élus de cette majorité qui ne sont pas adjoints, sont conseillers municipaux délégués. Des délégations parfois tellement surréalistes que l’on peine à comprendre à quoi elles se rapportent, mais elles permettent surtout de justifier le montant d’indemnités conséquentes. J. Thiar lui, est délégué à la Restauration et Président du MIN (Marché d’Intérêt National).

La remunicipalisation de la restauration, l’introduction du bio dans les repas et la construction de la nouvelle cuisine centrale ayant été réalisées sous le mandant précédent, cette délégation lui laisse beaucoup de temps libre. Pour autant il n’est pas intervenu souvent depuis le début du mandat au cours des conseils municipaux où il semble s’ennuyer ferme. Il vote sans y prêter d’intérêt les délibérations à l’instar de la majorité. Alors, pour s’occuper un peu, et puisqu’il est placé tout prés du banc des journalistes, il a tenté d’attirer leur attention par quelques invectives ou remarques sur tel ou tel élu, mais cela ne fonctionne plus vraiment. Désormais il va plus loin. Comme nous l’avons relaté la semaine dernière, il cible un élu, de préférence du groupe « Ecologie et Solidarité ». Pendant que ce dernier intervient, J. Thiar lui fait face, s’installe à quelques centimètres et profère des insultes. La goujaterie fait beaucoup rire dans cette majorité et n’émeut guère le maire qui ne croit pas utile d’intervenir. De son côté l’auteur de cette pantalonnade est satisfait, sans doute agissait-il de la sorte à l’école maternelle. Voilà qui aide le citoyen à se faire une haute opinion du débat politique. Mais lui dont les préoccupations sont largement en deçà n’en a cure, c’est sûrement cela la grande classe à ses yeux. Nous avons les hommes politiques que nous méritons. On ne s’étonnera pas que celui-ci ait été Président des Amis de Sarkozy. La majorité municipale peut être fière de le compter parmi les siens.

Les petits potins politiques

Publié le 11 mars 2011

Au conseil de Métro du 11 mars 2011 se discutait les aides au plan campus. Gilles Kuntz a été le seul à critiquer les procédures du partenariat public privé (PPP) employées pour certains investissements. Les PPP sont l’abandon pur et simple de la maîtrise d’ouvrage publique au privé. Le groupe privé construit puis met en location le bâtiment sur du très long terme. Cette nouvelle invention du gouvernement de droite est un abandon des prérogatives de la puissance publique et évite à l’Etat et aux collectivités d’augmenter leur dette, mais évidemment cela reviendra plus cher aux organismes publics qui auront acceptés cette méthode. Un autre élu, député socialiste et maire de sa commune, a également émis quelques doutes sur l’absolu bien fondé de la méthode. Il a surtout mis en garde sur les conséquences  de ce mode de financement, qui pourrait s’avérer douloureux à plus ou moins long terme, pour les organismes qui l’auront adopté. Le vote contre de G. Kuntz sur la délibération est le rappel que toutes les méthodes ne sont pas bonnes à soutenir, dans certains cas il faut avoir le courage de le dire, même si on est tout seul contre la gauche et la droite réunies.

Les candidats du PC à Grenoble sur les 3 cantons renouvelables de Grenoble veulent « donner une bonne gauche à la droite » ! Ce slogan serait plus crédible s’ils l’avaient pratiqué en mars 2008 lors des élections municipales. En effet à cette époque ils ont accepté de faire liste commune avec M. Destot, le Modem et des anciens soutiens actifs au maire corrompu, très à droite. Ils continuent de participer à la majorité droite-gauche. Encore un parti qui sait faire le grand écart entre le discours et les actes. Mais en politique seuls les actes comptent.

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Précieuse et pas encore ridicule

Publié le 11 mars 2011

Accusée dans l’hebdo gratuit « Grenoble city local news » par le candidat de droite de n’avoir rien fait durant son mandat, Gisèle Pérez (PS) qui en brigue un troisième sur le canton 6 -excusez du peu- réplique. Elle met en avant la liste des nombreuses actions dont elle s’attribue la maternité et pour lesquelles elle dit avoir fait du « bon travail ». On notera que dans cet élan d’autosatisfaction, elle oublie, mais cela ferait tâche, le lycée E. Mounier, et pour cause, mais passons. En revanche en évoquant son suppléant, elle contribue largement à accréditer l’idée que décidément elle fait partie des professionnels incurables, qui s’étant éloigné de la démocratie, considèrent que le mandat est leur propriété. Difficile dans ce cas de ne pas tenir un discours condescendant. « Je voulais donner sa chance à un jeune…» dit-elle. Madame est vraiment trop bonne !

Mélange des genres et campagne des cantonales…

Publié le 5 mars 2011

Canton 1 de Grenoble : jeudi 24 février, la majorité municipale a organisé en toute confidentialité une réunion avec les habitants du quartier Chatelet. Le Conseiller général du Canton, Olivier Bertrand n’a pas été invité. Il faut dire qu’à quelques semaines des élections cantonales, le Maire et sa majorité gauche/droite font tout pour lui mettre des bâtons dans les roues. Évidemment, la candidate socialiste était présente, elle est même en photo dans le compte rendu de la réunion du quotidien régional. Mais plus grave, l’animateur de la réunion n’était autre que Jean Luc Sanvoisin, le suppléant de la candidate socialiste ! En tant qu’agent public de la Ville dont le travail consiste à intervenir sur le quartier où il se présente, il ne s’applique même pas l’élémentaire devoir de réserve qu’il doit respecter : il joue à fond sur la confusion des genres. Rappelons que les fonctionnaires sont soumis à un devoir de réserve. Le devoir de réserve « interdit au fonctionnaire de faire de sa fonction l’instrument d’une propagande quelconque » et que « le devoir de réserve s’impose à tout agent public. » (Conseil d’Etat, N° 97189, 28 juillet 1993). Attention au franchissement de la ligne jaune.

Le refus de l’évaluation des politiques publiques à la région !

Publié le 5 mars 2011

Lors de la dernière session du Conseil régional, les élus écologistes ont proposé une évaluation démocratique des aides régionales afin d’évaluer l’efficacité des décisions prises.

Les élus écologistes ont décidé de déposer des amendements afin de renouveler la manière d’évaluer les politiques menées, en en confiant la responsabilité à l’assemblée délibérative pluraliste. Mais refus du Président et du PS.

Avec un budget de plus de 2,4 milliards d’euros, la région Rhône-Alpes mène des politiques dans des domaines variés. Pour cela, elle met en œuvre des dispositifs complexes : stratégies, schémas, plans, commissions, concertations… Mais comment mesurer l’impact de chacune de ces politiques ?

La question se pose avec d’autant plus d’acuité pour les aides économiques, dont la stratégie etait présentée à l’assemblée régionale le 25 février. Les résultats très mitigés concernant l’emploi sont-ils à la hauteur de l’argent public dépensé ? Une politique régionale sans mesure de son impact, c’est à chaque fois un pari lancé en espérant que ce pari portera des fruits. Les électeurs, ou plus exactement les abstentionnistes ne disent pas autre chose lorsqu’ils critiquent les politiques qui avancent des promesses mais qui ne rendent jamais compte des résultats.

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Canton 1, la droite essaye de faire du neuf avec du vieux

Publié le 5 mars 2011

Le candidat du parti radical (de droite) sur le canton 1 de Grenoble est Jean Charles Simiand. Il a fait partie de la municipalité de droite à Grenoble entre 1983 et 1989 et a participé de ce fait activement au système du corrompu. Il est devenu depuis 1995 proche du maire actuel de Grenoble.

Il ne se représente pas aux élections municipales à Grenoble en 1989, non pas qu’il soit fâché avec Carignon, mais parce qu’il veut devenir maire de Chamrousse dont la commune vient d’être créée.

Il se présente aux premières élections municipales de cette commune en mars 1989. Il est élu et désigné comme maire. Mais un recours contre son élection est déposé au Tribunal Administratif de Grenoble qui annule son élection, annulation maintenue par le Conseil d’Etat le 9 juillet 1989. Il soutenait qu’il était locataire d’un appartement depuis le 1er décembre 1988, mais il n’a pas prouvé qu’il était inscrit au rôle de la taxe d’habitation au 1er janvier 1989. Son élection en tant que conseiller municipal est donc annulée.

Au cantonales il a l’étiquette du parti radical (le parti de Borloo) et a obtenu le soutien du chef national du Nouveau Centre (droite). C’était sans compter avec la dureté de la vie politique en Isère où le représentant du nouveau Centre n’est pas d’accord et propose son soutien au candidat de l’UMP. Mais pour brouiller un peu plus les cartes, J. Ch. Simiand a pris comme suppléante une militante de l’UMP, comprenne qui pourra !

Au second tour il a déclaré qu’il soutiendra l’adversaire d’Olivier Bertrand quel qu’il soit, donc y compris la candidate PS. Cette dernière, qui n’hésite pas à dire que l’élection du candidat écologiste en 2004 était due aux voix de droite, devrait s’empresser de refuser le soutien d’un candidat de la majorité présidentielle. Mais le fera-t-elle, puisqu’aujourd’hui elle appartient à une majorité municipale qui a mélangé allègrement la droite et la vieille gauche (PS et PC) en 2008 ? Apparemment tout est bon pour dézinguer un conseiller général écologiste !

Les petits potins politiques

Publié le 5 mars 2011

La candidate du PS sur le canton 1 de Grenoble déclare dans le Dauphiné Libéré du 24 février : « Nous rencontrons par exemple des personnes âgées qui ne savent même pas qu’elles peuvent se tourner vers le Département pour obtenir l’APA » (allocation personnalisée d’autonomie ndlr). Or il faut savoir qu’à Grenoble c’est le centre communal d’action sociale – CCAS qui est chargé par le Conseil général de gérer ce dossier.

Donc s’il y a dysfonctionnement, cette conseillère municipale devrait s’en prendre à elle-même puisqu’elle est aussi administratrice du CCAS ! Ou alors s’agit il d’une mise en cause de l’action de son collègue Vice-président du CCAS, ce qui manquerait d’élégance et de solidarité majoritaire.

Précisons que pour connaître toutes les compétences du CCAS, il s’avère nécessaire de participer très assidûment aux conseils d’administrations et à ses groupes de travail…

Publicité mensongère : Mme Doutriaux, la candidate du Modem (droite) sur le canton 1 se déclare seule candidate indépendante, mais sans préciser indépendante de qui ou de quoi. Une chose est sûre, elle dépend du maire de Grenoble : elle fait partie de sa majorité et elle est adjointe à l’administration générale.

L’ami de Nicolas Sarkozy insulte un élu en plein conseil municipal : lors du dernier conseil du 21 février, J. Thiar (élu de droite de la majorité), comme il le fait souvent, se retourne pendant l’intervention de Gilles Kuntz et s’accoude à son bureau à 50 cm de lui pendant son intervention. Comme cette fois J. Thiar ajoute des simagrées à son attitude de défi, Gilles Kuntz interrompt son discours en demandant que son collègue arrête son manège. En plus de rires appuyés de la majorité, notre collègue s’entend répondre par l’élu de droite : « Gros naze ! ». Cette insulte a été enregistrée. Un minimum de respect de la démocratie et des élus serait-il trop demander à ce personnage ?

La mode des lettres ouvertes

Publié le 5 mars 2011

Le groupe PS et apparentés au conseil municipal de Grenoble a produit le 16 février 2011 une lettre ouverte à l’ADES (qui ne nous a jamais été envoyée !) concernant nos critiques contre le maire au sujet de l’avenir du lycée Mounier, en oubliant un fait incontournable : le maire s’est précipité pour soutenir le projet de fermeture du lycée Mounier décidé par le Président de la région au motif de questions de sécurité. Or chacun a pu mesurer que ce prétexte bien commode a maintenant disparu. Les faits sont têtus.

Le petit groupe des radicaux de gauche (PRG, filiale du groupe PS) à la région, dans une lettre ouverte, somme le groupe Europe Ecologie Les Verts de rentrer dans le rang, en arrêtant de proposer des amendements divisant la majorité lors des sessions du conseil régional ou alors de bien vouloir quitter la majorité ! Le groupe PRG ne voit la politique que par des alliances d’appareil produisant des majorités de godillots ! Il faut dire que l’essentiel de sa contribution aux débats du conseil régional consiste à faire du cirage de pompes du président et des Vice-présidents socialistes et PRG…

Cantonales : vote par procuration

Publié le 27 février 2011

Les 20 et/ou 27 mars vous ne serez pas sur place pour vous rendre au bureau de vote ? Pensez au vote par procuration !

Vote par procuration, mode d’emploi

Choix du mandataire

La personne qui donne procuration (le mandant) désigne librement la personne qui votera à sa place (le mandataire).

Le mandataire doit toutefois répondre aux conditions suivantes :

  • Être inscrit sur la liste électorale dans la même commune que le mandant, mais pas forcément être électeur du même bureau de vote.
  • Le mandataire ne doit pas avoir reçu d’autre procuration d’un mandant établi en France.
  • Il peut recevoir 2 procurations (maximum) seulement si au moins une de ces procurations a été établie à l’étranger.

Motif de l’absence

Le mandant indique les raisons de son absence par une simple déclaration sur l’honneur prévue sur le formulaire.

Il n’a pas à apporter de justificatif supplémentaire. Il peut s’agir de l’un des motifs suivants :

  • vacances,
  • obligations professionnelles ou formation l’empêchant de se rendre dans son bureau de vote le jour du scrutin,
  • état de santé, handicap, ou assistance à une personne malade ou infirme,
  • inscription sur les listes électorales d’une autre commune que celle de la résidence.

Établissement de la procuration

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A droite un revenant

Publié le 25 février 2011

Dans un entretien que lui a accordé le Dauphiné Libéré du 17 février 2011, Richard Cazenave n’exclut pas de se représenter aux élections législatives de 2012 et aux municipales de 2014 à Grenoble. Voici un petit résumé de la carrière politique de cet artisan actif du «système Carignon».

Directeur de la Compagnie de Chauffage (CCIAG) de 1983 à 1989 puis président de 1989 à 1995 et administrateur minoritaire en 1995.

Conseiller régional de 1986 à 1998 (Vice Président de 1992 à 1998). Député de 1988 à 2007 dans la circonscription taillée sur mesure par Pasqua pour la droite. Conseiller municipal de Grenoble de 1989 à 1995 avec Carignon et dans l’opposition de 1995 à 2001.

Exclu de l’UMP le 15 mai 2007 lorsqu’il se présente contre Carignon aux législatives de 2007, le 9 juillet 2010 le comité départemental de l’UMP s’est prononcé positivement pour sa réintégration (qui n’est pas encore officielle).

En 1995, lorsque la municipalité de gauche et écologiste chasse la droite corrompue de la mairie, c’est un écologiste, Vincent Fristot, qui devient Président de la CCIAG et découvre de nombreuses malversations (documents antidatés, dépenses qui n’obéissent pas à l’objet de la société…). Il dépose plainte, et R. Cazenave et d’autres responsables de la CCIAG sont mis en cause pour abus de biens sociaux et autres délits, ils seront condamnés par la justice.

En 1999, le maire agit pour limiter les pouvoirs du président écologiste de la CCIAG et faire stopper les poursuites contre R. Cazenave. Alors que la CCIAG s’était constituée partie civile et demandait le remboursement des sommes détournées par son ancien directeur général et son ancien président, M. Destot a fait retirer la demande de partie civile de la SEM, lors du procès en appel à Aix-en-Provence.

Mais pourquoi Michel Destot veut-il arrêter ou atténuer les poursuites contre R. Cazenave ? Voici ce qu’il disait à l’époque (Le Point du 8 février 1997) :

« Nous nous sommes battus en temps utile contre les agissements d’Alain Carignon et de son équipe. Désormais, j’ai envie de parler de l’avenir. La succession des scandales a terni l’image de la ville. Et je m’emploie surtout à la redorer pour attirer des investisseurs. »

La vérité historique nous oblige à dire que Michel Destot ne s’est pas beaucoup battu contre le système Carignon. Si quelques rares socialistes ont agi au coté des écologistes le maire, lui, n’a jamais voulu remettre en cause les liens entre la ville et les grands groupes (Générale et Lyonnaise) qui avaient pénétrés les services publics grenoblois à travers les différentes SEM. Il a beaucoup défendu la présence de la Lyonnaise dans l’eau et à GEG et de la Générale (devenue Véolia) dans la Compagnie de Chauffage et il est le premier défenseur des tarifs excessifs de la CCIAG.

R. Cazenave a aussi été trésorier du RPR de l’Isère et a été mis en cause pour financement irrégulier du parti politique dans l’affaire « cabinet Martin ». Il lui était reproché d’avoir utilisé des fonds détournés de la comptabilité du cabinet Martin, créé à Lyon et spécialisé dans l’ingénierie thermique, afin de financer illégalement le RPR. Il a été condamné par la cour d’appel de Lyon en 2005.

Donc R. Cazenave veut revenir aux affaires. Il est tout de même curieux que la droite n’arrive pas à couper définitivement avec les personnes qui ont participé au système de corruption qui a coûté très cher aux Grenoblois. Il faut dire que le maire actuel leur donne un bon coup de main en recyclant dans sa majorité des personnes ayant participé de près à ce système.

Cantonales 20 et 27 mars un vote important

Publié le 25 février 2011

Attention danger : l’abstention peut profiter à l’extrême droite. Face à la montée du Front National il faut vraiment que tous les républicains aillent voter.

C’est un vote important. Il s’agit de renforcer les priorités politiques du Conseil général dont la principale compétence (la moitié de son budget) est l’action sociale. Les impôts locaux ne sont que très faiblement redistributifs et rendent difficile une organisation correcte de la solidarité. De plus, l’Etat ne compense pas l’augmentation des dépenses sociales qu’il a transférées au conseil général. En 2011, la différence entre dépenses obligatoires et les remboursements de l’Etat atteint 112 M€ : 25 millions pour le RMI-RSA, 67 millions pour l’allocation personnalisée d’autonomie et 20 millions pour la prestation de compensation du handicap.

Néanmoins il est possible de faire mieux en faisant des économies sur des dépenses non obligatoires, dont certaines sont des dépenses de prestige ou inutiles pour l’amélioration de la vie quotidienne des habitants. Notamment le Conseil général pourrait renforcer ses effectifs pour les activités de proximité car il a des dépenses de personnel très inférieures à la moyenne des départements de même taille.

Si les écologistes avaient plus d’élus au Conseil Général et dans les autres assemblées, ils pourraient travailler à la mise en place d’une politique inverse de celle pratiquée dans les quartiers de la périphérie en agissant pour un renforcement des services et de l’action publics délaissés : bureaux de poste, centre sociaux et embauche d’éducateurs de rue, équipements sportifs et culturels démultipliés, commissariats… Bref, il est urgent d’inverser la vapeur.

A ces cantonales, il faut dire non à la droite et à l’extrême droite et voter pour les candidats écologistes et Alternatifs soutenus par l’ADES à Grenoble : Olivier Bertrand, Hakim Sabri et Christine Garnier.

Les dernières nouvelles de la majorité droite-gauche à Grenoble

Publié le 25 février 2011
  • Au conseil municipal du 21 février, l’adjoint chargé de l’éducation essayant de justifier l’augmentation du montant des aides aux écoles privées par rapport au précédent mandat : « un élève de l’école privée coûte moins cher qu’un élève de l’école publique ». Et il l’a répété deux fois au cas où il n’aurait pas été compris. Stupeur sur certains visages de ses collègues de la majorité. Avec ce genre de réflexions, il est à craindre que la majorité municipale accompagne le gouvernement dans son entreprise de destruction du service public d’éducation au profit du secteur privé, sous prétexte d’économies.
  • Lors d’une conférence de presse relatée dans le Dauphiné Libéré du 21 février, le groupe PS et assimilés a déclaré pour anticiper les critiques des écologistes «  Oui, Grenoble doit avoir une action économique pour rester attractive. Cela ne nous pose pas de problèmes à partir du moment où un euro dépensé rapporte 10 fois plus » ! Mais il ne précise pas à qui ça rapporte autant. Est-ce aux actionnaires privés qui empochent les subventions publiques, aux bureaux d’études proches, est ce à la Ville ? Ce chiffre est tout à fait surprenant. Jusqu’à maintenant les plus optimistes disaient qu’un euro dépensé pour créer un emploi direct entraînait la création de 3 emplois indirects. Décidemment cette majorité raconte n’importe quoi, espérant que plus c’est gros et mieux ça passera. Mais il ne suffit pas d’affirmer pour être dans le vrai, comme aime à le dire le maire. Aussi nous attendons avec impatience la démonstration précise de ce nouveau miracle économique.

Conseil municipal de Grenoble 21 février, petit florilège des dérapages

Publié le 25 février 2011

En présentant le projet d’aménagement des quais de l’Isère, Jacques Chiron a parlé de la place « Louis » Jouvin et comme aucun de ses collègues de la majorité n’a songé à le reprendre, « Louis » Jouvin est venu à plusieurs reprises dans son exposé. Alors Jouvin, oui ! Mais pourquoi Louis ? Bizarre, bizarre ! Faut-il voir dans cette erreur le résultat d’un surmenage en raison des multiples fonctions de Joël, pardon Jacques Chiron (Conseiller général, adjoint au maire en charge des déplacements, Président de la SEMITAG…), ou bien les effets de la diffusion récente d’un film de Louis Jouvet. Comme c’est bizarre. En tout cas Xavier Jouvin, le promoteur de la ganterie dans notre région, serait certainement troublé de se voir affublé d’un autre prénom.

Moralité : à force de se faire du cinéma, les élus prennent de moins en moins de gants.

On pourrait le dire par exemple de Ph. Falcon de Longevialle adjoint à l’immobilier, un vrai feuilleton à lui seul. L’épisode le plus récent remonte au dernier conseil municipal où il présentait les résultats du PLU (Plan Local d’Urbanisme) lancé en 2005. Dans cet exercice, il a démontré que dans la bataille des egos il n’était pas si mal placé. En 2005, il ne se préoccupait guère des politiques menées par la majorité de gauche et écologiste de l’époque, ce qui ne l’a pas empêché d’employer « nous » pour parler du travail réalisé tout en appelant à faire preuve de modestie. On se demande bien à qui pourrait s’adresser cette recommandation. Cerise sur le gâteau, il n’a pas hésité (peu impressionné par les chiffres) à déclarer qu’en 3 ans (donc depuis qu’il est aux affaires) la ville avait réalisé pas moins de 10 ha de végétalisation. Cet homme qui travaille pour son propre compte est un magicien, on ne le dira jamais assez.

On n’a toujours pas trouvé où étaient les 10 ha en question, mais s’il le dit… c’est sans doute faux.

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UMP 38 loin de la parité et de la démocratie…

Publié le 25 février 2011

Comme l’UMP 38 est mise sous tutelle, c’est Paris qui a tranché pour désigner les candidats pour les cantonales, désignation très démocratique !

L’UMP a eu du mal à mettre des candidats dans tous les cantons renouvelables, seulement 23 présentés ou soutenus sur 29. De plus seules 5 candidates ont été sélectionnées, mais l’UMP fait un peu mieux que le PS (5 femmes sur 27).

Ces deux partis sont battus à plate couture par les écologistes qui présentent la parité parfaite (14 femmes pour 28 cantons).

Y a-t-il publicité mensongère sur le canton 1 de Grenoble ?

Publié le 18 février 2011

La candidate socialiste sur le canton 1, dont le sortant est Olivier Bertrand d’Europe Ecologie –Les Verts a choisi comme slogan : « Une voix pour faire gagner la gauche ». Peine perdue, le canton est déjà à gauche et même écologiste.

Nous frisons la publicité mensongère puisque cette candidate est conseillère municipale dans la majorité de M. Destot, c’est-à-dire dans une majorité qui n’est pas à gauche puisqu’elle accueille des élus bien à droite, anciens adjoints, collaborateurs et soutiens du maire corrompu A. Carignon.

Nous tenons à rappeler qu’au conseil municipal de Grenoble, elle a tout voté : les augmentations d’impôts après avoir promis l’inverse, le gaspillage d’argent pour la préparation des Jeux Olympiques à Grenoble, le soutien à la rocade-nord jusqu’au bout …

Si par hasard elle gagnait, le canton resterait-il à gauche ? Personne ne peut le garantir puisqu’en tant que conseillère municipale, elle ne tient pas les promesses importantes faites aux électeurs.

Le principe de précaution doit alors s’appliquer : il est préférable de ne pas voter pour la candidate PS, mais de voter pour Olivier Bertrand et Radia Bourderbane, d’Europe Ecologie- les Verts, soutenus par les Alternatifs et l’ADES.

La « nuit de l’orientation » nuit à l’orientation !

Publié le 18 février 2011

Un de nos fidèles lecteurs, retraité de l’Education Nationale, nous transmets la lettre qu’il a envoyée au Recteur et au Président de la Chambre de commerce et d’industrie, à propos de la « nuit de l’orientation ».

« Sensible aux différents messages publicitaires diffusés, je me suis déplacé à la Nuit de l’Orientation organisée dans les locaux de la Chambre de Commerce et d’Industrie le vendredi 11 février pour mettre à jour mes connaissances sur la problématique de l’orientation des élèves de l’enseignement secondaire de l’agglomération grenobloise.

Quelle ne fut pas ma surprise (j’aurais peut-être dû m’y attendre) de trouver un dispositif « de foire du Trône », qui certes pouvait donner une impression de réussite et de succès populaire. En fait, il ne servait qu’à privilégier les privilégiés et à marginaliser les laissés pour compte et les déficients sociaux. Les jeunes qui avaient la chance d’avoir des parents aptes à exprimer une attente, ceux qui avaient une curiosité ciblée pouvaient bénéficier de l’apport des professionnels alors que le jeune issu d’une famille qui ne pouvait l’accompagner et exprimer déjà une attente professionnelle se trouvait désarçonné par un véritable parcours d’obstacles… J’aurais été un jeune habitant d’un quartier sud je n’aurais accumulé qu’amertume en rentrant à mon domicile tellement l’organisation du salon, qui se voulait peut-être égalitaire, devenait discriminante. La ségrégation était flagrante.

Je serais très curieux de connaitre les résultats d’une évaluation (sur les informations reçues et la motivation professionnelle suscitée) auprès de 10 classes de troisième et de seconde des quartiers Sud de Grenoble et de 10 classes de troisième et de seconde des quartiers Nord Est. Passée dans l’établissement scolaire, elle ne prendrait que peu de temps aux élèves et vous pourriez alors mesurer l’impact réel de cet événement, en repérer l’efficacité. Une telle manifestation d’un enjeu aussi important pour les jeunes devrait avoir un autre objectif qu’un simple taux de fréquentation…ou des photos dans la presse locale.

Je suis obligé de constater que cette « privatisation » de l’orientation des élèves fréquentant les établissements scolaires (publics et privés) n’est que le reflet de la politique gouvernementale actuelle destinée à faire de la sélection sociale sans le dire. Elle ne fait qu’améliorer l’information des populations socialement privilégiées mais conforte aussi les familles modestes dans l’idée que l’Ecole n’est pas faite pour eux.

Persuadé que les initiateurs d’une telle manifestation auront à cœur de compenser et d’infléchir cette première tentative en mettant en place d’autres dispositifs destinés aux enfants issus des classes modestes qui leur permettront d’accéder à la réussite républicaine.

Avec mes regrets et mon profond respect pour les nombreux intervenants à cette soirée qui n’ont pas mesuré leur implication. »

Correspondants de nuit à la Villeneuve

Publié le 18 février 2011

La Ville a mis en place ces dernières années 8 correspondants de nuit à la Villeneuve pour tenter de désamorcer les conflits, éviter le tapage nocturne, le squat des coursives… Ils travaillent jusqu’à 1 heure du matin la semaine et 3 h du matin le week-end. Suite aux évènements de l’été dernier, la majorité municipale avait promis de les renforcer par 4 postes supplémentaires. Ce n’est toujours pas fait alors que la Ville dépense sans compter pour la vidéosurveillance.

Les élus écologistes avaient proposé pour le budget 2011 d’augmenter les dépenses de personnel de 1 million d’euros pour améliorer la présence publique dans les quartiers, tout en diminuant fortement les impôts locaux. Refus de la majorité. Et pendant ce temps les correspondants de nuit s’épuisent face à une situation qui se dégrade fortement. Il faut souligner que c’est le maire qui a la compétence de la police contre les troubles du voisinage, il n’est pas inutile de le lui rappeler.

Une autre coopération décentralisée en Tunisie : difficile à comprendre pour certains

Publié le 18 février 2011

A la suite de la question des élu-es grenoblois du groupe Ecologie et Solidarité sur la pertinence du déplacement en Tunisie du 7 au 12 janvier 2011, de 2 élus de la majorité municipale, il faut se rendre à l’évidence, l’un des deux n’a visiblement, pas encore bien compris qu’il fallait procéder autrement.

Et comme pour le prouver, le président de la Société Publique Locale SAGES qu’il est également, n’a pas trouvé mieux que de proposer dernièrement à son conseil d’administration un projet de « coopération décentralisé » avec la ville de… Sfax (Tunisie). Plusieurs membres du conseil d’administration, élu-es de la majorité, ont immédiatement protesté avec virulence, arguant de la décision prise la veille en groupe majoritaire, que toute initiative de coopération décentralisée serait désormais soumise à un débat préalable. Apparemment, il s’avère que certains ont un mal fou à comprendre qu’une assemblée puisse fonctionner démocratiquement, leurs collègues vont devoir faire preuve de pédagogie et de beaucoup de patience.

Personne ne doute que la bonne santé économique de la Tunisie sera l’un des atouts de la réussite de ce grand mouvement de transformation. D’autant plus, que l’une des principales revendications porte sur les créations d’emplois, notamment pour des jeunes diplômés. Cependant, il est indispensable de prendre, ne serait-ce qu’un peu, le temps de réfléchir à la question de la coopération décentralisée avec Sfax.

La majorité a décidé d’un débat démocratique avec l’ensemble du conseil municipal, prenons-là au mot, seuls les actes comptent.

Concernant Sfax et la Tunisie, nous persistons à dire qu’il faut d’abord solliciter l’avis du nouveau Collectif de Tunisiens et Franco-tunisiens qui vient d’être créé à Grenoble. Cette instance rassemble une très grande majorité des composantes de la diaspora tunisienne. Il est vraisemblable qu’il y aura une demande de poursuite de la relation avec Sfax, mais elle pourrait peut être faire l’objet d’une orientation nouvelle avec des villes de l’intérieur du pays qui sont en plus grandes difficultés, économiques, sanitaires et sociales.

Ce collectif saura orienter la coopération sur ce qui lui paraît le plus essentiel dans l’immédiat pour aider le Peuple Tunisien à réussir sur la durée, à Sfax et ailleurs, ce qu’il faudra bien nommer une révolution.

Les gens sont ingrats…

Publié le 18 février 2011

Lors de l’assemblée générale de l’Union de Quartier de l’Ile Verte, suite à une interpellation des élus sur l’existence d’un grand panneau d’affichage en entrée de ville, dégradant le paysage et consommateur d’électricité, l’adjoint de secteur, A. Pilaud a notamment expliqué que ces panneaux d’affichage rapportaient des taxes et donc permettaient de ne pas augmenter les impôts locaux. Eclat de rire général dans l’assistance ! Pour en rajouter, J. Chiron a insisté lourdement sur le succès du stade des Alpes… Les habitants présents n’ont pas eu l’air très convaincus, les gens sont ingrats !

Clept : oubli malencontreux !

Publié le 18 février 2011

Dans le dernier numéro du journal de la mairie, « les Nouvelles de Grenoble », il y a 3 pages sur le CLEPT (Collège et Lycée Elitaires pour Tous. Un grenoblois ancien professeur de Mounier s’est ému que pas une seule fois le nom du Lycée Mounier ne soit cité, il faut le faire ! Heureusement, sur une photo on voit le petit badge « I love Mounier » sur le cartable et la veste d’un lycéen. S’il est certes basé à la Villeneuve, tout le monde sait bien que cet établissement scolaire public est étroitement associé au Lycée Mounier de Grenoble. C’est aussi ce qui fait tout l’intérêt du dispositif, avec des échanges possibles entre enseignants et lycéens des deux lieux. Silence : on démantèle le lycée. Le maire, le président de la région et le recteur même combat !


ADES  - Le Rouge et le Vert
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