Archives pour le mot-clef ‘chômage’

Le Revenu Universel d’activité (RUA) du sérieux ou du pipeau ?

Publié le 14 juin 2019

Avec Macron, les décisions sont toujours à deux visages : d’un côté une apparence de modernité et d’équité et de l’autre une réalité très libérale. Annoncé par le Président de la République, le revenu universel d’activité (RUA) a pour objet la refonte du système français des aides sociales en fusionnant un maximum de ces aides sous une même prestation. Actuellement est ouverte une concertation nationale sur les objectifs, les principes, le périmètre et le fonctionnement de ce nouveau revenu. Un projet de loi sera déposé en 2020 pour la mise en place de cette réforme, mais pas d’application avant 2023. C’est donc un effet d’annonce qui n’engage à rien, juste avant les élections municipales.

Au départ il est prévu une réforme à coût constant, c’est-à-dire regrouper des aides sociales (RSA, APL, Allocation adulte handicapé…) et les redistribuer à une population a priori plus nombreuse (c’est le côté universel…), donc avec des diminutions non négligeables des aides sociales pour certains, c’est dans la logique de ne pas « augmenter le pognon de dingue » que coûtent les aides sociales.

Ci-dessous un article d’un universitaire paru sur le site d’Alternatives économiques le 6 juin 2019 :

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Les Missions Locales en danger

Publié le 26 avril 2019

L’action du réseau des Missions Locales pour les jeunes de 16 à 25 ans, est efficace mais déstabilisée depuis plusieurs mois. Après la menace de fusion des Missions Locales au sein de Pôle emploi, la baisse des crédits de la CPO (convention pluriannuelle d’objectifs) et les retards de versement des subventions en 2019, les modifications rétroactives des règles de paiement de l’accompagnement de la Garantie jeunes, les Missions Locales sont mises dans l’incapacité de répondre aux besoins d’accompagnement de centaines de milliers de jeunes et de satisfaire les objectifs du PIC (pole d’investissement dans les compétences) et du plan pauvreté (qui n’arrive pas à répondre correctement aux problématiques liées à la pauvreté). La réalité est que l’Etat fait des économies sur le dos des jeunes en situation de précarité. Conséquence : 30 % des Missions Locales seraient au bord de la cessation de paiement.

La situation de la Mission Locale de Grenoble est impactée par ces différentes mesures. 4800 jeunes sont inscrits, 60 % d’entre eux, sont issus des QPV (quartier politique de la ville), et un fort pourcentage ont un niveau infra bac. Les jeunes inscrits sont non seulement en demande d’accès à l’emploi, mais étant donné leur niveau insuffisant de formation, ils ont besoin d’accompagnement pour effectuer toutes leurs recherches de formation ou d’emploi, à cela s’ajoutent aussi les difficultés d’accès aux soins de santé et au logement et de mobilité. Près de 300 jeunes grenoblois ont bénéficié de la Garantie Jeunes, qui est un dispositif qui a fait ses preuves, par un accompagnement soutenu durant une année avec un conseiller pour 50 jeunes, (1 conseiller pour 100 jeunes pour le reste des jeunes inscrits). Il y a des temps de regroupement, avec l’apprentissage du travail de groupe et d’accompagnement vers des stages en entreprises, mais aussi d’entrée en formation, et d’accès à l’emploi ainsi qu’une allocation de 480 € mensuels durant 12 mois. Le plan pauvreté devait conforter ce dispositif, hélas, pour cette année 2019, les réponses concrètes ne sont pas au rendez-vous des besoins réels.

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Les missions locales refusent la perspective d’être dissoutes dans Pôle emploi

Publié le 7 septembre 2018

Attention, une nouvelle tentative de recentralisation de l’action publique se profile autour de l’avenir des Missions locales. L’Union nationale des missions locales (UNML) a transmis le 3 septembre, un courrier au Premier ministre pour lui demander une audience, car les missions n’ont toujours pas reçu d’explication à l’idée émise par le Premier ministre, cet été, de « fusionner les structures de la mission locale au sein de Pôle emploi avec une gouvernance adaptée ». Une formulation elliptique qui a provoqué une grande surprise à l’UNML, alors qu’il n’y a pas eu la moindre concertation sur ce sujet.

Le courrier rappelle que cette idée a été exprimée dans un communiqué de presse de Matignon faisant suite à un « atelier Action publique 2022 », proposant à des collectivités volontaires d’expérimenter cette fusion. Le communiqué disait que « l’action des différents acteurs du service public de l’emploi est aujourd’hui excessivement éclatée ». Le Premier ministre concluait qu’il faudrait « une meilleure articulation entre Pôle emploi, les missions locales et les Cap Emploi ». D’où l’idée de cette « expérimentation » de la fusion des missions locales au sein de Pôle emploi.

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Le plan social de GE Hydro refusé par l’administration

Publié le 19 janvier 2018

Le 26 décembre 2017, la direction de General Electric hydro avait son plan social à la Direction régionale des entreprises, de la concurrence, de la consommation, du travail et de l’emploi (Direccte) en vue de son homologation. Cette dernière administration avait 3 semaines pour prendre une décision sur l’homologation ou pas de ce plan. La Direccte a refusé d’homologuer le plan de sauvegarde de l’emploi (PSE) qui lui avait été soumis en estimant que la direction devait mieux préciser les catégories professionnelles pouvant bénéficier de mesures d’accompagnement.

Les salariés de GE Hydro ont exprimés leur satisfaction, ainsi que tous leurs soutien, même si cette décision de l’administration ne bloque pas le plan sur le fond. La direction prévoit d’étudier dans les prochains jours le point contesté avec les instances représentatives du personnel, avant de soumettre à l’administration un plan révisé. L’intersyndicale demande que les vrais décideurs (notamment M. Pécresse, PDG de GE Renouvelables, la société mère de GE Hydro).

Rappel des chiffres inquiétants et inacceptables du PSE (voir aussi ce site) :

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Général Electric à Grenoble, stop à la casse d’un fleuron indispensable à la transition énergétique

Publié le 13 octobre 2017

Les salariés de General Electric Hydro (ex Neyrpic) sont en grève pour défendre les 345 postes qui seront supprimés début 2018 si rien ne se passe rapidement. C’est d’autant plus scandaleux qu’il s’agit de fabrication des turbines hydrauliques de haute technologie, le centre de recherche grenoblois étant à la pointe au niveau international. Et l’énergie hydroélectrique est une des énergies renouvelables très importante pour assurer la transition énergétique. L’ensemble des responsables politiques locaux, Président de la Métro, Maires de Grenoble et d’autres communes, se mobilisent et interviennent auprès du gouvernement pour qu’il arrête ce gâchis inadmissible. Les salariés sont soutenus très largement par de nombreuses personnalités (récemment, A. Montebourg et J.L. Mélenchon) et l’ensemble de la population de l’agglomération. La fermeture de cette activité dépasserait beaucoup les 345 emplois directs car ce sont plus de 400 employés chez les sous-traitants qui sont aussi menacés.

Les pressions sur le gouvernement et les parlementaires doivent se poursuivre et s’amplifier pour que la destruction de cet outil industriel cesse, afin que notre pays conserve cette compétence indispensable pour participer à la transition énergétique.

Activité et chômage à Grenoble

Publié le 20 janvier 2017

Entre 2006 et 2013, le nombre de chômeurs habitant Grenoble a augmenté de 26 % et atteint presque 12 000 personnes sur une population (de 15 à 64 ans) de 111 000 personnes. Certes le taux de chômage de 10,6 % à Grenoble est inférieur à celui du niveau national qui est de 13,6 %. Une municipalité n’a pas la capacité d’agir directement sur le chômage, par contre par ses dépenses publiques, notamment en investissement elle peut aider au maintien d’emplois publics ou privés. Cette augmentation du chômage s’est effectuée durant le mandat municipal précédent et les choix économiques faits de privilégier le high-tech n’a pas permis d’atténuer cette hausse du chômage. Les choix actuels fait dans le cadre de la transition énergétique et écologique devraient être plus profitables à l’emploi local.

A Grenoble la population de 15 à 64 ans se répartie entre 70,1 % d’actifs et 29,9 % d’inactifs (étudiants, retraités…). Il y a plus d’inactifs que la moyenne nationale (26,8%). Parmi les chômeurs 49,5 % sont des femmes (au niveau national 50,9%), il y a 25,6% des chômeurs qui sont âgés de 15 à 24 ans et 6,6% entre 55 et 64 ans.

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L’Analyse des Besoins Sociaux 2014

Publié le 31 juillet 2015

CCASComme chaque année, conformément au Code de l’Action Sociale, le CCAS édite une analyse des besoins sociaux (ABS) des Grenoblois. Cette année le CCAS a fait une analyse des quartiers en termes de démographie, de situation économique et sociale des ménages à partir des données de l’INSEE, de la CAF, des services fiscaux, des bailleurs sociaux et des services de la Ville et du CCAS. L’ABS 2014 est présenté en 3 parties et des annexes, en voici un résumé :

Partie 1 : Etude du rôle dominant des quartiers de Grenoble

Objectif : Etudier la spécialisation des quartiers grenoblois en matière sociodémographique et résidentielle d’une part et économique d’autre part : il en ressort des idées clés :

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Evolution du chômage dans la zone d’emploi de Grenoble

Publié le 17 avril 2015

logo inseeL’INSEE a découpé la France en 321 zones d’emploi. Pour Grenoble il s’agit de la grande région urbaine d’environ 800 000 habitants. Elle donne l’évolution trimestre par trimestre du taux de chômage de 2003 à fin 2014. On y voit la lente progression de ce taux sur cette longue période. Lire le reste de cet article »