
Alain Dontaine (Photos tous droits réservés)
Dans le cadre de la campagne des législatives, l’ADES donne la parole aux candidats qui défendent les valeurs de Démocratie, d’Ecologie et de Solidarité sur les 2 circonscriptions sur lesquelles se trouve Grenoble. Ces textes sont écrits sous la responsabilité des candidats.
Société de consommation, société de pollution, société de précarité. Ce n’est pas tenable !
Site officiel d’Alain Dontaine
La crise n’est pas qu’écologique, elle est anthropologique, c’est celle de tout un système. Désordres climatiques, perte de biodiversité, fin des ressources les plus accessibles, chômage, précarité… Tout cela n’a qu’une seule et même cause : une société qui ne jure que par la croissance et le PIB, qui produit et consomme sans réfléchir à son avenir et sans solidarité. Avec la concurrence comme seule règle, le dumping environnemental rejoint le dumping social.
Grenoble aussi connaît ces choix néfastes pour notre avenir commun. Il en va ainsi des projets en matière d’urbanisme tels que les onze tours de Jean Macé ou de « la folie des grandeurs » de l’Esplanade. La prise en compte des réalités géographiques de la cuvette grenobloise devrait pourtant inciter les ambitieux à davantage de réalisme. Urbanisation à outrance et toujours plus de voitures ne peuvent faire bon ménage avec la contrainte géo-climatique : les alertes à la pollution ne seraient-elles pas assez nombreuses ? Si l’impasse écologique du système actuel nous impose des changements de nos modes de production, de consommation et de pensée, il y a encore du chemin à faire à Grenoble… L’aménagement du territoire, y compris urbain et économique, doit être soumis aux objectifs sociaux et environnementaux, et non le contraire ! Il est urgent de «ménager le territoire».

Cela ressemble à un publireportage (publicité présentée comme un article de journal), cela a la forme du publireportage, le fond aussi et pourtant… c’est bien un publireportage. Dans son édition de Dimanche 20 mai 2012, le quotidien régional gratifie ses lecteurs de deux pleines pages intérieures consacrées à la « Métamorphose de l’entrée nord de la Ville » avec en bandeau « un tour d’horizon des projets urbains visant à donner à des quartiers enclavés une cohérence d’ensemble et à servir de vitrine à la ville d’ici quinze ans. » Tout y passe, ou presque (il manque Flaubert) : la Presqu’île, le quartier (ou ce qu’il en reste) J. Macé avec ses formidables tours siglées BNP-Paribas (publicité gratuite), l’Esplanade, Bouchayer-Viallet… Comme si tout allait de soi, comme si tous les habitants s’accordaient sur le diagnostic de départ (« quartiers enclavés » ??), les objectifs à atteindre (« cohérence d’ensemble et vitrine de la ville ») et les moyens mis en œuvre, le quotidien offre une vision consensuelle de ces multiples projets, celle de la majorité municipale atteint par une forme aggravée de bétonnite aigüe.
Le 24 mai 2012 se tenait l’audience sur les recours déposés par des parents d’élèves, des personnels du lycée Mounier et des membres du Conseil d’administration.



Lors du dernier conseil de Métro le Compte administratif (CA) 2011 a été adopté, il retrace l’ensemble des recettes et des dépenses de l’année 2011 et donne une photographie de l’état des finances de la communauté d’agglomération au 31 décembre 2011.