De nombreuses collectivités locales ont acceptées, ces dernières années, de certaines banques, des propositions d’emprunts dits structurés qui sont devenus toxiques suite à la crise des « subprimes », ou qui le deviennent avec la crise financière actuelle. Par exemple, pour payer le stade, la Métro avait accepté un prêt basé sur le différentiel euro/ franc suisse. Tant que l’euro était fort, les taux d’intérêts étaient très faibles, mais maintenant que l’euro se déprécie, les taux d’intérêts grimpent à des niveaux très importants (ils peuvent allègrement dépasser les 10 %). Heureusement le montant de l’emprunt toxique (environ 20 M€) représente une petite partie du stock de la dette de la Métro (350 M€) et donc l’augmentation des frais financiers ne mettra pas en grand péril les finances de cette collectivité, mais cela dénote une faute de gestion de l’ancien Président et de la Vice Présidente aux finances du mandat précédent. D’autres collectivités sont atteintes violemment, par exemple la commune de Saint Etienne ou plus près de chez nous la commune d’Allevard.
L’UMP 38, toujours la cacophonie !
Le nouveau Président de l’UMP38 a tenu à faire sa rentrée politique très tôt. On ne sait toujours pas si son choix de secrétaire départemental, le très « carignonesque » Julien Polat, a été accepté par l’UMP national.
Le nouveau président s’est contenté d’attaquer la gestion financière du PS dans les différentes collectivités locales, sans apporter la moindre nouveauté dans son discours. La pauvreté de sa prestation se devine dans le compte rendu des médias de cette conférence de presse. Pas un mot sur les sénatoriales du 25 septembre où la droite présente 4 listes dont 3 sont menées par des adhérents de l’UMP38, démontrant l’incapacité de ce mouvement d’avoir une action collective un tant soit peu construite. L’UMP va donc poursuivre sa décomposition car le nouveau Président de l’UMP38 ne semble pas être en capacité de redresser la situation, ce qui n’est pas pour nous déplaire…
Quand un UMP38 bat la campagne
Elu depuis 1971 à diverses fonctions : maire, conseiller général, conseiller régional, député, Bernard Saugey, sénateur sortant qui conduit l’une des quatre listes de droite, sait parler aux grands électeurs qui vont se prononcer le 25 septembre prochain. On ne s’étonnera pas de sa conception toute particulière de la politique qui fait, qu’en tant que sénateur, son carnet d’adresses est une qualité essentielle à ses yeux. L’un de ses principaux engagements consiste à « Renforcer la défense juridique et judiciaire des élus ». Voilà qui témoigne d’un souci constant de l’intérêt général, qui en douterait ? D’ailleurs ne met-il pas en avant ses « expérience et compétence au service de tous » ?
Quand la mairie égare des documents administratifs importants !
Un citoyen grenoblois a demandé au maire de Grenoble la communication de divers documents administratifs, concernant les échanges de courriers, courriels et autres documents échangés entre la mairie et le Service départemental d’incendie et de secours de l’Isère (SDIS) depuis le 1er janvier 2005, à propos de l’accessibilité de la rue Servan et de la Place du Temple. Le maire ne répondant pas dans le délai légal d’un mois, le citoyen demande un avis à la Commission d’accès aux documents administratifs (CADA) sur ce refus de communication. La mairie répond à la CADA qu’ « il n’existe pas d’échanges entre la mairie et le SDIS de l’Isère » !
La CADA prend acte que les documents demandés n’existent pas. Le citoyen s’étant informé auprès du SDIS et apprenant qu’il y a eu deux courriers (au moins) envoyés par le SDIS à la mairie, dépose un recours auprès du Tribunal Administratif pour faire annuler le refus de transmission. Pour la défense de la Ville l’adjointe déléguée à l’administration générale et au contentieux (membre d’un groupe de droite de la majorité municipale) répond sans rire : « Il n’existe pas de procédure d’échanges écrits et formalisés entre le Service Départemental d’Incendie de Sécurité et la ville de Grenoble. La pratique repose sur un échange oral, un contact en amont lors de chaque projet d’aménagement » !
Sénatoriales du 25 septembre : la liste Démocrates, écologistes, républicains pour l’Isère
Raymond Avrillier a rendu publique le 29 août au Château de Vizille, haut lieu symbolique, la liste qu’il conduit en vue des sénatoriales du 25 septembre prochain. Elle rassemble des élus expérimentés, de collectivités de toute taille (de la Région Rhône-Alpes au village de La-Balme-les-Grottes), des acteurs essentiels des services publics qui sont actuellement mis à mal. Elle s’intitule : « Démocrates, écologistes, républicains pour l’Isère ».

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Les cinq titulaires sont :
- Raymond AVRILLIER, Maire-adjoint honoraire de Grenoble, ancien vice-président de la communauté d’agglomération et ancien conseiller régional, formateur, co-auteur de « Le système Carignon ».
- Françoise CLOTEAU, Maire de Champagnier jusqu’en avril 2011, vice-présidente de la communauté de communes du Sud-Grenoblois, déléguée à l’environnement et au développement durable, membre du Conseil Départemental de l’Environnement et des Risques Sanitaires et Technologiques (CODERST), retraitée de l’administration fiscale, conseillère municipale de Champagnier.
- Pierre SAVIGNAT, Directeur d’hôpital public, enseignant associé en politiques sociales à l’Université, membre du conseil scientifique de l’Agence nationale de l’évaluation et de la qualité des établissements et services sociaux et médico-sociaux.
- Isabelle PICHON-MARTIN, membre du Collectif pour le maintien des bureaux de La Poste, responsable d’associations culturelles et sportives dans le Pays Royannais, retraitée de l’Education Nationale.
- Olivier FINET, Vice-président de la communauté d’agglomération du Pays Voironnais, délégué aux déplacements, transports, modes doux, conseiller municipal de Voiron délégué à l’accessibilité, chef d’entreprise.
M. Destot fait un putsch à l’AMF
Jusqu’à présent, M. Destot était Président de l’Association des Maires des Grandes Villes de France (AMGVF), nous apprenons que depuis peu il est devenu le Président de l’association des maires de France (AMF), c’est ce qu’il déclare à TF1 News le 30 août (voir sur son blog). Il y en a un qui ne doit pas être content, c’est Jacques Pélissard maire UMP de Lons-le-Saunier, qui était jusqu’à présent le président officiel en place de cette vénérable assemblée.
Après vérification il s’avère que cette annonce précipitée de M. Destot était une erreur, un simple lapsus, mais tout de même révélateur.
Pas de vacances pour la résistance à Base élèves
Le Collectif national de résistance à Bases élèves (CNRBE) n’a pas encore trois ans. Mais le travail réalisé depuis novembre 2008 par ces parents d’élèves, enseignants ou simples citoyens, en lutte contre la soumission de l’école au despotisme des traitements numériques de données personnelles qui se mettent en place dans l’enseignement primaire, est spectaculaire. Voir tous les détails sur leur site internet
Voici le point au 7 juillet 2011 :
« Si on en croit l’Éducation nationale, la contestation autour du fichier Base élèves est une affaire classée, et les directeurs qui refusent encore de renseigner le fichier du premier degré sont des fonctionnaires indisciplinés qui méritent sanction. Selon le Collectif national de résistance à Base élèves (CNRBE), les pressions s’intensifient sur les récalcitrants, victimes de « harcèlement téléphonique, y compris pendant les congés scolaires, courriers électroniques comminatoires, convocations individuelles à l’inspection académique, chantage à la non-inscription au collège des élèves de CM2 qui ne seraient pas dans le fichier, menaces de retraits de salaire, menaces de retrait de la fonction de directeur ». À Bauzy (Loir-et-Cher), l’enseignant responsable de la classe unique vient même de se voir notifier par l’inspection d’académie le retrait d’une fonction de directeur qu’il n’a pas. Dans une lettre de soutien envoyée au ministère, le CNRBE rappelle que tous ne font qu’appliquer les recommandations du Comité des droits de l’enfant de l’ONU. Celui-ci préconise en effet que « seules des données anonymes soient entrées dans des bases de données et que l’utilisation des données collectées soit régulée par la loi, de manière à en prévenir un usage abusif ».
Expulsions des Roms, toujours la même violence
Le 1er septembre, la police et la gendarmerie évacuaient le camp des Roms aux Glairons à Saint Martin d’Hères, voici le témoignage d’un élu écologiste de cette commune qui a assisté à la destruction du campement :
« Un an après « le discours de la honte » et le démantèlement du camp de la rocade sud, les expulsions reprennent. Ce matin la police bouclait le camp Rom de la ZA des Glairons sur St Martin d’Hères.
Trois autocars ont embarqué les gens dont l’OQTF (Obligation de quitter le territoire Français) arrivait à terme. Ce matin vers 11h30 les cars étaient encore stationnés devant l’hôtel de police. Ils devraient partir à destination des centres de rétention de Lyon, Rouen et Roissy. Quand aux autres Roms, une quarantaine environ, ils ont assisté impuissants à la destruction de leurs habitats de fortune. Le préfet ne les a pas oublié et leur a délivré une OQTF daté de ce jour avec un mois pour quitter la France.
On a réussi quand même a sauvé deux peut être trois caravanes. Les familles qui restent sur le trottoir avec femme, enfants, bébés, ne sauront pas où dormir ce soir… »
Se pose avec acuité la question de l’hébergement d’urgence dans la région, que les pouvoirs publics (Etat et collectivités locales) ne veulent pas prendre à bras le corps. L’Europe et particulièrement la France devraient avoir honte de la manière dont sont traités les Roms, chassés de partout.

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Sénatoriales, le bon choix le 25 septembre
Il n’y a pas qu’à droite que la division s’installe. La liste du PS (ouverte au PC) a fermé la porte aux autres formations de gauche et aux écologistes, malgré les accords nationaux entre le PS et EELV qui prévoyaient la 3ème place sur la liste unitaire pour un écologiste. Puis il y a eu la proposition d’un radical de gauche en 3ème position qui n’a pas eu plus de succès. Conséquence, fin juillet, Raymond Avrillier a dû proposer une autre liste de gauche et écologiste largement ouverte. Ces derniers jours, le MRC (mouvement créé par Chevènement) a décidé de présenter sa propre liste. Pour l’instant il y aurait 4 listes à droite et 3 listes à gauche pour 5 postes. Il devrait y avoir aussi une liste d’extrême droite comme en 2001.
La liste menée par Vallini, s’intitule « Isère démocratie » et se propose de défendre les libertés locales et la solidarité des territoires, ce qui est un peu « léger » comme programme politique. D’ailleurs le texte du 28 juillet présentant cette liste et envoyé aux grands électeurs, ne précise pas que les candidats appartiennent au PS ou au PC ! On assiste à un camouflage en une liste d’intérêt local, selon les bons vieux principes de la droite afin d’essayer de plaire aux nombreux grands électeurs qui se réfugient dans l’apolitisme (forme habituelle de l’attitude de droite qui ne veut pas dire son vrai visage). S’intituler « Isère démocratie » est tout à fait excessif lorsque l’on connaît les pratiques antidémocratiques de certains candidats et le refus d’appliquer l’accord national passé entre le PS et les Ecologistes. Cette liste n’est pas représentative d’une gauche soucieuse d’offrir une alternative à la politique de Sarkozy. Le 25 septembre, souhaitons que de nombreux grands électeurs se prononcent pour un vrai changement politique en votant pour la liste de la gauche et des écologistes menée par R. Avrillier.
GF38, une nouvelle vie
Le GF38 a donc perdu son statut de club professionnel et la société GF38 a été mise en liquidation judiciaire. Le centre de formation a disparu et c’est l’association GF38 qui gère le nouveau club amateur qui joue en CFA2 (5ème division).
Le budget du nouveau club devrait être de 1,2 M€, mais ce ne sont pas les recettes des spectateurs qui vont permettre de boucler ce budget important pour cette division. En effet l’abonnement annuel pour les spectateurs est fixé à 30 euros, ce qui est très accessible. Le GF38 devrait jouer prochainement dans le stade des Alpes, souhaitons que le stade soit aussi ouvert à d’autres clubs amateurs de la région, aux scolaires et aux équipes universitaires afin que son utilisation devienne d’intérêt général.
Il faudra donc rester vigilant sur le niveau de subvention de la mairie à l’association GF38. Depuis des années la subvention municipale annuelle à l’association est de 518 000 € plus environ 25 000 euros en nature, subvention importante qu’il ne faudrait pas augmenter pour ne pas mettre en péril les autres associations sportives grenobloises. La ville devra être vigilante pour que l’association GF38 ne délaisse pas ses autres activités au profit de l’équipe première, qui devra trouver ses principales ressources auprès de sponsors.
Il faudra aussi revenir un jour sur ce qui s’est passé à Grenoble autour de l’arrivée des Japonais dans le GF38 et dans la construction du stade. A ce sujet l’ancien responsable du centre de formation du GF38 a dit des choses intéressantes en juillet en répondant aux questions de citylocalnews , en voici deux courts extraits :
Espaces verts dans la ville, c’est bon pour la santé
Le 27 juillet parait dans Le Monde une tribune intitulée « Les espaces verts au secours de la Sécu », par le Président de la Fédération Française du Paysage et le Président de l’union des entrepreneurs du paysage et de l’association européenne des entreprises du paysage. Cette tribune cite des études scientifiques qui démontrent le rôle primordial des espaces verts sur la santé publique, et qu’il y a un lien direct ente la présence de vert en ville et l’amélioration de la santé physique et mentale des habitants. Le fait d’avoir une habitation avec vue sur un espace vert permet une économie moyenne de 340 € par an et par personne des dépenses de santé !
Voila de quoi faire réfléchir nos excités de la densification à outrance. Une révision profonde du Plan local d’urbanisme (PLU) de Grenoble devrait prendre en compte ces nouvelles données, et revenir sur des projets qui n’ont d’autres fonction que de donner satisfaction aux promoteurs. Le Schéma de cohérence territoriale (SCOT) devrait imposer un rééquilibrage de la construction de logements et principalement de logements sociaux, sur l’ensemble de l’agglomération.
Discours de Grenoble, un an après, ne réécrivons pas l’histoire !
Le 30 juillet 2010, Sarkozy prononçait son discours de la honte, et nous avions été surpris de l’absence de réaction du maire de Grenoble aux atteintes aux fondements de notre République dans ce discours. Un an après, le premier adjoint réécrit l’histoire en laissant croire que le maire aurait dit son désaccord au président sur la distinction des Français selon leur origine. Dans le Dauphiné Libéré du 30 juillet 2011, le premier adjoint déclare : « Je suis extrêmement fier d’avoir travaillé aux coté de Michel Destot, dont je tiens à rappeler que ce fut le seul élu à avoir dit ses désaccords au Président, notamment en ce qui concerne le changement de préfet. Cela a d’ailleurs donné l’altercation que vous savez dans les couloirs de l’hôtel de police. »
Doit-on rappeler que la visite de l’hôtel de police a eu lieu avant le discours de la honte et que selon les témoins présents, il n’est pas sûr que l’altercation se soit déroulée de cette manière ? Mais ce qui s’est passé à l’hôtel de police est dérisoire par rapport au discours de la honte, et la vérité est que le maire n’a rien dit sur le contenu de ce discours dans les heures qui ont suivi. Après avoir entendu les déclarations du 1er Ministre Norvégien, au moment du drame de l’été, on se prend à rêver d’entendre nos politiques français actuellement aux responsabilités, exprimer aussi clairement leur indignation, sans les accents belliqueux et xénophobes habituels. Nous avons été choqués de cette absence de réaction pour le maire d’une ville Compagnon de la Libération. Contrairement au premier adjoint, nous n’étions pas fiers du silence du maire le 30 juillet 2010.
Le corrompu met de l’huile dans les rouages du sarkozisme !
Sarkozy organise sa campagne présidentielle. Cet été il a fait savoir qu’en plus des structures issues de l’UMP, il existait une cellule « discrète » autour de l’homme d’affaire Jean René Fourtou dans laquelle œuvre notamment A. Carignon, l’ancien maire « corrompu » de Grenoble. Ce dernier se charge de mettre en contact avec le président des intellectuels favorables à sa réélection, lors des dîners du soir. D’après le corrompu, ces intellectuels seraient très intéressés par la stature d’homme d’Etat de Sarkozy (sic !). S’il vous plaît, que personne ne rit ! Rappelons que le corrompu est un spécialiste pour mettre de l’huile dans les rouages puisqu’en 2008 il a lancé une entreprise (Aneo) avec Jean René Fourtou, l’épouse du frère de Sarkozy et le propriétaire des bains de Marrackech, pour produire des cosmétiques à base d’huile d’argan. Il est vrai que Sarkozy et l’UMP ont vraiment besoin de se refaire la façade politique, et quoi de mieux qu’un corrompu qui n’a jamais exprimé de regrets sur ses erreurs, pour s’en occuper.
Faites ce que je dis, pas ce que je fais !
M. Destot déclare sur son blog, à propos de la politique économique du gouvernement : « Un profond changement des politiques économiques, budgétaires et fiscales doit donc être mis en œuvre sans tarder, dans le cadre d’une réelle concertation avec les partenaires sociaux. Et, à ce propos, je tiens à redire mon opposition à la manière d’agir du Gouvernement qui ne rencontrera les représentants syndicaux et patronaux que demain, c’est-à-dire après les décisions. ».
Combien de décisions du maire de Grenoble et de sa majorité sont prises sans réelle concertation ? Il suffit de rappeler qu’ils ont décidé d’augmenter fortement les impôts locaux alors qu’ils avaient promis le contraire pour se faire élire, et que les explications au bon peuple sont venues après le conseil municipal de décembre 2008. Le député maire de Grenoble est donc mal placé pour donner des leçons de pratiques démocratiques.
Sénatoriale, le PS et Vallini ferment la porte aux écologistes
Le 21 juillet, A. Vallini a décidé de présenter sa liste aux sénatoriales, sans y associer les écologistes, violant ainsi l’accord national passé entre Europe Ecologie les Verts (EELV) et le PS, qui prévoyait qu’en Isère le troisième d’une liste de rassemblement serait écologiste.
Dans un communiqué EELV Isère appelle les démocrates à travailler à une véritable liste alternative de rassemblement.
Le groupe PS et apparenté dérape
Dans les » brèves » n°13 du groupe des élus PS et apparentés de la mairie de Grenoble, envoyé par mel à de nombreux grenoblois, un paragraphe s’intitule : « les écologistes contre le logement social ». Suit un tissu de contre-vérités et de mensonges expliquant qu’ »une partie » des écologistes dépose des recours contre le logement social, car ils ne veulent pas de logements social dans leur quartier !
Le groupe PS et apparenté n’a plus d’argument pour défendre ses décisions illégales et cherche donc à discréditer ceux qui font respecter la légalité démocratique.
Les faits rappellent que ce sont les écologistes qui ont été et restent les meilleurs défenseurs du vrai logement social de qualité à Grenoble et dans l’agglomération.
En conséquence nous prendrons les dispositions qui s’imposent pour mettre fin à ces pratiques d’un autre temps, propres aux partis de la droite extrême qui ne peuvent avoir cours dans une démocratie digne de ce nom.
Sans mobile apparent
L’implantation d’antennes de téléphonie mobile a fait grand bruit ces derniers temps, en particulier dans le quartier de la Villeneuve. Ces opérations concernaient des bâtiments d’ACTIS, bailleur social de la ville de Grenoble. Du coup, depuis les protestations des habitants du secteur, la Ville a décidé d’instaurer un moratoire pour tout nouveau projet d’implantation d’antenne sur les bâtiments publics, et cette dernière précision est d’importance. Appelons cela une séance de rattrapage pour la Ville qui n’avait pas su prendre les devants, car la charte signée en 2005 avec les opérateurs de téléphonie mobile n’a pas été renouvelée en 2008, sans doute trop contraignante pour les Bouygues, Orange et autres SFR, face auxquels la majorité n’a pas résisté.
Ainsi, pour le secteur privé, rien n’est prévu et les services de la ville se contentent d’instruire le dossier. L’opérateur candidat doit bien sûr obtenir l’accord de la copropriété concernée (une formalité au regard de l’apport financier), mais personne n’est tenu d’informer les voisins des immeubles alentour. C’est comme cela que Bouygues se prépare à installer trois antennes de téléphonie mobile 38 rue Thiers à Grenoble. Les voisins immédiats seront sans doute très heureux de cette nouvelle, comme les personnes âgées dans leur futur équipement, les patients et encadrants de l’hôpital de jour et plus encore la vingtaine d’enfants qui doit prochainement occuper les locaux d’une crèche associative, à quelques pas de là. Une structure très attendue pour répondre à un manque criant d’accueil petite enfance dans ce secteur. Les parents devront-ils encore rechercher d’autres solutions d’accueil, ou accepter que leurs enfants, au mépris de leur santé, soient sur la même longueur d’ondes que Bouygues pour son plus grand profit ?
