Il aura fallu trois séances du Conseil métropolitain pour arriver à remettre en état de fonctionnement à peu près normal cette grande institution. La séance du 25 septembre était bloquée car il n’y avait jamais pu avoir de négociation entre les 4 groupes de la majorité depuis le conseil précédant du 18 septembre. Après des contestations sur les modalités de vote pour désigner les représentants de la Métro, il y a eu enfin une négociation entre les 4 groupes avec le président, ce qui a permis de débloquer la situation. Reste encore à désigner les présidences dans les organismes, tout n’est pas réglé.
Le problème important qui reste et non des moindres c’est qu’il n’y a toujours pas de projet politique majoritaire qui définisse les priorités d’actions de la majorité. On peut espérer qu’avec le déblocage effectué le 25 septembre ce sera une priorité de la majorité qui doit réaffirmer son ancrage à gauche, écologiste et citoyen respectant ainsi le vote des habitants de l’agglomération.
Depuis le 17 juillet 2020, l’ADES explique qu’il n’est pas régulier d’élire un président dans une séance du conseil métropolitain, puis 2 mois plus tard les vice-présidents et peut être encore plus tard un bureau.
La règle pour mettre en place l’exécutif d’une métropole est fixée par la loi (article L.5211-6 du CGCT). Contrairement à ce qui se passe dans les communes où le maire et les adjoints sont élus dans la semaine qui suit l’élection municipale, la loi donne 4 semaines aux élus métropolitains pour préparer l’élection de leur exécutif car la construction d’une majorité n’est pas faite par les 49 votes des électeurs dans les communes mais par une discussion entre élus métropolitains.
Il y a des élus métropolitains qui ne sont pas contents du tout, ayant l’impression (et même plus) d’être les dindons de la mauvaise farce démocratique qui a permis la réélection du président Ferrari le 17 juillet à la tête de la Métropole. Ce sont notamment les élu-es du groupe MTPS (Métropole territoire de progrès solidaire) c’est à dire les macronistes purs et durs (Thoviste, Chalas…). Ils avaient mouillé la chemise pour permettre l’élection de Ferrari en votant pour lui dès le 1er tour et pensaient qu’ils allaient être payés en retour. Ça a bien failli se faire car dans le groupe de la majorité NMC (ou petites communes) ils avaient trouvé des alliés qui ont agi et continuent d’agir pour que la majorité de gauche et écologiste ne puisse pas survivre. Ces élu-es n’ont qu’à s’en prendre à eux même car en politique on perd toujours son âme lorsqu’on essaye de pactiser avec l’adversaire.
L’association
d’élu-es « France
urbaine » qui
représente les grandes villes et les grandes agglomérations vient
de désigner un nouveau bureau, avec une nouvelle présidente,
Johanna Rolland, maire de Nantes et présidente de Nantes Métropole.
Elle succède à J.L. Moudenc maire LR de Toulouse.
C’est
la traduction des récents résultats des élections municipales dans
les grandes villes.
Ce vendredi 18 septembre se déroule le Conseil de la Métropole qui prend la suite du conseil du 17 juillet qui a vu l’éclatement de la majorité de gauche écologiste et citoyenne par l’élection de Christophe Ferrari à la présidence avec les voix de la droite de LREM, de Carignon et de l’extrême droite.
L’institution a été bloquée depuis plus de deux mois et le conseil du 18 septembre, devait être l’occasion de débloquer cette situation en installant un exécutif de gauche, écologiste et citoyen. Les deux groupes des élu-es qui soutenaient la candidature de Yann Mongaburu (UMA et CCC), ont proposé une démarche qui devait permettre d’avancer et de remettrela métropole sur de bons rails, car il y a urgence. Ils ont proposé une rencontre de l’ensemble des élu-es des quatre groupes ayant formé l’ancienne majorité. A Vizille, le 11 septembre cette réunion a permis d’avancer un peu vers un début de déblocage de la situation.
Mais depuis le 11 juillet les discussions n’ont pas pu aboutir avant cette séance pour une simple raison, le résultat des élections municipales qui a fixé les nouveaux équilibres politiques qui devraient être pris en compte pour les nominations dans l’exécutif ainsi que dans les représentations extérieures. Il y a une règle simple en démocratie, c’est la règle de la proportionnelle à la plus forte moyenne comme lors des élections municipales et des élus intercommunaux. Cela doit conduire pour la répartition de 20 vice-présidents à 12 pour UMA et CCC et 8 pour Actes et NMC. Il aura fallu encore des heures de négociations pour faire admettre cette application de la simple démocratie.
O. Noblecourt s’est recasé chez Méridiam, fonds de pension, spécialisé dans les partenariats publics-privés, qui est prévu, si Véolia réussi son OPA, comme devant reprendre les concessions de services publics de l’eau en France que détient Suez Lyonnaise des eaux,. En tant que directeur de l’investissement local, O. Noblecourt devra préparer la prise en main par Méridiam de tous les contrats de délégation que gère Suez Lyonnaise, les usagers qui subissent cette gestion déléguée se mobiliseront pour qu’il y soit mis fin ; nous les soutiendrons activement dans cette bataille de réappropriation d’un service public essentiel. Il n’est pas sûr que le vœux émis par O. Noblecourt se réalisent : « Au plaisir de vous retrouver sur les territoires pour porter de nouveaux modes de développements, résilients au plan climatique et inclusifs au plan social.
Les 150 citoyens tirés au sort, de la convention pour le climat, proposaient d’« accompagner l’évolution du numérique pour réduire ses impacts environnementaux » et demandaient « un moratoire sur la mise en place de la 5G en attendant les résultats de l’évaluation de la 5G sur la santé et le climat ». Macron les avait félicités pour la qualité de leurs travaux, mais maintenant, voilà qu’il les insulte en les traitants d’Amish, qui dans la bouche du président est très péjoratif et même raciste. Ce genre de petite phrase montre la grande inquiétude du pouvoir sur le déploiement de cette technologie qui n’est demandée par personne à part les tenants de la technologie mondialisée à tout va et des multinationales qui se régalent.
Un des hommes de main de tout premier plan d’A. Carignon, membre de sa liste à l’élection municipale, vient d’être condamné par le tribunal judiciaire de Grenoble. M. Tarantini qui s’occupe du site internet soutenant depuis des années l’ancien maire corrompu (mais qui n’avait pas de directeur de publication pendant très longtemps) et qui colporte systématiquement des fausses informations mettant en cause de nombreuses personnes, avait mis en cause un agent de la ville concernant son embauche. Il a été condamné pour diffamation à 2 000 € d’amende, 1 500 € de dommages et intérêts et 2 000 € de remboursement de procédure. En plus il devra publier le jugement durant un mois sur le site internet dont il s’occupe. Voilà un alourdissement de son passé judiciaire déjà très fourni. Mais il fera peut-être appel pour reculer un peu la sanction.
Le président (mal élu) de la
métropole, Ch. Ferrari devrait prendre une formation accélérée sur la gestion
des services publics. Au journaliste (DL du 9 septembre) qui lui demande de
réagir à la déclaration du président du SMMAG qui remarquait qu’à cause de ce
qui s’est passé à la Métro, il y a 2 mois de retard dans la mise en place de la
gratuité des transports publics le week-end, il répond : « Le président
du SMMAG avait toute capacité…d’agir sur ce sujet-là. Il n’avait pas besoin de
passer par son conseil pour prendre ces décisions ».
Malheureusement c’est totalement
faux. Les tarifs d’un service public sont arrêtés non par le président mais par
l’assemblée délibérante ! Donc Yann Mongaburu a eu raison de rappeler cette
triste réalité dont Ch. Ferrari porte la responsabilité en ayant arrêté, le 17
juillet, la désignation des représentants de la Métro dans les satellites,
notamment au SMMAG. Non un président n’est pas tout puissant…
L’ancien maire corrompu de
Grenoble, qui connait bien la délinquance l’ayant pratiquée à grande échelle,
propose que le ministre de l’intérieur lance une expérimentation de gestion
directe de certains quartiers de Grenoble par l’État. Lui aussi devrait
prendre des formations accélérées sur ce qu’est une expérimentation prévue par
la constitution depuis 2003. L’expérimentation permet de déroger à une loi ou
un règlement durant un temps limité, mais elle ne permet pas de déroger à la
Constitution qui défend la libre administration des collectivités (art.
72). Toute atteinte à la libre administration d’une collectivité serait
suspendue sous 48 heures par la justice administrative dans le cadre d’un
référé liberté, le Conseil d’Etat ayant reconnu depuis 2001, la libre
administration comme liberté fondamentale.
O. Noblecourt, sur Facebook, ne cesse de revenir à sa vieille antienne racontée durant la campagne électorale : la politique de la liste qui a remporté les élections municipales à Grenoble fait preuve de cynisme, particulièrement Eric Piolle. O. Noblecourt est un grand connaisseur du cynisme : avoir été un obligé d’Emmanuel Macron durant plusieurs années et ensuite se dire un socialiste, tout en n’étant plus au parti, relève d’une capacité de contorsionniste peu commune et dont certains experts politiciens ont le secret. Peut être que pour ce grand expert, tout cela s’appelle « la dialectique ».
Ce qui reste intéressant dans ces déclarations, c’est le petit couplet sur « l’appel aux dons pour le CCAS qui fleure bon la charité et le patronage » … Malgré son jeune âge, O. Noblecourt a la mémoire courte : il ne se rappelle pas qu’il a aussi fait ce genre d’appel (en pire) lorsqu’il était vice-président du CCAS, mais lui avait des relations plus multinationales, en fournissant des bons pour du lait, des plats préparés auprès de Danone, dans le cadre de son grand plan « manger malin ». L’approvisionnement se faisait dans les commerces de proximité ! Aller acheter de la nourriture dans les commerces de quartier avec des « bons alimentaires » est une formidable action d’émancipation des populations les plus démunies !
En
effet c’est moins du patronage, qu’un concours actif d’un service public pour
une opération publicitaire d’une multinationale de l’alimentation. Une fois
l’habitude prise de se fournir en produits Danone malgré l’opération de com’
charitable terminée, un grand nombre d’utilisateurs continuaient l’achat de la
même marque.
Quant
aux difficultés dans les quartiers, si O. Noblecourt avait laissé le CCAS dans
un meilleur état financier, peut être que la majorité de 2014 aurait eu moins
de difficultés à améliorer la situation pour réaliser une durable et réelle
transformation sociale des ménages en difficultés économiques.
En
ce qui concerne les dividendes, là aussi, la démission de O. Noblecourt de son
mandat de conseiller municipal en 2017, ne lui a pas permis d’observer que
toutes les SEM ont versé des dividendes à la ville durant 5 années.
Quant à la volonté déclarée la main sur le cœur, de servir les habitants des quartiers populaires, comme aurait dit un ancien maire « il ne suffit pas d’affirmer pour être dans le vrai », et pour conclure la célèbre phrase, les promesses n’engagent que ceux qui les écoutent ». L. Wauquiez veut remettre des caméras thermiques dans les lycées de la Région. Depuis le 1er septembre 2020 trois lycées ont été équipés en caméras thermiques. Mais une expérimentation similaire avait été retoquée par le Conseil d’État fin juin, qui estimait que ces caméras portent manifestement atteinte au droit au respect de la vie privée des élèves et du personnel. L’expérimentation ne devrait durer que trois semaines pour tester les équipements, délai qui pourrait éviter de se faire retoquer par la justice administrative au cas où il y aurait un recours déposé.
A la Métro, il n’est pas politiquement viable qu’une large majorité politique de gauche, écologiste et citoyenne soit mise de coté au profit d’un conglomérat politique mêlant des voix du PS et apparentés aux voix d’En Marche, de la droite, des carignonesques et même de l’extrême-droite ! C’est le résultat du vote du 17 juillet obtenu par Ferrari pour se faire réélire.
L’assemblée délibérante de la métropole
n’est pas une assemblée des 49 maires des communes, mais une assemblée d’élu-es
dans chaque commune suivant à peu près leur poids démographique pour 19
communes et pour les 30 communes trop petites pour avoir une représentation à
la proportionnelle, elles sont représentées par un élu qui n’est pas forcément
le ou la maire. En général les représentant des grandes communes sont élus sur
des critères politiques, ce qui est parfois moins vrai dans les petites
communes.
M. Carignon
devrait suivre des cours de rattrapage concernant les pouvoirs de police du
maire de Grenoble. Il demande au maire qui est officier de police judiciaire
d’aller dans les lieux de deals pour réprimer cette économie parallèle qui
pourrit la vie de nombreux habitants. « Comme officier de police
judiciaire, vous pouvez intervenir pour libérer les habitants du joug de la
délinquance » (DL du 22 août). Sauf évidemment que le maire n’a pas
cette capacité car l’exercice effectif des
prérogatives d’OPJ doit s’exercer sous la direction du procureur de la
République. De plus le maire ne dispose pas de prérogatives de direction de la
police judiciaire. La
loi le cantonne en ce qui concerne la répression directe qu’il peut exercer aux
simples troubles de voisinage (L.2114-2 du CGCT) car pour le reste c’est de la
compétence du préfet et de la police nationale. D’ailleurs le corrompu le sait
fort bien, car lorsqu’il était maire il n’a jamais fait quoi que ce soit contre
les trafics illicites dans Grenoble.
C. Ferrari
dans L’Observateur du samedi 22 août : « J’ai eu autant de voix de
gauche que le candidat écologiste, soutenu par le maire de Grenoble, Eric Piolle ».
Il ne sait pas calculer puisque la majorité de gauche écologiste et citoyenne
disposait d’un peu moins de 90 élus et que 51 élus se regroupaient dans les
deux groupes communistes (12 élus) et une métropole d’avance (39 élus) qui
votaient pour Yann Mongaburu. Donc Ferrari n’a eu au maximum que 39 élus plus
ou moins de gauche le reste étaient les élus LREM, de droite, pro-Carignon et
l’élu du RN. D’ailleurs il savait très bien qu’il était nettement minoritaire dans
les 4 groupes de la majorité c’est pour cela qu’il a fait le chantage au
blocage si c’était un élu grenoblois qui devenait président de la Métro.
Au lendemain de son élection
grâce aux voix de droite, d’extrême-droite et des tenants de la corruption, C.
Ferrari déclare au Dauphiné Libéré : « Je n’ai dealé avec
personne ». Effectivement il n’a dealé avec personne mais avec toutes
celles et tous ceux qui ont voté pour lui. Il n’y a pas besoin d’échange de
courrier ou de billets pour sceller un pacte électoral qui va se dérouler à
bulletins secrets, ce qui est plus difficile lorsque le vote est public. Seul
le résultat dénonce le deal qui est alors révélé. A partir du moment où en
politique, vous ne refusez pas des votes, c’est que vous les acceptez et même
que vous les recherchez. Le deal est simple et très clair.
On n’a pas été déçu de
l’attitude de M. Carignon lors du conseil municipal d’installation. Le fait
d’être le doyen de l’assemblée indiquait à tout bon observateur qu’il ne
pouvait pas représenter l’avenir de la vie municipale. Au lieu de tirer les
leçons de sa franche défaite et de se retirer et laisser ses colistiers assumer
ce nouveau mandat, il s’accroche en faisant démissionner des membres de la
société civile pour retrouver autour de lui ses hommes et femmes de main. En ne
respectant pas les convenances républicaines, il a utilisé ce court moment de présidence
pour donner la parole à ses hommes de main comme si la campagne électorale
continuait. MM. Boutafa et Pinel ont vite montré leurs incompétences et le rôle
qu’ils vont remplir durant ce mandat.
Les élu-es de la liste Carignon qui ont été obligés de démissionner n’apprécient pas cette mauvaise séquence et découvrent le poids des appareils politiques, ils déclarent à Place Gre’net : « Ce que je regrette, c’est qu’en 2020, le pouvoir des appareils soit encore très fort, déclare, déçue Magali Féret. Je suis issue d’un milieu populaire, et sans ancrage politique, visiblement deux handicaps. Je constate amèrement que tous les citoyens n’ont toujours pas les mêmes chances d’être élus pour des histoires d’appareils ». La rejoignant sur cette analyse, Jérôme Odier ajoute : « Il ne reste pas grande chose de la Société civile que mettait en avant la liste d’Alain Carignon. Je crains aussi le message que l’on renvoie aux gens qui ont voté pour nous ».Ces deux élu-es démissionnés
étaient responsables du programme écologique du corrompu. Présentée comme future
première adjointe, Mme Féret aurait été chargée de la transition écologique et
avec M. Odier : elle avait présenté le programme de M. Carignon « concernant
le Green Deal Grenoblois, l’écologie et la préservation de l’environnement pour
décarboner Grenoble d’ici à 2030 ». Exit l’écologie de la liste du
corrompu. Au moins les choses sont limpides et claires.
La Société Civile avec les Citoyens était le titre du site internet de campagne de M. Carignon. Et puis l’aventure s’est transformée en société civile avec Alain Carignon sur le bulletin de vote et puis la société civile a sauté, reste Carignon. C’est moins sexy !A la Métropole, la liste Carignon aura 4 représentants, comme M. Boutafa est salarié de la Métro, il ne peut pas y siéger, ce sera donc M. Pinel le deuxième homme. Mais qui seront les deux femmes ? Y aura-t-il encore des démissions forcées pour laisser la place aux femmes de main ?
Le résultat des municipales à Grenoble apporte son lot de surprises. Les soi-disant listes citoyennes dominées par les candidat-es issus de la société civile montrent maintenant leur vrai visage. Fini la communication pour attirer le chaland. Que ce soit Carignon ou Noblecourt il faut faire la place aux représentants des appareils politiques, car on passe aux choses sérieuses.
L’arnaque suprême du
corrompu. Il a vendu aux électeurs sa liste élaborée par des citoyens libres de
toute attache politique (c’est très vendable actuellement), la fameuse société
civile. Mais il n’en a plus besoin et fait dégager ses premiers colistiers pour
faire monter Mmes Boer et Béranger qui avaient démissionnée pour lui permettre
de devenir conseiller municipal pour mener sa campagne électorale. Mais pour
récupérer aussi son directeur de campagne classé 11ème sur la liste, il fallait
faire démissionner 4 personnes. Il n’a pas fallu très longtemps pour que le
grand magouilleur réapparaisse tel qu’il est vraiment. N’oublions pas qu’il
avait été jugé notamment pour subornation de témoins, en faisant des pressions
sur des proches pour qu’ils fassent des faux témoignages devant la justice. Il
utilise les femmes et les hommes à sa guise, puis les jette.
Le score qui dépasse
péniblement les 10 % pour M. Noblecourt ne permet qu’à trois candidats d’être
élus à la ville. Mais ils sont tous de la « société civile »,
donc plus de représentants du PS, de GO citoyenneté, du Parti Radical de
Gauche… Les pressions notamment de l’appareil PS ont fait démissionner 2 élus
de la société civile qui n’ont servi que de décoration afin que pour la 4ème
de liste (adhérente PS) puisse être élue. Il faut savoir que c’est l’appareil
du PS qui a financé la campagne : qui paye décide. Et M. Bouzeghoub
devient élu pour remerciements de bons et loyaux services (qui n’ont pas servi
à grand-chose) et représenter un peu la diversité.
A Grenoble il y a 4 listes au
2ème tour de l’élection municipale. Il y a 3 listes qui
considèrent déjà qu’elles vont être dans l’opposition et elles se disputent
pour savoir laquelle sera la meilleure dans ce rôle !!! L’ancien
maire corrompu se déclare chef de file étant arrivé avant les deux autres au 1er tour, Mme
Chalas explique qu’elle sera la meilleure opposition et M. Noblecourt vend de
la fumée en expliquant qu’il sera une opposition de gauche à la majorité (comme
si ce qui reste d’une partie du PS
grenoblois et de ses satellites
divers étaient encore de gauche).
C’est la première fois que des candidat-es s’avouent vaincus avant d’avoir combattu. On peut alors parier qu’ils ne seront pas bons dans l’opposition puisqu’ils s’apprêtent à faire ce que les oppositions ont fait durant le mandat qui se termine, c’est-à-dire contester la légitimité de la majorité en oubliant de proposer des politiques alternatives concrètes et se contenter de propositions démagogiques impossibles à financer. Et là leur imagination ne manque pas, à grand coup d’argent « magique » (comme disait Macron avant de trouver des milliards pour l’aéronautique et l’industrie automobile…) : Carignon prétend à la fois brader le patrimoine municipal (sans préciser quel acheteur pourrait s’intéresser à l’hôtel de ville…) et acheter des bâtiments sur lesquels des projets bien concrets sont déjà lancés (Bastille, Crédit Agricole,…), Chalas invente un plan de soutien à l’économie à 120 M €, Noblecourt un revenu local et des politiques sociales au top et poursuit ses attaques contre le maire avec qui il voulait s’allier (il déclare qu’il y a eu « six années de déni et d’incurie municipale »). Les électeurs ne se laisseront pas tromper par ces bonimenteurs qui ne finiront probablement pas leur mandat à l’exemple de M. Noblecourt qui a déjà démissionné lors de son précédent mandat pour convenance personnelle. Ils savent aussi que le redressement des comptes de la ville, bien engagé par l’équipe actuelle, sera poursuivi par l’équipe de « Grenoble en Commun« , malgré le poids de la crise du Covid-19.
La
très macroniste Mme Chalas est une véritable alchimiste des finances publiques,
elle transforme le plomb en or. Elle arrive à transformer 120 millions
d’investissements en recettes de fonctionnement. Comme députée elle devrait
savoir que la loi interdit cet exercice. Pour sauver sa campagne électorale
bien mal partie elle propose de trouver 120 millions d’euros tout de suite dans
les finances de la Ville et de la Métro pour les distribuer aux commerçants
pour payer leur foncier, aux bailleurs pour rendre gratuit les loyers pendant 2
mois, de verser chaque année 15 millions de plus au CCAS (plus 20 % du budget)…
Et tout cela serait financé par la suppression d’investissements, ce qui ne
rapporterait qu’environ 7 M€ chaque année, puisque l’investissement serait payé
sur 25 ans par emprunt. Elle fait marcher la planche à billets. Demain, avec « En Marche » on rase
gratis.
Alors que M.Carignon se
saisit d’une erreur de collage d’un colistier de Grenoble en commun sur
un panneau réservé à l’espace culturel (qui n’était pas utilisé) pour faire du
buzz (erreur reconnue illico publiquement) rappelons des faits constatés à une
toute autre échelle : M. Carignon, le corrompu, qui donne des leçons
a-t-il été réellement vertueux juste avant et après le 1er tour des
élections municipales ? Que doit-on penser d’un bandeau publicitaire à sa
gloire installé sur toute la superficie d’un balcon, avant, durant et après la
période de confinement, alors qu’il n’est pas autorisé d’installer n’importe
quel écriteau sur les façades d’immeubles, qui plus est en plein centre-ville,
juste au-dessus de l’arrêt de tram Hubert Dubedout ? Mais peut-être que M. Carignon était vraiment
confiné hors de Grenoble durant cette période de 2 mois et qu’il n’a donc
pu contrôler ce que faisait son équipe ?
Et le 11 juin quel hasard
curieux de constater que la liste de M. Carignon a procédé à un collage massif
alors que des affichettes noires anonymes ont été collées partout sur les
affiches de la liste de Grenoble en commun, laissées en place juste à
côté des affiches fraichement collées de Carignon ? Le contenu de ces
affichettes relevant plus de la diffamation ou de l’insulte il était certes
difficile d’en revendiquer la paternité…
Une illustration du proverbe
« on voit plus facilement la paille
dans l’œil de son voisin que la poutre dans le sien ».
Voilà des mois que la liste « Grenoble en
commun » explique qu’elle ne fera pas alliance au 2ème tour
avec la liste menée par M. Noblecourt pour des raisons politiques
claires : il ne s’agit ni d’une liste de gauche, ni écologiste d’après ses
déclarations, sa composition et son positionnement politique. Mais depuis sa
défaite cuisante du premier tour se retrouvant en 4ème position,
elle découvre que la fusion des listes n’est pas possible et s’en offusque et
voudrait en rendre responsable Grenoble en commun. Décidemment les
pratiques du vieux monde restent ancrées dans l’ADN politique de certains, les
arrangements politiciens de dernière minute pour sauver des postes sont
toujours pratiqués.
Il y a au moins un candidat sur la liste GNA qui
dit ce qu’il pense réellement, c’est l’ancien adjoint à l’immobilier de M.
Destot, ancien collaborateur de Carignon, M. de Longevialle qui rappelle qu’il
n’est pas d’accord pour la fusion avec la liste Grenoble en commun au 2ème
tour puisqu’il n’est pas de gauche. Et comme dirait Monsieur de la Palice s’il
est sur la liste Noblecourt, c’est parce qu’elle n’est pas de gauche. CQFD
ANTICOR est une association fondée en juin 2002 par
Éric Halphen et Séverine Tessier pour lutter contre la corruption et rétablir
l’éthique en politique. Son ambition est de réhabiliter le rapport de confiance
qui doit exister entre les citoyens et leurs représentants, politiques et
administratifs. L’association regroupe des citoyens et des élus de toutes
tendances politiques engagés pour faire respecter les exigences démocratiques
non partisanes.
Affichage
anonyme sur les panneaux électoraux de Grenoble en commun : les
vieilles méthodes reprennent dès l’annonce du 2e tour avec des
affichettes anonymes collées sur les panneaux officiels de la liste GEC
attaquant Eric Piolle, sans aucun fondement réel, sur « l’inaction »
dont il aurait fait preuve dans la gestion de la crise Covid-19 pour la ville.
Ce type de campagne de caniveau est une pratique courante pour le clan d’un
politicien sur le retour. Qui s’en défendra sûrement…
D’après Médiapart, le parquet de Paris a ouvert une enquête préliminaire pour « trafic d’influence commis par un particulier » visant Tewfik Derbal, ancien collaborateur parlementaire du ministre de la santé. Celui-ci avait tenté, mi-mars, de positionner une offre de masques FFP2 auprès du ministère, espérant toucher une commission d’apporteur d’affaires.
Médiapart a dévoilé le 9 mai qu’un « ex-collaborateur de Véran a cherché à toucher une commission. Mi-mars, en pleine pénurie de masques de protection, Monsieur D., qui était encore le collaborateur d’Olivier Véran quelques semaines plus tôt, a cherché à monnayer son entregent auprès du nouveau ministre de la santé pour toucher une commission sur l’achat de masques FFP2. »
Devenu le collaborateur de Mme
Chalas députée LREM, il a démissionné à la suite des questions de Médiapart.
M. D.
était un collaborateur parlementaire très engagé dans le parti LREM à Grenoble,
il était animateur d’un comité local grenoblois d’En marche et a souvent
remplacé lors de réunions publiques le député Véran, avant qu’il ne devienne
ministre.
D’après
ses propres déclarations, son contrat de collaborateur parlementaire avec M.
Véran s’est arrêté fin mars 2020 et son contrat avec Mme Chalas a débuté en
avril 2020.