« Rythmes scolaires : pourquoi ça va marcher ! » titraient les Nouvelles de Grenoble dans son n°156. Une affirmation digne de la méthode Coué où le doute n’a pas sa place. Car on cherche aujourd’hui encore les raisons qui permettent à la majorité municipale d’être aussi péremptoire.
Passons sur la valse hésitation qu’a suscité ces derniers mois, l’allongement ou non de la pause méridienne (le temps de repas) qui sera finalement modifié à la marge, soit un quart d’heure supplémentaire. « Ca va marcher ! » donc : le matin la classe commencera à 8h30, 8h45 ou 9h selon le choix des écoles : les parents et les fratries devant s’adapter et s’organiser pour les accompagnements. Pour la pause méridienne, l’embauche d’animateurs référents qui est sûrement une bonne chose ne résout pas le climat général dû au sureffectif des élèves, pas plus qu’il ne résout la qualité de l’encadrement. Après le temps scolaire contraint, suit à partir de 16h le temps périscolaire non obligatoire. La ville là encore promet la qualité. Mais pour l’heure c’est le flou qui domine.

Après plusieurs mois de réflexion, la majorité municipale a accepté d’organiser une séance spéciale du conseil municipal sur le projet Esplanade. On ne peut pas dire que ce fut une grande réussite car on a eu droit à un très long rappel du projet qui avait déjà été présenté le 24 mai lors de la réunion d’information. La seule nouveauté a été l’intervention de l’association « Vivre à Grenoble » qui a mis les pieds dans le plat et donnée des informations inédites.
Un Conseil municipal « Spécial Esplanade » a donc eu lieu lundi 17 juin. Qu’aura donc retenu le maire de cette soirée exceptionnelle d’une part, du fait de sa configuration -pour la première fois des Grenoblois opposés à un projet ont pu s’exprimer dans l’enceinte municipale- et d’autre part en raison de sa durée (4h30) due notamment aux nombreuses prises de paroles des élus de la majorité ?
