Les illusions de la politique du logement à Grenoble / 3 : le prix des logements dans l’agglomération

5 avril 2013

Schneider3Nous poursuivons nos réflexions sur la politique du logement et de l’urbanisme à Grenoble et dans l’agglomération. Nous avons démontré que l’accélération de la densification produisait l’effet inverse de celui escompté. Au lieu de diminuer la périurbanisation, elle l’amplifie à cause du prix des logements en accession ou en location à Grenoble et dans l’agglomération. Pourtant il serait possible de construire moins cher avec la même qualité s’il y avait une véritable volonté politique. Car plutôt que de construire au rythme actuel, mieux vaudrait s’attaquer à la vacance des logements devenue très importante, notamment à Grenoble, et s’intéresser de près aux évolutions possibles dans l’existant.

La lettre n° 15 de l’Observatoire de l’habitat de la Métro (février 2013) apporte des informations récentes sur les prix des logements.

« Les prix demeurent élevés : les logements neufs se sont vendus 3 500 €/m² en moyenne en 2011. La quasi-totalité des biens se vend désormais à plus de 3250 €/m², alors que l’offre à moins de 2 500 €/m² recouvrait presque l’ensemble du marché avant 2005. »

« La production de logements sur ces trois années renforce le poids de la ville centre (55% des livraisons sur Grenoble, alors que le PLH n’en prévoit que 39%). »

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Avenir de la gestion de l’eau potable à Grenoble et sa région

5 avril 2013

Le SIERG (Syndicat Intercommunal des Eaux de la Région Grenobloise) et la REG (Régie des Eaux de Grenoble) avec la Ville de Grenoble ont entamé des discussions pour imaginer une nouvelle organisation de la gestion de l’eau potable pour sa production et sa distribution.

Le SIERG a pour compétence la production et l’adduction d’eau potable qu’il délivre aux communes adhérentes. La distribution de l’eau est alors de la compétence des communes desservies. La REG a la compétence production, adduction et distribution pour la ville de Grenoble.

Le rapprochement des deux gestionnaires est très positif et pourrait conduire à terme à une gestion commune, par une régie intercommunale dépassant le périmètre de la Métro. Elle regrouperait les compétences, assurant une grande sécurisation de l’approvisionnement et simplifierait la gestion de ce service public essentiel avec une qualité de l’eau irréprochable à un prix unifié.

Mais la proposition qui ressort des discussions actuelles interroge sur sa pertinence et ses conséquences. En effet il est proposé par le SIERG et la Ville de Grenoble (délibération de principe présentée au prochain conseil municipal) de créer deux Sociétés Publiques Locales (SPL) l’une pour la production, l’autre pour la distribution, dont les actionnaires seraient la Ville et le SIERG pour la production, Grenoble et le SIERG et d’autres communes pour la distribution.

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La protection de l’enfance toujours sur la brèche

5 avril 2013

Incompréhensible cette décision du Conseil général de supprimer 300 places d’accueil (environ 200 en Isère et une centaine hors département) en établissements spécialisés pour enfants en difficultés, soit 180 suppressions de postes de travailleurs sociaux ETP (Equivalent Temps Plein) ? (voir notre article du 23 mars) Incompréhensible pour les premiers concernés à savoir, les jeunes et les travailleurs sociaux. Incompréhensible aussi pour certains élus de la majorité départementale qui se sentent floués après avoir voté une délibération faisant apparaître une augmentation du budget de la Protection de l’Enfance, même si par ailleurs, il était question de suppression de places mais « seulement » 17 en établissements au profit de familles d’accueil en Isère. Incompréhensible donc, mais pas pour tout le monde ! En tout cas pas pour le président du Conseil général ni pour le directeur général des services du département, tous deux coutumiers de décisions brutales, unilatérales et technocratiques à l’image de ces regroupements des services sociaux qui plutôt que de maintenir une proximité les éloigne des bénéficiaires. On pourrait également évoquer la réorganisation permanente des services enfance et famille qui déstabilise la vie professionnelle et décourage les personnels qui perdent le sens de leur mission.

Rendez-vous pour un rassemblement de soutien devant le conseil général le 12 avril à 10h30

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L’inondation des caves et des garages : réactions

5 avril 2013

Notre article du 29 mars 2013, a fait réagir nos lecteurs :

Un juriste nous suggère qu’une expertise judiciaire impliquant l’Etat, la Ville, la Metro et une ou plusieurs copropriétés soit diligentée. Le but étant surtout d’initier une procédure contradictoire et technique. Les victimes des inondations pourraient en faire la demande aux trois autorités publiques.

Un militant de la FRAPNA nous fait part des réflexions suivantes :

« A ma connaissance nous n’avons pas à la FRAPNA d’idées sur les causes de cette remontée de nappe si tant est qu’elle soit avérée (il faudrait tout de même regarder le lien avec la pluviométrie qui peut en être la cause première au moins pour en estimer la fréquence et le niveau), néanmoins nous nous permettons d’attirer l’attention sur trois points :

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Tour Perret, un poisson d’avril utile

5 avril 2013
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La Tour Perret se dégrade : cliquez sur l’image pour agrandir (photos DR)

Le 1er avril a circulé une information, selon laquelle la partie haute de la Tour Perret s’était écroulée. Heureusement ce n’était qu’un poisson d’avril.

Néanmoins c’est bien là un scénario qui pourrait être vécu tant la structure de la tour Perret se désagrège au fils du temps sans que les décideurs décident de son sort. En la laissant en l’état elle finira par tomber d’elle-même. Est-ce là le but caché ? Si cet évènement venait à se produire, il coûterait très cher à la collectivité, pour terminer le travail de démolition, recycler les matériaux, les évacuer, etc… et au bout du compte plus rien. Fin du dernier vestige de l’Exposition Internationale de la Houille Blanche et du Tourisme de 1925, fin de cette partie du patrimoine grenoblois pourtant classée au titre des Monuments Historiques en 1998, fin de la première tour en béton armé construite dans le monde, prouesse technique à l’époque, fin du symbole d’une tradition cimentière précoce dans notre région.

Et pourtant, la délibération intitulée : « Restauration de la tour Perret – Approbation de l’étude préalable (1) et commande d’études complémentaires » a été présentée par la Direction du Patrimoine Urbain en conseil municipal le 22 février 2010.

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ZSP ou prévention ? Agir sur le long terme !

2 avril 2013

Communiqué du 2 avril 2013

A peine l’Etat a-t-il annoncé la mise en place des ZSP qu’éclate au grand jour (Le Dauphiné Libéré du 2 avril 2013) la situation préoccupante de quartiers justement concernés par ce nouveau dispositif. Personne n’est dupe, et il est de notoriété publique que là où le nombre de chômeurs est le plus élevé et où la misère prospère, certains secteurs de la ville sont devenus au fil des ans et en toute impunité des zones de non droit. Ceci est confirmé par la Présidente d’ACTIS. Mis en coupe réglée par des dealers à l’organisation très sophistiquée, ces quartiers et leurs habitants vivent nuit et jour sous un régime de terreur inacceptable en démocratie.

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Réunion publique sur la politique d’urbanisme à Grenoble

29 mars 2013

Le réseau citoyen ouvre le délogoReseauCitoyen2bat sur la politique d’urbanisme à Grenoble

Une autre politique est possible : nouvelle, dynamique, démocratique et respectant les identités des quartiers. Bref, inventer et construire une ville pour tous. www.2014grenoble.fr

Mercredi 10 avril à 20 h à la Maison des Associations (6 rue Berthe de Boissieux à Grenoble)

Avec la participation de Marc Wiel, urbaniste.

Marc Wiel a été directeur des études à l’agence d’urbanisme de Grenoble de 1977 à 81, puis directeur de l’agence d’urbanisme de la communauté urbaine de Brest de 1981 à 2001. À côté de ses responsabilités de praticien, il mène des recherches sur l’urbanisme, et plus particulièrement sur les rapports entre transport et aménagement.

Préparation des élections municipales à Grenoble

29 mars 2013

A droite, il y a les primaires UMP dont on connait les candidats mais pas encore les modalités. Parallèlement d’autres candidats ont fait leur apparition : G. Dumolard, jusque là UMP n’entend pas participer à ces primaires et fait cavalier seul en lançant une campagne « société civile ». On n’oublie pas R. Cazenave qui, début 2012, a créé l’association : « Grenoble 2014 ». Un bel aveu de l’intérêt qu’il porte aux municipales à Grenoble, d’autant qu’il a demandé que cette association soit déclarée comme parti politique, dotée d’un mandataire financier.

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Eaux dans les caves et garages grenoblois, il faut comprendre et agir vite

29 mars 2013

De tout temps les Grenoblois ont connu des épisodes d’inondations de caves ou de garages dans leur ville. Mais ce qui se passe depuis des mois dans le nord-ouest de Grenoble n’a rien à voir avec les crues. En effet de nombreuses copropriétés dans les quartiers Eaux Claires et Berriat sont confrontées à des inondations permanentes de leurs caves ou garages avec des risques importants de dégradation des fondations des immeubles et un développement d’une humidité agressive. Les habitants ont demandé à la ville d’agir pour que cesse cette situation, estimant que la multiplication des chantiers d’immeubles neufs depuis des années a pu détourner l’écoulement de la nappe phréatique. Pour se dédouaner, la ville s’appuie sur les conclusions d’un bureau d’études à qui elle avait passé commande : l’eau remonterait parce que l’un des grands collecteurs géré par la Métro est étanchéifié et ne lui permettrait plus d’évacuer un peu d’eau de la nappe phréatique comme auparavant. Un avis qui n’est pas partagé par les services de la Métro. Cette opération sur le collecteur a été imposée par la Préfecture.

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Démocratie dans les services publics : peut mieux faire !

29 mars 2013

Notre système institutionnel est d’une grande pauvreté en ce qui concerne la démocratisation de la vie publique. Les responsables politiques font de grands discours sur la démocratie mais dans les actes il en va tout autrement.

Prenons le cas des services publics locaux essentiels comme l’eau, l’assainissement, l’électricité et le chauffage urbain.

Le service peut être soit délégué soit géré en régie. Dans ce dernier cas il n’y a pas de contrat de délégation. Si la régie est à personnalité morale, comme pour l’eau de Grenoble, son conseil d’administration la gère au jour le jour et peut fixer les tarifs aux usagers à tout moment, et adapter au mieux les tarifs en fonction des évolutions de la situation réelle du service. En revanche en cas de délégation de service public, à une société privée ou une société publique locale (100% publique), la loi impose que la collectivité ait passé un contrat de délégation avec le gestionnaire, dans lequel le tarif doit être défini pour toute sa durée ainsi que son évolution au cours du temps (indexation fonction de certains paramètres indiqués dans le contrat). Une fois que ce contrat est signé, tout changement nécessite un avenant qui ne doit pas en bouleverser l’économie, ce qui est toujours délicat. La délégation de service public est un mode de gestion qui n’est pas du tout souple et empêche une démocratisation de ces services publics.

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L’école dans tous ses états : rythmes scolaires, Buttes et Fantin-Latour

29 mars 2013

Avec les rythmes…

Comme il fallait s’y attendre, la majorité municipale (moins l’abstention du groupe communiste) a voté sans grand enthousiasme la délibération décidant :

  • « d’engager à la rentrée de septembre 2013 une nouvelle organisation des rythmes scolaires.
  • de prendre acte de la démarche de consultation engagée au début de l’année qui permettra à Monsieur le maire de donner un avis sur le scénario à retenir » Sur la démarche de « consultation engagée » on imagine ici et là quelques sourires en coin en pensant à la réalité de cette « consultation ». Quant au « scénario » que devrait retenir le Maire, de quoi s’agit-il au juste, d’ailleurs le connaît-il lui-même ?
  • « de valider les premières propositions de contenu des temps périscolaires. » Si quelqu’un (citoyen, parent, animateur, enseignant, agent de la ville…) dispose d’informations détaillées sur le « contenu des temps périscolaires » qu’il nous le fasse savoir dans les meilleurs délais.

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50 Arlequin : au lieu de détruire, gérons intelligemment l’existant

29 mars 2013

Le projet de destruction des 68 logements de bonne qualité du 50 Galerie de l’Arlequin, démolition qui risquerait de fragiliser l’ensemble de la galerie, fait réagir nos lecteurs, voici des réflexions qui complètent nos positions.

« C’est tellement plus facile de détruire un bâtiment et de faire «disparaître» les populations que de prendre en compte des problèmes qui sont avant tout liés à l’incapacité des institutions en place de les gérer.

Le bilan d’ACTIS en matière de constructions neuves et de démolitions au cours du présent mandat est d’ailleurs affligeant si on fait le bilan construction-démolitions alors que la demande d’hébergement n’a jamais été aussi importante dans cette ville et que de nombreux jeunes ménages sont à la recherche d’un toit. Que fait le Préfet face à cette incurie alors que le Conseil général vient de réduire son budget en ce domaine (600 places supplémentaires d’hébergement d’urgence devront être trouvées, soit 1400 au total dans le département de l’Isère). Sollicité par lettre, il est bien silencieux !

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Mise en examen de Sarkozy : des échos à Grenoble

29 mars 2013

Nous assistons ces derniers temps à une incroyable médiatisation de la mise en examen pour abus de faiblesse de l’ex-président de la République, orchestrée par une droite qui sait « créer le buzz » comme on dit dans le landernau médiatique. Bien que le Rouge &le Vert se prononce peu sur la politique nationale, il se trouve que cette affaire fait étrangement écho à ce que notre ville a connu voilà bientôt 20ans. En 1994, Grenoble traverse une période de turbulences judiciaires sans précèdent dans une ville de cette taille.

Un juge lyonnais, réputé alors incorruptible, un certain Ph. Courroye, instruisait un dossier de corruption lié à la vente de l’eau de Grenoble. Une histoire édifiante relaté dans le « Système Carignon » de R. Avrillier et Ph. Décamps : « le 7 février 1994, une information judiciaire vient d’être ouverte pour « abus de biens sociaux et recel d’abus de biens sociaux ». La nouvelle fait d’autant plus de bruit que l’instruction est confiée au juge PH. Courroye, qui s’est déjà fait une image de magistrat inflexible dans les affaires impliquant le maire de Lyon, Michel Noir ».

L’instruction puis le procès conduiront à l’incarcération de A. Carignon qui ne s’est pas privé de critiquer publiquement le juge, de remettre en cause ses décisions ainsi que l’impartialité des magistrats. Et il était sûrement fautif et partial ce juge qui avait osé signer le fameux « appel de Genève contre la corruption ». Aujourd’hui, l’Histoire repasse les plats, les noms sont différents mais le scénario est identique.

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La Semitag continue, mais c’est le privé qui commande !

29 mars 2013

Le SMTC (Syndicat Mixte des Transports en Commun) délègue la gestion du réseau de transports en commun à la SEMITAG, société d’économie mixte, dont le SMTC détient 64,8% des actions, Transdev 26,85 % et des banques et la CCI le reste.

Le contrat actuel de délégation de service public prenant fin prochainement, le SMTC a relancé un appel d’offre pour une nouvelle délégation. Deux offres ont été présentées : Keolis (filiale de la SNCF) et Transdev (filiale de la Caisse des dépôts 60% et de Véolia). En réalité le dossier de la SEMITAG était porté par Transdev, comme si la SEMITAG ne pouvait pas porter elle même son projet.

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L’ADES soutient le Réseau Citoyen

23 mars 2013

logoReseauCitoyen2Des Grenoblois ont décidé de constituer un Réseau Citoyen pour faire entendre leur voix lors des élections municipales de mars 2014. Ensemble, ils partagent un diagnostic très négatif de la politique municipale et d’agglomération actuelle, diagnostic fondé sur leurs expériences concrètes de ces dernières années notamment dans les domaines de l’urbanisme, des services publics (chauffage urbain notamment), de la vie quotidienne dans les quartiers… Ils se sont rassemblés pour proposer une autre vision de cette région et changer la politique municipale autour du concept  « la ville pour tous » en privilégiant l’élaboration collective des grandes décisions municipales entre les habitants, les élus et les services. Voir les détails sur leur site internet.

L’ADES rencontre ces citoyens  à l’occasion de  différentes actions menées  contre la politique municipale dans de nombreux quartiers.  Certains militants de l’ADES  sont signataires, en leur nom personnel, de l’appel à la création du réseau.

L’ADES partage à la fois le diagnostic et les valeurs exprimées dans les propositions du Réseau Citoyen.

L’ADES a décidé de  soutenir le Réseau Citoyen, tant sur le plan matériel, si nécessaire, que dans l’appréhension et la compréhension de dossiers municipaux et d’agglomération sur lesquels elle travaille depuis des années.

L’ADES espère que le Réseau Citoyen, fort de cette  démarche inédite, prendra toute sa place dans le débat politique qui s’annonce. La crise de la représentation politique dont sont responsables par leurs pratiques  la plupart des élus ou gouvernements successifs, ne pourra être surmontée que si les habitants décident de s’occuper eux-mêmes de leurs affaires. Les élections municipales qui portent directement sur l’organisation de la vie quotidienne sont l’opportunité à saisir pour ce renouvellement de la vie politique.

Base Elèves au Tribunal Administratif : rassemblement mardi 26 mars 14 h

23 mars 2013

base-elevesLes syndicats PAS 38, Sud éducation, CNT éduc et Snuipp 38 appellent à se rassembler devant le Tribunal administratif de Grenoble mardi 26 mars à partir de 14h.

C’est mardi à 14 h 30 qu’aura lieu l’audience au Tribunal Administratif de Grenoble pour les requêtes au sujet des sanctions subies pour le refus de renseigner Base Elèves par Elisabeth Heurtier, Patricia Artaud, Michel Duckit (retraits de journées de salaire), Rémi Riallan et Claude Didier (même chose + retraits d’emploi de direction).

Syndiqué-es ou PAS, tous mobilisés !

Le combat contre Base Elèves se poursuit et il est loin d’être terminé ; Affelnet, le LPC électronique et le passeport orientation formation pointent le bout de leurs nez et démontrent ce qui a été affirmé par les opposants au fichage depuis le début : les données sensibles expurgées de Base Elèves reviennent en force dans des fichiers parallèles, reliés par l’INE …

Alors tous devant le tribunal administratif : enseignants en congé, déchargés, retraités, à temps partiels, parents d’élèves, grands-parents d’élèves, citoyens … A 14 heures au Tribunal administratif de Grenoble 2 place de Verdun (place de la préfecture) ; l’audience est publique.

Refonder la démocratie locale : l’exemple des rythmes scolaires

23 mars 2013
RythmesScolairesBanderole

Les banderoles demandant le report de l’application de la réforme fleurissent sur les balcons grenoblois

La méthode est désormais éprouvée. On décide d’abord puis on entame quelques réunions dites de concertation ou plutôt d’information pour que le citoyen ait l’illusion d’avoir participé à une décision déjà prise, le tout accompagné d’une communication tapageuse. Les exemples sont multiples de cette démocratie qui se veut participative et pour laquelle la majorité s’est donnée une charte qu’en réalité elle n’applique pas : le budget, les projets immobiliers… et aujourd’hui les rythmes scolaires. Chaque fois on perçoit dans la méthode un entêtement à forcer le passage. La mode étant depuis peu au tchat (dispositif permettant de dialoguer sur internet dans un temps donné avec un élu municipal) celui de l’élu à l’éducation le 14 mars dernier illustre assez bien l’obstination assortie d’un certain flou entretenu par la majorité municipale et les questions qui du côté du citoyen restent en suspens.

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Les coûts contre la Protection de l’Enfance

23 mars 2013

On avait connu le projet de regroupement des services sociaux de proximité du Conseil Général, l’opposition des élus de la majorité à ce qu’ils considéraient comme « un grand recul de l’action territoriale ». Puis ces mêmes élus s’étaient finalement résolu à voter un regroupement mis en veilleuse le temps des élections (présidentielle et législatives). Mais la réorganisation permanente des services « Enfance et Familles » est repartie de plus belle, accompagnée d’un management plaqué sur les entreprises privées (tableaux de performance, productivité, rentabilité, évaluation, tout ce qui se fait de mieux en matière sociale) avec un personnel en nombre constant malgré les situations sociales qui ne cessent de se dégrader.

Sans doute était-ce encore insuffisant ? Le Conseil Général de l’Isère qui par la voix de son sénateur- président A. Vallini se targue d’être l’un des départements les moins endettés de France, vient de trouver la formule adéquate pour réaliser encore plus d’économies. Il s’agit rien moins que de supprimer des places d’accueil dans les établissements recevant des enfants en difficultés ou mieux et plus radical de les fermer purement et simplement.

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Eau de Grenoble : liquidation de la SEG… enfin !

23 mars 2013

dessin "autopsie d'un Waterl'eau"Le dernier fossile restant de la privatisation du service de l’eau de Grenoble vient enfin de disparaître définitivement. La Société des Eaux de Grenoble a vécu. Il aura fallu attendre 13 ans pour que cette société d’économie mixte disparaisse après que le Conseil municipal ait décidé en juin 1999 de mettre fin aux contrats issus de la corruption. Malheureusement, encore une fois, les intérêts privés ont été largement rétribués dans cette affaire au détriment des Grenoblois.

En 1989, la majorité municipale de droite vote la privatisation du service de l’eau de Grenoble qui était bien géré en régie, à une filiale de la Lyonnaise des Eaux, la COGESE. Le contrat de délégation de service public signé par le maire, A. Carignon et la COGESE a été obtenu à l’issue d’un pacte de corruption. La justice est passée. L’ADES et l’association Eau Secours ont mené une bataille de tous les instants contre ce mauvais coup qui a vu les tarifs de l’eau augmenter de manière continue années après années.

Lors des élections municipales de 1995, la gauche et les écologistes, réunis au 2ème tour sont élus, entre autres, pour re-municipaliser le service des eaux. Mais le maire, M. Destot n’entend pas s’affronter à la Lyonnaise et invente un montage qui conserve le contrat de délégation issu de la corruption, mais change la COGESE en société d’économie mixte appelée Société des Eaux de Grenoble (SEG) pour faire croire à un contrôle public de ce service.

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Politique politicienne : primaires à l’UMP, Destot et les citoyens

23 mars 2013

Primaires UMP

Comme il fallait s’y attendre, la désignation de la tête de liste de la droite pour les élections municipales à Grenoble ne va pas être un long fleuve tranquille. Une réunion publique a eu lieu mercredi où un certain nombre de personnalités ne sont pas venues. On apprend que G. Dumolard indique qu’il n’est plus adhérent à l’UMP et donc qu’il ne participera pas à ces primaires… R. Cazenave s’interroge et pour l’instant les seuls compétiteurs sont M. Chamussy, A. Carignon et D. Bonzy, et deux jeunes inconnus (Benjamin Piton et Colin Lecordier) viennent faire un tour de piste pour gagner leur place dans une liste. Il sera intéressant de savoir pour qui ils vont se désister. Pour participer à la réunion publique de mercredi il fallait payer 2 Euros et signer l’engagement : ”Je soussigné déclare sur l’honneur souhaiter le changement de municipalité de Grenoble en 2014 et la participation de l’UMP à la prochaine équipe municipale”.

Quand le maire s’interroge, enfin !

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