L’université de Grenoble et l’excellence, une position critique bienvenue

15 avril 2011

En 2008 a été lancé à Grenoble GUI (Grenoble Université de l’Innovation) pour répondre à l’appel à projet lancé par le Ministère sur les opérations campus ; et maintenant il faut aller plus loin avec GUI+ (Grenoble Alpes Université de l’Innovation, GUI+), cette fois en réponse à l’appel à projet « Grand emprunt ». A chaque fois au niveau national beaucoup d’appelés mais peu d’élus, la concurrence entre les universités s’exacerbe ; avec au niveau local à Grenoble l’active complicité des collectivités locales, Ville de Grenoble et Métro en tête.

Une réflexion critique de syndicats de l’enseignement supérieur et de la recherche engage le débat de fond sur l’avenir de l’université et de la recherche grenobloise. Voici le communiqué intersyndical sur les initiatives d’excellence du Grand emprunt.

L’ « excellence » doit être portée par ses acteurs !

Les équipes présidentielles du site se félicitent de la présélection du projet « GUI+ » dans le cadre de l’appel d’offre « Initiatives d’excellence » (Idex), par lequel le gouvernement veut faire émerger 5 à 10 « campus d’excellence ». Un projet qui regroupe notamment les 5 universités de Grenoble et Savoie, le CEA Grenoble et le CNRS.

Nos organisations syndicales, si elles sont heureuses de trouver dans cette présélection une reconnaissance de la qualité de l’enseignement et de la recherche que toute la communauté grenobloise met en œuvre ne peuvent partager totalement cet enthousiasme, car tant le principe même des Idex que la structure porteuse du projet grenoblois nous posent plusieurs problèmes de fond.

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Une partie de la droite UMP part à l’attaque… des écologistes de Grenoble ! Ridicule !

8 avril 2011

Après leur résultats catastrophiques aux cantonales à Grenoble, une partie de l’opposition de droite UMP au conseil municipal démarre sa campagne pour les élections municipales de 2014. Dans le Dauphiné Libéré du 4 avril, nous découvrons leur stratégie : des rencontres avec les Grenoblois jusqu’en juin, un manifeste pour Grenoble dans 100 jours et un plan d’action pour 1000 jours.

Il s’agit d’un plan proposé par seulement 4 élus (Mmes Bon et Béranger et MM. Baile et Chamussy) sur les 5 de l’intergroupe « Rassemblement pour Grenoble », il manque à l’appel Mme Cadoux et évidemment l’autre groupe UMP de l’opposition (Mme Modelsky, MM. de Sans Nicolas, Roux et Storny). Comme d’habitude il s’agit plus d’aventure personnelle que d’une stratégie de l’UMP, qui ne sort toujours pas de sa mise sous tutelle des instances nationales et de ses divisions.

Ce qui est intéressant dans cette déclaration c’est l’attaque contre les seuls écologistes de Grenoble et la grande mansuétude pour le maire et sa majorité. Il faut à tout prix que le PS et les écologistes ne s’allient pas en 2014, ce serait selon eux très périlleux pour Grenoble.

«  Nous savons quelle menace pèse sur la ville. Face à cela, notre responsabilité est de dessiner les contours d’un rassemblement dynamique qui dépassera les clivages politiques… ». Cela fait rire quand on voit que ces élus ne sont même pas capables de dépasser leurs petits clivages internes, comment arriver à être crédible dans ces conditions ? Ce groupe a un train de retard, il y a déjà 3 ans que Michel Destot fait de l’expérimentation du dépassement des clivages politiques.

Leur analyse des réalités politiques est aussi complètement fausse et caricaturale, par exemple M. Chamussy explique : « Les écologistes grenoblois ne veulent pas de partenariat entre la recherche et le monde de l’entreprise… Leur projet est mortifère en terme d’emplois pour Grenoble… Et là je parle des écologistes grenoblois qui sont très spécifiques, et non pas d’Europe-Ecologie dans sa globalité… Les Verts grenoblois sont le paravent de l’ultra-gauche grenobloise. Est-ce que c’est avec eux que notre ville peut vraiment avancer ? Non. »

M. Chamussy devrait mieux se renseigner : Comme tous les écologistes, la composante grenobloise n’a jamais refusé le partenariat entre recherche publique et entreprises (publiques ou privées), ils y mettent seulement des conditions très simples (qui sont actuellement absentes). Nous demandons de vraies contreparties aux financements publics accordés, que l’argent public n’aille pas alimenter les dividendes des actionnaires privés (Center Parcs, ST Microelectronics…) et que les activités aidées soient éco-compatibles.

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Mounier, rien n’est fini

8 avril 2011

Des parents d’élèves et des élèves de BTS avaient déposé des recours au tribunal administratif de Grenoble contre les décisions de JJ. Queyranne et du Recteur. Or voilà que le Président de la Région répond aux requérants qu’ils ne peuvent pas attaquer sa décision… puisqu’il n’y a pas de décision ! En effet les requérants contestaient la décision révélée par les courriers et communiqués de presse puisqu’elle ne respectait pas les lois et règlements. C’est au Conseil Régional et non au Président de décider de la capacité d’accueil d’un lycée et tout acte réglementaire doit être déposé en préfecture pour le contrôle de légalité, sinon il n’est pas opératoire.

Conséquence, il n’y a pas de décision sur laquelle le Recteur pourrait s’appuyer. Or ce dernier fait comme si tout était d’équerre et organise la rentrée à partir de décisions qui n’existent pas… On marche sur la tête.

Comme quoi les recours sont toujours très utiles pour éclaircir la situation.

Dernière minute.  Lors de la commission permanente du Conseil régional du 7 avril, JJ. Queyranne a été mis en minorité sur une demande de pouvoir défendre la région devant le Tribunal Administratif face aux recours déposés par des parents d’élèves du lycée Mounier. Sur ce dossier, il a voulu jouer tout seul avec le maire de Grenoble et le Recteur en oubliant les élus régionaux. Les élus écologistes, du Front de Gauche et de la droite ont voté contre l’autorisation donnée au Président (87 voix contre), le FN et J. Safar (pourtant président du groupe PS) se sont abstenus (18 voix), les seuls qui ont voté pour : le reste du PS et les radicaux de gauche (51 voix) ! Le dossier Mounier constitue donc encore une première car une telle situation  ne s’est jamais présentée  en Rhône-Alpes. Le camouflet est sévère pour  le président qui, pour avoir décidé en solo, est renvoyé seul face au tribunal. Est ce que cela sera salutaire ?

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Un mandat ça va, c’est quand il y en a plusieurs que…

8 avril 2011

Les Grenoblois ont une raison supplémentaire cette semaine d’être fiers de leur maire qui est aussi député, comme on a trop souvent tendance à l’oublier. C’est d’ailleurs à ce titre qu’il fait la couverture du magazine économique « L’Expansion ». Une photo pleine page pour illustrer une enquête sur « l’argent des élus » avec en sous-titre « Michel Destot, le député et maire de Grenoble déserte les bancs de l’Assemblée nationale ». Et l’on apprend que si F. Brottes, député et maire de Crolles, le plus travailleur est classé 3ème pour son assiduité, que J.J Queyranne Président du Conseil Régional se voit décerner et c’est une performance, « un bonnet d’âne » pour sa 464ème position, M. Destot lui, n’est guère mieux loti en pointant au 417ème rang sur les 577 députés que compte l’Assemblée. Pas très assidu au cours de ce cinquième mandat consécutif, il n’est intervenu que 32 fois dans l’hémicycle depuis 2007, pas plus en commission des affaires étrangères. En 4 ans, il n’a proposé aucun texte de loi et n’a écrit qu’un seul rapport.

A la question du magazine « vos députés méritent-ils ce qu’ils gagnent » ? Pour J.J Queyranne et M. Destot nous avons la réponse.

Mais alors, si le maire de Grenoble ne part pas directement à l’Assemblée nationale, où va-t-il quand il quitte subrepticement le conseil municipal en pleine séance, comme il le fait régulièrement depuis quelques temps ? Présider l’association des maires des grandes villes de France ? Ah ! Ce que c’est que le cumul des mandats !

CORYS, success story ou dégringolade story ?

8 avril 2011

Le Dauphiné Libéré du 1er avril (non, ce n’est pas une blague) rapporte qu’à l’occasion de l’inauguration du nouveau siège de la société Corys (filale d’Areva et d’Edf), M. Destot a déclaré que « c’est une belle histoire, une success story ».

En 1989, M. Destot ingénieur au CEA, crée une start up, Corys (Compagnie de réalisations et d’ingénierie des systèmes), pour simuler la conduite de réacteurs nucléaires. On y retrouve Stéphane Siebert, Geneviève Fioraso et d’autres personnes qui feront partie de la garde rapprochée du maire à partir de 1995.

L’histoire se termine lamentablement en 1997. Mise en redressement judiciaire, la société disparaîtra, reprise suite à une cession par la SA Corys Tess qui dépendait à l’époque de Tractebel (Suez- Lyonnaise des Eaux).

Pour préciser la dégringolade de la société, dont était président M. Destot avant d’être élu maire en juin 1995, rappelons que deux experts judiciaires sont mandatés le 30 octobre 1998 par le procureur auprès du T.G.I. pour examiner les comptes de la société des années 1995, 1996 et 1997. La conclusion des experts est la suivante : « compte tenu de tous ces éléments, on constate que la société se trouve dans une impasse financière dans le courant de l’exercice 1995. On peut de ce fait penser que la société CORYS SA se serait trouvée en cessation de paiement courant 1995, si elle avait respecté les règles régissant le financement des entreprises ».

En Octobre 1997, le Rouge et le Vert n° 61, écrivait :

« En vertu du principe des vases communicants, peut-on espérer que l’entrée de la Lyonnaise dans Corys la fasse sortir de l’eau de Grenoble ? » Il faut préciser qu’à cette date, le maire continuait à vouloir gérer l’eau de Grenoble dans un partenariat avec la Lyonnaise des Eaux en voulant conserver les contrats de la corruption. Dans de prochains articles nous raconterons comment M. Destot, qui avait promis le retour en gestion municipale de l’eau, pour se faire élire en 1995, a tout fait pour conserver la Lyonnaise dans la gestion de ce service public d’un bien commun essentiel. C’est contraint et forcé par les écologistes qu’il a été obligé de revenir à la gestion en Régie.

L’hôtel 4 étoiles a fait pschitt…

8 avril 2011

Nous nous étions élevés contre l’un des premiers actes de l’adjoint à l’immobilier et à l’urbanisme qui avait vendu (à un très bon prix) un terrain à un hôtelier pour réaliser à l’angle de la rue Hoche et du Cours Gambetta un hôtel 4 étoiles. A cet endroit, l’ancienne majorité de gauche et écologiste avait prévu l’implantation d’un bâtiment public, à définir, pour répondre à des besoins du quartier, mais changement de politique oblige, il faut remplacer le public par du privé !

Mais le nouvel hôtelier vient d’abandonner son projet car il n’a pas trouvé d’investisseurs. L’adjoint à l’immobilier ne désarme pas et espère que le groupe Accor va reprendre le flambeau. Les affaires sont les affaires.

Téléphérique de la Bastille, la restructuration inachevée

8 avril 2011

La majorité municipale a décidé de séparer les activités transport et tourisme qui étaient intimement liées au téléphérique. Maintenant la régie du téléphérique ne s’occupe que du transport des visiteurs et c’est l’office du tourisme qui a en charge le reste.

Ce qui interroge :

La convention qui précise la séparation des activités est signée par M. Lambert directeur du téléphérique (à tiers de temps) et par le même M. Lambert directeur de l’Office du Tourisme (à 2/3 de temps)… Certains y voient un conflit d’intérêt.

La Régie du téléphérique devra verser environ 18 % de son chiffre d’affaire à l’office du tourisme, ce qui est excessif et ne permettra pas au téléphérique de redresser suffisamment sa situation financière qui est en difficulté. Pour plus de détails voir l’intervention des élus écologistes au conseil municipal du 28 mars

La régie du téléphérique aurait bien besoin d’argent pour améliorer l’installation, la vétusté de certains composants l’empêchent de fonctionner à sa vitesse normale d’où une baisse inquiétante du débit à certains moments. Avec la nouvelle organisation, il n’est plus nécessaire de salarier à la Régie du Téléphérique un directeur compétent seulement en tourisme et communication, cela ferait faire des économies bienvenues dans la période actuelle.

Décidons maintenant la sortie du nucléaire et organisons la transition énergétique

8 avril 2011

Le nucléaire comme source d’énergie est trop dangereux, il faut dès maintenant organiser son abandon.

  • Il n’y a pas de solution acceptable pour assurer en toute sécurité, la gestion à long terme des déchets radioactifs (rappelons qu’il faut les stocker pour des milliers d’années, en « espérant » que la science découvrira des techniques pour les retraiter, pari déjà assez insensé !). Sur une échelle de temps aussi longue personne ne peut assurer qu’ils ne seront pas relâchés un jour dans l’environnement.
  • Les accidents des centrales ou des centres de stockages peuvent être tellement graves qu’ils peuvent rendre des régions inhabitables pour des siècles. Il est impossible de prétendre qu’il n’y aura jamais une catastrophe en France, Tchernobyl et Fukushima sont là pour nous le rappeler. Ce risque ne peut pas être pris car nous n’avons qu’une seule Terre !

N’attendons pas la prochaine catastrophe, organisons dès maintenant la sortie du nucléaire :

  • Dans l’immédiat : renforcement de la sécurité des centrales notamment vis-à-vis des risques sismiques, d’inondation et de la perte de l’alimentation électrique. Cela passe par donner aux autorités de sûreté une réelle indépendance et de plus grands moyens, notamment d’imposer l’arrêt des installations qui présenteraient un risque. La fermeture des centrales les plus dangereuses comme Fessenheim. L’arrêt de la construction des EPR.
  • Mettre en place un grand plan de lancement d’une stratégie « Négawatt » : économies massives des énergies et développement accéléré des énergies renouvelables. Deux mesures phares pour la transition énergétique :
    • Un grand programme d’isolation thermique de tous les bâtiments pour diviser par 4 les besoins de chauffage : mettre en place les financements, études, entreprises, adaptés en tenant compte de la situation sociale des habitants
    • La nécessaire réduction de consommation des carburants avec des transports collectifs efficaces et la sortie du tout camion pour le transport des marchandises.
  • Fermeture des centrales au fur et à mesure que le plan « Négawatt » donnera son effet.

Une manifestation est organisée le samedi 16 avril à 15 h, Place Félix Poulat, par : Sortir du Nucléaire 38, ADES, CIIP, FRAPNA, Parti de Gauche, NPA 38, EELV Isère…

ODTI : Animations Equinox Metis

1 avril 2011

Samedi 2 Avril 2011 entre 12h et 16 h,  Chapiteau Parvis de l’ODTI, Place Edmond Arnaud

  • 12h00 Repas républicain métisse, convivial et solidaire
  • 13h30 Atelier Origami par le Centre franco-japonais de Grenoble et du Dauphiné, pliages magiques pour grands et petits
  • 14h00 Capoïera association de Grenoble “geracapoeira”

Ce début de printemps 2011 est une belle occasion donnée à l’Observatoire des Discriminations et des Territoires Interculturels – ODTI, ses résidents, ses adhérents, ses partenaires et amis de fêter Equinox Métis de Printemps 2011, autour d’un repas et en musique. Une manifestation qui suit de près la date de l’équinoxe de printemps, (équinoxe de mars dans l’hémisphère nord, équinoxe d’automne dans l’hémisphère sud). Nos pensées en cette nouvelle saison de renaissance réelle et symbolique vont singulièrement aux Peuples Japonais, Lybiens, Yéménites, Barheïnis et tant d’autres ailleurs …. !.

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Conférence d’intérêt général : « Irréversible le développement technique ? »

1 avril 2011

A Grenoble nous sommes bien placés pour nous interroger sur les rapports entre science et société. Le collectif sur les enjeux des nanotechnologies à Grenoble (CENG) organise une conférence sur le thème :

« Irréversible le développement technique ? »

Mardi 5 avril à 20h30 Salle de conférence de la Maison des Associations, 6 rue Berthe de Boissieux à Grenoble

L’importance que prennent les développements technologiques dans notre société pose la question de savoir s’il est possible d’assurer un contrôle démocratique sur ces développements. De nombreux philosophes, sociologues, historiens, scientifiques… se sont penchés sur cette question. Cette conférence exposera différentes approches à ce sujet et essayera de répondre à la question : la technique peut elle être contrôlée, et si oui comment et par qui ?

  • Conférencier : Xavier Guchet Maître de conférences en philosophie à l’Université Paris 1.
  • Avec la participation de Mariano Bona, syndicaliste, membre du « collectif Recherche Industrie Formation » de l’UD CGT Isère.

Analyse des élections cantonales Grenoble, 2ème tour

1 avril 2011

L’analyse des résultats du premier tour montrait une forte poussée des écologistes dans les trois cantons de Grenoble. Il leur a manqué 30 voix sur le canton 6 pour être qualifié pour le 2ème tour. Les résultats du deuxième tour amplifient encore l’impact des écologistes qui disputent maintenant au PS le leadership politique dans la ville. Le PS a utilisé tous les moyens pour sauver les meubles, il reste que même si les deux sortants des cantons 3 et 6 sont réélus, les vrais vainqueurs de ce scrutin sont les écologistes.

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Humeur : ce à quoi on aurait aimé échapper

1 avril 2011

Parmi les commentaires d’après élections, on a noté ceux, remarquables par leur niveau, du député-maire de Grenoble. Dimanche soir en Préfecture lors d’une déclaration à la presse, il reprend comme un disque rayé, comme si le temps s’était arrêté, l’antienne de 2004, quand O. Bertrand avait remporté pour la première fois les élections du canton 1, sur le thème « élu avec les voix du FN ». Et cette fois au canton 1, il ajoute évidemment le canton 3. Se réjouir de la victoire de son candidat PS ne lui suffit pas : « Ca ne m’empêche pas de regretter une fois encore qu’EELV ait voulu arbitrer encore une fois » (ça va mieux en répétant )… »euh ! les débats par le front… droite, extrême droite, l’UMP, Le Front National (nous y voilà !)… on trompe… on truque les jeux » (donc les élections sont des jeux) « en autorisant la droite et l’extrême droite à se mêler du combat et on l’a vu sur le 1 et sur le 3, droite et extrême droite ont voté majoritairement pour le candidat écologiste, ça en dit long…« . Encore un peu et sortant son calepin, il nous donnait les noms des fautifs, car bien entendu ces mêmes voix ou d’autres n’ont jamais violées la pureté virginale du candidat socialiste. Ce qui « en dit long », pour reprendre ses termes, sur l’incapacité de M. Destot et sa majorité à changer de discours depuis 2004. Cette prétendue analyse lamentable « en dit long » en effet sur le fait de rester sourd et aveugle à ses concitoyens parce que loin des réalités de la vie quotidienne. On ajoute le brouillage des lignes politiques en s’alliant à la droite en 2008, et une conception de la démocratie qui n’aurait de réalité que par l’hégémonie d’un groupe sur un autre : résultat, ces ingrédients locaux qui se superposent aux nationaux débouchent sur la déception, la colère et le rejet du politique. C’est sûrement avec des commentaires de cet acabit et en ne changeant rien aux orientations de la politique municipale menée depuis 2008 que M. Destot va retrouver une once de crédibilité et remobiliser les abstentionnistes.

Lycée Mounier : une grande manipulation ?

1 avril 2011

Dans un courrier du 17 décembre 2010 du Recteur de l’Académie au maire de Grenoble, on trouve ce paragraphe : « Même si je ne suis pas l’autorité habilitée en droit à prendre les décisions concernant l’ouverture ou la fermeture des locaux des lycées, je suis soucieux, comme vous, des conditions d’accueil et de sécurité des élèves, du personnel et du public dans les établissements scolaires de Grenoble. Dans la mesure où vous disposez en tant que maire d’une compétence générale relative à la sécurité de vos administrés, au sens notamment des articles L 2212-2 et L 2213-24 du code général des collectivités territoriales, je vous saurais gré de bien vouloir m’informer des mesures que vous comptez prendre pour l’accueil, en toute sécurité, des personnes dans cet établissement scolaire et de me transmettre les pièces correspondantes. »

Le maire n’a jamais répondu à cette demande, ce qui confirme ce que nous n’avons cessé de dire avec le collectif Mounier : il n’y a jamais eu vraiment de problème de sécurité à court et moyen terme à Mounier.

Bizarrement, le Recteur n’a pas poussé plus loin le questionnement et s’est contenté de lettres du Président de la Région pour prendre les décisions de limiter le nombre de classes de secondes à la rentrée 2011. Il ne serait pas étonnant d’apprendre qu’en fait les lettres du Président ne sont pas des décisions applicables, mais alors pourquoi le Recteur si soucieux du droit appliquerait-il des non décisions ? A suivre.

En attendant, il faut que tous les élèves de 3ème des collèges du secteur demandent à s’inscrire à Mounier, d’autant plus que toutes les options sont ouvertes.

Le droit de manifester bafoué par la Préfecture

1 avril 2011

Le mercredi 30 mars de nombreuses organisations se proposaient de passer la nuit en face de la Préfecture pour tirer la sonnette d’alarme sur le nombre très important de personnes qui allaient se retrouver à la rue après la période hivernale. En effet, le Préfet ferme brutalement les hébergements hivernaux qui abritaient environ 550 personnes. Cette manifestation de « la nuit solidaire », pacifique et non violente a été réprimée de manière totalement disproportionnée. Alors que les tentes n’étaient pas montées, les toiles à peine étalées sur le sol, les gendarmes mobiles ont sans un mot chargé à coups de matraques les personnes présentes avec une rare violence, et arrêté un militant.

L’ADES s’élève vivement contre ces procédés inadmissibles. Voilà la seule réponse donnée par l’Etat à la demande des citoyens et des familles en difficultés. Le Préfet policier, au lieu de concentrer ses efforts pour améliorer la sécurité et protéger les citoyens, utilise les fonctionnaires de police pour réprimer des manifestations légitimes et non violentes.

Dernière nouvelle, le dispositif d’hébergement hivernal est prolongé jusqu’à fin avril, mais cela ne règle pas le problème de fond.

Brèves du conseil municipal du 28 mars 2011

1 avril 2011

A l’entrée du conseil municipal, une manifestation des personnes âgées, de leur famille et des syndicats CFDT et CGT des personnels municipaux a protesté contre les décisions prises par le CCAS et la majorité municipale à propos de la fermeture de certains foyers logement et la restructuration des services de la restauration. Les réponses du maire aux questions orales posées par les oppositions n’ont pas dû satisfaire les manifestants, puisque tout va continuer, avec des réunions d’information, mais pas de débat au conseil municipal sur cette question d’importance.

On peut remarquer au lendemain des élections cantonales, où le PS a eu très peur de perdre encore un canton au profit des écologistes, un virage à gauche dans les discours. Reste à voir si cela suivra dans les actes.

Le Vice président du Conseil communal d’action sociale – CCAS, O. Noblecourt, a taclé vertement son collègue de la majorité S. Gemmani (Modem). Il est vrai que sur les questions d’hébergement d’urgence le discours de Gemmani était un vrai discours de droite en appelant à la générosité des communes. La réponse du Vice président du CCAS en termes de service public organisé autour de professionnels formés ne pouvait que nous satisfaire. Mais nous restons tout de même sur notre faim lorsqu’on voit les sommes engagées par les collectivités, en particulier le Conseil général dans les nuits d’hôtels, qui profitent à des vendeurs de sommeil peu scrupuleux. Tout cela faute de Centres d’accueil dignes de ce nom, qui, gérés en régie, reviendraient à terme moins chers et seraient plus respectueux des personnes hébergées.

A propos du bilan social présenté par le CCAS, le maire a fait une longue intervention indiquant que le social, était aussi couvert par de nombreux autres secteurs d’activité de la ville, mais il en a oublié un, l’économie ! Depuis le temps que nous expliquons que la politique économique de la majorité n’a rien à voir avec une politique de gauche, c’est la première fois que le maire nous donne en partie raison. Evidemment cet oubli n’a pas été du goût de Geneviève Fioraso. Cette dernière a été mise en difficulté plus tard à propos de l’aide apportée par la Ville au plan campus, pour un montant de 8 M€. Deux types d’opérations sont prévues, les Partenariats Public Privé (PPP) et la maîtrise d’ouvrage public. Nous sommes très opposés aux PPP, nouvelle manière de pomper de l’argent public au profit des grands groupes privés. Dans un document distribué aux élus il apparaît que la Ville va participer à une opération PPP, ce qui est dénoncé par nos élus et démenti par G. Fioraso, qui avait l’air de découvrir le document en question. Nous observons un vrai défaut de vigilance. Serait-ce à cause du cumul des mandats ? Elle a encore une fois manié les fausses affirmations avec un tel aplomb qu’on pourrait se laisser aller à la croire. Mais les faits sont les faits et les écrits des écrits. Même mensonge qu’à la Métro puisque la Métro subvention une opération en PPP pour le plan campus.

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Carmen par « La Fabrique Opéra Grenoble »; pas de subvention municipale !

1 avril 2011

Durant 4 représentations, du 25 au 29 mars au Summum, La Fabrique Opéra Grenoble a joué Carmen, l’opéra de Bizet devant plus de 10 000 personnes !

Voici comment se présente ce concept unique en France :

«  La Fabrique Opéra est un projet novateur qui a pour but de faciliter l’accès au plus grand nombre, et plus spécialement pour ceux qui n’ont jamais assisté à un tel spectacle, à la musique classique, et plus particulièrement à l’opéra.

La démarche consiste à intégrer dès la conception du projet des jeunes lycéens, apprentis, étudiants, issus de lycées techniques, d’écoles professionnelles, du Conservatoire et d’écoles de musique, des universités, d’écoles d’ingénieur de l’agglomération grenobloise et à les faire travailler sous la direction d’une équipe artistique composée d’un chef d’orchestre, d’un metteur en scène, d’un chef de chant, de solistes, tous de renommée internationale. Investis dans un projet dont ils sont réellement acteurs, les jeunes apportent leurs compétences, leur créativité, leur dynamique, leur diversité. Ils en deviennent les meilleurs ambassadeurs… ».

S’ajoutent 2 300 jeunes écoliers et collégiens invités à la répétition générale (1500 demandes non satisfaites), et 300 places réservées aux publics oubliés (personnes en situation précaire, économiquement démunies, en partenariat avec les associations spécialisées). Qui dit mieux ?

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Le 50 Galerie de l’Arlequin, suite…

1 avril 2011

Un collectif contre la démolition des logements au 50 Galerie de l’Arlequin est en train de se mettre en place, demandant un moratoire sur cette décision liée au projet ANRU sur la Villeneuve.

Le collectif insiste sur les points suivants :

Rappel historique : Michel Destot s’oppose en 1995 au projet de destruction du 50.

L’ouverture du quartier, aussi spectaculaire soit-elle par cette démolition du 50, ne diminuerait en rien la prégnance des difficultés sociales qui en interdisent de fait toute réhabilitation de l’image.

Les modalités de concertation avec les habitants frisent le scandale. Nous sommes bien loin de la volonté politique qui prévalait lors de la récolte des 250 propositions pour Grenoble Sud en 2003. La large consultation populaire qui avait permis alors une vraie prise en compte de l’expertise des habitants s’est réduit pour l’ANRU à des ateliers à participation très limitée. Les participants n’ayant d’ailleurs pas pour autant le sentiment d’avoir été écoutés ! Et les habitants apprenant de façon brutale (voie de presse fin novembre, puis courrier comminatoire le 13 décembre) l’opération de destruction soit disant officiellement décidée. Le cabinet d’architectes INTERLAND en charge du projet et opposé à cette destruction aurait été remercié par des élus sans l’assentiment du conseil municipal. Et plus grave, aucun recours citoyen n’est alors annoncé, la CSF n’ayant que la charge d’accompagner socialement les opérations de déménagement.

Le 50 est pourtant un lieu où une rénovation réfléchie et coûteuse a déjà porté ses fruits : doublement intelligent des ascenseurs, création d’un vaste hall équipé d’accès à des broyeurs de déchets, réalisation d’un porche ouvrant sur le parc par une voie piétonne arborée, etc. Les appartements sont de qualité et maintenu en bon état et de plus ceux destinés à la destruction sont les mieux orientés. Et 66 appartements à loyers modérés disparaitraient ainsi alors que leur état est très convenable.

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Cantonales : un résultat très encourageant à Grenoble

28 mars 2011

Communiqué du 28 mars 2011

A Grenoble il y deux points noirs, la trop forte abstention et le vote d’extrême droite. Dans le canton 6 la présence du Front National au second tour est très inquiétante et exige des réponses concrètes au désespoir qui s’y est exprimé. Entre les deux tours le FN augmente encore ses voix (185 voix) et atteint plus de 24 % des exprimés.

Dans les deux autres cantons, les écologistes améliorent fortement leur implantation, malgré une campagne très rude du PS qui n’a pas hésité à utiliser des moyens très discutables.

La réélection d’Olivier Bertrand est la preuve que les propositions des écologistes sont de mieux en mieux reçues. Il obtient 976 voix de plus qu’au 1er tour, alors que la candidate du PS ne fait que 684 voix de plus. C’est un démenti cinglant au PS qui croyait pouvoir chasser les écologistes grenoblois du conseil général.

Sur le canton 3, le 1er tour avait déjà montré une très forte augmentation du score des écologistes, le 2ème tour amplifie ce mouvement. Alors que D. Pinot ne fait que 684 voix de plus qu’au 1er tour Hakim Sabri, lui, améliore de 913 voix son résultat du 1er tour. Il fait ses meilleurs scores dans les bureaux les plus à gauche du canton, où il dépasse largement le candidat du PS.

Sur l’ensemble de ces deux cantons, les écologistes sont nettement devant le PS pourtant soutenu par l’ensemble de la majorité municipale et une partie de la droite. C’est une sanction sévère pour la majorité de M. Destot. Rappel : sur ces deux cantons la majorité municipale dépassait les 50 % au 2ème tour des élections municipales de 2008.

Pour l’ADES ces élections cantonales constituent un point de départ favorable à la préparation des élections municipales dans de bonnes conditions. L’unité des écologistes à Grenoble, avec l’ADES , Europe Ecologie les Verts et les Alternatifs a montré son efficacité. Il s’agit d’élargir encore ce rassemblement pour imposer une alternative crédible à la majorité municipale actuelle.

Cantonales, un deuxième tour important à Grenoble

25 mars 2011

Sur le canton 6, le Front National est présent au deuxième tour, il est fondamental de le battre le plus nettement possible. A ce sujet il est regrettable que la candidate du PS ait refusé de faire apparaître le soutien de Christine Garnier, candidate d’Europe Ecologie-Les Verts, des Alternatifs et soutenue par l’ADES. La demande de Ch. Garnier était pourtant légitime de pouvoir mettre une phrase de soutien dans la circulaire aux électeurs, comme l’ont fait les autres candidats, au nom des 19 % d’électeurs qui ont voté pour sa candidature. Le sectarisme ne doit pas empêcher le vote contre le FN.

Sur les deux autres cantons, les électeurs vont pouvoir choisir entre deux projets politiques différents : celui d’Europe Ecologie – les Verts, des Alternatifs et de l’ADES ; et celui du PS et de ses alliés qui a montré ses limites et ses erreurs. L’élection de deux candidats écologistes à Grenoble serait une reconnaissance du travail accompli depuis de longues années contre la corruption, pour une gestion rigoureuse de l’argent public (contre l’augmentation non fondée des impôts locaux), pour une amélioration des services publics locaux pour tous au juste prix, dans une ville agréable à vivre maintenant et pour les générations futures, pour une vie démocratique locale rénovée sans le clientélisme et la mainmise de clans sur les institutions.

sabri-perrin

Sur le canton 3, c’est Hakim SABRI qui est candidat d’Europe Ecologie – les Verts avec comme suppléante Pascale Perrin représentant les Alternatifs.
http://hakimsabri.eelv-cantonales.fr/

OBertrand Radia Bouderbane

Sur le canton 1, nous soutenons Olivier Bertrand qui est candidat d’Europe Ecologie – les Verts, et qui est le conseiller général sortant. Suppléante Radia Bourderbane
http://olivierbertrand.eelv-cantonales.fr/

Le 27 mars, votons contre le FN
et pour Olivier Bertrand (Grenoble 1) et Hakim Sabri (Grenoble 3)

Les potins politiques – spécial cantonales

25 mars 2011

Les derniers jours de campagne électorale sont toujours des moments où les politiques se « lâchent », soit par fatigue soit par angoisse du résultat.

La palme revient à J. Safar (PS) qui déclare à propos de Cécile Duflot, venue à Grenoble pour soutenir les candidats écologistes et appeler à battre le FN : « Cécile Duflot n’avait-elle pas plus intelligent à faire, à quelques jours du second tour, que de venir en Isère, un département qui restera de toute façon à gauche? Faut-il lui rappeler la situation politique en France, la présence de l’UMP et du FN, dans d’autres départements? » (interview à Grenoble Citylocal News le 22/3/11). Désormais, à Grenoble, les partis politiques devront demander une autorisation à J. Safar pour organiser des réunions publiques ! Il n’est pas inutile de lui rappeler ce qui se passait à Grenoble au début du premier mandat Destot. Alors que les écologistes à Grenoble et en Isère, avec en particulier leurs éluEs à Grenoble, étaient très actifs pour organiser les manifestations contre l’extrême-droite, M. Destot et son chef de cabinet M. Safar avait refusé un temps d’appeler à manifester contre la venue de Le Pen à Grenoble le 9 décembre 1996, s’opposant à ce que les éluEs du conseil municipal de Grenoble participent avec leur écharpe officielle à la manifestation organisée par plusieurs dizaines de mouvements. Malgré leurs hésitations, ce rassemblement antifasciste de plus de 20 000 personnes s’est tenu et a été le plus important de France depuis vingt ans contre l’extrême-droite.

Autre perle de J. Safar dans la même interview: « Oui, tout cela montre à quel point les écologistes s’intéressent surtout au pouvoir pour le pouvoir ». Venant d’un expert de la chose, il faut apprécier cette profonde analyse à sa juste valeur. Rappelons que seuls les écologistes ont présenté pour ces élections un projet détaillé et même chiffré. Donc le pouvoir pour le projet oui, le pouvoir pour le pouvoir, non. Nous ne sommes pas comme le PS, navrés J. Safar.

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