En 2008 a été lancé à Grenoble GUI (Grenoble Université de l’Innovation) pour répondre à l’appel à projet lancé par le Ministère sur les opérations campus ; et maintenant il faut aller plus loin avec GUI+ (Grenoble Alpes Université de l’Innovation, GUI+), cette fois en réponse à l’appel à projet « Grand emprunt ». A chaque fois au niveau national beaucoup d’appelés mais peu d’élus, la concurrence entre les universités s’exacerbe ; avec au niveau local à Grenoble l’active complicité des collectivités locales, Ville de Grenoble et Métro en tête.
Une réflexion critique de syndicats de l’enseignement supérieur et de la recherche engage le débat de fond sur l’avenir de l’université et de la recherche grenobloise. Voici le communiqué intersyndical sur les initiatives d’excellence du Grand emprunt.
L’ « excellence » doit être portée par ses acteurs !
Les équipes présidentielles du site se félicitent de la présélection du projet « GUI+ » dans le cadre de l’appel d’offre « Initiatives d’excellence » (Idex), par lequel le gouvernement veut faire émerger 5 à 10 « campus d’excellence ». Un projet qui regroupe notamment les 5 universités de Grenoble et Savoie, le CEA Grenoble et le CNRS.
Nos organisations syndicales, si elles sont heureuses de trouver dans cette présélection une reconnaissance de la qualité de l’enseignement et de la recherche que toute la communauté grenobloise met en œuvre ne peuvent partager totalement cet enthousiasme, car tant le principe même des Idex que la structure porteuse du projet grenoblois nous posent plusieurs problèmes de fond.

Des parents d’élèves et des élèves de BTS avaient déposé des recours au tribunal administratif de Grenoble contre les décisions de JJ. Queyranne et du Recteur. Or voilà que le Président de la Région répond aux requérants qu’ils ne peuvent pas attaquer sa décision… puisqu’il n’y a pas de décision ! En effet les requérants contestaient la décision révélée par les courriers et communiqués de presse puisqu’elle ne respectait pas les lois et règlements. C’est au Conseil Régional et non au Président de décider de la capacité d’accueil d’un lycée et tout acte réglementaire doit être déposé en préfecture pour le contrôle de légalité, sinon il n’est pas opératoire.
Le nucléaire comme source d’énergie est trop dangereux, il faut dès maintenant organiser son abandon.

