Densification de la ville

11 mai 2011

Le PLU de 2005 : une densification controversée

Le passage du POS (Plan d’Occupation des Sols) au PLU (Plan Local d’Urbanisme) en 2005, a permis de changer profondément les règles d’urbanisme en permettant, en général, de construire beaucoup plus de logements sur la même surface. Les promoteurs immobiliers ont su profiter de ce changement en utilisant au maximum les possibilités ouvertes ce qui a entraîné des abus qui ont suscité de fortes protestations d’habitants. Le PLU a alors été un peu corrigé en 2007 pour éviter les excès les plus évidents, mais sans des protections claires qui auraient permis d’éviter une trop grande densification dans certaines zones, notamment pavillonnaires ou mixtes.

Une révision profonde du PLU est nécessaire

Il faut revenir aux réflexions et études qui ont menées au PLU. Les décisions de construire en moyenne 750 logements par an dont 250 de logements sociaux partaient de faits indéniables : en raison de l’évolution du mode de vie, pour maintenir le même nombre d’habitants à Grenoble, il fallait plus de logements. Or il s’avère que maintenant et depuis quelques années l’évolution du nombre d’habitants connaît des changements, sa croissance est légère mais régulière. Il faut donc revenir sur les décisions prises et repenser la politique d’urbanisme de la Ville. Nous sommes pour une révision profonde du PLU et une politique de l’urbanisme qui ne soit pas au fil de l’eau entre les mains des promoteurs privés comme c’est le cas actuellement. L’exemple le plus caricatural est la réalisation dans le quartier Jean Macé des tours sur le terrain Schneider. Les projets actuels sur l’Esplanade et la Presqu’île sont aussi critiquables et devraient être repensés.

Voici des éléments de réflexion que nous portons sur cette question :

Où l’on reparle de la rocade-Nord

11 mai 2011

Au dernier Conseil de la Métro (le 29 avril) a été votée une délibération sur le lancement des études à propos de la ZAPA (zone d’actions prioritaires pour l’air). Lors de la discussion le Président de la Métro a exprimé sa nostalgie à propos du projet abandonné (pour l’instant) de la rocade-Nord.

« Je rappelle qu’on a eu un projet qui permettait de réduire la circulation de manière forte tout en laissant la liberté de circuler. Ce projet, c’était la rocade Nord » ! ( Pour les détails sur le débat à la Métro, voir l’article de Grenews)

Malheureusement le Président à la mémoire courte puisque globalement son projet de rocade ne diminuait la circulation qu’au centre de Grenoble au prix de restrictions très fortes des capacités des voiries car il fallait absolument obliger les automobilistes à prendre la rocade, dont le prix de péage devait être suffisamment élevé pour que le délégataire privé rentabilise l’opération. La rocade portée par M. Baïetto n’était absolument pas cette solution miraculeuse qui allait préserver la liberté de circuler ! Bien au contraire avec la mobilisation forte d’argent public elle aurait asséché les alternatives à la voiture. Contrairement à d’autres décideurs qui ont définitivement tourné la page, le Président de la Métro n’a toujours pas digéré cet échec, il faut dire qu’il en avait fait une affaire quasi-personnelle, et n’a pas apprécié de se voir abandonné par ses petits copains qui l’avaient fortement encouragé avant de le lâcher en rase campagne.

Souhaitons que l’étude sur la ZAPA soit faite de manière rigoureuse, transparente et pluraliste, c’est-à-dire à l’inverse de ce qui s’est passé pour la rocade

Mais au fait, le Conseil général devait faire expertiser les propositions faites en septembre 2010 par les associations et mouvements sur les déplacements après l’avis défavorable de la commission d’enquête sur la rocade. On devait avoir les résultats de cette expertise début 2011, mais pour l’instant rien n’a filtré !

Rappel de ce qui était écrit dans Isère magazine :

“Les propositions seront toutes soumises à l’expertise du Centre d’études techniques de Lyon (CETE), service public dépendant du ministère de l’écologie et du développement durable, dans un délai de deux mois ». “ Parmi les 17 présentations, deux écoles se distinguent. Celle qui dit qu’il ne faut pas faire de nouvelles infrastructures routières. Et celle qui dit qu’il en faut de nouvelles ”, a souligné André Vallini à l’issue du forum, après avoir annoncé qu’un débat sera organisé par le Conseil général. “ Et parmi ces projets, celui du Conseil général demeure le plus réaliste tant au niveau financier qu’au niveau de la faisabilité ”, ajoute-t-il. ”

Où est cette étude et à quand le débat promis ?

Le projet urbain de l’Esplanade est fortement contesté

11 mai 2011

Le Comité des Habitants de l’Esplanade (CHE) a mené depuis des mois des réflexions approfondies sur l’avenir de leur quartier et une critique du projet de la Ville. Le CHE a écrit le 6 mai au maire de Grenoble pour lui demander des modifications effectives du plan masse du projet.

En voici quelques extraits :

« … Malheureusement après plus d’un an de discussion, nous déplorons que la seconde maquette n’ait que trop peu évolué et restons donc avec un sentiment de concertation partielle et inachevée. Beaucoup trop d’aspects du projet font encore débat et n’ont trouvé l’approbation ni des habitants, ni de l’union de quartier, ni du CLUQ qui a d’ailleurs récemment organisé une conférence sur la densification. De plus, il nous semble que le CCS2 a rendu un avis très nuancé et à connotation septique et nous nous interrogeons sur l’absence de consultation du CCS1 qui nous parait être tout aussi concerné par ce projet ! Enfin, nous souhaiterions savoir quelle réponse sera donnée à l’avis de l’enquête publique qui s’interroge sur l’ex-centrage du tracé de la ligne de tram E sur l’Esplanade.

Par ailleurs, nous avons remis en main propre à Messieurs de Longevialle et de Portzamparc au mois d’octobre 2010 lors du dernier débat public, une trentaine de propositions émanant de la réflexion des résidents actuels du quartier. Nous sommes aujourd’hui navrés de constater que peu de modifications ont été apportées à la maquette du projet d’urbanisme dont l’échelle nous a paru douteuse et propice à la confusion des non initiés. En particulier, nous constatons que peu de gens sont à même de se représenter la hauteur des futurs immeubles sur la maquette alors qu’elle est par endroit jugée trop grande (2,5 fois l’habitat actuel le plus haut), « ombrageante », trop massive et de ce fait non propice au sentiment de bien être à venir (construction au Nord du site sur l’Esplanade).

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8 femmes

11 mai 2011

Non, ce n’est pas un titre de film, c’est le nombre de conseillères générales qui figurent, noyées au milieu de 58 hommes, en une d’Isère Magazine de mai 2011, une-trombinoscope du nouveau conseil général. Un coup d’œil suffit pour voir que la diversité en général, et la parité en particulier, n’ont absolument pas progressé suite aux élections : hommes, blancs, la cinquantaine bien sonnée, costume-cravate de rigueur. Et ce n’est pas la réforme des collectivités qui va améliorer les choses !

Côté groupes politiques, l’UMP réussit l’exploit de n’avoir aucune élue sur 7, idem pour les non inscrits (4) et les sans étiquettes (4),  0 sur 1 pour l’homme de droite hors groupe, 4 femmes sur 29 pour le PS et apparentés, 1 sur 4 pour les divers-droite, 2 sur 7 pour le PC. Les écologistes, seuls à avoir présenté des candidatures avec une parité parfaite (14 hommes, 14 femmes), ont également le seul groupe paritaire au CG38, avec 2 élu-e-s : 1 femme, 1 homme !

Le huis clos, mais quelle mouche les a piqués !

6 mai 2011

L’intercommunalité est une chose si sensible que le bon peuple et la presse ne sont pas conviés aux réflexions profondes des élus à ce sujet !

A la Métro, le 29 avril, durant plus d’une heure et demi, les conseillers communautaires ont échangé à huis clos sur l’évolution de l’intercommunalité. Au lieu de faire une réunion de travail normale, c’est dans le cadre réglementaire d’un conseil de Métro que ce point a été traité. Il n’était même pas à l’ordre du jour et évidemment ne pouvait pas donner lieu à une délibération. Ce huis clos était incompréhensible et notre représentant, Gilles Kuntz, a refusé d’intervenir dans ce cadre imposé contraire à la démocratie la plus élémentaire. Y a-t-il des choses qui ne peuvent être dites en public sur ce sujet, que veut-on cacher ?

Des bruits courent que le Maire de Grenoble, lui aussi, pourrait convoquer un Conseil Municipal extraordinaire à huis clos sur l’évolution de l’intercommunalité. Cela paraît un peu gros, mais vu la conception et la pratique de la démocratie locale portée par la majorité municipale, il faut s’attendre à tout…

Lors de ce conseil de Métro, peut être aurait-il mieux valu réserver le huis clos pour un peu plus tard. Cela aurait évité de rendre public un pléonasme amusant. Il faut être députée, adjointe au maire, présidente de Minatec, vice-présidente de la Métro… et ne jamais douter de rien comme G. Fioraso pour déclarer le plus sérieusement du monde  « …cette biennale a lieu tous les deux ans » !

Le Stade des Alpes sera donc géré par et pour le privé

6 mai 2011

La majorité du conseil de la Métro a décidé de faire gérer le stade des Alpes dans le cadre d’un affermage. Elle confiera pour une durée maximum de 8 ans la gestion de l’ensemble du stade (terrain et annexes) à une entreprise privée, la Métro conservant le gros entretien et le renouvellement des bâtiments. Cette décision a été prise sur la base d’un rapport qui est plutôt déséquilibré sur les comparaisons entre gestion directe par la Métro et par un privé, et qui ne donne pas toutes les informations nécessaires à une saine décision publique. C’est la situation très classique, quand une collectivité est embarrassée par la gestion d’un service public, elle s’efforce de démontrer que la gestion privée est de loin préférable à la gestion publique. Mais ici la démonstration n’est pas du tout convaincante.

Après avoir fait miroiter au bon peuple que ce stade serait un phare pour le développement de l’agglomération, vu l’échec retentissant de l’opération, la Métro veut se débarrasser de cette épine au moindre coût pour elle, mais est-ce que la solution proposée est la meilleure pour l’agglomération ?

Certainement pas ! Le choix effectué est un choix égoïste qui ne tient aucun compte des intérêts de l’ensemble des communes de l‘agglomération et des habitants.

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Projet presqu’île

6 mai 2011

Suite au décès de l’architecte-urbaniste Claude Vasconi, le maire a décidé (seul) de confier à Christian De Portzamparc la reprise du projet d’aménagement de la presqu’île scientifique. Ce dernier a travaillé (seul) et a présenté son projet à la mi avril à la presse, accompagné de responsables politiques de la mairie (sauf l’adjoint à l’urbanisme), de la Métro, du SMTC et du directeur du CEA de Grenoble (comme d’habitude, puisque c’est lui l’instigateur du projet Giant, autour duquel le projet d’urbanisme s’est greffé).

Naïvement on aurait pu s’attendre à ce que cette nouvelle proposition, qui diffère profondément de celle de Vasconi, soit mise au débat public et qu’au moins l’architecte entende les habitants de Grenoble sur leurs attentes. Et bien non, tout est ficelé comme d’habitude. Le prince a décidé, son architecte l’a fait.

Mais rassurez vous, grâce aux écologistes, vous aurez peut être le droit de donner prochainement votre avis si le Tribunal Administratif annule la révision du PLU de la presqu’île, comme l’a suggéré le rapporteur public lors de l’audience du 21 avril dernier. Si c’est le cas, une nouvelle enquête publique devra être organisée lors de la révision du PLU de la presqu’île.

Mounier, l’imbroglio

6 mai 2011

Ce qui se passe actuellement en ce qui concerne le lycée Mounier est particulièrement scandaleux. Les parents d’élèves du collège Münch reçoivent une lettre d’information leur précisant que le lycée Mounier n’est plus le lycée de leur secteur, que ce seront dorénavant Argouge ou les Eaux Claires.

Mais ce qu’ils ne savent pas c’est qu’il n’y a toujours pas de modification de la carte scolaire qui est de la compétence de l’inspectrice d’académie, laquelle n’a toujours rien arrêté. Donc le principal de Münch donne une fausse information : mais qui lui a dit d’agir ainsi ?

Coté du recteur et du maire (qui se tait) tout est fait comme si il y avait eu une décision de la région de diminuer la capacité du lycée Mounier à la rentrée de septembre 2011. Or aucune décision de ce type n’a été prise, ceci est confirmé par le Président de la région en réponse à un recours fait par des parents d’élèves du lycée !

Donc pour l’instant la capacité d’accueil n’a pas changé, les budgets de la région pour le lycée Mounier n’ont pas changé et rien ne devrait changer puisque le Président de la Région n’a pas de majorité pour le faire voter, mais tous les responsables académiques et de la mairie font comme si les décisions avaient été prises !

Voila un bel exemple d’état de NON-DROIT où il n’y a pas de décision administrative opératoire mais où les diverses administrations font comme si elle existait. Imaginons un instant qu’une telle procédure s’étende à d’autres administrations : police, justice… !

Evidement, si les parents d’élèves du collège Münch, décident de ne pas se laisser faire et exigent l’inscription de leur enfant à Mounier, on voit mal qui pourrait s’y opposer vraiment.

On aimerait que la majorité municipale réagisse vite pour que cesse ce petit jeu malsain, mais le maire et son premier adjoint (président du groupe PS à la région) en ont-ils vraiment envie ?

Un cas dense

6 mai 2011

MAJ du 11/5/11

Contrairement à ce que nous avons indiqué lors de la publication de cet article le 6/5/11, le maire a bien répondu le 21 avril 2011 au CLUQ qui l’interrogeait sur la densification et l’aménagement urbain. Cette réponse reste dans de grandes généralités et ne répond pas plus que celle de l’adjoint à l’immobilier aux questions et réflexions précises posées par l’étude du CLUQ.

Dans un courrier adressé le 10 mars dernier au maire de Grenoble et aux présidents des groupes politiques municipaux, le CLUQ (Comité de Liaison des Unions de Quartiers) par les voix de ses président et vice-président, s’inquiète des orientations de la municipalité en matière d’urbanisation et de densification. Il pointe en particulier les quartiers ( Ile Verte, Bajatière, Capuche, Eaux Claires, Berriat, Jean Macé, Presqu’île et Esplanade) pavillonnaires, comptant des entrepôts, des ateliers artisanaux, petites ou plus grandes industries etc, rendus « mutables » par les effets du PLU (Plan Local d’Urbanisme). Des quartiers susceptibles d’accueillir de nouvelles constructions au point que Grenoble pourrait être entièrement urbanisée. Et pour expliquer la densification, il indique que la baisse du TOL (Taux d’Occupation des Logements) conduit la ville à construire toujours plus pour maintenir son niveau démographique. Fort de ces observations, le CLUQ pose une série de questions précises au maire de Grenoble, comme : «  la ville lancera-t-elle la construction de nouvelles tours d’habitation… au risque de modifier l’esthétique d’une ville entourée de montagnes ? » Il interroge également la Ville sur les moyens qu’elle mettra en œuvre pour participer à une intercommunalité intégrant des communes avec une moindre densité, sur ce qu’elle compte faire pour les logements vacants et sur l’accompagnement des commerces et services de proximité pour leur retour en zones denses centrales.

Sur toutes ces questions, le maire reste muet, mais fait écrire une lettre par son adjoint à l’immobilier où l’on cherche vainement les réponses apportées aux questions précises du CLUQ. En revanche Philippe Falcon de Longevialle, n’est pas avare de ses impressions, de ses sentiments avec le petit côté condescendant qui lui est propre.

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CCIAG, le 1er adjoint ne connait pas son dossier…

6 mai 2011

Le premier adjoint, Jérôme Safar, à propos du mécontentement des usagers du chauffage urbain a déclaré (voir le Dauphiné Libéré du 20 avril 2011) : « Il est difficile d’expliquer aux usagers que sans la nouvelle tarification, les charges auraient été encore plus lourdes… »

Comme quoi les usagers n’y comprennent rien, alors qu’on leur a fait des tarifs très avantageux depuis le 1er juillet 2008, ce sont vraiment des ingrats.

Cette position est celle des élus de la majorité municipale depuis le début de cette affaire. C’est d’ailleurs bizarre puisque dans la délibération du 23 juin 2008 autorisant le maire à signer les avenants au contrat de concession et instaurant les nouveaux tarifs il est indiqué que l’opération devait être neutre pour les usagers. Ou bien c’est neutre ou bien c’est avantageux, il faudrait choisir !

La vérité toute simple est que les nouveaux tarifs sont beaucoup plus défavorables que les anciens. Il est pourtant très simple de le prouver. En reprenant le compte d’exploitation de la Compagnie de chauffage – CCIAG pour la saison 2007/2008, qui était la dernière avec les anciens tarifs, il est facile de calculer ce qu’auraient été les recettes du service public avec les nouveaux tarifs, s’ils avaient été appliqués dès le 1er juillet 2007. Voici les résultats sur la différence entre produits et charges du service public :

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L’avenir de la Métro, suite…

29 avril 2011

Le préfet vient de présenter le projet de Schéma Départemental de Coopération Intercommunale (SDCI). En juin, les conseils municipaux donneront leur avis. Cet été la Commission Départementale de Coopération Intercommunale (CDCI) examinera ce schéma et proposera d’éventuelles modifications et en décembre le Préfet arrêtera définitivement le SDCI qui sera mis en place en janvier 2013.

Pour ce qui concerne l’agglomération grenobloise, le SDCI propose que la Métro passe de 27 à 51 communes et de 404 196 à 444 700 habitants. A noter que les 24 communes supplémentaires représentent une moyenne de moins de 1700 habitants, Vizille étant la plus importante avec 7957 habitants. Mais le seuil des 450 000 habitants, nécessaire pour passer en communauté urbaine, n’est pas encore atteint.

Les 24 communes qui rejoindront la Métro sont :

  • Miribel-Lanchâtre, Chamrousse, Saint Martin d’Uriage
  • Les 5 communes des Balcons sud de la Chartreuse autour du Sappey
  • 16 des 17 communes de la communauté de communes du Sud-Grenoblois, autour de Vizille, à l’exception de Laffrey

A noter que la commune de Bresson, qui l’avait quittée, sera obligée par la Loi de revenir dans la Métro puisqu’elle sera totalement encerclée par d’autres communes qui vont y entrer.

Cette proposition n’est pas satisfaisante car il reste de nombreuses communes dans l’environnement immédiat de la Métro qui devraient l’intégrer pour en faire un bassin de vie plus rationnel, notamment du coté du Voironnais avec Voreppe, ou du Grésivaudan avec Montbonnot Saint Ismier… Le Préfet a laissé, pour l’instant, ces communes faire leur choix.

Si la situation restait en l’état, le conseil de Métro augmenterait de 48 conseillers supplémentaires représentants les 24 nouvelles communes. Le conseil de la communauté d’agglomération serait alors dominé par les représentants des petites communes, ce qui n’est pas réaliste.

Cette extension de la Métro n’est viable que s’il y a création d’une communauté urbaine, il manque 5300 habitants ce qui ne devrait pas poser de gros problèmes. Le conseil de communauté serait alors formé de la façon suivante :

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Des propositions des écologistes pour l’avenir de la Villeneuve

29 avril 2011

Au conseil municipal du 18 avril, la majorité a adopté une délibération « fourre-tout » sur la Villeneuve.

Le groupe des élus écologistes a voté en partie contre cette délibération car elle ne présente pas les bonnes solutions. Voici des propositions des écologistes sur ce dossier :

Rien ne se fera d’efficace sans l’adhésion de la majorité des habitants : on ne fait pas le bonheur des gens malgré eux ! Or depuis des années, des réunions sont organisées avec les habitants dont certaines ont connu une grande participation, depuis des années des habitants font des propositions et malgré cela, la majorité municipale en fait peu de cas et s’en tient à sa propre idée sur les différents projets. Il n’y a aucune vision à long terme de ce que devrait devenir ce quartier et les solutions prises sont liées à des impératifs purement financiers imposés de l’extérieur par l’ANRU (Agence Nationale de Renouvellement Urbain) qui est une machine mise en place par le gouvernement de droite pour faire fonctionner l’industrie du bâtiment : l’aide à la construction ou à la rénovation est soumise à des impératifs de démolition. Cependant, lorsque des élu-es apportent un projet cohérent, l’ANRU peut faire évoluer ses dogmes.

La destruction d’appartements pourrait se défendre dans le cas d’immeubles insalubres ou pour améliorer la qualité de vie, mais détruire des logements en bon état, pour la seule vision d’un parc est une absurdité. A Mistral, la destruction des barres Strauss pouvait se justifier en raison de leur état dégradé, même si certains à l’époque s’étaient élevés contre cette destruction. A Jean Macé, c’est la sécurité du bâti qui a rendu nécessaire la démolition avant la reconstruction. Il en va de même pour Châtelet 1 et 2, ainsi que pour l’Abbaye. A la Villeneuve la destruction du 50 est fondée sur une simple question d’ouverture du quartier pour créer une perspective vers le parc. Il n’est pas besoin d’être architecte, urbaniste ou technicien de l’aménagement pour constater qu’il s’agit là d’une illusion puisqu’au-delà du 50, le 70 Galerie de l’Arlequin empêche la vue sur le parc ! D’ailleurs un cabinet d’architectes (INterland) choisi par la ville avait préconisé de ne pas démolir. Au lieu d’étudier ses propositions, la majorité l’a remercié car il n’allait pas dans le sens voulu par les promoteurs du projet.

A la Villeneuve, comme ailleurs, il faudrait agir simultanément dans cinq grandes directions, dont la ligne directrice est l’amélioration rapide de la vie quotidienne pour tous et les choix précis seront faits après débat avec les premiers intéressés, les habitants :

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CCIAG, est-ce que les tarifs vont enfin diminuer ?

29 avril 2011

La mobilisation de nombreux usagers du chauffage urbain, copropriétaires ou locataires, va en s’amplifiant jour après jour. La manifestation lors du Conseil municipal du 18 avril a été un franc succès et a obligé J. Safar à recevoir une délégation et à reconnaître qu’il y avait un problème avec la tarification. Mais aucune décision sur la diminution des tarifs n’a été prise.

L’OFiPoPu, l’Observatoire des finances et des politiques publiques (www.ofipopu.org) vient de rendre public une nouvelle analyse sur les tarifs en démontrant que la majorité municipale octroyait une sur-rémunération à la Cie de chauffage (CCIAG) qui ne répond pas aux exigences légales et règlementaires. Pour revenir à une tarification correcte il faudrait diminuer les tarifs de 14 à 19 % environ.

Les responsables politiques trainant les pieds, il est probable que des actions en justice soient nécessaires pour leur rappeler ce que doit être un vrai service public.

GEG et l’électricité verte, le mauvais gag !

29 avril 2011

Avec les factures, GEG a transmis à ses « clients grenoblois » un document qui fait l’apologie de l’électricité « verte » et propose pour un surcoût de 2 € par mois d’avoir de l’électricité 100% d’origine renouvelable.

« En souscrivant à l’Option Verte, vous bénéficiez d’une électricité garantie 100 % d’origine renouvelable. Pour tout kilowattheure d’électricité verte consommé, GEG (au travers de sa filiale GEG-ENeR) s’engage à réinjecter sur le réseau un kilowattheure produit à partir de ses microcentrales hydroélectriques, photovoltaïques et de son parc éolien. Ces modes de production d’électricité verte sont à la fois efficaces, économiques et respectueux de l’environnement. Choisissez de l’électricité verte garantie 100% d’origine renouvelable. 2 € TTC par mois seulement. »

Sur la même page on lit : « La production d’électricité propre (cogénération) et renouvelable (hydroélectricité, éolien et solaire) de GEG représente plus de 22% de la consommation annuelle des Grenoblois, soit 210 GWh par an »

Puisque nous consommons déjà toute l’électricité « propre » produite par GEG, il n’y a donc pas besoin de payer les 2 € pour avoir les « bons » kilowattheures !

De plus, évidemment, l’interconnexion des réseaux électriques ne permet pas de savoir d’où proviennent les électrons qui se déplacent jusqu’à notre compteur électrique.

Drôle de service public qui propose des tarifs différents à ses « clients » en jouant sur la fibre écologique, comme s’il s’agissait de leur vendre un produit quelconque. Un vrai service public a des usagers et non des clients ! Vivement que le comité des usagers de GEG se réunisse pour réagir vertement contre cette dérive mercantile.

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Le tracé du tram E sur l’Esplanade est contesté par la commission d’enquête

29 avril 2011

La commission d’enquête publique sur la ligne de tram E vient de rendre son rapport et ses conclusions. Il n’y a pas de surprise particulière sauf la réserve sur le tracé prévu par la Ville de Grenoble dans le quartier de l’Esplanade. En effet la majorité municipale a décidé de mettre le tram à l’extérieur du nouveau quartier de l’Esplanade pour des raisons qui ne sont pas sérieuses. L’adjoint à l’immobilier et l’urbanisme essaye de justifier ce tracé (voir le Dauphiné Libéré du 29 avril 2011) : « Nous avons fait le choix de faire traverser le tram par le futur parc parce que le chemin est plus rapide et le plus direct… Nous n’avons pas voulu le faire traverser au milieu du quartier car cela aurait déplacé le reste de la circulation dans le parc, cela aurait multiplié les traversées sur les rails, donc cela aurait ralenti le tram ».

Le passage par le boulevard de l’Esplanade, contrairement à ce que dit l’adjoint est plus direct, donc moins long, donc moins cher. Pour la rapidité l’argument ne tient pas, puisque dans tout le reste de la ville, les voies des trams sont soumises à de nombreuses traversées de rues qui ne posent pas de problème, d’autant plus que dans le futur quartier de l’Esplanade il ne s’agira que de venelles, donc sans feu de circulation. La circulation aurait été maintenue à coté du tram, ce qui aurait éloigné les nouvelles constructions des anciennes et permis d’éviter bon nombre d’inconvénients soulevés par les habitants de l’Esplanade. L’ADES et des habitants avaient indiqué que le choix de la ville n’était pas le plus pertinent et il semble que le SMTC aurait été plus favorable au passage au centre du quartier, la commission d’enquête leur donne raison. Mais malheureusement la majorité municipale annonce qu’elle va, lors du prochain conseil municipal et comme d’habitude, ne retenir que son seul choix contre l’avis du plus grand nombre, dans une direction contraire au bien public.

Les élus écologistes organisent une discussion sur le thème des déplacements

15 avril 2011

Débat public : les élus écologistes (Verts, ADES, Alternatifs) organisent une discussion sur le thème des déplacements

Mardi 19 avril, à 20h30, salle de l’association AMAL
57 Avenue Maréchal Randon, en face du musée de Grenoble (arrêt Notre Dame – Musée Tram B)

Après l’heureux abandon du projet de rocade nord, nous avons subi cet hiver le plus long épisode de pollution forte jamais enregistré. Prouvant par là que ce n’est pas d’infrastructures routières dont nous avons besoin, mais de régulations et de nouveaux modes de transports.

  • Comment éviter l’élargissement de l’A480 voulu par l’Etat et le Conseil Général de l’Isère ?
  • Quelles seront les conséquences sociales de la « Zapa » qui va être expérimentée à partir de 2012 pour limiter la circulation des véhicules les plus polluants et suffira-t-elle à limiter notre exposition à la pollution ?
  • ou faudrait-il expérimenter un péage urbain, qui génèrerait ainsi des ressources nouvelles ?
  • ces ressources pourraient-elles servir à expérimenter de nouveaux modes de transport, comme le transport par câble, ou à consolider l’existant dans un contexte de baisse des financements pour le transport en commun ?
  • Comment préparer le prochain Plan de Déplacement Urbain ?

L’avenir de la Métro se prépare en catimini

15 avril 2011

Les grandes manœuvres se déroulent loin du regard des citoyens et pourtant la transformation de la Métro en communauté urbaine est à l’ordre du jour. Pour ce faire il faut atteindre le seuil fatidique de 450 000 habitants, d’où la recherche effrénée de communes à intégrer dans la nouvelle communauté.

Il y aurait de nombreux avantages à la transformation de la Métro en communauté urbaine : une intégration intercommunale beaucoup plus forte avec des compétences élargies, l’urbanisme enfin géré à un niveau plus pertinent, la gestion de l’eau en plus de l’assainissement… Et en contrepartie une dotation de l’Etat à la Métro beaucoup plus forte (environ 11 M€ de plus).

Tout ceci serait bel et beau si cela se passait en toute transparence et suite à un débat démocratique.

Malheureusement l’Etat joue son petit jeu et les grands élus le leur, et certains sont déjà en train de se partager les places…

Le Préfet de l’Isère doit rendre le 22 avril son projet de Schéma Départemental de Coopération Intercommunale (SDCI). Le schéma doit être arrêté avant le 31 décembre 2011, après avis de la commission départementale de coopération intercommunale (CDCI), qui dispose de quatre mois pour émettre un avis. La CDCI a été mise en place en mars 2011 par le Préfet et comprend des représentants des communes, des établissements publics intercommunaux, de syndicats intercommunaux, des élus départementaux et régionaux.

Le Mercato est ouvert et la recherche des communes à agréger autour de la Métro pour atteindre le seuil de 450 000 habitants va bon train. Des communes des massifs de Belledonne, du Vercors et de la Chartreuse sont approchées, ainsi que du Voironnais et du Grésivaudan et du Sud de Grenoble.

Le fonctionnement de la communauté urbaine sera-t-il plus démocratique que celui de l’actuelle Métro ? Rien n’est moins sûr, puisqu’il n’y aura pas d’élection particulière des conseillers communautaires. Leurs noms seront simplement indiqués sur les listes lors des élections municipales, ce qui n’implique pas la présentation de programmes de gestion de la communauté. A moins qu’après 2012, si un nouveau gouvernement de gauche et écologiste, touché par la grâce démocratique, décide que les conseillers intercommunaux soient enfin élus au suffrage direct sur des programmes politiques…

Par contre, contrairement à la Métro actuelle, la représentation des communes se fera à la proportionnelle de leur population (sauf pour les petites communes qui auront d’office un représentant).

A suivre…

Foyers logement pour personnes âgées, suite…

15 avril 2011

Le Conseil d’Administration du Centre communal d’action sociale CCAS vient d’adopter les évolutions pour les foyers logements pour personnes âgées. Seul le représentant du groupe Ecologie et Solidarité a voté contre après avoir proposé des amendements qui ont été refusés.

Il a été décidé de réunir les foyers du Lac et des Gentianes en un seul établissement, malgré les protestations des résidents et de leurs familles. Le foyer à fermer sera choisi en juillet par le maire qui laisse faire. Fermeture confirmée du restaurant à Notre Dame et aux Alpins ou Montesquieu.

Les réunions avec les résidents, dites de concertation, promises lors du dernier Conseil municipal, se borneront à leur faire avaler les couleuvres puisque les décisions ont été prises.

Les résidents et les familles actuellement à La Villeneuve  (une centaine) sont très inquiets.

Le constat de départ du CCAS « baisse de la demande » est une base erronée. Désormais personne n’est admis au Lac ou aux Gentianes (entrées bloquées et risque de déménager dans les 3 mois) : la baisse de la demande est organisée.

Le CCAS recherche des économies à tout prix et le service rendu passe après. Pourtant les réalités budgétaires du budget annexe des foyers logement ne sont pas inquiétantes à court terme, il y a donc le temps pour décider.

A Grenoble, l’habitude est de décider avant et de discuter après ! Encore une fois, la majorité démontre son incapacité à élaborer des politiques construites avec les habitants.

La politique sociale de la majorité municipale n’est pas à la hauteur de la situation, elle devrait être discutée de manière ouverte et ne pas être enfermée dans le bunker du CCAS. Si il y avait un vrai maire dans la ville centre, il prendrait une initiative forte pour que l’ensemble des politiques sociales dans l’agglomération soient réexaminées avec tous les partenaires publics, associatifs et les usagers.

La collecte des déchets, le service se dégrade mais la TEOM augmente

15 avril 2011

Les habitants de Grenoble vont devoir payer à la fin de l’année une taxe d’enlèvement des ordures ménagères (TEOM) très très élevée. Pourtant le service rendu n’est pas meilleur. La Métro  a décidé de financer par la TEOM le traitement des ordures ménagères en plus de la collecte.

Dans le même temps des déchetteries ferment et la grande déchetterie Jacquard du quartier Alliance va être déplacée, pour laisser la place à une opération immobilière importante (une de plus…). Le projet qui a été présenté au Conseil consultatif du secteur 4 – CCS4 consiste à déplacer/remplacer la déchetterie de la rue Jacquard par une nouvelle déchetterie encore plus grosse, située entre la rue Balzac et la rue des Alliés, à côté de l’entreprise de matériaux de construction Richardson. Cette nouvelle déchetterie comporterait 17 bacs de grande taille accessibles aux particuliers, auxquels s’ajouteraient une dizaine d’autres bacs en réserve. Une « ressourcerie » pourrait être associée pour la remise en état et la revente des objets ayant une certaine valeur.

Ces projets posent plusieurs problèmes, au niveau de la circulation, au niveau de la taille et de l’attractivité de la déchetterie, et de la construction d’immeubles hauts et forte densification  :

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Charité bien ordonnée commence par soi-même

15 avril 2011

Quoi de mieux pour assurer sa promotion que de créer soi-même l’outil adéquat. Pourrait-on le dire de Stéphane Gemmani qui a crée officiellement en 1992 l’association… « Stéphane Gemmani » ? Il n’y aurait là rien d’extraordinaire si l’on faisait abstraction du paradoxe de cette association qui a pour vocation d’apporter une aide et un soutien aux exclus de la société. Alors un homme au service d’une cause, ou l’inverse ?

Personne ne pourrait lui reprocher ses bons sentiments, mais il y a d’un côté les professionnels silencieux, travailleurs de l’ombre, et de l’autre, lui qui fait savoir, communique et médiatise. A l’instar de son blog-notes sur le web où le commerçant à la vocation de travailleur social contrariée qu’il est s’est concocté une petite hagiographie toute à sa gloire. On y lit qu’il est de manière totalement désintéressée, de tous les combats au service des plus défavorisés, se qualifiant de « porc-épic » face aux institutions sociales en place. On notera qu’au delà de l’animal, un porc-épic est une personne revêche, irritable. Devenu en 2008, conseiller municipal Modem, délégué accessibilité, prévention et préconisation sociale, S. Gemmani a une haute idée de l’action politique qui à ses yeux « doit être pure et ambitieuse… pourvoyeuse de moyens d’actions pour les autres et non pas de moyens financiers pour soi » ou encore « nous sommes là pour servir et non pour nous servir ». Qui pourrait lui reprocher des propos aussi généreux ? Personne et pourtant il y a un « hic ». Comme beaucoup, S. Gemmani verse dans la tendance fort répandue ces dernières années, qui consiste à confondre ses « affaires personnelles » avec le mandat que lui ont confié les électeurs. Des dérives et des confusions de genres, entre intérêt personnel et intérêt général, dont la plupart des auteurs ne mesurent même plus, l’extrême gravité. Ainsi, récemment, cet élu a utilisé les moyens de la ville (secrétariat, papier à en-tête…) pour adresser à ses collègues élu-es, un courrier accompagnant une affiche grand format en quadrichromie, dans le cadre d’une campagne de communication sur l’action de Vinci-Codex-association S. Gemmani. Si l’ambition de l’intéressé est intacte, la pureté de l’action politique revendiquée et l’un des grands principes de la gestion publique de séparation de l’ordonnateur et du comptable se sont perdus en cours de route. Du même coup, il a ignoré que lorsqu’un élu est décideur dans une association et qu’il octroie à cette dernière, grâce à sa position d’élu, des avantages en nature ou en espèce, il peut être poursuivi pour « gestion de fait ».

Utiliser l’argent public et les moyens municipaux alors qu’il en a l’interdiction, c’est exactement ce qu’a fait S. Gemmani, élu de la majorité municipale, au profit de son association. Preuve, qu’en dépit des belles déclarations, des élus de cette majorité manquent de l’éthique la plus élémentaire. Le maire s’en préoccupe-t-il ?