L’adjoint aux finances bientôt remplacé (limogé ?)

28 mai 2011

Le maire a annoncé qu’il confiait la délégation à la politique de la ville au 1er adjoint J. Safar, suite à la demande de J-Ph. Motte d’être déchargé de cette délégation. Le maire a précisé qu’il attribuerait prochainement la délégation des finances à un autre adjoint.

Ce changement pourrait être interprété par des mauvaises langues comme un désaveu du travail de l’adjoint aux finances, nous n’irons pas jusque là, bien qu’il y ait à dire sur son manque de rigueur en ce qui concerne la mécanique budgétaire de la commune. Nous avons pu assister lors du dernier conseil municipal (23 mai 2011) à une série d’affirmations étonnantes de sa part en ce qui concerne des dépenses d’investissement du budget principal durant l’année 2010.

Le groupe « écologie et solidarité » a critiqué la faible dépense en investissement, 10M€ de moins que prévu au budget primitif 2010, contrairement aux engagements de la majorité municipale. Malgré cette diminution de 10 M€ l’augmentation du taux des impôts décidée en 2009 a été maintenue sans aucune justification. Inversement les impôts locaux auraient pu être fortement réduits dans le budget 2010, comme l’avaient proposé les élus écologistes.

Pour essayer de masquer cette réalité implacable, l’adjoint s’est livré à un numéro d’équilibriste assez curieux, ajoutant aux dépenses réelles de l’année 2010, les reports sur 2011 des dépenses engagées en 2010, mais non payées.

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Les tarifs du chauffage urbain, suite…

28 mai 2011

Dans le cadre des formations de l’ADES, « pour des citoyens actifs, comprendre l’action publique pour la transformer », le 18 mai, V. Comparat (OFiPoPu) a fait une formation sur les tarifs du chauffage urbain en direction des usagers de ce service. Il a expliqué comment aurait dû être élaboré le tarif par des élus soucieux du bon fonctionnement de ce service. En repartant des réalités de la gestion du service par la Compagnie de Chauffage (CCIAG), il a montré que les tarifs ont été fixés a un niveau beaucoup trop élevé (8,8 M€ de trop) par rapport aux dépenses réelles du service, donc au service rendu. Il a aussi indiqué que la CCIAG était devenue une belle mécanique capitaliste pour enrichir ses actionnaires (publics et privés) au détriment des usagers et indépendamment du versement des dividendes. Nous reviendrons sur cette question importante, car une Société d’Economie Mixte devrait avoir, comme premier objectif, de rendre un service public au meilleur coût pour les usagers et non pas enrichir ses actionnaires. Une gestion en régie ne pourrait pas avoir cette dérive.

La pression du « Collectif pour un chauffage urbain juste et durable » se fait de plus en plus forte sur les élus, notamment de Grenoble et d’Echirolles. Des premiers résultats sont obtenus, mais uniquement sous forme de promesses orales, donc non actées. Les tarifs pourraient être revus à l’automne et des réponses aux nombreuses questions posées rendues sous peu. La mobilisation doit s’amplifier. Déjà 8 copropriétés ont voté qu’elles pouvaient aller en justice pour se faire rembourser le trop perçu par la CCIAG depuis le 1er juillet 2008.

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Les bons usages

28 mai 2011

«…On veut encourager la mixité d’usages en tirant partie de ce qu’il y a de plus riche en terme d’emploi et d’insertion…» a dit M. Destot à l’occasion d’une délibération concernant (une fois encore) la presqu’île, lors du dernier conseil municipal. L’intention est louable mais mérite cependant d’être confrontée à la réalité. Et la réalité, c’est qu’en matière d’urbanisme, si certains grands projets sont contestés, d’autres moins médiatiques le sont aussi. Outre la méthode employée par la ville, qui fait peu de cas de la concertation, la multiplication de petites opérations immobilières qui modifient parfois profondément les équilibres d’un quartier, suscitent les réactions des habitants. C’est le cas par exemple du collectif « Vivre à Berriat ». Né du combat pour la sauvegarde de la maison Joya, un bâtiment classé, appelé à la démolition, ce collectif d’habitants est aujourd’hui mobilisé sur trois opérations en cours. D’une part les locaux laissés libres par le Greta (organisme de formation de l’éducation nationale) installé depuis de très nombreuses années dans le quartier, un entrepôt voué à la démolition et enfin un îlot de bâtiments d’activités au destin identique. A eux trois ils sont le symbole d’un quartier populaire en mutation qui a toujours su resté vivant par un subtil mélange entre activités et logements. Or des projets en cours, il ne sortira que des logements. Le collectif « Vivre à Berriat » n’est évidemment pas opposé à la construction de logements, mais il lui a fallu engager divers recours, gracieux auprès de la ville, et contentieux au tribunal pour faire valoir le point de vue des habitants. Ils demandent donc une concertation qui permettrait de discuter les points suivants :

  • « le maintien d’activités dans les locaux de l’îlot d’Alembert.
  • la non démolition de l’entrepôt classé rue Raspail et la recherche d’un projet de rénovation.
  • des logements sociaux de qualité et accessibles en terme de coûts avec des volumétries et des formes adaptées à ce secteur du quartier. »

Le maintien des activités et des logements sociaux ? Voilà qui ressemble étrangement à la « mixité des usages… » chère au maire de Grenoble. On ne voit pas dans ces conditions, sauf à se déjuger, quelles raisons le conduiraient à ne pas répondre favorablement aux demandes du collectif « Vivre à Berriat ».

A suivre.

Pour en savoir plus sur les actions engagées par le collectif « Vivre à Berriat » http://vivaberriat.canalblog.com

M. Destot essaye de faire voter le projet « Ecocité » sans débat !

28 mai 2011

Le 23 mai 2011, au Conseil municipal de Grenoble, le maire rapporte sur une délibération très importante, la délibération n° 7 sur le projet « Ecocité ». Il propose de passer au vote sans débat expliquant que la délibération a été vue en commissions (comme toutes les autres comme il se doit). Protestation des élus écologistes qui tiennent à intervenir sur cette modeste délibération qui engage la Ville et la Métro pour seulement 263 M€ ! Avec le risque d’amplifier une ville à 2 vitesses puisque tous les investissements seront mis sur la polarité nord-ouest, donc pour Grenoble, les quartiers Presqu’île et Esplanade. Raté, le maire a été obligé de laisser le débat s’ouvrir.

A la Métro, le NPPV bientôt interdit ?

28 mai 2011

Lors du dernier conseil de Métro, G. Kuntz, représentant « Ecologie & solidarité » ne prend pas part au vote (NPPV) sur une délibération. Le Président s’offusque et explique qu’à Eybens (où il est maire) le NPPV est interdit. L’élu doit ou s’abstenir ou sortir ! A Eybens, zone de non droit, c’est M. Baïetto qui fait la loi et il voudrait faire de même à la Métro. Jusqu’à présent les élus étaient libres de leur vote… A suivre

Pour le maintien de la déchetterie Jacquard

28 mai 2011

Une réunion organisée par l’Union de Quartier Foch-Aigle-Libération le samedi 21 mai 2011 a débattu du projet de future déchetterie rue Balzac. Les personnes présentes n’étaient guère satisfaites par les réponses formulées par l’adjoint à l’immobilier et l’urbanisme. Certaines se sont plaintes de n’avoir pas été entendues depuis plusieurs années. D’autres de n’avoir eu connaissance de certains projets que très récemment. Toutes ont regretté constater que les choses sont décidées à l’avance, et que la qualité de vie des habitants actuels et leur avis ne sont pas pris en compte. Un membre de l’Union de Quartier a demandé en fin de réunion : « Etes-vous favorable  au maintien de la déchetterie sur le site Jacquard ? » La réponse (à main levée) à été oui  à la quasi unanimité des habitants présents.

Malheureusement c’est ce qui se passe systématiquement dans toute la ville sur les projets d’aménagement, il n’est pas tenu compte des avis des habitants.

Avenir des foyers logement des personnes âgées

28 mai 2011

Le vice-président du Comité communal d’action sociale – CCAS, O. Noblecourt adjoint au maire, veut fermer un des foyers logement de la Villeneuve et diminuer des services comme la restauration dans d’autres foyers, car ce type d’établissement serait en crise. De fortes protestations se font jour et des manifestations ont lieu lors des conseils municipaux. Le maire devrait rendre un arbitrage en juillet sur le choix du  foyer à fermer à la Villeneuve. Dans une lettre aux habitants il contredit son adjoint en affirmant qu’il faut « renforcer le modèle des logements foyers personnes âgées… et par une organisation plus efficace des services actuellement offerts par ces logements foyers au Centre-Ville et à la Villeneuve ». Une organisation plus efficace est effectivement contradictoire avec la disparition d’un service par la fermeture d’un des foyers logement. Une clarification rapide s’impose.

Le secteur culturel isérois attend qu’André Vallini tienne sa promesse

28 mai 2011

Le 24 mai 2011, Les acteurs culturels de l’Isère communiquent :

« Face à la diminution du budget de la culture du Conseil Général de l’Isère depuis 2008 (- 27%), les acteurs culturels de l’Isère se sont mobilisés. Fin 2010, ils ont interpelé André Vallini, président du conseil général, sur la mise en danger de leurs structures et de leurs actions depuis trois ans. Ils ont demandé le maintien des financements 2011 à hauteur des subventions de l’année 2010, accompagné d’une concertation entre les acteurs culturels et les élus.

A la suite de cette mobilisation, André Vallini s’est engagé devant les représentants des acteurs culturels à rétablir les crédits dédiés au spectacle vivant à hauteur de ceux de l’année 2010, c’est-à-dire 1 600 000 Euros  de rattrapage. Cet engagement a été confirmé en séance plénière le 16 décembre 2010.

Sur cette base, les acteurs culturels ont élaboré leurs saisons, leurs projets artistiques et leurs actions culturelles de l’année.

Or, lors d’une réunion au Conseil Général le lundi 23 mai rassemblant les représentants du milieu culturel, Pascal Payen, nouveau vice-président à la culture, et Emmanuel Henras, nouveau directeur de la culture et du patrimoine, ont fait savoir que cet engagement ne serait pas tenu. Seul, un montant de 280 000 Euros a été inscrit au vote du budget supplémentaire pour l’année 2011.

Indignés par le non respect de cette promesse, les acteurs culturels demandent solennellement à André Vallini de revenir sur cette décision et d’honorer sa parole ».

Le PLU de la presqu’île annulé !

20 mai 2011

La révision du Plan local d’urbanisme – PLU du secteur de la Presqu’île et le dossier de réalisation de la ZAC sont annulés par le Tribunal administratif de Grenoble, à la demande de militants de l’ADES. Enfin le débat public sur l’avenir de la Presqu’île va pouvoir s’ouvrir.

La majorité municipale qui vient de se faire sanctionner lourdement pour avoir fait une faute, essaye de rejeter son erreur sur les écologistes en les accusant de ralentir la construction de logements (lors d’une interview sur France 3). Quand on fait une faute il est normal de se faire sanctionner. Ici il s’agit tout simplement de sanctionner l’incompétence des élus qui ont choisi une fausse méthode pour réviser le PLU. Les Grenoblois sont malheureusement souvent punis par les mauvaises décisions de la majorité municipale.

Rappel du dossier

Le 26 octobre 2009, le Conseil municipal approuve la révision simplifiée du PLU de la Presqu’île, le dossier de réalisation de la ZAC, la désignation de l’aménageur de la ZAC et la convention foncière de cette dernière. Le 22 février 2010, la délibération sur la convention foncière est abrogée et légèrement transformée. Seul le groupe Ecologie & solidarité vote contre.

Lors du mandat précédent, le projet GIANT avait été décidé par le CEA et « vendu » à la Ville de Grenoble et au Conseil général, grâce à l’aide insistante du maire, de son adjointe à l’économie et du directeur général des services de l’époque. Au départ, GIANT était uniquement un projet de développement technologique porté par le CEA. Seuls les écologistes avaient exprimé leur désaccord sur ce projet et avaient proposé un contre projet a l’échelle de l’agglomération : « le projet Global » qui s’intéressait aux développements scientifiques, techniques et universitaires sur l’ensemble de la Métro et proposait un projet d’urbanisme pour une ville à échelle humaine, répondant aux besoins exprimés par les scientifiques, les universitaires et les étudiants.

Le projet d’urbanisme de Vasconi a été élaboré dans la plus grande discrétion, hors des services et des élus de la ville et il prenait en compte la réalisation du projet de rocade nord du Conseil général.

Le 22 septembre 2008, la nouvelle majorité municipale propose d’engager une révision simplifiée du PLU sur le secteur de la Presqu’île pour permettre d’intégrer la rocade nord et le projet Vasconi qui « habille » le projet GIANT du CEA. Une enquête publique s’est déroulée en avril et mai 2009 sur cette révision. Lors de l’enquête publique, l’ADES avait souligné que la procédure de révision simplifiée n’était pas adaptée, elle n’a pas été entendue. La commission d’enquête renvoyant la responsabilité de cette procédure à la Ville.

La majorité municipale pourtant avertie de cette irrégularité importante a décidé de passer outre et a adopté la révision simplifiée du PLU et la réalisation de la ZAC.

Le 16 mai 2011, le Tribunal Administratif a donné raison aux militants de l’ADES qui ont déposé fin 2009 des recours contre la révision du PLU, la réalisation de la ZAC, la convention foncière et le choix de l’aménageur. Le choix de l’aménageur a été validé, par contre les trois autres délibérations sont annulées.

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Le sombre avenir du GF38

20 mai 2011

Le GF 38 jouera donc en National (3ème division) ou en CFA (4ème division) si la DNCG ne lève pas sa rétrogradation administrative. Le prochain rendez vous avec la DNCG aura lieu le 26 mai qui devrait examiner le plan de relance de la société GF38.

Index a demandé à Christophe Maillol, le nouveau candidat à la reprise du club, de verser 2,5 M€ le 20 mai dernier délai. Ce dernier indique qu’il finalisera son arrivée au GF 38 avant le 26 mai et qu’il est accompagné par un fonds de pension américain. Cette information laisse songeur car ces fonds de pension cherchent en général des affaires lucratives, ce qui est rarement le cas dans le football. Pour rappel, les japonais d’Index ont injecté en pure perte environ 40 M€ dans le GF38 ces dernières années.

A noter aussi que ces derniers mois, des restructurations importantes ont eu lieu dans l’organisation statutaire du GF38.  «Index corporation » a démissionné de ses fonctions d’administrateur et l’on a assisté à une réorganisation du capital de la société par la création de deux catégories d’actions. Il est trop tôt pour connaître les conséquences effectives de ces réorganisations qui préparent la vente de la société.

Il est intéressant de noter la position de Pierre Wantiez, ancien directeur général du GF38 et fin connaisseur du football professionnel, curieusement interrogé par le Dauphiné Libéré du 15 mai sur l’ éventuelle montée du FCG en Top 14. On sait depuis, que le club grenoblois de rugby ne montera pas, mais dans l’interview on est très vite revenu au football.

A la question :« Au GF38, vous insistiez sur l’importance du tissu économique local et l’intervention des collectivités… », il répond : « On ne peut pas survivre dans le haut niveau sans un engagement de ces deux derniers. Par rapport aux collectivités, on peut très bien comprendre qu’elles n’ont pas le rôle de payer pour le sport professionnel. C’est quelque chose que je peux entendre. Mais comme d’autres collectivités le font ailleurs, il y a donc un écart. Pour citer un exemple et en revenir au football, il y a un écart de 5 millions d’euros entre Grenoble et Montpellier (en prenant en compte la location du stade, la taxe sur les spectacles, la sécurité et les subventions accordées). Et à partir du moment où on ne peut pas lutter à armes égales, on ne tient pas dans la durée ».

Il serait temps que les responsables politiques tirent enfin les conclusions de cette réalité et arrêtent de faire des plans sur la comète en engloutissant des sommes gigantesques dans des opérations qui ne sont pas d’intérêt général.

Le seuil de 20 % de logements sociaux à géométrie variable

20 mai 2011

Grâce à l’effort soutenu de l’ancienne majorité en faveur du logement social, à la poursuite de l’action jusqu’à maintenant dans le même sens, le seuil fatidique des 20 % a été atteint à Grenoble. Mais il est à craindre que ce ne soit qu’un feu de paille car avec le programme de destruction mis en œuvre (Mistral, Villeneuve) la ville va se retrouver bientôt de nouveau sous le seuil des 20 % !

Les frais de bouche des grandes villes

20 mai 2011

« Le journal du net » compare les dépenses des grandes villes pour les frais de réception et des fêtes et cérémonies (lire leur article)

La ville de Grenoble fait partie des grandes villes qui dépensent le plus pour ces activités. En euros par habitants dépensés, la ville de Grenoble (10,36 €/h) n’est dépassée que par la ville de Strasbourg (13,17 €/h). En réceptions seules, Grenoble est au 4ème rang.

Même s’il faut être prudent dans ces comparaisons, les communes n’indiquant pas toujours les mêmes choses dans les mêmes articles comptables, cette comparaison indique qu’il y a matière à faire des économies sur le train de vie de la ville. C’était la proposition des élus écologistes dans leur budget alternatif qui démontraient du même coup qu’il n’y avait aucune raison objective d’augmenter les taux des impôts locaux en 2009 à Grenoble.

Le cumul des mandats est une richesse !

20 mai 2011

Le 14 mai 2011, lors de son intervention à FR3-Alpes, G. Fioraso députée PS, adjointe au maire de Grenoble, Vice Présidente de la Métro et soutien de DSK a déclaré à propos du cumul des mandats : « je le vis plutôt comme une richesse ». Au vu du montant mensuelles d’indemnités qu’elle touche grâce à ça, pour une fois, nous ne pouvons pas être en désaccord avec elle… (relire notre article « qui cumule quoi« ).

Chauffage urbain : le gag…

20 mai 2011

De nombreuses copropriétés envisagent d’aller en justice pour faire reconnaître que les tarifs du Chauffage urbain sont trop élevés et demander le remboursement du trop perçu. Récemment la copropriété où habite le maire vient de décider de le faire au cas où les élus ne reviendraient pas sur les tarifs excessifs. Conclusion, si cela se fait, M. Destot devra payer dans ses charges de copropriété une somme (très modique) pour financer les frais d’avocats qui seront engagés contre les tarifs décidés par la Ville !

Plus de respect à la Métro

20 mai 2011

Pour les rares personnes qui assistent dans le public aux conseils de Métro, l’attitude du Président vis-à-vis du représentant des écologistes pose un problème évident de respect. Devant ce constat, Le Président feint la surprise (le Dauphiné Libéré du 16 mai 2011) et répond à coté : « Pour quelqu’un qui serait brimé, je trouve pour ma part que Gilles Kuntz a un vrai temps de parole en conseil de Métro… Pourquoi Gilles Kuntz aurait-il droit à être critique sur nos arguments et nous à rester coi devant les siens ? ». Tout le monde a compris, mais pas le Président de la Métro semble-t-il, qu’il ne s’agit pas du temps de parole. Il est encore heureux qu’un élu intervienne, ce qui est un droit absolu dans une assemblée délibérante, et use de son droit de critiquer les arguments des uns et des autres, cela fait partie du débat démocratique. Et quand il le fait, il n’a pas à être l’objet de commentaires déplacés, il a droit au respect minimum dans les attitudes et la manière de celui qui, ayant la charge de mener les débats, apparaît au contraire exaspéré lorsqu’un élu avec lequel il est en désaccord prend la parole. Il est de notoriété publique que Marc Baïetto ne souhaitait pas d’élu écologiste à la Métro, cela transpire dans de nombreuses attitudes, souhaitons que cela cesse.

CLINATEC bientôt livré

20 mai 2011

Vue d'artiste du futur ClinatecLa construction du bâtiment CLINATEC sur le site du CEA de Grenoble se termine, sa livraison est programmée pour le 12 septembre 2011. Nous avons mis en cause l’utilité d’une telle opération en dehors du CHU de Grenoble pour de multiples raisons. Les interventions sur le cerveau humain doivent se faire en milieu hospitalier afin que toutes les précautions soient prises et que le contrôle des expérimentations sensibles soit mené par la collectivité hospitalière. Par ailleurs à Clinatec elles coûteront beaucoup plus cher qu’en milieu hospitalier Rappelons que CLINATEC, qui est une initiative et une décision unilatérale du CEA, est financée essentiellement par les collectivités territoriales, le CEA s’étant débrouillé pour quasiment ne rien payer. Le coût global est de 20 000 000 €, le plan de financement étant le suivant :

  • Région Rhône-Alpes : 10 850 000 € ;
  • Conseil général de l’Isère : 3 850 000 € ;
  • Communauté d’Agglomération Grenoble Alpes Métropole : 2 300 000 € ;
  • Ville de Grenoble : 2 200 000 € ;
  • Commissariat à l’Energie Atomique et aux Energies Alternatives – CEA, seulement : 800 000 € !

Voici une information qui démontre que toute cette opération a été montée dans la plus grande discrétion. Le permis de construire a été délivré par le préfet de l’Isère le 10 avril 2010, suite à un avis favorable de l’adjoint à l’urbanisme. Ce permis précise qu’il s’agit de construire deux bâtiments dont un dénommé CHU et l’autre CEA. Nous avons demandé au Directeur général du CHU de Grenoble s’il avait été informé de ce permis de construire et de l’existence de ce bâtiment dénommé CHU. Le Directeur répond qu’il n’existe aucune convention entre le CHU et le CEA permettant au CEA de déposer un permis de construire pour un bâtiment du CHU, ni d’échanges de courrier entre le CHU et le CEA au sujet de ce permis de construire !

Fermeture d’un foyer logements des personnes âgées, suite

20 mai 2011

La mobilisation contre la fermeture d’un foyer logement à la Villeneuve et des restaurants Montesquieu et Notre Dame se poursuit. L’Association des Résidents et Familles des EHPA de Grenoble a écrit au maire pour lui rappeler son opposition aux propositions du CCAS, en voici des extraits :

« Nous réaffirmons les points suivants :

–     En 2010, les 6 EHPA de Grenoble étaient, en moyenne, pleins à 91 % (voir étude d’Atis Phalène), ce qui est un taux de remplissage tout à fait normal et dans la moyenne nationale. Le 100 % ne peut être atteint. Bien sûr, on peut faire baisser artificiellement ce taux en bloquant les entrées.

En conséquence, il n’y a pas surcapacité. Avec une fermeture, il y aurait pénurie de places.

–     Une fermeture à la Villeneuve (où l’on trouve les logements les plus modernes) serait une catastrophe sur le plan humain pour 45 personnes aux Gentianes et 65 personnes au Lac. Ces personnes âgées sont fragiles. Elles ne supporteraient pas bien un nouveau déracinement. On ne voit pas où elles pourraient être relogées à l’équivalent.

–     Les fermetures des restaurants de Montesquieu et Notre-Dame auraient également des conséquences catastrophiques pour les personnes âgées vivant dans ces foyers-logements (isolement accru, moins de convivialité, alimentation déséquilibrée…)

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Tarifs de la CCIAG : les contradictions du 1er adjoint

20 mai 2011

Lors de diverses réunions avec le collectif « pour un chauffage urbain juste et durable », le 1er adjoint a expliqué à propos des tarifs de la Compagnie de Chauffage Intercommunale de l’Agglomération Grenobloise – CCIAG :

  • qu’il y avait eu un défaut de vigilance politique de la part de la majorité municipale dans la gestion des tarifs du chauffage urbain. Une remarque qui ne tient pas car cette majorité municipale aurait dû, une fois de plus, écouter le groupe des élus écologistes et l’ADES qui ont expliqué depuis des années que les tarifs étaient irréguliers et trop élevés. C’est pourtant consciente de ce fait qu’elle a voté le 23 juin 2008 des nouveaux tarifs encore plus élevés que les anciens, déjà trop élevés.
  • Il reconnaît que les marges de la CCIAG dépassent ce qui était prévu, mais n’entend pas les faire diminuer rapidement.
  • « Une baisse des tarifs n’était pas tabou ». Le collectif a naturellement pensé que la baisse pouvait être discutée et mise en place rapidement. Et bien non ! Lors de la réunion du 11 mai, le 1er adjoint a expliqué qu’il était impossible de changer les tarifs au risque pour la ville d’être rappelée à l’ordre par le contrôle de légalité et la chambre régionale des comptes ! Ces arguments n’ont aucun fondement puisque la loi impose à toute administration d’abroger immédiatement tout règlement illégal. Les tarifs d’un service public sont un acte réglementaire et doivent représenter la contrepartie exacte du service rendu. S’ils sont trop élevés c’est qu’ils sont irréguliers, et doivent donc être changés rapidement. De plus dans le contrat Ville-CCIAG il est prévu une clause de rencontre pour examiner la pertinence des tarifs. Donc la majorité municipale n’a aucune excuse pour ne pas baisser les tarifs.

Rassemblement pour un chauffage urbain juste et solidaire ! Pour la baisse des tarifs !

11 mai 2011

Le 18 avril 2011, un rassemblement de plus de 200 personnes a été organisé devant la Mairie de Grenoble par le collectif pour un chauffage urbain juste et solidaire (plus de 30 associations de locataires et copropriétaires de toute l’agglo !) ; puis une délégation a été reçue en mairie pour renégocier les tarifs. Il s’agit à présent d’interpeller Echirolles, une autre commune déléguant son service public du chauffage urbain à la CCIAG, qui réalise des profits, verse des  dividendes, alors que les familles ne peuvent plus payer…

Samedi 14 mai à 15h à l’entrée sud de la Cité Viscose à ECHIROLLES. Ligne bus 1 – arrêt Vaillant Couturier

A l’appel de : CNL, CSF, CLCV, le Collectif pour un chauffage juste et solidaire.

Vers la communauté urbaine, à quand un débat public ?

11 mai 2011

Les élus grenoblois sont convoqués le 16 mai à une discussion sur l’intercommunalité, qui ne sera pas une réunion du conseil municipal à huis clos, mais pas non plus une discussion publique. Alors pourquoi donc cette discrétion ? Tout a été fait en catimini pour rester en catimini !

Concernant l’élaboration, la décision et la gestion en matière d’urbanisme dans une perspective qui ne peut pas être autre chose que le développement soutenable, il est à craindre que l’agglomération, telle qu’elle est configurée et telle qu’elle pourrait l’être à l’issue de la consultation préfectorale (communauté urbaine) risque d’être un peu limitée (quid du Voironnais et de la vallée du Grésivaudan ?). Par ailleurs, même si la communauté urbaine proposée englobe les balcons de Belledonne jusqu’à Chamrousse et une partie des marches du Trièves, elle continue de ne pas prendre en compte les massifs proches notamment le Vercors et les «pendulaires» (déplacements domicile-travail) (un des gros défauts du SDAU – Schéma Directeur d’Aménagement Urbain puis du SCOT – Schéma de Cohésion Territoriale). C’est au moins à cette échelle de Région Rurbaine qu’il faut penser et agir pour aborder sous d’autres perspectives les rapports ville-campagne, urbain-rural dans lesquels nous nous sommes enfermés et qui ont contribué à rendre impossible la maîtrise de la périurbanisation et qui empêche une vraie approche du développement soutenable.

Quoi qu’il en soit une communauté urbaine serait un plus, car elle permettrait de transférer la compétence d’urbanisme détenue par les communes (notamment les PLU: Plans Locaux d’Urbanisme) les communes conservant la décision concernant les permis de construire. La communauté urbaine aurait la compétence d’urbanisme opérationnel.