22 avril 2010
Rassemblement antinucléaire samedi 24 avril, à 14h devant la gare de Grenoble
avec une exposition de portraits de liquidateurs. Chaque année, le « Tchernobyl Day » met en lumière la catastrophe sanitaire qui dure depuis 24 ans en Biélorussie. L’Institut Belrad est le seul organisme scientifique indépendant de l’industrie nucléaire qui aide les enfants irradiés : dans cette région, environ 4 enfants sur 5 ont été contaminés par Tchernobyl. Toute la région est durablement contaminée. Depuis 24 ans, les autorités internationales, et en particulier l’OMS, n’apportent aucune vraie réponse aux populations touchées. La catastrophe continue.
Le collectif Independent Who (pour une OMS indépendante) se mobilise depuis de nombreuses années pour demander que l’indépendance de l’OMS en matière de santé s’applique au nucléaire, ce que l’accord qui la lie depuis 1959 à l’Agence internationale de l’énergie atomique (AIEA) ne permet pas : c’est l’AIEA qui décide si le nucléaire est dangereux ou non pour la santé, c’est elle qui prétend que Tchernobyl n’a fait « que » 4000 morts, un chiffre indécent au regard des 364 000 liquidateurs, tous fortement irradiés par leur passage sur le site de Tchernobyl. Pour dénoncer cette main mise du lobby nucléaire sur la santé des populations, une vigie quotidienne, présence silencieuse devant le siège l’OMS, est tenue chaque jour ouvrable depuis le 27 avril 2007 !
Signez le manifeste pour l’indépendance de l’OMS sur http://www.independentwho.info
Et pour faire coup double, au même endroit à 15h démarrera la véloparade contre la « Françafrique »
organisée par Survie 38 et Un P’tit Vélo dans la Tête, il n’y a pas que le pétrole, il y a aussi l’uranium qui intéressent les multinationales.
Mots-clefs : Mobilisations, nucléaire
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22 avril 2010
L’Observatoire des Finances et des Politiques Publiques (www.ofipopu.org) vient de publier une estimation du coût financier du stade des Alpes pour la Métro.
Les charges annuelles qui pèsent sur le budget de la Métro sont d’environ 7,4 millions d’euros, et ceci pour 30 ans. Les recettes actuelles (essentiellement le GF38) n’atteignent que 1,4 M€ pour 2010, et ne devraient pas augmenter, au contraire puisque le GF 38 va être rétrogradé en ligue 2 ou en Nationale, avec moins de spectateurs et donc la redevance va diminuer.
Le stade coûte donc environ 6 M€ par an à la Métro, et ce pour 30 ans !
Malheureusement ce stade n’est utilisé que pour des spectacles lucratifs, en général privés, 34 fois dans l’année (dont 19 par le GF 38). C’est la première fois qu’un grand équipement public ne peut pas être utilisé par les scolaires, les clubs amateurs ou le grand public comme le fait la patinoire d’agglomération ou comme le faisait l’ancien stade Berty.
Les 6 M€ sont donc une subvention versée par la Métro à des sociétés privées sans aucune contrepartie, et représentent 60 % de la nouvelle fiscalité mixte que paye les contribuables de l’agglomération. Merci MM. Destot et Migaud…
Mots-clefs : fiscalité mixte, Métro, sports, stade
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22 avril 2010
Le CEA poursuit sa mutation vers de nouveaux sujets de recherche et développement. Jean Therme directeur du CEA de Grenoble vient d’élargir son champ d’intervention. Il était déjà le tout puissant directeur de la Technologie qui lui permettait de brasser les centaines de millions d’euros dédiées au nanotechnologies, le voila nommé directeur aux énergies renouvelables.
On ne peut que se féliciter de voir les recherches sur les énergies renouvelables se développer, mais il faut craindre que les décisions, les financements les contrats avec le privé soient toujours préparés en secret comme cela a été le cas pour les nanotechnologies à Grenoble, avec la participation active d’élus socialistes très liés au CEA.
Voir par exemple notre dossier CLINATEC, la santé publique classée secret industriel
Mots-clefs : ens. supérieur et recherche, Nanos
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22 avril 2010
Le programme nano 2012 permet à ST Microelectronics de toucher de très importantes subventions publiques (Etat et collectivités territoriales) avec pour seule contrepartie de créer 600 emplois (dont le coût est très inférieur au montant des subventions publiques !).
Les syndicats s’inquiètent même de la réalité de ces créations.
Voici la motion de l’intersyndicale CGT-CGC-CFDT de ST déposée le 8 avril 2010 à la Préfecture de l’Isère.
STMicroelectronics est une multinationale de la microélectronique. ST-Ericsson est une filiale récente (à partir de mi 2008) de STMicroelectronics (actionnaire majoritaire) et du groupe Ericsson. Sur le site de Grenoble, 2400 salariés issus de STMicroelectronics travaillent dans ces deux entreprises.
Depuis le jeudi 18 mars, plusieurs centaines de salariés (entre 300 et 500 suivant les jours, dont de nombreux ingénieurs) de STMicroelectronics et ST-Ericsson de Grenoble tiennent une assemblée ou manifestent dans ou devant le site une heure chaque jour. Des mouvements sociaux se déroulent également sur les autres sites de ST-Ericsson en France.
Pour 2010, les salariés demandent que les augmentations prévues en octobre pour ST-Ericsson soient appliquées en avril comme pour les salariés de STMicroelectronics, que soit stoppé le processus de séparation entre STMicroelectronics et ST-Ericsson, que soit modifiée la politique salariale des deux sociétés (ajout d’une augmentation générale, suppression des quotas de notation). Petit rappel : en 2009, les salariés n’ont pas été augmentés. Un autre point choquant est le décalage entre la politique salariale imposée aux salariés et les augmentations et bonus des membres du staff.
Ce mouvement d’une force et d’une longueur inhabituelle témoigne d’un malaise très fort à STMicroelectronics et ST-Ericsson Grenoble. Ce malaise est renforcé par les nombreuses restructurations ayant eu lieu sur le site et par l’inquiétude sur l’avenir de certains secteurs. Les salariés s’inquiètent aussi de la stratégie financière court-terme.
Enfin, des interrogations se font jour sur la tenue des engagements pris par nos sociétés dans le cadre de Nano 2012 (création de 660 emplois à Crolles mais aussi à Grenoble).
Mots-clefs : Nanos
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17 avril 2010
Grenoble, le 14 avril 2010, Raymond Avrillier
Depuis plusieurs années, Raymond Avrillier a demandé au représentant de l’Etat dans le département de l’Isère de lui communiquer les documents des services de l’Etat concernant les dispositions de prévention ou réglementaires prises en matière de protection des intervenants et des populations par rapport aux nanotechnologies.
En réponse au tribunal administratif, le représentant de l’Etat vient de confirmer un fait particulièrement grave : « Les documents que vous sollicitez n’existent pas à ce jour ». Ce qui signifie clairement que les nanotechnologies auxquelles sont exposées non seulement les employés du secteur mais aussi la population de l’agglomération grenobloise, sont développées sans aucun dispositif de prévention des risques.
C’est donc en toute opacité, en l’absence de réglementation et de contrôle, que les étudiants, techniciens, enseignants, chercheurs, les ouvriers et employés, mais aussi la population sont exposés.
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Mots-clefs : Nanos
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15 avril 2010
Dans le Dauphiné Libéré du 12 avril 2010, les représentants du groupe socialistes et apparentés au Conseil municipal ont effectués une évolution sensible par rapport aux élus écologistes et alternatifs grenoblois, en parlant de « nos amis les écologistes » !
Rappel : en mars 2008 pour les élections municipales Michel Destot et sa majorité décident de ne plus faire alliance avec les écologistes et d’avoir les mains libres pour développer les politiques de prestiges chères au maire (notamment les JO de 2018 et la rocade nord), contestées fortement par les écologistes. L’opération est rondement menée :
- 1er épisode, le maire sortant explique qu’il a vécu des années noires durant les mandats précédents à cause de l’opposition des écologistes sur certains dossiers.
- 2ème épisode, il fait alliance avec le PC et avec le Modem dirigé localement par un ancien membre du cabinet de Carignon et attire quelques personnalités de la société civile pour élargir encore sa base électorale et faire croire à un renouvellement profond de son équipe.
- Enfin dernier épisode, pour siphonner les voix de droite il accueille 3 anciens élus de l’opposition de droite, le président des amis de Sarkozy et un ancien adjoint de Carignon.
Avec cela il espérait être élu au 1er tour et marginaliser les écologistes. Ce fut l’échec (42 % seulement pour sa liste droite-gauche au 1er tour et seulement 48 % au 2e tour avec le renfort de quelques GO).
Les scores des écologistes aux européennes et aux régionales sonnent comme des avertissements sans frais. Alors le ton change.
Ce qu’oublient « nos amis socialistes », c’est que le choix fait par eux en 2008 a ses conséquences jusqu’en 2014 et qu’il n’est pas possible de changer cette réalité, sauf à organiser de nouvelles élections municipales pour définir une nouvelle majorité et un nouveau programme politique.
Les écologistes et alternatifs sont dans l’opposition aux choix politiques et aux pratiques du maire et de sa majorité, et ils continueront sans relâche à dénoncer cette dérive à droite et à proposer d’autres choix, afin qu’en 2014 les Grenoblois puissent choisir en connaissance de cause. Les élections cantonales de mars 2011 seront déjà un jalon dans cette reconstruction d’une politique municipale écologiste et de gauche.
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15 avril 2010
On connaît les arguments. Pour le Président de la Chambre de Commerce et d’Industrie (CCI), une rocade nord est vitale pour l’économie iséroise. Depuis 30 ans c’est le même discours, mais l’échéance mettant en cause la vie de l’économie est repoussée d’année en année. M. Dumolard continue à vouloir une rocade, mais il ne sait plus comment faire. Auparavant il avait un discours offensif déclarant même qu’il se faisait fort de trouver les centaines de millions pour réaliser la rocade, maintenant il est KO et se contente de rappeler que ce n’est pas son style de renoncer. Il est incapable d’analyser les vraies raisons de l’échec du projet et ne comprend pas ce qui s’est passé. C’est la première fois depuis des années que le président de la CCI est désarmé et ne sait plus quoi dire sur ce sujet, il demande sans y croire une réunion avec les politiques pour réfléchir à ce qu’il faudrait faire. Il serait temps que la CCI arrête de suivre aveuglément le lobby automobile et se mette à comprendre qu’on a changé de siècle en ce qui concerne les modes de déplacements.
C’est une simple commission d’enquête (uniquement consultative) qui a fait s’écrouler d’un seul coup tout le château de cartes élaboré par un cabinet noir au Conseil général de l’Isère, soutenu sans faillir par tous les hauts responsables économiques et politiques. En droit l’avis défavorable n’arrête rien, mais le dossier était mauvais et les convictions n’étaient pas si fermes que cela. Maintenant beaucoup d’élus qui avaient tout voté les yeux fermés sont satisfaits de ce qui se passe. A suivre.
Mots-clefs : Conseil général de l'Isère, Déplacements, rocade nord
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15 avril 2010

Dessin Cled'12, tous droits réservés
Le préfet Jean-Paul Proust est décédé le 8 avril 2010. Il avait été préfet de l’Isère au moment où A. Carignon privatisait le service de l’eau à ses amis de la Lyonnaise des Eaux.
Il est intéressant de revenir sur cette période (voir pour les détails le livre de R. Avrillier et Ph. Descamps, « Le système Carignon »). Le 13 juillet 1989 A. Carignon fait voter au Conseil municipal la privatisation du service de l’eau et de l’assainissement à la COGESE, filiale à 100 % Lyonnaise des Eaux, il transmet la délibération et le contrat au préfet pour en faire contrôler la légalité. Le 26 octobre 1989, le préfet demande au maire de revenir sur cette décision car il estime que la légalité est mise en cause, notamment il entre dans le calcul du prix de l’eau des éléments qui n’ont rien à voir avec le service public. Le 30 octobre 1989, A. Carignon refait voter le conseil municipal sur le même contrat. Le Préfet Proust est nommé en Guadeloupe, le secrétaire général de la préfecture assure l’intérim et transmet au maire les mêmes critiques et menace de déférer la délibération au tribunal administratif. Il sera nommé ailleurs et le nouveau préfet ne bougera pas. A noter que le Gouvernement est à majorité socialiste, mais le corrompu avait tout de même ses entrées ! Les élus de l’opposition (écologistes et gauche) déposent un recours le 28 décembre 1989 qui sera rejeté par le tribunal administratif, seul R. Avrillier poursuivra en appel et c’est le 1er décembre 1997 que le Conseil d’Etat annulera la délibération de privatisation de 1989.
Mais ce n’était pas la première fois qu’un préfet ne faisait pas long feu à cette époque à Grenoble. Le préfet Pensa a voulu s’opposer en 1985 à la concession d’Aquapole (usine d’assainissement) à une filiale commune de la Générale des Eaux et de la Lyonnaise des Eaux. Avant même de déférer l’affaire au tribunal administratif le préfet change d’affectation et son successeur posera la première pierre d’Aquapole…
Lire ou relire à ce sujet nos ouvrages (vous pouvez nous les commander) :
Mots-clefs : Corrompu, Eau
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15 avril 2010
Sur le plan du spectacle sportif, c’est définitif le GF 38 ne sera plus en ligue 1 la saison prochaine. Mais son actionnaire principal INDEX Corporation a des problèmes financiers et tarde à apporter de l’argent frais. Donc le gendarme financier du foot français, la DNCG, doit recevoir des garanties financières avant samedi 17 avril. Sans ses garanties le club sera administrativement relégué en nationale. Quel gâchis financier.
La semaine prochaine l’ADES fera le point sur le coût du stade des Alpes pour la Métro (voir à ce sujet l’article de l’OFiPoPu). A suivre.
Mots-clefs : stade
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15 avril 2010
Le dessinateur « Cled’12 » a édité une brochure suite à l’avis défavorable sur la rocade nord. C’est un recueil de ses dessins faits depuis 3 ans critiquant avec humour ce projet d’un autre siècle. Pour 15 € vous aurez les dessins accompagnés d’extraits du rapport de la commission d’enquête. La brochure fait 74 pages.
A commander à l’ADES (12 rue Voltaire 38000 GRENOBLE ou contact@ades-grenoble.org), pour un envoi postal rajouter 3 €. Chèques à l’ordre de ADES.
Mots-clefs : Déplacements, rocade nord
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15 avril 2010
7 ministères avaient demandé à la Commission Nationale du débat Public (CNDP) d’organiser un débat sur les nanotechnologies fin 2009. Comme la plupart des décisions avaient été prises et que de nombreux produits contenant des nanoparticules sont déjà en vente, il était à craindre que ce type de débat manque de crédibilité. Dans de nombreuses villes les débats ont été interrompus.
La CNDP vient de rendre son rapport. Il est consultable sur le site http://debatpublic-nano.org/informer/bilan_debat.html
Cet exercice aura-t-il des retombées ? C’est trop tôt pour le dire. Retenons juste deux remarques finales de la CNDP :
« Ne convient-il pas de restreindre le champ des saisines et de mieux préciser ce que l’Etat attend du débat, quels doivent en être les « produits de sortie » ? » Effectivement organiser un débat sans avoir la moindre idée de à quoi il va servir lui enlève tout son intérêt.
« Comment obtenir de l’auteur de la saisine qu’il évite toute déclaration ou décision prêtant le flanc à la critique selon laquelle « tout est déjà décidé ». Rien ne porte autant atteinte au sentiment que le débat peut être utile que l’annonce, souvent précipitée pour telle ou telle raison, de décisions anticipant les enseignements susceptibles d’en être tirés. » Ceci démontre que les ministères n’attendaient rien de ce débat et qu’ils entendaient continuer comme avant. Vive la démocratie !
Mots-clefs : Nanos
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8 avril 2010
« En 2007, le niveau de vie annuel moyen des personnes vivant en France métropolitaine s’établit à 21 080 euros. Le niveau de vie évolue en lien avec les différentes étapes de la vie et connaît deux phases de forte progression avec l’âge : la première entre 23 et 31 ans et la seconde entre 46 et 55 ans. Entre 2005 et 2007, les inégalités de niveau de vie évoluent peu pour 90 % de la population mais elles se creusent avec les plus aisés. Le niveau de vie médian, en hausse de 2,1 % par rapport à 2006, est, quant à lui, de 18 170 euros. En 2007, le seuil de pauvreté à 60 % de la médiane correspond à un niveau de vie de 908 euros par mois. 13,4 % de la population, soit 8 millions de personnes, vivent au-dessous de ce seuil. Les familles monoparentales, les personnes vivant dans un ménage immigré et les chômeurs restent particulièrement exposés au risque de pauvreté monétaire. L’étude de la pauvreté en termes de conditions de vie repose sur le repérage des difficultés dans la vie quotidienne ou de privations d’éléments d’un bien-être matériel standard. En 2007, 12,2 % des ménages sont pauvres en conditions de vie. Ce sont principalement des difficultés liées à la contrainte budgétaire (13,1 %) et des restrictions de consommation (12,1 %) qui sont évoquées. Si la pauvreté en conditions de vie est fortement liée au revenu du ménage, seuls 4,3 % des ménages cumulent les deux formes de pauvreté. »
Voir le détail dans l’étude complète en ligne
Une mesure de l’évolution de la pauvreté est le dérapage des dépenses sociales que ce soit au CCAS de Grenoble ou au Conseil général. Malheureusement la situation va encore empirer à cause de la destruction massive d’emplois. La politique gouvernementale creuse les inégalités, il est urgent de mettre en place d’autres politiques publiques au niveau national comme local. A Grenoble la majorité municipale « droite-gauche » n’a toujours pas pris la mesure de la dégradation de la situation de très nombreux Grenoblois, elle augmente violemment les impôts, elle laisse la Compagnie de Chauffage pratiquer des prix exorbitants… et poursuit ses politiques de prestige… Elle a été sanctionnée lors des élections régionales, il faut poursuivre la résistance.
Mots-clefs : Politique droite-gauche, social
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8 avril 2010
Le contournement autoroutier de Grenoble est un rêve vieux de plus de trente ans.
La solution initiale (tunnel à gabarit international) était tellement chère et le trafic de transit insuffisant, l’Etat avait laissé tombé. A. Carignon avait un moment essayé un passage tout en souterrain sous le centre ville pour faire plaisir à Bouygues. Puis est venu en 1998 l’idée du professeur Bovy qui au moment de la préparation du PDU 2000-2010 a doctement expliqué que pour permettre le développement harmonieux des transports en commun, il fallait créer un ring complet autour de Grenoble avec de multiples entrées et sorties permettant la mise en place du plan marguerite. Pour faire avaler ce miracle à nos chers décideurs, il suffisait de leur vendre une rocade « écologique » pour pas cher. Pour seulement 300 M€ il était proposé une rocade tout enterrée depuis l’A 480 jusqu’à l’A 41, gratuite et avec le traitement des gaz d’échappement. A part les élus écologistes à la Métro, tous les élus ont voté les yeux fermés malgré les remarques disant que le prix annoncé était faux et les difficultés techniques insurmontables.
Les collectivités ont alors essayé de mouiller l’Etat dans cette affaire pour qu’il participe au financement de la rocade. Des pré-études sous maîtrise d’ouvrage de l’Etat ont été lancées et fin 2002, la DDE indiquait que la rocade inscrite dans le PDU n’était pas faisable (impossible de passer sous l’Isère à St Martin le Vinoux), son coût beaucoup plus élevé, et qu’on ne pouvait pas traiter les gaz. Une solution intermédiaire a alors été étudiée dans le détail par la DDE, la fameuse rocade à 700 M€. Mais l’Etat a décidé de ne pas participer à son financement, les collectivités ont donc abandonné le projet car trop cher.
Jusqu’au jour où un retraité de l’équipement est venu vendre une rocade plus simple et moins chère à A. Vallini. Qui a immédiatement abandonné le projet de tram Ysis (ancêtre de la ligne E) et a dépensé des dizaines de millions d’euros pour un projet qui vient de mourir, tué par une simple commission d’enquête qui pourtant ne donne qu’un avis.
Le projet du CGI est abandonné, mais attention un autre projet pourrait être étudié selon A. Vallini.
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Mots-clefs : Conseil général de l'Isère, Déplacements, PDU, rocade nord
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8 avril 2010

Le Collectif national de résistance à Base élèves communique
« Nous le savions : des directrices et directeurs d’école refusant d’inscrire leurs élèves dans Base élèves 1er degré (BE1D) sont menacés de sanctions ou ont déjà été victimes de sanctions. Ce que nous pouvons dire maintenant, c’est que ces directeurs ont acquis le statut de défenseurs des droits de l’homme menacés en raison de leurs activités en faveur des droits de l’enfant. En effet, deux experts, les Rapporteurs spéciaux des Nations Unies sur le droit à l’éducation et sur les droits de l’homme des migrants ainsi que le Comité des droits de l’enfant Nations Unies considèrent que la base élèves constitue une menace pour le droit à l’éducation des enfants, en particulier des enfants migrants.
En novembre 2009, le Collectif national de résistance à Base élèves, la Ligue des droits de l’Homme et le syndicat enseignant SNUipp-FSU Isère sont intervenus auprès de la Rapporteuse spéciale en faveur des directeurs menacés de sanctions parce qu’ils refusaient d’inscrire leurs élèves dans le fichier “base élèves”.
Le rapport présenté au Conseil des Droits de l’homme par la Représentante du Secrétaire Général des Nations Unies sur la situation des Défenseurs des droits de l’homme dans le monde vient d’être publié. Il révèle que le 10 décembre 2009, la Rapporteuse spéciale, conjointement avec le Rapporteur spécial sur le droit à l’éducation et le Rapporteur spécial sur les droits de l’homme des migrants sont intervenus auprès du gouvernement français. Le gouvernement français n’a toujours pas répondu à leur demande. Aujourd’hui la Représentante «exhorte le Gouvernement à répondre au plus vite aux craintes exprimées dans celles-ci». (Les échanges sont secrets jusqu’à la date de la parution du rapport.)
Aux paragraphes. 839 et suivants (voir ci-dessous), se trouve résumée la communication envoyée le 10 décembre dernier aux autorités françaises en faveur des directrices et directeurs isérois menacés de perdre leur poste parce qu’ils refusent de ficher les enfants. (Les faits, bien qu’avérés, sont relatés au conditionnel du fait que le Ministère n’a pas donné de réponse.)
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Mots-clefs : base élèves, fichage, Mobilisations
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8 avril 2010
Lu dans Le point (8 avril 2010)
« Seul Michel Destot s’active au sein de son club, Inventer à gauche. Certains soirs, dans une belle salle à manger du Palais-Bourbon, le maire de Grenoble phosphore avec ses amis (les anciens ministres Catherine Tasca et Alain Richard, le député Tony Dreyfus…). Il prend aussi beaucoup de contacts, comme bientôt avec Martin Bouygues, patron de TF1, au cas où. « Je peux ramener à Dominique bon nombre de patrons du CAC 40 », assure Destot.* Au sein du canal loyaliste – celui qui a soutenu Aubry avec l’assentiment de DSK -, on sourit. Pour les amis de Cambadélis, les efforts de Michel Destot visent avant tout à se raccommoder avec Strauss… »
Quand on disait que M. Destot était l’ami des « grands groupes » ce n’était pas un simple slogan.
* c’est nous qui soulignons
Mots-clefs : Destot
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8 avril 2010
Il est clair que le GF38 est promis à la ligue 2 vu son classement actuel. Mais si le 15 avril 2010 le club n’apporte pas des garanties financières solides à la DNCG (direction nationale du contrôle de gestion), il pourrait bien se retrouver déclassé en National !
Le 30 juin 2009 lors de l’arrêt des comptes de la société GF38, les capitaux propres avaient fondus à cause d’un résultat déficitaire énorme de 5,3 M€ ! Est-ce qu’Index Corporation va remettre des capitaux dans l’affaire ? Décidemment le rayonnement de grenoble risque d’en prendre encore un coup. A suivre
Mots-clefs : sports, stade
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31 mars 2010
Il aura donc suffit d’un avis d’une commission d’enquête pour mettre à bas le projet de rocade nord du Conseil général ! Pourtant il ne s’agit que d’un simple avis que le maître d’ouvrage n’est pas obligé de suivre. Mais son contenu est tellement sévère pour les tenants de la rocade que ces derniers sont KO debout. Poursuivre signifierait s’enfoncer encore plus car le dossier est tellement fragilisé qu’il ne tiendrait pas face à des recours devant la justice administrative. Les responsables du Conseil général, de la Métro, du SMTC, de la Ville de Grenoble et de toute la droite s’étaient persuadés que sans la rocade il n’y aurait pas de salut pour une politique des déplacements dans l’agglomération, qu’ils se sont disqualifiés pour proposer des solutions efficaces et réalistes.
Ils devraient maintenant confier aux associations et mouvements qui se sont battus pour proposer des alternatives à ce projet d’un autre siècle l’animation du débat public sur cette question. Souhaitons que dans les mois qui viennent ces débats s’organisent et que les collectivités proposent les budgets nécessaires pour qu’enfin les solutions se mettent rapidement en place. Le projet de rocade a ralenti tous les autres projets, il a englouti des millions d’euros, il a fait perdre un temps précieux, maintenant il est urgent d’agir.
L’ADES y participera activement, elle a déposé lors de l’enquête publique une contre proposition globale et chiffrée qu’elle met au débat.
Mots-clefs : Déplacements, rocade nord, Transports en commun
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31 mars 2010
La droite ne sait plus où elle habite ! Il y a maintenant 6 groupes politiques représentant la droite au conseil municipal, 3 dans l’opposition et 3 dans la majorité, et il y a un élu de droite dans le groupe PS et apparentés ! Voici la géographie actuelle de cette balkanisation qui évolue tous les jours. Entre parenthèse la personne qui assure la présidence du groupe :
Dans la majorité :
- groupe Elus Démocrates de Grenoble (B. Betto), 2 membres
- groupe Grenoble Démocrate (Ph. De Longevialle) 3 membres
- groupe Modem (M. Bachir Cherif) 3 membres
Dans l’opposition :
- groupe UMP, Majorité Présidentielle, Divers droite et Société civile (F. De Sans Nicolas) 4 membres
- groupe Union pour un Mouvement Populaire (N. Béranger) 2 membres
- groupe Majorité Présidentielle (M. Chamussy) 3 membres.
A noter que ces deux derniers groupes forment un intergroupe dénommé Rassemblement pour Grenoble !
Rajoutons que lors du conseil municipal du 29 mars, MM. Chamussy et De Sans Nicolas se sont réjouis de la mise à bas de la rocade-nord par la commission d’enquête, oubliant les promesses qu’ils avaient faites lors de la campagne des élections municipales en s’engageant pour « la réalisation prioritaire de la Rocade Nord » !
Mots-clefs : conseil municipal, rocade nord
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31 mars 2010
Lors du conseil municipal du 29 mars, en réponse aux questions orales l’interrogeant sur les suites à donner à l’avis défavorable de la commission d’enquête sur la rocade nord, le maire a fait un long développement qui visait à expliquer que l’abandon de la rocade ne changeait rien aux projets de la ville, qu’il faudrait éventuellement les faire un peu évoluer.
Voila une personne qui depuis des années explique que cette rocade est indispensable pour l’avenir de Grenoble, qui empêche tout débat démocratique sur ce point et qui est capable de tourner casaque comme si de rien n’était ! Malheureusement, il n’y a pas que sur cette question que le maire assène des affirmations péremptoires qui s’avèrent souvent fausses. Ce mode de gouvernement de la Ville nous entraîne dans le mur. Le maire veut bien maintenant d’un débat sur la politique des déplacements, mais à huis clos ! Les grandes promesses du mandat sont abandonnées les unes après les autres, il ne faut pas s’étonner que l’abstention se mette à dominer les élections avec des pratiques politiques aussi cyniques.
Mots-clefs : conseil municipal, Déplacements, Destot, rocade nord
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31 mars 2010
Le 26 mars au conseil de la Métro, Marc Baïetto intervenant suite à une demande de débat sur la rocade nord après l’avis défavorable de la commission d’enquête renvoie ce débat à plus tard tout en donnant son point de vue. Comme il l’a dit au Conseil général la veille, le plus grave si il y a abandon de ce projet c’est la perte d’emploi dans le BTP liée à la construction de cette rocade. C’est tout à fait curieux et inquiétant.
Jusqu’à présent dans l’esprit des promoteurs de la rocade, ce projet visait à résoudre les problèmes de déplacements, on apprend maintenant que c’était pour donner du boulot au BTP ; et quel BTP ! La construction de ce type d’infrastructure fait appel aux très grands groupes du BTP (Vinci, Eiffage, Bouygues…), fortement capitalisés, et la réalisation d’une telle rocade aurait eu beaucoup moins d’impact sur l’emploi local que des campagnes d’isolation et de réhabilitation ou de constructions de logement ou de travaux pour de lignes de tram, pour le même niveau d’investissement.
Marc Baïetto défend l’indéfendable, il se fait le promoteur des grands groupes du BTP !
Mots-clefs : Déplacements, Métro, rocade nord
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