Archives pour la catégorie ‘Politique’

Cantonales : vote par procuration

Publié le 27 février 2011

Les 20 et/ou 27 mars vous ne serez pas sur place pour vous rendre au bureau de vote ? Pensez au vote par procuration !

Vote par procuration, mode d’emploi

Choix du mandataire

La personne qui donne procuration (le mandant) désigne librement la personne qui votera à sa place (le mandataire).

Le mandataire doit toutefois répondre aux conditions suivantes :

  • Être inscrit sur la liste électorale dans la même commune que le mandant, mais pas forcément être électeur du même bureau de vote.
  • Le mandataire ne doit pas avoir reçu d’autre procuration d’un mandant établi en France.
  • Il peut recevoir 2 procurations (maximum) seulement si au moins une de ces procurations a été établie à l’étranger.

Motif de l’absence

Le mandant indique les raisons de son absence par une simple déclaration sur l’honneur prévue sur le formulaire.

Il n’a pas à apporter de justificatif supplémentaire. Il peut s’agir de l’un des motifs suivants :

  • vacances,
  • obligations professionnelles ou formation l’empêchant de se rendre dans son bureau de vote le jour du scrutin,
  • état de santé, handicap, ou assistance à une personne malade ou infirme,
  • inscription sur les listes électorales d’une autre commune que celle de la résidence.

Établissement de la procuration

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A droite un revenant

Publié le 25 février 2011

Dans un entretien que lui a accordé le Dauphiné Libéré du 17 février 2011, Richard Cazenave n’exclut pas de se représenter aux élections législatives de 2012 et aux municipales de 2014 à Grenoble. Voici un petit résumé de la carrière politique de cet artisan actif du «système Carignon».

Directeur de la Compagnie de Chauffage (CCIAG) de 1983 à 1989 puis président de 1989 à 1995 et administrateur minoritaire en 1995.

Conseiller régional de 1986 à 1998 (Vice Président de 1992 à 1998). Député de 1988 à 2007 dans la circonscription taillée sur mesure par Pasqua pour la droite. Conseiller municipal de Grenoble de 1989 à 1995 avec Carignon et dans l’opposition de 1995 à 2001.

Exclu de l’UMP le 15 mai 2007 lorsqu’il se présente contre Carignon aux législatives de 2007, le 9 juillet 2010 le comité départemental de l’UMP s’est prononcé positivement pour sa réintégration (qui n’est pas encore officielle).

En 1995, lorsque la municipalité de gauche et écologiste chasse la droite corrompue de la mairie, c’est un écologiste, Vincent Fristot, qui devient Président de la CCIAG et découvre de nombreuses malversations (documents antidatés, dépenses qui n’obéissent pas à l’objet de la société…). Il dépose plainte, et R. Cazenave et d’autres responsables de la CCIAG sont mis en cause pour abus de biens sociaux et autres délits, ils seront condamnés par la justice.

En 1999, le maire agit pour limiter les pouvoirs du président écologiste de la CCIAG et faire stopper les poursuites contre R. Cazenave. Alors que la CCIAG s’était constituée partie civile et demandait le remboursement des sommes détournées par son ancien directeur général et son ancien président, M. Destot a fait retirer la demande de partie civile de la SEM, lors du procès en appel à Aix-en-Provence.

Mais pourquoi Michel Destot veut-il arrêter ou atténuer les poursuites contre R. Cazenave ? Voici ce qu’il disait à l’époque (Le Point du 8 février 1997) :

« Nous nous sommes battus en temps utile contre les agissements d’Alain Carignon et de son équipe. Désormais, j’ai envie de parler de l’avenir. La succession des scandales a terni l’image de la ville. Et je m’emploie surtout à la redorer pour attirer des investisseurs. »

La vérité historique nous oblige à dire que Michel Destot ne s’est pas beaucoup battu contre le système Carignon. Si quelques rares socialistes ont agi au coté des écologistes le maire, lui, n’a jamais voulu remettre en cause les liens entre la ville et les grands groupes (Générale et Lyonnaise) qui avaient pénétrés les services publics grenoblois à travers les différentes SEM. Il a beaucoup défendu la présence de la Lyonnaise dans l’eau et à GEG et de la Générale (devenue Véolia) dans la Compagnie de Chauffage et il est le premier défenseur des tarifs excessifs de la CCIAG.

R. Cazenave a aussi été trésorier du RPR de l’Isère et a été mis en cause pour financement irrégulier du parti politique dans l’affaire « cabinet Martin ». Il lui était reproché d’avoir utilisé des fonds détournés de la comptabilité du cabinet Martin, créé à Lyon et spécialisé dans l’ingénierie thermique, afin de financer illégalement le RPR. Il a été condamné par la cour d’appel de Lyon en 2005.

Donc R. Cazenave veut revenir aux affaires. Il est tout de même curieux que la droite n’arrive pas à couper définitivement avec les personnes qui ont participé au système de corruption qui a coûté très cher aux Grenoblois. Il faut dire que le maire actuel leur donne un bon coup de main en recyclant dans sa majorité des personnes ayant participé de près à ce système.

Cantonales 20 et 27 mars un vote important

Publié le 25 février 2011

Attention danger : l’abstention peut profiter à l’extrême droite. Face à la montée du Front National il faut vraiment que tous les républicains aillent voter.

C’est un vote important. Il s’agit de renforcer les priorités politiques du Conseil général dont la principale compétence (la moitié de son budget) est l’action sociale. Les impôts locaux ne sont que très faiblement redistributifs et rendent difficile une organisation correcte de la solidarité. De plus, l’Etat ne compense pas l’augmentation des dépenses sociales qu’il a transférées au conseil général. En 2011, la différence entre dépenses obligatoires et les remboursements de l’Etat atteint 112 M€ : 25 millions pour le RMI-RSA, 67 millions pour l’allocation personnalisée d’autonomie et 20 millions pour la prestation de compensation du handicap.

Néanmoins il est possible de faire mieux en faisant des économies sur des dépenses non obligatoires, dont certaines sont des dépenses de prestige ou inutiles pour l’amélioration de la vie quotidienne des habitants. Notamment le Conseil général pourrait renforcer ses effectifs pour les activités de proximité car il a des dépenses de personnel très inférieures à la moyenne des départements de même taille.

Si les écologistes avaient plus d’élus au Conseil Général et dans les autres assemblées, ils pourraient travailler à la mise en place d’une politique inverse de celle pratiquée dans les quartiers de la périphérie en agissant pour un renforcement des services et de l’action publics délaissés : bureaux de poste, centre sociaux et embauche d’éducateurs de rue, équipements sportifs et culturels démultipliés, commissariats… Bref, il est urgent d’inverser la vapeur.

A ces cantonales, il faut dire non à la droite et à l’extrême droite et voter pour les candidats écologistes et Alternatifs soutenus par l’ADES à Grenoble : Olivier Bertrand, Hakim Sabri et Christine Garnier.

Les dernières nouvelles de la majorité droite-gauche à Grenoble

Publié le 25 février 2011
  • Au conseil municipal du 21 février, l’adjoint chargé de l’éducation essayant de justifier l’augmentation du montant des aides aux écoles privées par rapport au précédent mandat : « un élève de l’école privée coûte moins cher qu’un élève de l’école publique ». Et il l’a répété deux fois au cas où il n’aurait pas été compris. Stupeur sur certains visages de ses collègues de la majorité. Avec ce genre de réflexions, il est à craindre que la majorité municipale accompagne le gouvernement dans son entreprise de destruction du service public d’éducation au profit du secteur privé, sous prétexte d’économies.
  • Lors d’une conférence de presse relatée dans le Dauphiné Libéré du 21 février, le groupe PS et assimilés a déclaré pour anticiper les critiques des écologistes «  Oui, Grenoble doit avoir une action économique pour rester attractive. Cela ne nous pose pas de problèmes à partir du moment où un euro dépensé rapporte 10 fois plus » ! Mais il ne précise pas à qui ça rapporte autant. Est-ce aux actionnaires privés qui empochent les subventions publiques, aux bureaux d’études proches, est ce à la Ville ? Ce chiffre est tout à fait surprenant. Jusqu’à maintenant les plus optimistes disaient qu’un euro dépensé pour créer un emploi direct entraînait la création de 3 emplois indirects. Décidemment cette majorité raconte n’importe quoi, espérant que plus c’est gros et mieux ça passera. Mais il ne suffit pas d’affirmer pour être dans le vrai, comme aime à le dire le maire. Aussi nous attendons avec impatience la démonstration précise de ce nouveau miracle économique.

Conseil municipal de Grenoble 21 février, petit florilège des dérapages

Publié le 25 février 2011

En présentant le projet d’aménagement des quais de l’Isère, Jacques Chiron a parlé de la place « Louis » Jouvin et comme aucun de ses collègues de la majorité n’a songé à le reprendre, « Louis » Jouvin est venu à plusieurs reprises dans son exposé. Alors Jouvin, oui ! Mais pourquoi Louis ? Bizarre, bizarre ! Faut-il voir dans cette erreur le résultat d’un surmenage en raison des multiples fonctions de Joël, pardon Jacques Chiron (Conseiller général, adjoint au maire en charge des déplacements, Président de la SEMITAG…), ou bien les effets de la diffusion récente d’un film de Louis Jouvet. Comme c’est bizarre. En tout cas Xavier Jouvin, le promoteur de la ganterie dans notre région, serait certainement troublé de se voir affublé d’un autre prénom.

Moralité : à force de se faire du cinéma, les élus prennent de moins en moins de gants.

On pourrait le dire par exemple de Ph. Falcon de Longevialle adjoint à l’immobilier, un vrai feuilleton à lui seul. L’épisode le plus récent remonte au dernier conseil municipal où il présentait les résultats du PLU (Plan Local d’Urbanisme) lancé en 2005. Dans cet exercice, il a démontré que dans la bataille des egos il n’était pas si mal placé. En 2005, il ne se préoccupait guère des politiques menées par la majorité de gauche et écologiste de l’époque, ce qui ne l’a pas empêché d’employer « nous » pour parler du travail réalisé tout en appelant à faire preuve de modestie. On se demande bien à qui pourrait s’adresser cette recommandation. Cerise sur le gâteau, il n’a pas hésité (peu impressionné par les chiffres) à déclarer qu’en 3 ans (donc depuis qu’il est aux affaires) la ville avait réalisé pas moins de 10 ha de végétalisation. Cet homme qui travaille pour son propre compte est un magicien, on ne le dira jamais assez.

On n’a toujours pas trouvé où étaient les 10 ha en question, mais s’il le dit… c’est sans doute faux.

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UMP 38 loin de la parité et de la démocratie…

Publié le 25 février 2011

Comme l’UMP 38 est mise sous tutelle, c’est Paris qui a tranché pour désigner les candidats pour les cantonales, désignation très démocratique !

L’UMP a eu du mal à mettre des candidats dans tous les cantons renouvelables, seulement 23 présentés ou soutenus sur 29. De plus seules 5 candidates ont été sélectionnées, mais l’UMP fait un peu mieux que le PS (5 femmes sur 27).

Ces deux partis sont battus à plate couture par les écologistes qui présentent la parité parfaite (14 femmes pour 28 cantons).

Y a-t-il publicité mensongère sur le canton 1 de Grenoble ?

Publié le 18 février 2011

La candidate socialiste sur le canton 1, dont le sortant est Olivier Bertrand d’Europe Ecologie –Les Verts a choisi comme slogan : « Une voix pour faire gagner la gauche ». Peine perdue, le canton est déjà à gauche et même écologiste.

Nous frisons la publicité mensongère puisque cette candidate est conseillère municipale dans la majorité de M. Destot, c’est-à-dire dans une majorité qui n’est pas à gauche puisqu’elle accueille des élus bien à droite, anciens adjoints, collaborateurs et soutiens du maire corrompu A. Carignon.

Nous tenons à rappeler qu’au conseil municipal de Grenoble, elle a tout voté : les augmentations d’impôts après avoir promis l’inverse, le gaspillage d’argent pour la préparation des Jeux Olympiques à Grenoble, le soutien à la rocade-nord jusqu’au bout …

Si par hasard elle gagnait, le canton resterait-il à gauche ? Personne ne peut le garantir puisqu’en tant que conseillère municipale, elle ne tient pas les promesses importantes faites aux électeurs.

Le principe de précaution doit alors s’appliquer : il est préférable de ne pas voter pour la candidate PS, mais de voter pour Olivier Bertrand et Radia Bourderbane, d’Europe Ecologie- les Verts, soutenus par les Alternatifs et l’ADES.

La « nuit de l’orientation » nuit à l’orientation !

Publié le 18 février 2011

Un de nos fidèles lecteurs, retraité de l’Education Nationale, nous transmets la lettre qu’il a envoyée au Recteur et au Président de la Chambre de commerce et d’industrie, à propos de la « nuit de l’orientation ».

« Sensible aux différents messages publicitaires diffusés, je me suis déplacé à la Nuit de l’Orientation organisée dans les locaux de la Chambre de Commerce et d’Industrie le vendredi 11 février pour mettre à jour mes connaissances sur la problématique de l’orientation des élèves de l’enseignement secondaire de l’agglomération grenobloise.

Quelle ne fut pas ma surprise (j’aurais peut-être dû m’y attendre) de trouver un dispositif « de foire du Trône », qui certes pouvait donner une impression de réussite et de succès populaire. En fait, il ne servait qu’à privilégier les privilégiés et à marginaliser les laissés pour compte et les déficients sociaux. Les jeunes qui avaient la chance d’avoir des parents aptes à exprimer une attente, ceux qui avaient une curiosité ciblée pouvaient bénéficier de l’apport des professionnels alors que le jeune issu d’une famille qui ne pouvait l’accompagner et exprimer déjà une attente professionnelle se trouvait désarçonné par un véritable parcours d’obstacles… J’aurais été un jeune habitant d’un quartier sud je n’aurais accumulé qu’amertume en rentrant à mon domicile tellement l’organisation du salon, qui se voulait peut-être égalitaire, devenait discriminante. La ségrégation était flagrante.

Je serais très curieux de connaitre les résultats d’une évaluation (sur les informations reçues et la motivation professionnelle suscitée) auprès de 10 classes de troisième et de seconde des quartiers Sud de Grenoble et de 10 classes de troisième et de seconde des quartiers Nord Est. Passée dans l’établissement scolaire, elle ne prendrait que peu de temps aux élèves et vous pourriez alors mesurer l’impact réel de cet événement, en repérer l’efficacité. Une telle manifestation d’un enjeu aussi important pour les jeunes devrait avoir un autre objectif qu’un simple taux de fréquentation…ou des photos dans la presse locale.

Je suis obligé de constater que cette « privatisation » de l’orientation des élèves fréquentant les établissements scolaires (publics et privés) n’est que le reflet de la politique gouvernementale actuelle destinée à faire de la sélection sociale sans le dire. Elle ne fait qu’améliorer l’information des populations socialement privilégiées mais conforte aussi les familles modestes dans l’idée que l’Ecole n’est pas faite pour eux.

Persuadé que les initiateurs d’une telle manifestation auront à cœur de compenser et d’infléchir cette première tentative en mettant en place d’autres dispositifs destinés aux enfants issus des classes modestes qui leur permettront d’accéder à la réussite républicaine.

Avec mes regrets et mon profond respect pour les nombreux intervenants à cette soirée qui n’ont pas mesuré leur implication. »

Correspondants de nuit à la Villeneuve

Publié le 18 février 2011

La Ville a mis en place ces dernières années 8 correspondants de nuit à la Villeneuve pour tenter de désamorcer les conflits, éviter le tapage nocturne, le squat des coursives… Ils travaillent jusqu’à 1 heure du matin la semaine et 3 h du matin le week-end. Suite aux évènements de l’été dernier, la majorité municipale avait promis de les renforcer par 4 postes supplémentaires. Ce n’est toujours pas fait alors que la Ville dépense sans compter pour la vidéosurveillance.

Les élus écologistes avaient proposé pour le budget 2011 d’augmenter les dépenses de personnel de 1 million d’euros pour améliorer la présence publique dans les quartiers, tout en diminuant fortement les impôts locaux. Refus de la majorité. Et pendant ce temps les correspondants de nuit s’épuisent face à une situation qui se dégrade fortement. Il faut souligner que c’est le maire qui a la compétence de la police contre les troubles du voisinage, il n’est pas inutile de le lui rappeler.

Une autre coopération décentralisée en Tunisie : difficile à comprendre pour certains

Publié le 18 février 2011

A la suite de la question des élu-es grenoblois du groupe Ecologie et Solidarité sur la pertinence du déplacement en Tunisie du 7 au 12 janvier 2011, de 2 élus de la majorité municipale, il faut se rendre à l’évidence, l’un des deux n’a visiblement, pas encore bien compris qu’il fallait procéder autrement.

Et comme pour le prouver, le président de la Société Publique Locale SAGES qu’il est également, n’a pas trouvé mieux que de proposer dernièrement à son conseil d’administration un projet de « coopération décentralisé » avec la ville de… Sfax (Tunisie). Plusieurs membres du conseil d’administration, élu-es de la majorité, ont immédiatement protesté avec virulence, arguant de la décision prise la veille en groupe majoritaire, que toute initiative de coopération décentralisée serait désormais soumise à un débat préalable. Apparemment, il s’avère que certains ont un mal fou à comprendre qu’une assemblée puisse fonctionner démocratiquement, leurs collègues vont devoir faire preuve de pédagogie et de beaucoup de patience.

Personne ne doute que la bonne santé économique de la Tunisie sera l’un des atouts de la réussite de ce grand mouvement de transformation. D’autant plus, que l’une des principales revendications porte sur les créations d’emplois, notamment pour des jeunes diplômés. Cependant, il est indispensable de prendre, ne serait-ce qu’un peu, le temps de réfléchir à la question de la coopération décentralisée avec Sfax.

La majorité a décidé d’un débat démocratique avec l’ensemble du conseil municipal, prenons-là au mot, seuls les actes comptent.

Concernant Sfax et la Tunisie, nous persistons à dire qu’il faut d’abord solliciter l’avis du nouveau Collectif de Tunisiens et Franco-tunisiens qui vient d’être créé à Grenoble. Cette instance rassemble une très grande majorité des composantes de la diaspora tunisienne. Il est vraisemblable qu’il y aura une demande de poursuite de la relation avec Sfax, mais elle pourrait peut être faire l’objet d’une orientation nouvelle avec des villes de l’intérieur du pays qui sont en plus grandes difficultés, économiques, sanitaires et sociales.

Ce collectif saura orienter la coopération sur ce qui lui paraît le plus essentiel dans l’immédiat pour aider le Peuple Tunisien à réussir sur la durée, à Sfax et ailleurs, ce qu’il faudra bien nommer une révolution.

Les gens sont ingrats…

Publié le 18 février 2011

Lors de l’assemblée générale de l’Union de Quartier de l’Ile Verte, suite à une interpellation des élus sur l’existence d’un grand panneau d’affichage en entrée de ville, dégradant le paysage et consommateur d’électricité, l’adjoint de secteur, A. Pilaud a notamment expliqué que ces panneaux d’affichage rapportaient des taxes et donc permettaient de ne pas augmenter les impôts locaux. Eclat de rire général dans l’assistance ! Pour en rajouter, J. Chiron a insisté lourdement sur le succès du stade des Alpes… Les habitants présents n’ont pas eu l’air très convaincus, les gens sont ingrats !

Clept : oubli malencontreux !

Publié le 18 février 2011

Dans le dernier numéro du journal de la mairie, « les Nouvelles de Grenoble », il y a 3 pages sur le CLEPT (Collège et Lycée Elitaires pour Tous. Un grenoblois ancien professeur de Mounier s’est ému que pas une seule fois le nom du Lycée Mounier ne soit cité, il faut le faire ! Heureusement, sur une photo on voit le petit badge « I love Mounier » sur le cartable et la veste d’un lycéen. S’il est certes basé à la Villeneuve, tout le monde sait bien que cet établissement scolaire public est étroitement associé au Lycée Mounier de Grenoble. C’est aussi ce qui fait tout l’intérêt du dispositif, avec des échanges possibles entre enseignants et lycéens des deux lieux. Silence : on démantèle le lycée. Le maire, le président de la région et le recteur même combat !

Suffisante en soi

Publié le 11 février 2011

Quand on est autant épris de soi-même, il est bien normal de conforter ce sentiment par quelques petits plaisirs supplémentaires. Geneviève Fioraso, (adjointe au maire de Grenoble, Vice-présidente de la Métro) puisque c’est d’elle qu’il s’agit, capable par ailleurs d’asséner des contre vérités, en regardant sans ciller son interlocuteur droit dans les yeux, a eu la semaine dernière les honneurs de la presse nationale. Et pas n’importe laquelle, en l’occurrence Le Canard Enchaîné. Dans son numéro 4710 à la rubrique récurrente qui cible les parlementaires, l’hebdomadaire s’est fait un devoir d’épingler notre brillantissime députée, pour sa « lettre » distribuée dans toutes les boîtes de la 1ère circonscription de l’Isère, où elle est « parvenue à faire apparaître sa photo seize fois en quatre pages ». Quand on s’aime, on ne compte pas !

Laisse béton

Publié le 11 février 2011

La frénésie immobilière qui a saisi Grenoble fut un moment motivée par la perspective des Jeux Olympiques. Ces derniers ayant fait long feu, la majorité municipale poursuit sur sa lancée sans autres explications, en maintenant les noms prestigieux et coûteux sur les grands projets d’urbanisme. En clair on concrétise les projets prévus pour les JO mais sans les JO. Pourquoi ou pour quoi faire s’interrogent certains ? « Parce que » s’entendent-ils répondre. Dans ce cadre l’adjoint à l’immobilier ne ménage pas ses efforts. Par exemple, il avait affirmé un temps l’obligation pour la ville d’accueillir des hôtels, de préférence multi-étoilés sans lesquels, prédisait-il, Grenoble et son tourisme mourraient de leur belle mort. Il fallait accroître la capacité hôtelière de la ville. Sans hôtels de ce type, pas de tourisme, pas de congressistes, pas d’hommes d’affaires, bref ! Le vertige.

S’il vient de prendre connaissance d’un rapport commandé par la CCI (Chambre de Commerce et d’Industrie) mais aussi par la Ville de Grenoble, La Métro, la Région, et le Club des Hôteliers, notre homme, et la majorité municipale, vont devoir réviser leur copie et redescendre sur terre. Cet audit du cabinet Deloitte indique que « le tourisme d’affaire est très largement impacté par la crise » en ciblant les hôtels deux et trois étoiles mais qu’à Grenoble les résultats constatés « tendent à s’améliorer ». D’une manière générale la majorité des hôtels grenoblois dispose des équipements nécessaires à l’organisation de séminaires et réunions. Le responsable de l’activité tourisme à la CCI est encore plus précis : « près de 20 000 congressistes sont encore attendus dans l’agglomération en 2011… c’est très dynamique, à Grenoble, ça vit… et ce dynamisme tire vers le haut l’ensemble des opérateurs ».

Alors, à l’heure où certains hôtels haut de gamme viennent de se refaire une nouvelle jeunesse, pour qui le projet d’hôtel 4 étoiles rue Thiers qui a fort heureusement capoté grâce au recours déposé par des riverains ? Pour qui cet hôtel 4 étoiles prévu Parc Hoche sur un emplacement réservé à l’origine à un équipement public ? A quoi bon cette obstination bétonnière quand la réalité dément ses initiateurs ? Faut-il y voir d’autres intérêts que l’intérêt public ? Autant de questions auxquelles la majorité municipale se devrait d’apporter les réponses à la lumière de l’étude qu’elle a elle-même commandée.

Le social à la sauce techno

Publié le 11 février 2011

Au cours de ces dernières années les services sociaux du Conseil Général ont connu une réorganisation permanente. L’idée que pour plus de proximité il fallait réorganiser ces services sur des territoires n’était pas totalement farfelue, même si les 18 circonscriptions d’action sociale existantes répondaient assez bien à ce besoin. On a donc commencé par découper le département de l’Isère en 11 territoires, et l’on a très rapidement communiqué pour faire connaître cette « révolution » en éditant une plaquette en couleur sur papier glacé, qui sera malheureusement mise au pilon quelques mois plus tard. En effet de 11 territoires on est passé à 13 territoires, histoire probablement de contenter quelques conseillers généraux qui avaient dû se sentir lésés. Pendant ce temps on a procédé à des rénovations ou des acquisitions de locaux neufs, ce qui a donné lieu à des déménagements et des adaptations successives des travailleurs sociaux et évidemment du public.

A Grenoble on s’est particulièrement distingué, en peu de temps le territoire d’abord implanté rue Moyrand a migré à Europole pour finalement s’installer bientôt avec l’ensemble des services sociaux de l’agglomération grenobloise dans des locaux (loués, achetés ?) Caserne de Bonne. Cette dernière initiative a provoqué une levée de boucliers immédiate des maires concernés, tous de la majorité départementale, qui se sont fendus d’un courrier au Président du Conseil Général, A. Vallini, le 21 décembre dernier. Ils s’étonnent que « cette démarche n’ait fait l’objet d’aucune concertation avec les conseillers généraux des territoires concernés, pas plus qu’avec aucun élu des communes de l’agglomération ».

Quant au fond, les élus estiment que cette démarche constitue « un grave recul de l’action territoriale fondée sur le partenariat avec les services sociaux des communes (CCAS) et les associations ». En effet poursuivent-ils, déplorant l’idée d’un regroupement des services sociaux polyvalents (assistants sociaux), PMI (Protection Maternelle et Infantile) et l’ASE (Aide Sociale à l’Enfance) hors des centres sociaux, « cette démarche aurait des conséquences particulièrement graves… d’abord pour le public concerné ». La lettre continue sur ce ton, pointant tour à tour les incohérences et les difficultés à venir, et demande pour finir au Président du Conseil Général de suspendre la mise en œuvre de ce projet. Certains signataires sont à la fois Maires et conseillers généraux, comme Marc Baïetto (Eybens) et René Proby (St Martin d’Hères). D’autres maires signataires ne sont pas eux-mêmes conseillers généraux, mais certains de leurs conseillers municipaux le sont comme à Echirolles par exemple ou encore à Grenoble où J. Chiron et A. Pilaud portent la double casquette.

Qu’est-il donc advenu à la suite de ce courrier ? Eh bien, rien. Car les mêmes qui s’étaient insurgés contre la réorganisation en cours des services sociaux, l’ont tous, dans une belle unanimité, approuvé ou l’ont laissé approuver au Conseil Général. Leur main droite devait ignorer ce que faisait leur main gauche ! Pas facile à vivre, le cumul des mandats, surtout pour la population.

Si on réfléchissait un peu plus…

Publié le 11 février 2011

A propos des budgets de nos collectivités publiques retenons cette orientation du président du conseil général de Meurthe et Moselle qui milite par ailleurs pour le développement durable ou soutenable des territoires. Face aux réticences des conseillers généraux à voter les dépenses de fonctionnement (dont les dépenses dites sociales) alors qu’ils jubilent lorsque vient le moment de voter les investissements (le hardware, les routes, le béton et le goudron, bref «l’inaugurable»), il a pris la décision de faire une distinction au sein des dépenses de fonctionnement entre celles qui servent à faire fonctionner l’appareil, le cabinet et les bureaucraties, qu’il faut réduire au maximum et celles qui concernent les gens, les personnes, bref les citoyens les moins aisés et qu’il faut absolument maintenir à un bon niveau compte tenu des multiples crises qui les assaillent. Il les appelle «l’investissement humain». Parfois les mots ont une importance capitale : l’investissement c’est bien, la dépense sociale, c’est mal.

Si on réfléchit bien à ce qui s’est passé ces derniers mois, Villeneuve et autres évènements, faut-il continuer à privilégier le hard, les lieux (cf. la tabula rasa de l’ANRU et la démolition du 50 Galerie de l’Arlequin) et dénoncer les gens (ce peuple qu’il faudrait dissoudre comme disait ironiquement Brecht, ah si on avait d’autres habitants à la Villeneuve !) tout en négligeant les réformes nécessaires de nos institutions : combien d’agents dans les services en première ligne, au contact des gens, qualifiés et bien payés capable d’apporter une valeur ajoutée réelle à ces territoires en intégrant mieux leur action (la fameuse transversalité).

Lieux, gens, institutions, trois composantes essentielles des territoires, quels qu’ils soient, et dont la combinaison produit une atmosphère dont on peut souhaiter qu’elle soit de qualité pour favoriser le développement des gens.

Vous avez dit démocratie locale à la Villeneuve…

Publié le 11 février 2011
  • L’élue du secteur 6, H. Vincent (PS) pose des lapins aux habitants en leur annonçant des permanences pour les recevoir qui ne sont pas tenues. C’est ce qui s’est passé le 21 décembre 2010 et s’est reproduit le 20 janvier 2011 au Patio à la Villeneuve, l’adjointe au logement qui devait la remplacer n’est pas venue. Des locataires du 50 Galerie de l’Arlequin se sont déplacés afin d’avoir des réponses sur leur avenir concernant leur relogement, la démolition de leur immeuble, le projet de rénovation urbaine. Alors que de nombreux locataires sont très inquiets de la décision de démolition qui leur a été annoncé, sans que celle-ci ait été votée par le Conseil municipal, les élus de la majorité les ignorent, ils doivent avoir des questions beaucoup plus importantes à traiter !
  • Certains locataires d’appartements au 130 Galerie de l’Arlequin (dont 6 pourraient être démolis pour l’aménagement d’une voirie) font remarquer à juste titre qu’il serait bienvenu de la part des élus de la majorité de prendre contact, non seulement avec le propriétaire, mais aussi avec les locataires qui occupent des logements depuis plus de 25 ans, ce qui n’a toujours pas été fait. Décidément la dimension humaine passe après les questions du bâti.

Cantonales à Grenoble

Publié le 11 février 2011

L’ADES soutient des candidats aux élections cantonales à Grenoble :

sabri-perrin

Sur le canton 3, c’est Hakim SABRI qui est candidat d’Europe Ecologie – les Verts avec comme suppléante Pascale Perrin représentant les Alternatifs.
http://hakimsabri.eelv-cantonales.fr/

Garnier-Briant

Sur le canton 6, c’est Christine Garnier qui est candidate d’Europe Ecologie – les Verts avec Jo Briant comme suppléant représentant les Alternatifs.
http://christinegarnier.eelv-cantonales.fr/

OBertrand

Sur le canton 1, nous soutenons Olivier Bertrand qui est candidat d’Europe Ecologie – les Verts, et qui est le conseiller général sortant.
http://olivierbertrand.eelv-cantonales.fr/

Nous détaillerons prochainement leurs propositions essentielles pour réaliser une vraie politique de gauche et écologique au Conseil général et retrouver de l’éthique en politique.

Les pratiques politiques ne pourront changer qu’avec le pluralisme politique et la parité. Seule une véritable alternative pourra faire reculer l’abstention.

La Métro budget 2011 du bon et du mauvais

Publié le 4 février 2011

Le 28 janvier, le conseil de la Métro a débattu du budget 2011 qui a été adopté sans surprise. Le débat a beaucoup tourné autour de l’augmentation très forte de la TEOM (+25 % en moyenne et +30 % à Grenoble).

Au nom d’ « Ecologie et Solidarité » Gilles Kuntz s’est réjoui de voir que l’ordre des priorités politiques de la Métro évoluait dans le bon sens, la solidarité étant clairement mise en avant. Il a dit espérer qu’à l’avenir cet affichage se traduise réellement dans les chiffres, indiquant également qu’il fallait stabiliser rapidement la dette très élevée, et mettre un terme à l’augmentation des impôts locaux qui sont une véritable injustice.

Sur la question des impôts, toujours les mêmes réponses : cela ne va peser que pour quelques euros de plus par mois, comme si il n’y avait que les impôts locaux qui augmentaient. Tout augmente et les revenus eux ne suivent pas. Pour les ménages les plus modestes lorsqu’ils ont payé le logement, les charges, l’électricité, l’eau, les impôts, les transports… le reste à vivre diminue comme peau de chagrin. La crise sociale est profonde et il serait temps que les responsables politiques en prennent la vraie mesure, mais ils semblent vivre dans un autre monde.

Le Président a défendu l’augmentation des impôts en déclarant : « je ne fais pas partie de ceux qui, dès lors qu’on parle de fiscalité, s’agitent comme un diable dans le bénitier ». Il a aussi expliqué que la politique suivie était la bonne, notamment que c’était bien grâce à l’action de la Métro que la recherche publique grenobloise a eu tant de succès ces derniers temps. A ce propos, un peu de modestie serait bienvenue, car ces succès sont dus à uniquement à la qualité des équipes de recherche grenobloises.

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Quand Mme Fioraso ment en public…

Publié le 4 février 2011

Gilles Kuntz a relevé dans le document budgétaire distribué aux élus de la Métro (page 5), une dérive sémantique lourde de sens : au lieu du triptyque bien connu « Université, recherche, industrie » il était indiqué « Université, recherche, haute technologie ». Or l’industrie et la haute technologie ce n’est pas pareil, et cette dérive montre bien quelles sont réellement les priorités : tout pour le high tech et nous serons sauvés !

Devant cette remarque, la 1ère vice-présidente a déclaré avec sa rigueur habituelle qu’elle avait relu avec beaucoup d’attention le budget et que nulle part il n’y avait ce glissement sémantique. Pas de chance, elle s’est pris le pied dans le tapis en démontrant qu’elle n’avait pas lu le document budgétaire avant de le voter.

Autre intervention intéressante de G. Fioraso, qui a demandé instamment aux maires des communes de l’agglomération de tout faire pour ne pas construire de logements dans leurs zones d’activités économiques. C’est l’hommage du vice à la vertu, car G. Fioraso a été l’artisan de la refonte du PLU (plan local d’urbanisme) de la Presqu’île à Grenoble pour permettre de nombreuses opérations de logements, voir notamment les 11 tours sur le terrain dit Schneider.


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