Archives pour la catégorie ‘Politique’

La majorité municipale de Grenoble va mal (suite)

Publié le 14 mai 2010

La Présidente du groupe GO citoyenneté nous écrit : “ Accuser le groupe GO Citoyenneté de soutenir les demandes d’un groupe de pression exigeant des repas sans viande pour des motifs religieux est tout simplement malhonnête. Ces accusations gratuites, grotesques et non fondées ne vous honorent pas dans un débat qui nécessiterait au contraire de la clairvoyance et de la modération ”

Décidément la majorité va plus mal que ce qui est donné à voir.

Depuis des mois un groupe très minoritaire avançant masqué mais dont les motifs religieux ne font pas de doute, fait l’assaut de la mairie, fait le tour des groupes d’élus, et est même venu à l’ADES pour défendre sa proposition de changer les menus des cantines scolaires. Il y a donc deux cas : ou bien le groupe GO n’a pas compris les dessous de l’affaire et c’est de l’incompétence ; ou bien ils sont les seuls à n’avoir pas été sollicités ce qui pourrait indiquer le poids de GO dans la vie politique locale. Mais plus grave, si ces élu-es majoritaires ne sont pas informés des sollicitations auprès du maire et qu’ils proposent ces changements, c’est le fonctionnement démocratique de la majorité municipale et la manière dont sont prises les décisions qui interrogent.

Le Modem municipal se relance et va enfin faire entendre sa voix. Bigre, nous trouvions pourtant qu’ils pesaient déjà trop dans cette majorité. Il faut savoir que 5 élus de la majorité sont des adhérents du Modem, 3 forment le groupe Modem et 2 appartiennent au groupe “  Grenoble démocrate ” présidé par l’adjoint à l’immobilier. A propos de leurs relations avec le groupe communiste voici ce que déclare le groupe Modem (DL du 12 mai 2010) :

“ Contrairement à ce que tout le monde peut croire, nous travaillons très bien ensemble. On peut d’ailleurs reconnaître aux élus communistes un courage, un engagement et une sincérité ”

C’est la meilleure preuve de l’existence de cette majorité droite-gauche. Le PC qui était opposé à toute alliance avec le Modem avant l’élection municipale travaille la main dans la main avec une des multiples composantes de droite de la majorité !

Enfin, le site internet de la mairie a mis à jour les compositions des groupes politiques du conseil municipal. Sauf qu’il y a un petit camouflage de la multiplication des groupes politiques que ce soit dans la majorité droite-gauche ou dans l’opposition droite-droite.

Le groupe “ PS, PRG , MRC, Société Civile et Apparentés ” est en fait un intergroupe puisqu’il existe en son sein un groupe dit “ société civile ” de 7 membres qui est un raccourci du mélange droite gauche de la majorité.

Quant à l’opposition de droite (9 élus), elle est bien représentée par trois groupes dont deux forment un intergroupe !

La situation financière de la Métro

Publié le 5 mai 2010

Quand ce sont les écolos qui tirent le signal d’alarme depuis des années sur l’endettement inquiétant de la Métro, on ne les prends pas au sérieux. Par contre quand le très sérieux journal « Les Echos » s’en mêle ce n’est plus la même chose. Le 30 avril 2010 les Echos titre « Endettée, l’« agglo » de Grenoble poursuit ses grands travaux » et reprend l’analyse de la Chambre Régionale des comptes alertant sur le très haut niveau de la dette. Espérons que cette alerte ralentisse enfin la frénésie d’investissements pas toujours utiles de la Métro.

Deux voix pour le prix d’une !

Publié le 29 avril 2010

Au Conseil municipal du 26 avril, une délibération prévoyait la désignation d’une- représentant-e de la Ville de Grenoble au sein de la Commission vie étudiante du Pôle de recherche et d’enseignement supérieur (PRES) de l’Université de Grenoble. Le PRES gère les crédits du plan campus, dont le projet phare n’est autre que Giant. La majorité municipale se doit donc d’y être présente pour défendre ses intérêts – à défaut de défendre l’intérêt général.

Coup de théâtre, en séance la majorité municipale dépose un amendement pour ajouter à cette délibération la désignation d’une- représentant-e de la Ville au Conseil d’administration de ce même organisme, et propose le nom de Geneviève Fioraso. Or, la dite Geneviève Fioraso a déjà participé – et voté !-, au titre de la Ville de Grenoble à des séances du CA du PRES, et ce depuis plusieurs mois ! Nos éluEs et le public découvrent donc en séance qu’aucune délibération ne l’y autorisait… oubli qui instaure une situation illégale que la majorité s’efforce donc de rectifier via ce lamentable amendement. Les éluEs Ecologie & Solidarité ont bien entendu voté contre !

Cerise sur le gâteau : Geneviève Fioraso siège également au CA du PRES au titre de la Métro ! (qui elle a fait les choses dans les règles, en prenant une délibération avant d’envoyer sa représentante siéger !). Comme nos éluEs font remarquer qu’il est gênant qu’une seule et même personne représente deux organismes différents, le Maire leur explique que c’était entendu ainsi avec la Métro (!), pour ne plus avoir qu’une même voix entre la Métro et la Ville !

Occuper deux sièges pour ne parler que d’une seule voix, c’est du gâchis : le PRES devrait se poser la question d’en récupérer un pour permettre à un autre organisme d’y siéger (par exemple à des représentants d’autres territoires comme la Drôme, l’Ardèche ou la Savoie, où les universités sont présentes), et apporter un peu de diversité dans ce cénacle.

La majorité municipale va mal

Publié le 29 avril 2010

Depuis quelques semaines et surtout depuis le mauvais score du PS à Grenoble aux régionales, ça s’agite dans la majorité municipale à Grenoble.

Les groupes politiques se multiplient dans la majorité (7 pour l’instant), le site de la mairie n’est pas du tout à jour, par exemple, M. De Longevialle est toujours président du groupe Modem !

Certains élus de la majorité avaient demandé la démission du directeur général d’Alpexpo, ce dernier s’était exécuté, mais il a été remis en selle par le maire qui lui renouvelle toute sa confiance !

L’adjointe au logement qui tacle (à juste titre) les conseillers généraux socialistes de Grenoble qui ont voté l’abandon par le CGI des subventions pour la construction de logements sociaux (PLUS). Les deux conseillers généraux PS présents à ce moment là n’ont pas du tout apprécié cette mise en cause publique en conseil municipal le 26 avril.

Le PC râle dans la presse (mais pas au conseil municipal…) parce qu’il n’y a pas eu de débat dans la majorité sur la vidéo-surveillance et qu’il apprend les décisions d’implantation de caméras par la presse.

Le groupe GO tente, via son site internet, de mettre en cause la politique municipale appliquée pour les repas dans les cantines scolaires, en soutenant les demandes d’un groupe de pression exigeant des repas sans viande pour des motifs religieux. Mais évidemment il n’y a pas de débat sur cette question au conseil municipal.

Chamussy bientôt réintégré à l’UMP ?

Publié le 29 avril 2010

Exclu de l’UMP il y a 3 ans car il s’était présenté contre la candidate officielle de l’UMP lors de l’élection législative de 2007 dans la 3 ème circonscription (celle de M. Destot), M. Chamussy a demandé sa réintégration à l’UMP. Le comité départemental a donné son accord à une large majorité (87 %). Reste à l’UMP Paris à décider. Si la chose se fait, il y aura trois groupes politiques dans l’opposition municipale de droite présidés chacun par une personne de l’UMP !

M. Baïetto un peu moins cumulard mais toujours au maximum des indemnités

Publié le 29 avril 2010

Il aura fallu quelques semaines pour que le nouveau Président de la Métro diminue ses cumuls. Il reste 1er Vice-président du Conseil général, mais sans délégation (pour l’instant), il abandonne la présidence du SMTC. Avec tous ses mandats il dépassait le plafond des indemnités pour des mandats électifs, il était donc écrêté et recevait « seulement » 8230,87 € brut par mois (valeur au 1 er octobre 2009) ! Sa nouvelle situation ne change rien à cet état car ce qu’il perd au Conseil général et au SMTC est très largement compensé par son augmentation d’indemnité à la Métro. Il reste donc stable au niveau des indemnités. A noter pour information que la différence entre le brut et le net n’est pas très importante pour ces indemnités.

Docteur es droit ?

Publié le 29 avril 2010

nitunnelniviaducVoila ce qu’on peut lire sous la plume de Michel Destot, maire, dans l’édito des Nouvelles de Grenoble n° 135 d’avril-mai 2010

« Le projet de Rocade Nord tel qu’il avait été élaboré par le Conseil général de l’Isère a fait l’objet d’un avis négatif de la part de la commission chargée de se prononcer sur son utilité publique. Cet avis s’impose à tous. Ce projet de rocade n’est donc plus d’actualité. »

Or en droit cet avis ne s’impose à personne, puisque ce n’est qu’un avis, et que le maître d’ouvrage peut très bien passer outre. C’est d’ailleurs ce qu’envisage de faire le maire de Lyon sur le dossier du stade de l’OL qui vient d’essuyer un avis défavorable lors de l’enquête publique.

Déjà, pour empêcher un débat au Conseil municipal, le maire avait évoqué des articles du code de l’environnement qui n’avaient rien à voir avec le sujet. Il faut rappeler que le Conseil municipal est libre de ses décisions sauf si une loi ou règlement lui interdit d’en délibérer, or aucune loi ou règlement n’interdisait au Conseil municipal de donner un avis sur la rocade nord pour l’enquête publique. Le maire s’invente un droit à sa convenance et se fait rattraper régulièrement par la justice administrative lorsque des recours sont déposés contre des décisions prises illégalement.

Comment voulez vous que les citoyens respectent le droit si le premier magistrat de la ville ne le respecte pas ?

Les écologistes sont redevenus fréquentables !

Publié le 15 avril 2010

Dans le Dauphiné Libéré du 12 avril 2010, les représentants du groupe socialistes et apparentés au Conseil municipal ont effectués une évolution sensible par rapport aux élus écologistes et alternatifs grenoblois, en parlant de « nos amis les écologistes » !

Rappel : en mars 2008 pour les élections municipales Michel Destot et sa majorité décident de ne plus faire alliance avec les écologistes et d’avoir les mains libres pour développer les politiques de prestiges chères au maire (notamment les JO de 2018 et la rocade nord), contestées fortement par les écologistes. L’opération est rondement menée :

  • 1er épisode, le maire sortant explique qu’il a vécu des années noires durant les mandats précédents à cause de l’opposition des écologistes sur certains dossiers.
  • 2ème épisode, il fait alliance avec le PC et avec le Modem dirigé localement par un ancien membre du cabinet de Carignon et attire quelques personnalités de la société civile pour élargir encore sa base électorale et faire croire à un renouvellement profond de son équipe.
  • Enfin dernier épisode, pour siphonner les voix de droite il accueille 3 anciens élus de l’opposition de droite, le président des amis de Sarkozy et un ancien adjoint de Carignon.

Avec cela il espérait être élu au 1er tour et marginaliser les écologistes. Ce fut l’échec (42 % seulement pour sa liste droite-gauche au 1er tour et seulement 48 % au 2e tour avec le renfort de quelques GO).

Les scores des écologistes aux européennes et aux régionales sonnent comme des avertissements sans frais. Alors le ton change.

Ce qu’oublient « nos amis socialistes », c’est que le choix fait par eux en 2008 a ses conséquences jusqu’en 2014 et qu’il n’est pas possible de changer cette réalité, sauf à organiser de nouvelles élections municipales pour définir une nouvelle majorité et un nouveau programme politique.

Les écologistes et alternatifs sont dans l’opposition aux choix politiques et aux pratiques du maire et de sa majorité, et ils continueront sans relâche à dénoncer cette dérive à droite et à proposer d’autres choix, afin qu’en 2014 les Grenoblois puissent choisir en connaissance de cause. Les élections cantonales de mars 2011 seront déjà un jalon dans cette reconstruction d’une politique municipale écologiste et de gauche.

Conseil municipal de Grenoble, la droite explose…

Publié le 31 mars 2010

La droite ne sait plus où elle habite ! Il y a maintenant 6 groupes politiques représentant la droite au conseil municipal, 3 dans l’opposition et 3 dans la majorité, et il y a un élu de droite dans le groupe PS et apparentés ! Voici la géographie actuelle de cette balkanisation qui évolue tous les jours. Entre parenthèse la personne qui assure la présidence du groupe :

Dans la majorité :

  • groupe Elus Démocrates de Grenoble (B. Betto), 2 membres
  • groupe Grenoble Démocrate (Ph. De Longevialle) 3 membres
  • groupe Modem (M. Bachir Cherif) 3 membres

Dans l’opposition :

  • groupe UMP, Majorité Présidentielle, Divers droite et Société civile (F. De Sans Nicolas) 4 membres
  • groupe Union pour un Mouvement Populaire (N. Béranger) 2 membres
  • groupe Majorité Présidentielle (M. Chamussy) 3 membres.

A noter que ces deux derniers groupes forment un intergroupe dénommé Rassemblement pour Grenoble !

Rajoutons que lors du conseil municipal du 29 mars, MM. Chamussy et De Sans Nicolas se sont réjouis de la mise à bas de la rocade-nord par la commission d’enquête, oubliant les promesses qu’ils avaient faites lors de la campagne des élections municipales en s’engageant pour « la réalisation prioritaire de la Rocade Nord » !

Michel Destot ou le cynisme en politique

Publié le 31 mars 2010

Lors du conseil municipal du 29 mars, en réponse aux questions orales l’interrogeant sur les suites à donner à l’avis défavorable de la commission d’enquête sur la rocade nord, le maire a fait un long développement qui visait à expliquer que l’abandon de la rocade ne changeait rien aux projets de la ville, qu’il faudrait éventuellement les faire un peu évoluer.

Voila une personne qui depuis des années explique que cette rocade est indispensable pour l’avenir de Grenoble, qui empêche tout débat démocratique sur ce point et qui est capable de tourner casaque comme si de rien n’était ! Malheureusement, il n’y a pas que sur cette question que le maire assène des affirmations péremptoires qui s’avèrent souvent fausses. Ce mode de gouvernement de la Ville nous entraîne dans le mur. Le maire veut bien maintenant d’un débat sur la politique des déplacements, mais à huis clos ! Les grandes promesses du mandat sont abandonnées les unes après les autres, il ne faut pas s’étonner que l’abstention se mette à dominer les élections avec des pratiques politiques aussi cyniques.

Le Conseil général votera-t-il un mauvais budget ?

Publié le 24 mars 2010

C’est ce vendredi que le Conseil général vote son budget 2010. Les finances du Conseil général se dégradent à cause du désengagement de l’Etat, de la réforme de la taxe professionnelle et de la perte de recettes dues à la crise immobilière (droits de mutation). Mais au lieu d’abandonner les mauvaises politiques (rocade nord, politique économique de droite…), le Président propose un budget qui fait des coupes sombres dans des budgets sociaux pourtant prioritaires :

  • logements sociaux, le CGI veut diminuer ses aides à la construction.
  • il pourrait y avoir de fortes baisses pour la petite enfance.

Le projet de budget propose aussi de diminuer les subventions au SMTC, de reporter des travaux sur les digues de l’Isère…

Pour l’instant seuls les élus Verts font de la résistance et ils annoncent qu’ils ne voteront pas le budget s’il reste en l’état.

Il est possible de suivre les débats en ligne sur internet (voir le site du conseil général)

Analyse du 2ème tour des élections régionales à Grenoble

Publié le 24 mars 2010

La participation s’est un peu redressée en augmentation de 12,5 %

De 42,3 % elle est passée à 47,6 % soit 4413 votants de plus et 4008 exprimés supplémentaires, certains bureaux qui avaient très peu votés au 1er tour se sont plus mobilisés par exemple à Teisseire, à A. Abry et dans une moindre mesure Mistral.

La structure de participation est très proche de celle du 1er tour, certains quartiers votent très peu et de moins en moins ce qui est un phénomène national et très typé sociologiquement.

A qui a profité ce renforcement de la participation

Voici les augmentations en voix entre les deux tours :

  • Front National + 733 voix soit + 23,9 % par rapport au 1er tour
  • Droite, divers droite et Modem 1103 voix soit +16,5 %
  • et l’ensemble de la gauche et extrême gauche : 2172 voix soit +9,5 %.

Mais ceci est une vision très simple puisqu’à part le Front National, l’électorat de gauche et de droite était dispersé sur plusieurs listes et donc avec des transferts de voix qui n’atteignent jamais 100 %. Avec une participation en hausse de 12,5 %, le FN récupère un peu plus de voix. La droite fait le plein et c’est à gauche qu’il y a une légère déperdition, mais il y avait 5 listes au 1er tour. Comme au niveau national il n’y a pas eu une compensation pour la droite au 2ème tour. La sanction contre Sarkozy reste identique à celle du 1er tour.

Les transferts de voix entre les deux tours

Lorsqu’on compare la somme des voix de gauche du 1er tour (PS, plus Europe Ecologie plus Front de Gauche et extrême gauche) avec celles du 2ème tour pour la liste d’union de la gauche et des écologistes on trouve une corrélation très forte sur les 86 bureaux de vote (coefficient de corrélation de 0,95). Si on exclu les voix d’extrême gauche, la corrélation diminue à 0,89. Il y a donc un transfert très bon de tous les électorats du 1er tour.

Corrélation entre les voix de gauche (PS, EE, FDG) + extrême-gauche (NPA, LO) entre le 1er et le 2ème tour

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Dimanche votons massivement pour la liste de gauche et des écologistes !

Publié le 18 mars 2010

Le premier tour des élections régionales a sanctionné la droite, mais malheureusement le Front National a dépassé largement les 10 % des exprimés ce qui lui permet de se maintenir au deuxième tour.

  • Le premier enjeu est que l’extrême droite obtienne le minimum d’élus. Avec 10 % il pourrait obtenir 11 ou 12 élus. Pour faire baisser ce score il faut augmenter la participation le plus possible et expliquer à toutes celles et ceux qui considèrent que les jeux sont faits, et qu’il n’y a plus besoin de se déplacer, qu’au contraire il faut se mobiliser pour minimiser le poids du FN à la Région.
  • Le deuxième enjeu est évidemment d’approfondir la sanction contre la politique de Sarkozy et pour cela il faut augmenter encore les votes pour la gauche et les écologistes en votant pour la liste unitaire proposée par le PS, Europe Ecologie et le Front de Gauche.

Analyse des résultats du 1er tour des élections régionales, notamment à Grenoble

Publié le 18 mars 2010

V. Comparat nous propose une première analyse des élections régionales et les conséquences pour l’avenir politique à Grenoble.

Les résultats sont conformes aux grandes tendances nationales mais avec toujours une exception grenobloise de plus en plus marquée. L’ADES avait indiqué avant l’élection que si le score du PS passait en dessous de 32 % à Grenoble ceci signifiait une lourde sanction pour le maire et sa majorité « droite-gauche ». Avec seulement 27,5 % la sanction est très sévère. Les conséquences pour l’avenir sont importantes et les écologistes et leurs alliés ont les cartes en main pour devenir le ferment d’une nouvelle majorité politique vraiment de gauche et écologiste, capable d’offrir une alternative efficace face aux errements de la majorité « droite-gauche » de M. Destot, dont le rejet est de plus en plus marqué.

L’enjeu pour Europe Ecologie est maintenant de se construire comme un véritable mouvement, capable d’exister, d’être force de proposition et d’action, et d’ancrer durablement l’écologie politique à gauche dans le paysage français, au-delà des seuls rendez-vous électoraux. Et à Grenoble comme ailleurs qu’elle s’associe avec toutes celles et ceux qui veulent que ça change.

L’ADES quant à elle va continuer, comme elle l’a toujours fait, à travailler avec toutes les forces de gauche, écologistes et alternatives, afin de continuer à faire progresser concrètement dans notre agglomération les valeurs de démocratie, d’écologie et de solidarité.

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La Métro, un nouveau départ ?

Publié le 18 mars 2010

Le 12 mars, Marc Baïetto a été élu président de la Métro à la place de Didier Migaud nommé par Sarkozy à la Cour des Comptes. Lors de son élection, le nouveau président a insisté sur la nécessité de remettre la politique au centre des débats et décisions de la Métro. Cela pouvait être interprété comme un certain désaveu des pratiques antérieures et une volonté de faire évoluer le fonctionnement de l’assemblée délibérante. Gilles Kuntz, notre représentant a dit qu’il jugerait l’action du nouveau président sur ses actes. Les premiers actes ne sont pas là pour nous rassurer, la droite et la « gauche » ont négocié en sous main en se répartissant présidences et indemnités pour que l’élection du nouveau président se fasse dans un fauteuil sans aucun adversaire. Le nouveau président a aussi justifié la poursuite de l’endettement de la Métro, ce qui signifie que l’augmentation des impôts va se poursuivre inexorablement sans service rendu supplémentaire, notamment en faisant payer dans la taxe d’enlèvement des ordures ménagères (TEOM), la collecte mais aussi le traitement des déchets.

Autre inquiétude, G. Fioraso, 1ère Vice-présidente est « chargée du développement économique, universitaire, scientifique et de l’innovation ». Donc le développement universitaire et scientifique est mis à la remorque de la politique économique et de l’innovation. C’est une parfaite illustration d’une politique de droite visant à mettre l’université et la recherche sous la coupe des intérêts économiques. C’est la poursuite à marche forcée de l’opération GIANT qui vise à mettre le développement technologique au centre du système de recherche grenoblois, tuant à terme la recherche fondamentale et le pluralisme de l’université.

Rocade-nord, le conseil général s’entête…

Publié le 18 mars 2010

Avant même d’obtenir les autorisations nécessaires pour réaliser la rocade-nord, le conseil général de l’Isère (CGI) a fait couper de nombreux arbres à la Tronche près du cimetière (là où la rocade serait en aérien pour y installer le péage), et va démolir sous peu une maison qui aurait pu être utilisée pour loger une famille… Il est prévu de protester sur place contre cette démolition qui ne se justifie pas et qui pourrait se dérouler la semaine prochaine.

Le rapport de la commission d’enquête sur la rocade devrait être rendu au Préfet après les élections régionales, il ne fallait pas que ce dossier vienne polluer le bon déroulement des élections et augmente encore le score des écologistes ! Le Préfet demandera ensuite au Conseil Général de prendre une délibération réaffirmant l’intérêt général de cet aménagement, ce n’est qu’après cette formalité que le Préfet pourra délivrer ou non la Déclaration d’Utilité Publique (DUP) qui marquera le début de l’éventuelle réalisation de la rocade. Le CGI passera ensuite une délégation de service public avec une entreprise privée pour la charger de la réalisation effective des travaux et de l’exploitation ultérieure de l’ouvrage. Pour cela il faudra finaliser les aspects financiers de l’opération ce qui ne va pas être le plus simple car le coût réel de la rocade est beaucoup plus élevé que prévu et que le privé ne pourra pas aller au-delà de 200 M€, ce qui laisse une ardoise très lourde au CGI qui cherche toutes les solutions lui permettant d’étaler la facture. L’ADES a décidé d’utiliser tous les moyens du droit pour empêcher la réalisation de cette rocade qui est une aberration. Des recours sur des décisions préparatoires ont déjà été déposés et devraient être examinés prochainement par le tribunal administratif.

Elections régionales, les résultats dans la Métro

Publié le 15 mars 2010

Communiqué du 16-03-2010

Voici les résultats du premier tour des élections régionales dans la Métro :

  • LO : 1,2 %
  • PS : 27,6 %
  • Droite : 20,7 %
  • Europe Ecologie : 22,3 %
  • FN : 10,2 %
  • Div D : 1,4 %
  • Front de Gauche : 9,9 %
  • Modem : 4,2 %
  • NPA : 2,6 %

Europe Ecologie est donc en 2ème position devant la droite.

Il est intéressant de voir ce que représente en nombre de voix un élu de la Métro :

  • Un élu du groupe communiste représente 500 voix
  • Un élu de droite représente 900 voix
  • Un élu du groupe PS et apparenté 1 000 voix
  • Un élu écologiste 22 500 voix !

Souhaitons que la voix de Gilles Kuntz (suppléante G. Delbos-Corfield) soit entendue à la mesure de sa vraie représentativité et que les politiques de la Métro soient infléchies fortement pour plus de démocratie, d’écologie et de solidarité.

Elections régionales à Grenoble, une double sanction

Publié le 15 mars 2010

Communiqué du 15-03-2010

L’abstention est très forte à Grenoble conformément à ce qui s’est passé nationalement.

La première sanction est contre la droite : les résultats des votes sur Grenoble montre un effondrement de la droite UMP avec seulement 19,4 %.

La deuxième sanction est contre le PS : un score faible par rapport à celui de régionales de 2004. En effet si on enlève les voix du Front de gauche (qui inclus le PC) au vote pour la liste PS-PC de 2004, le PS seul aurait fait environ 32 % à Grenoble. Avec seulement 27,6 % la liste PS est lourdement sanctionnée. Le PS ne fait pas mieux qu’au niveau national alors qu’historiquement il faisait toujours beaucoup mieux. Le PS ne représente plus que 42 % des voix de gauche à Grenoble !

Avec un si faible score, le potentiel électoral de la majorité municipale n’atteint que 36 %, alors que M. Destot avait fait 42 % au 1er tour des élections municipales.

Les écologistes réalisent un très bon score avec 26,5 %, dépassant largement leur score du 2ème tour des municipales, avec un léger tassement par rapport aux élections européennes. Europe Ecologie est devant le PS dans 4 cantons sur 6 dans la ville, et est la première force politique dans ces 4 cantons…

Encore une fois le travail de fond des écologistes depuis des années est en train de porter ses fruits, et la dérive à droite du PS est maintenant refusée par une majorité des électeurs de gauche à Grenoble. L’ADES poursuivra avec l’ensemble des écologistes et des mouvements de gauche qui le souhaiteront, la construction d’une alternative de gauche et écologiste dans la ville et l’agglomération.

Election sans surprise de Marc Baïetto à la Présidence de la Métro

Publié le 12 mars 2010

Communiqué du 12-03-2010

Comme d’habitude le conseil de communauté a commencé avec beaucoup de retard et il n’y avait pas assez de places pour accueillir le public (plus nombreux que d’habitude). Vivement que la Métro se dote d’une salle de délibération permettant au public d’assister dans des conditions correctes aux débats de l’assemblée.

  • Il a manqué une voix à M. Baïetto. En effet notre élu Gilles Kuntz n’ayant pas pris part au vote et le groupe de droite Métro-Alternative de 17 membres ayant décidé de voter blanc, le nouveau Président aurait dû obtenir 55 voix. Il n’en a obtenu que 54. Des mauvaises langues dans le public pensaient que le vote blanc supplémentaire était celui du maire de Grenoble qui avait été le premier à se déclarer pour prendre la présidence de la Métro et qui a dû faire marche arrière ensuite.
  • Dans son discours de remerciements, le président a eu une expression intéressante : il faut remettre la politique au centre des débats du conseil de communauté. Donc il prenait acte que ce n’était pas le cas auparavant. C’est un point sur lequel nous sommes d’accord. Le Conseil de la Métro n’est pas une assemblée politique, il n’a pas été élu sur des programmes, il est d’abord le lieu d’arrangement des maires et un guichet où ils viennent se servir pour leur commune, ce qui a été clairement rappelé par le Maire de Fontaine.
  • Par contre le nouveau Président a fait le silence total sur le cumul de ses mandats, il n’a même pas évoqué le fait qu’il pourrait y réfléchir.

Nous jugerons ses choix politiques et sa pratique sur ses actes.

Qui est M. Baïetto, nouveau président de la Métro ?

Publié le 11 mars 2010

A 66 ans, M. Baïetto deviendra le 12 mars 2010 le nouveau Président de la Métro (étant donné qu’il est le seul candidat à ce poste, le pronostic n’est pas difficile à établir…).

Il a été élu au conseil municipal d’Eybens en 1974 et est maire de cette ville depuis 1983, il est également Conseiller général du canton d’Eybens depuis 1988.

Voici ses fonctions :

  • 1er vice-président du Conseil général de l’Isère, chargé de l’aménagement et de l’organisation des territoires, des transports et des déplacements
  • 3è Vice-président de la Métro (Communauté d’agglomération de Grenoble) délégué à la politique des déplacements
  • Président du Syndicat Mixte pour l’Elaboration et le Suivi du Schéma Directeur de la Région Grenobloise
  • Président du SMTC (Syndicat Mixte des Transports en Commun de l’ Agglomération Grenobloise), membre des conseils d’administration des VFD, de la Semitag
  • Vice-président du CNFPT, Centre national de la fonction publique territoriale
  • Président du Centre de Gestion Isère de la fonction publique territoriale.

C’est un authentique professionnel de la politique et un cumulard exemplaire. Souvent dans les réunions publiques, il déclare face à des opposants : nous avons été élus, donc c’est à nous de décider !! Il ne semble pas habité par la volonté de faire participer les citoyens aux décisions qui les concernent. Homme de pouvoir, il n’hésite pas à cacher des informations qui pourraient servir au débat public et à mentir lorsque cela le sert. Après avoir été un défenseur de transports en commun il est devenu un ardent partisan de la rocade-nord !

Dans sa nouvelle fonction, nous le jugerons sur les actes : arrêtera-t-il la spirale du surendettement de la Métro et son corollaire l’incessante hausse des impôts des ménages (fiscalité mixte et taxe d’enlèvement des ordures ménagères) ? Refusera-t-il de financer la rocade-nord et les politiques de prestiges ?

A suivre…


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