GO poursuit sa décomposition

2 novembre 2010

Gilles Escala a fait récemment connaître sa décision de démissionner de sa fonction de président du mouvement GO Citoyenneté. Dommage qu’il ne l’ait pas fait avant, notamment en 2008 pour protester contre la collusion de la majorité municipale – dont GO est une composante – avec une partie de la droite grenobloise !

Il est vrai que ce mouvement ne représente plus guère que l’expression de ses seuls élus.

Pour nous, écologistes et alternatifs, la coordination étroite militants/élus est le meilleur moyen de faire des choix démocratiques et d’aboutir à des décisions satisfaisantes pour le plus grand nombre. Mais, à Grenoble, ce n’est visiblement pas la pratique des autres formations politiques…

L’Etat veut financer la rocade-nord dès 2011 et A. Vallini ne l’abandonne pas !

2 novembre 2010

Lors d’une récente réunion de la Fédération Rhône-Alpes des Travaux Publics, le Préfet de région a déclaré :

“ En Rhône-Alpes, le plan de relance mené par l’Etat et les collectivités a été quelque chose de considérable. Pour 2011, l’activité de l’Etat va représenter, en Rhône-Alpes, un effort d’investissement d’environ 2 milliards d’euros supplémentaires. Aujourd’hui même nous avons obtenu 21 millions d’euros de crédits pour la Rocade Nord de Grenoble… ! ”

C’était une forme de réponse à l’adjoint à l’immobilier de Grenoble qui demandait, lors de cette réunion : “ L’Etat se doit d’intervenir ”.

Le 24 septembre, le Conseil général organisait une présentation de 17 propositions d’habitants, d’associations ou de mouvements politiques sur les propositions pour mieux se déplacer dans la région urbaine suite à l’avis défavorable de la commission d’enquête sur le projet de rocade du Conseil général. (voir à ce propos l’intervention de l’ADES)

Voici ce qui est écrit dans le dernier numéro d’Isère magazine à ce propos :

“Les propositions seront toutes soumises à l’expertise du Centre d’études techniques de Lyon (CETE), service public dépendant du ministère de l’écologie et du développement durable, dans un délai de deux mois ». “ Parmi les 17 présentations, deux écoles se distinguent. Celle qui dit qu’il ne faut pas faire de nouvelles infrastructures routières. Et celle qui dit qu’il en faut de nouvelles ”, a souligné André Vallini à l’issue du forum, après avoir annoncé qu’un débat sera organisé par le Conseil général. “ Et parmi ces projets, celui du Conseil général demeure le plus réaliste tant au niveau financier qu’au niveau de la faisabilité ”, ajoute-t-il.

La vigilance est donc toujours de mise sur ce dossier…

Financements politiques

2 novembre 2010

Les lobbys des marchands d’eau et des marchands de nucléaire financent directement des candidats aux élections américaines de novembre 2010.

Après avoir financé pendant des années, et officiellement en 1993 et 1994, les candidats de droite et de “ gauche ”, en particulier à Grenoble et en Isère, ces grands groupes mondialisent leur corruption officielle : GDF Suez, Suez Environnement (ex Lyonnaise des eaux), Véolia (ex Générale des eaux), Sodexho, Areva et autres. A lire sur Rue 89.

Pour mémoire, voici en francs les dons des entreprises aux candidats qui seront élus aux élections législatives de mars 1993 dans l’Isère (journal officiel du 27 avril 1994) : A . Carignon RPR (409 000 F), G. Biessy PCF (427 417 F), M. Destot PS (118 084 F), D. Migaud PS (75 000 F).

Siège du MEDEF

2 novembre 2010

Vous ne saviez pas où était le MEDEF à Grenoble, vous ne vous étiez même jamais posé la question ? Et bien ces derniers mois le MEDEF a décidé d’engager une grande campagne de promotion en faisant appel à des publicitaires chevronnés pour faire connaître à tout un chacun l’adresse de son siège grenoblois. Par temps de manifs, ces publicitaires campent dans le hall en interdisant l’entrée d’un immeuble discret, harnachés manière robocop, casques et boucliers décorés aux œufs frais, protégeant un bras humain muni d’une caméra qui filme ceux qui leur font face dans la rue. Et bizarrement, en ce moment, ceux-là n’ont pas tellement envie de sourire. Mais ils connaissent désormais le siège du MEDEF.

Lycée Mounier : la mobilisation doit se poursuivre et s’amplifier

22 octobre 2010

Si les résultats sont positifs ils demeurent encore insuffisants.

La détermination des enseignants, des personnels, des élèves, de leurs parents fait évoluer les positions du maire et du président de la région dans le bon sens, mais rien n’est acquis. Si les positions des responsables politiques évoluent plutôt favorablement il ne faudrait pas oublier que le rectorat poursuit son projet de déploiement des enseignants, des élèves et des personnels dans d’autres établissements. Il est urgent d’agir à ce niveau pour arrêter ce projet de l’administration rapidement. Il est de la responsabilité du Président de la région et du maire d’intervenir fermement auprès du rectorat pour arrêter ce projet, d’autant plus que c’est le Président de la région qui a démarré toute cette opération.

L’ADES soutient la position non négociable du collectif Mounier : pas de fermeture, pas de redéploiement, la rentrée 2011 au lycée Mounier, après une expertise indépendante sur la sécurité.

Le 18 octobre, un communiqué du Président de la région précise :

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Les factures du chauffage urbain toujours excessives

22 octobre 2010

On pouvait espérer que les communes et la Compagnie de Chauffage auraient enfin corrigé les tarifs du chauffage urbain à la baisse. Encore raté !

Dans un nouvel avenant au contrat de concession, elles se contentent de mettre en place un système de lissage de l’évolution des tarifs lorsque les coûts de l’énergie augmentent ou diminuent fortement. Mais globalement les tarifs seront toujours trop élevés.

Lors du conseil municipal de Grenoble du 18 octobre, le rapporteur de la majorité sur ce dossier a raconté des bêtises et des contrevérités. Pour lui la CCIAG est fondée de faire de la marge afin de pouvoir investir. Mais ce qu’il oublie ou ne sait pas c’est que la marge excessive faite par la compagnie de chauffage (8 M€ en 2008/2009 !) est calculée après investissements et toutes les charges prévues par la convention de délégation de service public. Cette marge ne sert donc pas au service public de chauffage urbain mais à augmenter les dividendes aux actionnaires et à payer des impôts sur les sociétés, ce qui n’améliore pas le service rendu !

De plus, le maire a refusé aux élus écologistes les informations leur permettant de voter en connaissance de cause sur les formules d’indexation des tarifs, ce qui entache d’illégalité la délibération adoptée par la majorité municipale.

Hébergement d’urgence, l’Etat n’assume pas ses responsabilités

22 octobre 2010

A juste titre le département, soutenu par le CCAS de Grenoble, proteste contre l’inaction de l’Etat face aux demandes pressantes d’hébergement d’urgence, surtout devant le froid qui arrive. L’Etat engage des moyens très insuffisants à ce sujet alors que les demandes augmentent fortement suite à la décision de faire de Grenoble un des centres de dépôt des demandes d’asile. Le déblocage des fonds pourrait permettre la mise en place de locaux d’urgence pour répondre à la situation dramatique de nombreuses familles.

GF 38, des élus de Grenoble mettent le doigt dans l’Index

22 octobre 2010

La ville de Grenoble serait-elle appelée pour ce qui n’est pas de sa compétence ?

Le mardi 19 octobre, le Dauphiné Libéré rend compte d’une interview de l’adjoint au maire A. Pilaud à propos de l’avenir de la société privée GF38.

On y apprend que l’actionnaire japonais Index ne serait plus opposé à une ouverture du capital.

Il faut rappeler que le sport amateur est reconnu d’intérêt général par la loi et qu’en conséquence une commune peut participer à son développement et lui apporter des subventions. Par contre la loi interdit à une collectivité publique d’apporter une aide à un club sportif professionnel qui est un organisateur de spectacle sportif, activité qui n’est pas reconnue d’intérêt général. Cela n’a pas l’air de gêner l’adjoint au maire, ni d’ailleurs le maire, qui apportent une aide claire à cette entreprise privée jusqu’à s’ingérer dans sa mutation.

« La ville ne se désintéresse pas du tout du foot et veut devenir, l’acteur principal des mutations du club. Les années précédentes nous étions déjà intervenus discrètement notamment pour qu’Index respecte ses engagements auprès de la DNCG. On est le sherpa du sauvetage et de l’évolution du club. On a certes aucune légitimité. Mais on a l’histoire, le stade et la connaissance de l’ensemble des réseaux pour nous ». Précision, le stade fait partie du domaine public de la Métro et non de la ville, la Métro appréciera cet accaparement de la Ville de Grenoble.

« Nous avons beaucoup travaillé avec les dirigeants du GF38 et d’Index pour que le club ne se trouve pas en cessation de paiement. Avec un certain nombre d’employés fidèles nous avons donc travaillé à faire rentrer des recettes sur des choses dues. » Si la Ville pouvait avoir la même sollicitude avec les associations qui interviennent dans l’action sociale…

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GO se fait encore des illusions !

22 octobre 2010

Le nouveau président du groupe des élus de GO Citoyenneté de Grenoble a constaté la nouvelle donne politique avec trois pôles à gauche : le Front de Gauche, le PS et Europe Ecologie. « Il va falloir arriver à travailler avec chacun de ces pôles, à les relier les uns aux autres ». Le problème c’est que GO a participé activement à la construction de la majorité droite-gauche (avec une partie de la droite liée au corrompu) qui a remplacée la majorité de gauche et écologiste du mandat précédent. Les écologistes sont donc dans l’opposition par la volonté du PS, du PC et de GO. Il faudra que GO explique par quel miracle il pourrait changer cette donne politique. Pour jouer les entremetteurs il faudrait au moins avoir une certaine neutralité, ce qui n’est pas le cas. D’autant plus que ce président indique « il faudra bien se parler, mais c’est vrai aussi qu’Europe-Ecologie est plus ouvert que les écologistes grenoblois » ! Or Europe Ecologie est largement présent dans le groupe des écologistes à la Ville… Le président des élus GO serait-il atteint de myopie politique ?

Tour de France : la Grande Boucle se dope avec l’argent du contribuable

22 octobre 2010

Le 23 juillet 2011, Grenoble accueillera une étape du tour de France. Grenoble participe donc au Tour de table du groupe Amaury sport organisation (ASO), la société propriétaire du Tour de France.

La dépense pour la ville est estimée pour l’instant à 200 000 €. Mais comment cette décision a été prise ? Le Maire a expliqué « nous travaillons sur ce dossier depuis plus d’un an ». Evidemment, comme d’habitude cette décision a été prise en contradiction totale avec les règles normales de décision d’engagement d’argent public. En début de mandat, le maire a reçu délégation permanente du conseil municipal pour certains actes, mais pas celui-là. De plus, les subventions de la Ville de Grenoble à la société ASO le sont à une société qui réalise des bénéfices de plus de 30 M€ grâce à ces subventions publiques.

We love Mounier

14 octobre 2010

La mobilisation pour sauver le lycée Mounier prend de l’ampleur, ce qui oblige les décideurs politiques à revoir leurs positions qu’ils pensaient définitives : la démolition et la dispersion des élèves et des personnels dans d’autres lycées, ce qui signifiait la fin de Mounier comme lycée qui marchait très bien à la satisfaction de tous.

Le maire de Grenoble a légèrement évolué, mais il reste ambigu sur la question centrale : le maintien du lycée sur place. Il évoque une éventuelle reconstruction dans une lettre aux membres du conseil d’administration du lycée (à lire sur son blog), mais comme une hypothèse parmi d’autres. Il continue à laisser ouverte l’organisation du redéploiement du lycée. Au fond, quelle est sa véritable position sur la question, quelles sont ses propositions, quelles sont ses convictions ? Bien malin qui pourrait le dire aujourd’hui, d’ailleurs le maire le sait-il lui-même ?

Le Président de la région devrait enfin accepter de rencontrer les acteurs de cette mobilisation, sauf qu’il propose aux membres du conseil d’administration du lycée de venir à l’Isle d’Abeau le 16 octobre ! Encore une maladresse, c’est à croire que ces gens sont complètement coupés des réalités. Espérons que le Président admettra avoir fait une erreur en prenant seul une décision sans en débatte avec les élus du conseil régional. La position de l’assemblée délibérante était de réhabiliter le lycée, et elle avait voté pour cela une somme de 20 M€ pour une première tranche. Des experts indépendants ont examinés le rapport sur l’état des bâtiments, ils concluent que la région aurait dû agir plus tôt, mais qu’il n’y a pas d’urgence sur l’évolution de la dégradation du bâti.

Lors d’une réunion avec l’ensemble des intéressés le 12 octobre, J. Safar a expliqué que les polémiques internes à la majorité régionale sur ce dossier n’avaient pas à être débattues en public, ce qui est une drôle de conception de la démocratie, les élus ne devraient rendre compte devant les électeurs que ce qui arrange J. Safar. Il est temps que le PS s’interroge sur les pratiques de ses élus dans les institutions.

La mobilisation doit s’intensifier parce qu’on ne peut pas se contenter de paroles plus ou moins rassurantes et de la mise en place d’un groupe de travail dont le rôle est très flou. Mounier doit être réhabilité ou reconstruit sur place.

L’UMP 38 en déliquescence…

14 octobre 2010

L’UMP n’en fini pas d’essayer de survivre avec en son sein A. Carignon, le corrompu, qui entend continuer à tirer les ficelles. Le président sortant, M. Savin a démissionné car il y avait trop d’adhérents fantômes. Le bourrage des urnes n’est pas inconnu à Grenoble. Pour celles et ceux qui n’étaient pas à Grenoble dans les années Carignon (1983-1995) un petit rappel. En 1987, le corrompu organise avec le secrétaire général adjoint à la culture (H. Baile aujourd’hui conseiller municipal d’opposition de droite au conseil municipal depuis 2008) un putsch pour s’emparer de l’association de gestion de la Maison de la culture. Le 19 septembre 1987, 200 personnes se présentent pour adhérer à l’association et renverser la majorité. Le corrompu se félicite de “ la victoire de la liste conduite par mon ami Henri Baile ”. Le 12 avril 2003, A. Carignon est élu président de l’UMP 38 après que le nombre d’adhérents à l’UMP 38 soit passé de 1000 à 3200 !

Le 23 octobre 2010, les adhérents voteront pour leurs délégués qui désigneront ensuite le président du mouvement dans l’Isère. Pour voter il faudra fournir un justificatif de domicile (l’inscription sur une liste électorale n’étant pas suffisante !) et un système de procurations infalsifiables est mis en place. Le secrétaire national aux fédérations de l’UMP confirme les soupçons de fraude : “ J’ai bien constaté des inscriptions étranges, notamment quand il y a plusieurs noms qui n’ont rien à voir les uns avec les autres sur la seule et unique boîte aux lettres d’une même maison ”. Il précise qu’il y a deux fédérations qui posent problème, l’Isère et la Haute-Garonne ; seulement deux ?

Nous suggérons de renforcer le dispositif par un système de vidéosurveillance puisque l’UMP est pour sa généralisation afin de lutter contre les délinquants.

Social, le Conseil général fait fausse route

14 octobre 2010

Le Conseil général restructure ses services de proximité. A Echirolles, il y a deux ans, il a enlevé les assistantes sociales et la protection maternelle et infantile du centre social des Essarts, puis du centre social Anne-Frank. Maintenant il continue avec le centre social Surieux. Le CGI veut réunir l’ensemble de ses services au Cube (au centre ville). Ceci fait réagir les habitants de la Villeneuve d’Echirolles qui constatent cet abandon des services de proximité. A Grenoble il serait question de faire de même dans certains quartiers avec un regroupement de services à la caserne de Bonne !

Le CGI fait fausse route au moment où tout le monde s’accorde sur la nécessité de renforcer la présence publique dans les quartiers. Le CGI doit d’urgence revoir sa copie. D’autant plus qu’il s’était flatté, voilà quelques années, d’une réorganisation de ses services par territoires pour plus de proximité. Le CGI doit mettre un terme à ces incohérences et revoir d’urgence sa copie.

Faute de Goût

14 octobre 2010

Les premiers éléments recueillis après la rentrée scolaire à Grenoble font état d’une augmentation moyenne significative des effectifs- à nuancer selon les secteurs de la ville- et par voie de conséquence d’une croissance proportionnelle du nombre de convives dans les restaurants scolaires.

Avant la mise en place des « repas sans viande » et ce depuis de nombreuses années jusqu’en 2009 on comptait en moyenne 30% d’enfants consommant des  « repas sans porc ». Et là en 2010, on dénombre 18% pour les « repas sans porc » et 12% pour les « repas sans viande » soit au total 30%. Surprise ! Mais pas pour les associations et l’ADES qui s’étaient élevés contre la décision de la municipalité.

Ces chiffres viennent confirmer ce que nous n’avons cessé de dire depuis fort longtemps. Quels qu’aient pu être ses arguments, la Ville a foulé au pied le principe de laïcité, parce qu’en instaurant les « repas sans viande » elle a répondu à la demande pressante d’un groupe de pression fondé sur la religion. Ce qui était présenté comme une nouvelle offre, une innovation, comme un repas végétarien qu’il n’est pas en réalité. Des repas végétariens qui, comme nous l’avions proposé, pourraient être organisés à condition qu’ils soient servis à tous. En tout état de cause cette opération n’a semble-t-il pas convaincu la majorité des parents qui, au vu des résultats ne s’y sont pas trompés.

Reste que la brèche est ouverte et que ses initiateurs portent une lourde responsabilité.

Le mystère Destot enfin résolu

14 octobre 2010

Depuis de nombreuses années, les commentateurs politiques se demandaient où M. Destot passait son temps. Il était de notoriété publique qu’il était peu présent à l’Assemblée Nationale, et de même à la Ville de Grenoble. Il était souvent avec les patrons du CAC 40 qu’il cherchait à rabattre pour DSK, mais cela ne pouvait pas l’occuper beaucoup. La présidence de l’Association des maires des grandes villes de France (AMGVF) ne pouvait pas saturer son emploi du temps.

C’est le média Lyon Capitale qui a résolu l’énigme en dévoilant le scoop dans un article du 4 cotobre 2010 : Michel Destot est aussi maire et président de la communauté d’agglomération de Saint Etienne ! Voir en ligne ici

Allez les Verts ! Ne vous trompez pas d’entraîneur…

La situation financière, les emprunts toxiques et les nouveaux impôts de La Métro enfin expliqués

14 octobre 2010

Interrogé par le journaliste Jean-Jacques Bourdin jeudi 7 octobre 2010 matin sur BFM, M. Migaud, président de la Cour des comptes par la volonté de M. Sarkozy est appelé à répondre à la question suivante : « Combien fait 9 x 7 ? »

M. Migaud éclate de rire et répond : « Vous avez… je vous répondrai juste après,  9 x 7 = 76, mais… C’est important de bien savoir compter. ». Le présentateur lui demande s’il est sûr de sa réponse: « Je vous l’ai dit : 76. A mon sens… ».

La vidéo est ici :

Le président de la Cour des comptes sait-il compter ?

Nous avons donc enfin une explication aux différentes manipulations financières de M. Migaud à la communauté d’agglomération La Métro :

Le président Migaud s’engage officiellement devant tout le conseil de Métro que le grand stade d’agglo ne coûtera pas plus de 30 M€ millions d’euros, puis un an plus tard qu’il ne coûtera pas plus de 50 M€, puis un an plus tard qu’il ne coûtera pas plus de 65 M€, puis un an plus tard le coût final est de 78 M€, ah ! nous oublions : il s’agit de prix hors taxes…

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Le lycée mounier doit être réhabilité ou reconstruit sur place !

8 octobre 2010

Dessin Cled'12 - Tous droits réservés

Maintenant il est clair que le Président de la Région a fait une grosse erreur et qu’il doit revoir vite sa copie : il n’y avait pas plus d’urgence qu’avant pour intervenir sur le bâti. Le lycée Mounier doit être soit réhabilité soit reconstruit par tranches sur place, afin qu’il puisse poursuivre son programme éducatif qui marche bien. Il faut éviter à tout prix la dispersion des élèves et des équipes pédagogiques. Ceci ne pose pas de problèmes particuliers, il suffit de l’organiser, la Région avait d’ailleurs pour cela prévu un financement en deux tranches de 20 M€.

Le maire M. Destot est en train d’évoluer, après un soutien sans faille à la décision du Président de la Région, devant la forte mobilisation il commence à prendre ses distances sur la solution à adopter. Alors qu’il ne demandait qu’à être associé aux décisions de la région (dont il ne discutait pas la justesse), maintenant il demande « au Président de la Région Rhône-Alpes et au Recteur de l’Académie de Grenoble de bien vouloir réunir un groupe de travail ouvert à l’ensemble des acteurs concernés (équipes pédagogiques, parents d’élèves, représentants des lycéens, Ville de Grenoble, Conseil général…) afin d’examiner les conséquences de cette démolition ainsi que toutes les solutions susceptibles d’être mises en œuvre en termes de poursuite de la scolarité des actuels lycéens et d’accueil des prochaines générations de lycéens. »

La mobilisation doit s’amplifier afin que la décision du Président de la Région et du rectorat soit abandonnée rapidement.

Le maire de Grenoble a du mal à trouver ses marques

8 octobre 2010

L’ADES a fait un communiqué de soutien à la mobilisation pour sauver le lycée Mounier, où il était écrit que le maire de Grenoble soutenait le Président de la Région.

Réaction indignée du directeur de cabinet du maire : « Je souhaiterais savoir à quelle déclaration du maire de Grenoble vous faites allusion pour considérer qu’il militerait pour la fermeture du Lycée Mounier. Ces propos sont à mes yeux tout simplement mensongers et je vous serais donc reconnaissant soit de citer vos sources soit de les retirer. »

Il suffisait de suivre les débats lors de la fête de la rose à la Bastille pour écouter le maire déclarer être solidaire du Président de la région sur la fermeture du lycée (voir par exemple cet article de Grenews). Visiblement les informations circulent très mal au parti socialiste, il y a même des mauvaises langues qui disent que la fédération de l’Isère du PS a failli envoyer un communiqué de soutien aux Mounier avant de comprendre qu’elle allait désavouer JJ. Queyranne !

Les virages sont toujours délicats à prendre. Pour justifier sa position de soutien à la démolition, M. Destot écrit : « … je sais que face aux problèmes de sécurité posés par la détérioration des bâtiments, il serait irresponsable d’hésiter. Pour avoir vécu une situation analogue avec la cité Jean Macé, je comprends donc la décision du Président de la Région de faire procéder à la démolition des bâtiments de l’actuel lycée Emmanuel Mounier. »

La vérité historique oblige à rappeler que le maire n’était pas favorable à l’opération destruction / reconstruction de Jean Macé, et que celle ci a été décidée par le conseil d’administration d’ACTIS présidé par M. Boileau. A cette occasion, J. Safar alors président du groupe socialiste à la mairie avait mené une attaque contre la présidente d’ACTIS dans le journal des élus socialistes, lui reprochant de promouvoir cette opération de destruction / reconstruction à des fins de non-construction de la rocade. En réalité, il y avait une volonté de transformation en zone d’activités au prétexte que ce n’était pas un endroit très satisfaisant dus au passage des trains, la construction d’une voie rapide, etc. Après une belle lutte des locataires de l’époque, aujourd’hui, les anciens et les nouveaux résidents, le maire et sa majorité sont globalement satisfaits du renouvellement urbain de cet espace.

Les leçons de (Petit) Chose

8 octobre 2010

En bon politicien qu’il est, J. Safar, adjoint au maire de Grenoble et président du groupe socialiste au Conseil Régional, utilise toujours la même méthode. Il en a fait une fois de plus la démonstration avec le lycée Mounier, dont il dit dans un premier temps qu’il est « conscient et comprend » l’émotion suscitée par l’annonce de sa fermeture. Cette caresse dans le sens du poil pourrait donner l’illusion que « lui au moins a tout compris », mais ça ne dure qu’un temps car progressivement, les choses se gâtent. C’est l’art de souffler le chaud et le froid.

Ainsi, pour justifier la fermeture du lycée, il évoque le principe de précaution, et se retranche derrière les compétences respectives des deux collectivités que sont la Ville et le Conseil Régional qu’on ne doit pas confondre. Lui qui participe aux exécutifs des deux collectivités ne confond pas bien sûr : à l’évidence son bras droit ne sait pas ce que fait son bras gauche. De même face à un éventuel contradicteur il emploie une sémantique qui ne souffre aucune réplique, ces mots magiques qui figent l’adversaire sur place sont « scandaleux » et « irresponsable », qu’il faut accompagner en les proférant d’un air outré en fronçant les sourcils.

Enfin, dernièrement dans le quotidien local, il déclare, péremptoire « il faut que certains élus (suivez mon regard…) arrêtent de jeter de l’huile sur le feu ». Il oublie simplement de préciser le nom du ou des pyromanes. Nos concitoyens ont déjà assez de la morgue des dirigeants nationaux, ils n’avaient vraiment pas besoin en supplément de celle des élus locaux. Un peu d’humilité ne serait pas superflue, et plutôt que de donner des leçons, ceux-là seraient bien inspirés de réviser ou d’apprendre s’ils ne l’ont jamais fait, celle de la démocratie.

J. Safar est un des prétendants à la succession du maire de Grenoble, avec un tel comportement il vient de rater une occasion de montrer sa capacité à animer une équipe pluraliste. Il est incapable d’assumer les accords passés avec ses alliés : la fermeture du lycée Mounier n’a jamais été dans l’accord majoritaire à la région, il s’en suit que les élus qui ne sont pas d’accord avec la prise de position personnelle du Président de la région sont légitimes à le dire. La solidarité majoritaire doit s’exprimer sur tout le contrat majoritaire et rien que le contrat.

Ramener le Président de la Région à la Raison

8 octobre 2010

Pour JJ Queyranne « le Lycée Mounier sera démoli ». Mais le Président de la Région en reste là… en oubliant la suite, et c’est bien là toute la différence ! Cette décision brutale de fermeture contient en elle-même une supercherie, doublée d’un mépris affiché pour tous les principaux intéressés et les citoyens en général, tant sur la forme que sur le fond.

Sur la forme tout d’abord, qui illustre à merveille ce qu’est un déni de démocratie, avec le petit cercle de décideurs qui fait fi des assemblées délibérantes tant au Conseil Régional qu’à la Ville. Sur le fond ensuite : chacun sait depuis fort longtemps que les bâtiments du lycée Mounier ne pouvaient rester en l’état, mais il n’était pas le seul. Il faut saluer à ce propos le travail engagé depuis plusieurs années par le Conseil Régional pour la remise en état des lycées de la Région. Ce fut le cas à Grenoble (Stendhal, Champollion, Eaux Claires…), alors pourquoi pas Mounier qui aurait pu figurer en priorité ? Mystère.

Démolir puis reconstruire par tranche sans incidence sur la communauté éducative est un procédé éprouvé, les hommes de l’art savent faire.

Installer des préfabriqués dans un espace prévu à cet effet, voilà encore un procédé éprouvé sur des espaces autrement plus réduits que ceux du Lycée Mounier, voire si besoin de l’IUFM qui dépend désormais de l’Université J. Fourier.

Tout cela est « irresponsable » déclarent les tenants de la liquidation du lycée -le mot est lâché. Mais les irresponsables ne seraient-ils pas plutôt ceux qui ne veulent pas entendre, sans autre argument que celui de la sécurité dont tout le monde aura compris qu’il ne tient pas. Si ce problème de sécurité était aussi réel et immédiat qu’on le dit, pourquoi n’avoir pas fait évacuer les locaux aussitôt ?

Bref, tous les arguments avancés par les décideurs sont si peu crédibles qu’ils ne devraient guère s’étonner des soupçons qui commencent à gagner ça et là. Quel intérêt à libérer la surface occupée actuellement par le lycée, voire celle de l’IUFM, sans imaginer quelque opération juteuse ? Irresponsable de le dire ? Il n’y a qu’une seule solution pour prouver qu’il s’agit là de purs fantasmes : avoir un peu de courage et engager la reconstruction du lycée Mounier.