Archives de octobre 2011

Le mauvais traitement

Publié le 21 octobre 2011

Au fur et à mesure que l’on tire les fils de l’imbroglio du lycée Mounier, les suspicions à l’égard de la décision insensée de fermeture se confirment. Pour bien comprendre, il faut revenir quelques mois en arrière. En janvier dernier, un enseignant relayé par la presse locale avait fait état de la rémunération scandaleuse consentie par le conseil régional à la directrice générale adjointe en charge, justement, du « dossier Mounier ». Des déclarations qui avaient conduit un vice président de la Région à menacer l’enseignant d’une action en justice. Or cette fonctionnaire d’Etat incriminée (ancien membre du cabinet de C. Allègre alors ministre de l’éducation nationale) détachée à la Région, est rémunéré 9816 € par mois alors qu’elle ne peut prétendre qu’à un traitement de 4899 €. Il y avait là matière à s’émouvoir, sauf, apparemment pour le menaçant vice président de la Région.

Dommage car dans un rapport récent sur la gestion de la Région Rhône Alpes, la Cour Régionale des Comptes vient de donner raison à l’enseignant et s’étonne : « On comprend mal les conditions particulières faites à cet ancien fonctionnaire d’Etat ». On pourrait tenter une réponse. Les basses œuvres ont un prix. C’est à cette haut fonctionnaire détaché du Ministère de l’Education Nationale que l’on a confié le soin de mener la charge contre le lycée Mounier avec évidemment la caution du socialiste J.J Queyranne Président de la Région.

Conseil municipal du 17 octobre 2011 – Chauffage urbain

Publié le 21 octobre 2011

Depuis des mois, le maire quitte le conseil municipal bien avant son terme. C’est un grand mystère, va-t-il prochainement démissionner ? Il semble que la gestion de la ville ne l’intéresse plus. On pouvait penser qu’après les primaires socialistes il reprendrait du service, il n’en a rien été, lundi 17 octobre, il a fui le conseil municipal après la suspension de séance, pourtant il y avait une délibération sur le chauffage urbain très importante qui aurait exigé sa présence tant ce dossier est « chaud ».

Baisse des tarifs du chauffage urbain

Le 1er adjoint a présenté le nouvel avenant au contrat de concession qui doit baisser légèrement les tarifs du service public, pour lui ce sera environ 8 % de baisse si les prix des énergies ne dérapent pas.

Très curieusement il a pris des précautions infinies en expliquant que ce n’était qu’une étape, que tout était à examiner…

Seuls les élus « écologie et solidarité » ont proposé une solution qui permette de sortir de ce dossier par le haut. Ils ont proposé un amendement qui baissait plus fortement les tarifs et permettait de commencer à rembourser les surfacturations du passé. Curieusement le 1er adjoint a laissé croire que ce remboursement n’était pas possible, s’appuyant sur l’interdiction de pratiquer des tarifs rétroactifs. Effectivement un règlement (un tarif) ne vaut que pour l’avenir, mais la proposition des élus écologistes n’a rien de rétroactif, elle fixe le tarif en fonction du service rendu, comme le délégataire a fait d’énormes réserves, l’économie de la délégation permet de dégonfler ces très importantes réserves par des tarifs appropriés. La proposition a été refusée.

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Les bulles, ça coince

Publié le 21 octobre 2011

Au prétexte qu’un établissement bancaire est le mécène du téléphérique, la majorité municipale vient de l’autoriser à couvrir les bulles de ses messages publicitaires. Cette décision viole le règlement de publicité que la ville s’est elle-même donnée, constituant ainsi un délit passible d’une amende de 7500€ par publicité. Il y a avait pourtant eu un précèdent en 2007 qui laissait penser que les choses en étaient restées là. En octobre de cette même année, les bulles avaient servi à promouvoir l’implantation dans l’agglomération grenobloise d’une enseigne internationale qui n’était pourtant pas mécène du téléphérique, avait suscité la désapprobation quasi générale des Grenoblois. Mais pas seulement.

Un certain Ph. Falcon de Longevialle, qui deviendra quelques mois plus tard élu à Grenoble, écrivait sur son blog « …Je reste néanmoins choqué qu’une enseigne aussi puissante soit-elle, puisse se payer le patrimoine grenoblois, comme un vulgaire espace publicitaire. Je ne sais pas qui a autorisé (ndlr : ignorance feinte ?) ce regrettable précèdent mais il doit savoir (ndlr : le maire) que Grenoble n’est pas à vendre. En matière de bulles, ça mérite un zéro pointé (ndlr : de l’humour avec ça !) » A le lire on sent bien poindre chez cet homme de conviction une vocation de gauchiste contrariée, mais 2007 est une époque révolue. Choqué quelques années plus tôt, le voilà muet au dernier conseil municipal. Ah ! comme on aurait aimé l’entendre dire, mais cette fois comme adjoint à l’immobilier que « Grenoble n’est pas à vendre ». Cet élu ne cesse de se renier, en 2007 il fustigeait la rocade. Dès qu’il est devenu un co-listier de Michel Destot, il était un ardent défenseur de la rocade.

« Ce n’est pas la girouette qui tourne, c’est le vent » disait le grand Edgar Faure. Certains politiques sont de vrais moulins à vent.

On en parle

Publié le 21 octobre 2011

« Parler Bambin » est mis en place depuis 5 ans environ, dans la quasi totalité des crèches de Grenoble. Ce programme initié par le grenoblois Michel Zorman, médecin de santé publique et chercheur en neuro-sciences, consiste à améliorer l’acquisition du langage des enfants de 18 à 36 mois en vue de lutter contre les inégalités sociales et l’échec scolaire. Concernant les modalités pratiques, le niveau de langage des enfants est évalué dès l’âge de 18 mois par un questionnaire rempli par les parents. Puis, les enfants sont pris en charge par groupe de 2 ou 3, et après une période de 6 mois ils font l’objet d’une nouvelle évaluation. M. Zorman part du constat qu’en améliorant l’acquisition du langage de l’enfant, on développe ses compétences scolaires. Aussi demande-t-il aux professionnels de veiller à une prise en charge de l’enfant plus individuelle que collective, pour une meilleure stimulation. Le manque de stimulation et de vocabulaire proviendrait en effet du retard de langage. Par toute une série de techniques dans lesquelles nous n’entrerons pas, « Parler Bambin » pourrait être assimilé à une recette qui donnerait les clefs de la résorption de l’échec scolaire dès l’âge de 18 mois. A chaque problème sa solution. Un peu trop beau et sûrement très réducteur.

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Primaires socialistes 2ème tour – Analyse à Grenoble

Publié le 21 octobre 2011

Encore plus de votants qu’au premier tour, presque 2,9 millions d’électeurs se sont déplacés, Hollande atteignant nationalement 56,6 % et Aubry seulement 43,4 %. Dans l’Isère ce sont 58000 électeurs qui ont voté donnant 53,2% à Hollande et 46,8 % à Aubry. Hollande a beaucoup plus augmenté ses voix par rapport au 1er tour qu’Aubry.

A Grenoble la participation a été très forte. Aubry reste en tête mais difficilement (51,7%). Hollande augmente ses voix du 1er tour de 1684 voix (+ 61%) alors qu’Aubry n’augmente que de 1270 voix (+ 36 %).

A noter que dans les bureaux de vote où le PS dépasse les 50 % des voix de gauche (aux régionales de 2010), c’est Hollande qui est nettement en tête (53,6 %) alors que dans les bureaux de vote où c’est le reste de la gauche (EELV et FDG) qui domine à gauche c’est Aubry qui fait ses meilleures scores (54% en moyenne).

Donc comme au 1er tour, les électeurs de gauche qui n’ont pas voté PS au 1er tour des régionales ont plus voté Aubry que Hollande.

Le résultat de Grenoble n’est pas une réussite pour le maire qui a été très en vue, surtout à la télé, dans le soutien à Aubry, sa candidate n’atteint pas les 52 %, ce qui est faible et elle n’est majoritaire que grâce à la gauche hors PS. Il était pourtant chargé des questions de sécurité, sujet très sensible à Grenoble.

Nous avions indiqué, lorsque M. Destot s’était déclaré pour M. Aubry, que ce n’était pas une bonne nouvelle pour elle, car tout ce qu’entreprend le maire, surtout depuis 2008, se termine par un échec. Voilà une preuve supplémentaire !

M. Destot, le loser !

Publié le 21 octobre 2011

La liste des échecs de M. Destot est impressionnante, en voici quelques exemples.

  • Il dirige une entreprise de privatisation du Commissariat à l’énergie atomique qu’il conduit à la quasi-faillite (1989-1997), dont le directeur sera mis en cause pour falsification des comptes. Cette entreprise sera reprise par une filiale de la Lyonnaise des eaux ;
  • Il se fait élire par une majorité de gauche et écologiste pour remunicipaliser le service de l’eau de Grenoble et, une fois élu, veut poursuivre illégalement la délégation avec son partenaire de la Lyonnaise des eaux (1995-2000), mais est obligé grâce aux actions des écologistes d’accepter la création de la Régie des Eaux de Grenoble.
  • Il est élu maire de Grenoble en 2008 sans avoir la majorité des voix des électeurs, bien qu’il ait fait une large ouverture à droite.
  • Il promet un grand stade à une équipe de football professionnelle pour accroître le rayonnement de Grenoble, l’aventure se termine en eau de boudin, mais coûte très cher aux Grenoblois.
  • Il promeut une autoroute urbaine traversant Grenoble (rocade Nord) que la commission d’enquête publique déclare opposée à l’intérêt général (2010) ; les sommes englouties en pure perte dans les différentes études de ce mirage ont atteint 40 M€.

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L’Europe doit agir face au risque cancérigène des téléphones portables

Publié le 21 octobre 2011

Michèle Rivasi (écologiste), Frédérique Ries (libérale belge) et Kriton Arsenis (socialiste grec) ont demandé à la Commission européenne de travailler sur le risque cancérigène des ondes des téléphones mobiles et de préparer une proposition pour harmoniser les normes en Europe et les revoir à la baisse.

Le risque de tumeurs au cerveau a été démontré et il faut réviser les limites d’exposition du public (qui n’ont pas été modifiées depuis 1999) et qui sont trop élevées, alors que les technologies ont beaucoup évoluées.

Les 3 députés demandent de développer les études scientifiques indépendantes des opérateurs. M. Rivasi a rappelé que l’OMS a reconnu les risques cancérigènes de ce type de champ électromagnétiques. En plus des leucémies infantiles et les cancers, des études indiqueraient un lien avec la maladie d’Alzheimer, des troubles du sommeil ou des problèmes psychologiques.

L’UMP38 voudrait reconquérir Grenoble

Publié le 21 octobre 2011

Le nouvel état major de l’UMP 38 a décidé de lancer l’opération « reconquête de Grenoble ». Il a présenté le trio qui devrait animer cette opération, il s’agit des conseillers municipaux de l’opposition de droite Matthieu Chamussy et Nathalie Béranger (qui ont chacun leur groupe politique à la mairie) et d’Anthony Peres, étudiant ancien dirigeant de l’UNI et délégué de la 3ème circonscription. M. Chamussy étant désigné comme chef de file.

M. Chamussy indique les deux thèmes principaux d’attaque : la mauvaise gestion de l’argent public et la bétonisation de la ville, en essayant de s’approprier le travail des collectifs qui s’organisent dans la ville. C’est un peu court.

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Quoi de neuf à l’UMP 38 ?

Publié le 15 octobre 2011

Comme attendu, Julien Polat est nommé chargé de mission départemental de l’UMP 38 par J.F. Copé et le comité départemental de l’UMP 38 n’aura pas son mot à dire !

La main mise des anciens amis du maire corrompu est nette. J. Polat devient le numéro 2 de la fédération. Les trois vice-présidents sont : Thierry Kovacs (proche collaborateur du corrompu), Yannick Neuder (maire de Saint Etienne de St Geoirs, un farouche partisan de Center Parcs et fustige « ces écologistes qui sont contre le progrès ») et Jean-Pierre Girard (conseiller municipal d’opposition à Bourgoin Jallieu, élu sur la liste de Charles Millon aux régionales de 1998 qui avait fait alliance avec le Front National).

Voila donc l’UMP38 reprise en main par la droite dure qui va entrer de plain pied dans la campagne présidentielle de Sarkozy et qui va se déchirer pour désigner ses candidats aux élections législatives, notamment sur la 1ère circonscription (Grenoble – Meylan…).

A noter le retour au conseil régional et au conseil municipal de Grenoble de Fabien de Sans Nicolas, longtemps absent suite à un accident survenu à Paris lorsqu’il travaillait pour Estrosi quand celui-ci était ministre.

L’ouvrier de la 25ème heure

Publié le 15 octobre 2011

Il n’est jamais trop tard pour faire croire que l’on peut bien faire. Au risque que la crédibilité en prenne un sérieux coup. A l’exemple de la droite municipale grenobloise qui par la voix de M. Chamussy, fustige la majorité municipale sur son attitude à l’égard du collectif « Vivre à Grenoble » que nous soutenons depuis le début. Il se dit choqué par les déclarations des adjoints à l’immobilier et à la Démocratie Locale, qui dit-il, semblent mépriser la démarche du Collectif. Rappelons que le Collectif est né de deux constats principaux : l’absence de démocratie de la majorité municipale et sa propension à densifier à outrance dans tous les secteurs de la ville quel que soit le projet d’urbanisme en cours. On ne reprochera pas à M. Chamussy de prendre partie pour les habitants par voix de presse. Mais peut-être que les habitants concernés auraient aimé l’entendre avec ses amis de droite s’exprimer en tant qu’élus dans le cadre du conseil municipal, ce qu’ils n’ont jamais fait. De là à penser que la « sortie » de M. Chamussy relève de la récupération, il n’y a qu’un pas que les habitants pourraient franchir allègrement. Pour nous, évidemment, c’est déjà fait.

Attention aux fausses annonces sur la dette de la ville

Publié le 15 octobre 2011

Le journal du dimanche (JDD) a fait une annonce alarmante sur les dettes des grandes villes : http://www.lejdd.fr/Economie/Actualite/Le-palmares-des-villes-de-plus-de-100.000-habitants-les-plus-endettees-403463/

« La bombe est amorcée. Dans une relative opacité, des centaines de villes sont en proie à un endettement fulgurant. La faute aux emprunts toxiques distribués par des banques peu scrupuleuses, à la naïveté de certains élus et à des projets trop ambitieux. La facture s’annonce salée pour les contribuables : le surcoût s’élèverait à 6 ou 7 milliards d’euros. D’autant que les intérêts de certains prêts vont exploser à la fin  de l’année. »

« Le JDD publie la liste noire des villes de plus de 100.000 habitants les plus endettées.

Les dix villes de plus de 100.000 habitants les plus endettées (dette par habitant sur l’année 2010).

1 Saint-Etienne : 2.158 euros.
2 Marseille : 2.118 euros.
3 Argenteuil : 2.026 euros.
4 Perpignan : 1.999 euros.
5 Montreuil : 1.889 euros.
6 Reims : 1.792 euros.
7 Tours : 1.741 euros.
8 Grenoble : 1.707 euros.
9 Rouen : 1.578 euros.
10 Nîmes : 1.386 euros. »

Mais ce qu’oublie de dire le JDD, c’est que la situation de Grenoble n’est pas alarmante, notamment en raison des recettes de fonctionnement bien plus fortes et d’une capacité d’autofinancement meilleure que la moyenne des grandes villes. La dette qui avait beaucoup augmenté sous le règne du corrompu s’est stabilisée à un niveau tout à fait compatible avec les capacités financières de la Ville, même si la majorité n’avait pas augmenté les impôts.

Voici un tableau qui résume la situation. La comparaison est faite entre les grandes villes de plus de 100 000 habitants appartenant à une intercommunalité à fiscalité propre :

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Tarifs du chauffage urbain, ni justes, ni solidaires

Publié le 15 octobre 2011

Le conseil municipal devrait se prononcer lundi 17 octobre sur un nouvel avenant au contrat de concession qui fixe de nouveaux tarifs pour le service public du chauffage urbain.

La délibération est inscrite le plus tard possible (en 56ème position sur 62 !), alors qu’il s’agit d’un dossier qui fait polémique depuis des années dans la ville et l’agglomération.

Contrairement à ce qui avait été promis au « collectif des usagers pour un chauffage urbain juste et solidaire », il n’y a pas eu réponses à leurs questions précises et pas de discussion ouverte sur ces nouveaux tarifs. Le collectif a demandé aux élus de ne pas voter cet avenant.

Encore une fois il s’agit d’une décision bricolée, qui va baisser un peu les tarifs, qui reconnait qu’en 2008 il y a eu des erreurs, mais qui oublie de faire la transparence sur les comptes d’exploitation de ce service et n’envisage pas de rembourser les surfacturations des années précédentes.

Mercredi 12 octobre, l’ADES a tenu une conférence de presse qui fait le point sur ce dossier et rappelle qu’un service public n’est pas une machine financière servant à multiplier les capitaux des actionnaires ; mais le maire et le 1er adjoint en charge de ce dossier, laissent faire, ce qui n’a rien de surprenant et correspond bien à l’image de cette majorité qui a oublié les principes élémentaires de la solidarité.

Primaires socialistes – Analyse à Grenoble

Publié le 15 octobre 2011

La très forte participation des citoyens sympathisants de gauche est riche d’enseignements.

A Grenoble, 8 999 électeurs se sont déplacés. Par rapport aux 83 069 inscrits cela peut sembler un peu faible (11%) mais si on compare avec les votes exprimés lors des élections régionales de 2010, c’est comparable (94%) au nombre de voix qu’avait obtenu la liste PS au 1er tour : 9 539 voix !

On observe les mêmes comportements électoraux que pour des élections locales, avec une plus faible participation dans les bureaux de vote les plus populaires (exemple Village Olympique qui n’a que 6,4% des inscrits comme votants).

Mais les électeurs du PS ne sont pas les seuls à s’être déplacés. Beaucoup d’électeurs de gauche et écologistes sont allés voter.

En effet dans 5 bureaux de vote où le vote PS est fort (dépasse 50 % du score de la gauche et écologistes aux régionales), le taux de votants par rapport au vote PS aux élections régionales est plus faible que la moyenne avec 72 % au lieu de 94 %. Dans 8 bureaux de vote où le PS est plus faible à gauche (41% de la gauche) c’est le contraire il y a un plus fort taux de vote par rapport au vote PS des régionales : 111 %. Donc de nombreux électeurs de gauche et écologistes qui n’ont pas voté PS aux régionales ont participé à ces primaires. Le vote de ces électeurs profite à Aubry et à Montebourg.

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Qui trop embrasse…

Publié le 15 octobre 2011

A propos des primaires socialistes, M. Destot (député, vice-président de la Métro, président de l’association des maires des grandes villes de France…) se dit très satisfait de leur déroulement à Grenoble. Et on peut le comprendre, non seulement sa championne, Martine Aubry, y arrive en tête  mais, déclare-t-il «…nous avons pu organiser de nombreuses rencontres et réunions publiques avec les habitants ». Et puis de ce premier tour de scrutin il tire les enseignements suivants « une grande attente de changement, notamment social et moral des 2,5 millions d’électeurs de gauche… » Une attente de changement social et moral qui semble aussi être celle des grenoblois de gauche. Et l’on se prend à rêver que ce soutien inconditionnel de Martine Aubry après avoir été celui de DSK, reprendrait tout à coup sa casquette de maire à plein temps et organiserait de vraies rencontres, des réunions publiques avec de vrais débats et une écoute attentive des habitants sur les projets en cours, ou encore sur le projet de budget 2012 dont le vote doit intervenir en décembre, bref ! qu’il montrerait enfin de l’intérêt pour sa ville. Oh ! pardon, le deuxième tour a lieu dimanche prochain ? ensuite, il y a les campagnes successives, présidentielles et législatives ? Oui bien sûr, alors Grenoble dans ces conditions…

Appel à manifester à la mémoire des manifestants algériens massacrés le 17 Octobre 1961 à Paris

Publié le 15 octobre 2011

Comme chaque année, de très nombreuses associations, syndicats et mouvements politiques -dont l’ADES- appellent à manifester, lundi 17 OCTOBRE 2011 à 18h à Grenoble place Edmond Arnaud (quartier Très-Cloîtres) et JETTERONT UNE FLEUR DANS L’ISÈRE à la mémoire des manifestants algériens massacrés le 17 Octobre 1961 à Paris

Le 17 octobre 1961, des dizaines de milliers de travailleurs algériens et leurs familles ont manifesté à Paris pour le droit à l’indépendance de l’Algérie, pour leur droit à l’égalité et à la dignité, contre le couvre-feu raciste qui leur était imposé. Ce jour-là et les jours suivants, plusieurs centaines d’entre eux furent massacrés, jetés dans la Seine ou gravement blessés par des policiers déchaînés sous les ordres du préfet de Paris Maurice Papon.

Le combat est loin d’être fini…

La politique de l’Etat français devient ouvertement discriminatoire envers les étrangers, avec ou sans papiers, et les déclarations provocatrices de ministres en exercice se multiplient. Des cérémonies en hommage aux activistes de l’OAS sont célébrées avec le soutien du plus haut niveau de l’Etat. En ces temps de crise sociale, ils stigmatisent les jeunes des quartiers populaires.

Tout cela est lourd de dangers pour la démocratie.

Il est temps que le gouvernement français renonce à souffler sur les braises du racisme et qu’il reconnaisse les crimes commis pendant la colonisation.

Du 17 octobre 1961 à 2011, un même combat des peuples

Révolutions en Tunisie et Egypte, actions de masse dans tout le monde arabe, indignés de Grèce, d’Espagne et d’Israël, mobilisations en France, Flotille de la Liberté et lutte du peuple palestinien, …

Le combat pour la dignité, la justice sociale, la démocratie et la liberté, est toujours d’actualité et est partagé par tous les peuples.

Manifestons pour

  • exiger que l’État français reconnaisse sa responsabilité dans les massacres liés à la colonisation, notamment dans celui du 17 octobre 1961
  • condamner les complaisances vis à vis de l’OAS et des nostalgiques de l’ordre colonial;
  • affirmer le droit des migrants à vivre en France dans la dignité et sans subir de discriminations;
  • refuser les discours xénophobes, racistes, colonialistes ;
  • Être solidaires des combats des peuples pour leurs droits.

Propositions pour des tarifs justes et solidaires pour le service public du chauffage urbain

Publié le 15 octobre 2011

Conférence de presse du 12 octobre 2011

Le service public communal du chauffage urbain est géré dans des conditions particulières à Grenoble. (cf. annexe 1 en fin d’article).

Depuis des années, les tarifs du chauffage urbain sont contestés car ils sont injustes tant d’un point de vue social qu’écologique. Ils sont même irréguliers, et pas moins de quatre recours en annulation de la légalité des tarifs ont été déposés pour excès de pouvoir. Illégalités toujours devant le Tribunal administratif qui tarde de manière anormale à les juger (le premier, qui demande l’annulation de la hausse de 11% des tarifs en 2004 date de début 2005 !).

Il aura fallu une mobilisation exemplaire de nombreux usagers regroupés dans « le collectif pour un chauffage urbain juste et solidaire » et les fédérations de locataires pour qu’enfin le maire de Grenoble daigne bouger.

En juin 2011, le maire de Grenoble admet enfin que les tarifs sont exagérés, et que les marges financières de la Compagnie de Chauffage sont excessives, alors qu’il soutenait l’inverse en 2008. Le maire annonce qu’un nouvel avenant (le 7ème) au contrat de délégation de service public avec la Compagnie de Chauffage et que les tarifs vont être revus à la baisse pour limiter la marge avant impôts (les profits) de la société Compagnie de Chauffage, sur le service public du chauffage urbain, entre 1 à 2 M€ par an.

Pour ce faire, la majorité municipale a demandé à un cabinet privé (le même qui avait déjà formulé les propositions erronées de 2008) de lui faire des propositions pour une nouvelle tarification. Le cabinet PÖYRY assisté d’ACTI-conseil a rendu son rapport le 30 août 2011 proposant de revoir les modalités d’indexation des tarifs en fonction des coûts des énergies et proposant une baisse d’environ 8 % des tarifs nominaux. Un deuxième rapport de ce cabinet remis le 20 septembre précise les baisses de tarif en diminuant un peu moins la partie proportionnelle (6%) et un peu plus la partie fixe (10%), soit encore une diminution de 8% en moyenne. Le cabinet a supposé que la puissance tarifaire restait constante.

Les 6 communes délégantes sont appelées à voter de nouveaux tarifs par avenant à la convention de concession de délégation de service public afin que ceux-ci soient mis en place le 1er novembre 2011. Le Conseil municipal de Grenoble se prononcera le 17 octobre 2011. Certaines communes s’interrogent et ne voteront peut-être pas l’avenant proposé car il reste de nombreuses zones d’ombres dans ce dossier.

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Création du collectif « Vivre à Grenoble »

Publié le 8 octobre 2011

L’absence de démocratie dans les décisions municipales et les nombreuses opérations immobilières qui livrent la ville aux promoteurs entraînent des réactions de plus en plus vives de nombreux habitants, qui se sont constitués au fil des années en collectifs de quartiers.

Pour renforcer leurs actions, ces collectifs de quartiers ont décidé de se regrouper au niveau de la ville, en créant « Vivre à Grenoble ». L’ADES soutient cette initiative qui veut renforcer la démocratie citoyenne et changer la politique d’urbanisme à Grenoble.

« Vivre à Grenoble » a présenté à la presse, le 6 octobre, sa démarche et le texte constitutif (ci-dessous). D’autres collectifs de quartiers pourront venir renforcer cette initiative.

« Vivre à Grenoble » – Collectif d’habitants agissant dans le domaine de l’urbanisme à Grenoble

Ces trois dernières années, les projets en matière d’urbanisme et d’opérations de logements se multiplient dans de nombreux quartiers de Grenoble :

  • de grands projets avec les ZAC « zones d’aménagements concertés » de l’Esplanade, de Presqu’île et de Flaubert
  • des projets de rénovation urbaine pour les quartiers Mistral et Villeneuve
  • de nombreuses opérations de constructions de logements privés et publics dans le tissu urbain mixte

Plusieurs collectifs d’habitants se sont créés en parallèle aux Unions de Quartier et aux Conseils Consultatif de Secteur (CCS), pour défendre l’avis des habitants et faire des propositions pour amender les projets de la Mairie et de ses divers opérateurs :

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Lycée Mounier, le CA fait de la résistance…

Publié le 8 octobre 2011

Le Conseil d’Administration (CA) du lycée Mounier qui s’est réuni le 3 octobre 2011 a décidé de ré-ouvrir dans le bâtiment D la salle de musique, l’infirmerie et le bureau de l’Assistante Sociale qui ont été fermés illégalement par le Président de la Région. Cette décision a été prise au vu du dernier rapport d’expertise démontrant qu’il n’y avait aucune indication mettant en cause la sécurité dans ce bâtiment contrairement aux affirmations du Président de la Région relayées par le Recteur et le maire de Grenoble. Ce dernier n’a d’ailleurs pris aucun arrêté de péril justifiant l'”arrêt de l’exploitation” de ce bâtiment. Le CA a pris cette décision devant les conditions de travail très difficiles des personnels dans les constructions modulaires mises en place dans la cour (pas d’isolation phonique, ni thermique, aucune confidentialité des entretiens…).

Par ailleurs, le CA a été informé d’une étude de la Région pour faire fonctionner entièrement le lycée dans des constructions modulaires provisoires avec 300 élèves dès la rentrée 2013 ! En effet, la Région envisage de reconstruire le lycée sur les bâtiments actuels et en particulier en façade sur l’avenue Marcelin Berthelot, alors que toutes les opérations de démolition-reconstruction de bâtiments scolaires sur l’agglomération ont eu lieu sur les espaces disponibles avec maintien des cours dans les anciens bâtiments pendant les travaux. A Mounier, il y a toute la place pour reconstruire complètement le lycée tout en en maintenant le fonctionnement dans les bâtiments actuels.

Après avoir subi le départ de la cantine sur Guynemer, de l’internat vers Roger Deschaux à Sassenage faudra-t-il encore continuer à faire payer ainsi la résistance des Mounier ?

A Grenoble, c’est la vie étudiante que l’on assassine !

Publié le 8 octobre 2011

L’avenir d’EVE, l’Espace Vie Etudiante du campus, est menacé. Voici un communiqué du syndicat étudiant « FacVerte Grenoble » du 3 octobre 2011 qui tire le signal d’alarme :

« Le vendredi 30 septembre 2011, le Pôle de Recherche et d’Enseignement Supérieur « Université de Grenoble », en charge de la vie étudiante, a annoncé aux représentants de l’association Éponyme, délégataire du bâtiment EVE, leur intention de ne pas renouveler la délégation de service publique dont bénéficie le bâtiment lorsqu’elle arrivera à son terme au mois de février 2012. En échange, le PRES propose une externalisation de la gestion, partagée entre ses services et le CROUS, sans apporter beaucoup plus de détails.

Depuis 2003 et l’ouverture du bâtiment, la gestion de l’association Éponyme a fait la preuve de son sérieux et de ses capacités à assurer un fonctionnement durable du bâtiment. En annonçant la non-reconduction de la délégation de service publique, le PRES « université de Grenoble » sonne le glas de l’idéal de gestion par les étudiants pour les étudiants porté dès le début par l’association Éponyme.

En 8 ans, les usagers, associations et étudiants, ont transformé le bâtiment en un lieu de vie central sur le campus permettant un formidable développement de la vie étudiante, culturelle et associative. L’organisation déployée permet au quotidien la coordination entre l’ensemble des associations du campus grenoblois, qui bénéficiaient ainsi d’un véritable lieu de rencontre et de soutien.

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Maîtres d’hôtel

Publié le 8 octobre 2011

C’est au fil des délibérations d’un conseil municipal que l’on peut mesurer l’entêtement de la majorité à densifier à outrance et à rester sourde aux observations des habitants. Qui a souhaité la construction d’un hôtel 4 étoiles à Hoche sur l’emplacement destiné initialement à « un équipement public structurant » ? Personne, et encore moins les professionnels qui estiment la capacité hôtelière de la ville largement suffisante. Mais la majorité persiste et J. Chiron a présenté une délibération sur ce projet, en lieu et place de Ph. Falcon de Longevialle et G. Fioraso, absents. Chargé de la réalisation de cet hôtel haut de gamme, la SAS Vinci Immobilier avait dans un premier temps choisi le groupe hôtelier « Radisson » qui a finalement jeté l’éponge sans que l’on en connaisse les raisons.

L’objet de la délibération consistait donc à faire approuver la désignation du nouveau bénéficiaire, à savoir le groupe OKKO Hôtels. Né de l’association de deux retraités du groupe hôtelier ACCOR, qui lancent conjointement dès janvier 2012 la marque ELKO (ces deux sociétés sont toutes récentes et n’ont pour l’heure aucune réalisation à leur actif). OKKO se consacre au haut de gamme et ELKO au produit d’hôtels low-coast. Pour l’heure il n’existe que 2 projets OKKO, l’un à Nantes pour un hôtel de 80 chambres que doit réaliser… Eiffage, et dont l’ouverture est prévue en juin 2013, l’autre à Grenoble, avec 138 ou 147 chambres, à réaliser par Vinci pour une livraison envisagée fin 2013. Apparemment il ne semble pas y avoir d’interrogations sur l’éventuelle fragilité d’une telle opération, dans un contexte économique incertain où les alliances entre les groupes privés se font et se défont sur le dos des collectivités publiques. Et ce n’est sûrement pas J. Chiron qui serait taraudé par le doute puisqu’il affirme « c’est comme ça que la ville va de l’avant ». En effet, elle va de l’avant, en klaxonnant, dans un mur de béton.