Si on réfléchissait un peu plus…

11 février 2011

A propos des budgets de nos collectivités publiques retenons cette orientation du président du conseil général de Meurthe et Moselle qui milite par ailleurs pour le développement durable ou soutenable des territoires. Face aux réticences des conseillers généraux à voter les dépenses de fonctionnement (dont les dépenses dites sociales) alors qu’ils jubilent lorsque vient le moment de voter les investissements (le hardware, les routes, le béton et le goudron, bref «l’inaugurable»), il a pris la décision de faire une distinction au sein des dépenses de fonctionnement entre celles qui servent à faire fonctionner l’appareil, le cabinet et les bureaucraties, qu’il faut réduire au maximum et celles qui concernent les gens, les personnes, bref les citoyens les moins aisés et qu’il faut absolument maintenir à un bon niveau compte tenu des multiples crises qui les assaillent. Il les appelle «l’investissement humain». Parfois les mots ont une importance capitale : l’investissement c’est bien, la dépense sociale, c’est mal.

Si on réfléchit bien à ce qui s’est passé ces derniers mois, Villeneuve et autres évènements, faut-il continuer à privilégier le hard, les lieux (cf. la tabula rasa de l’ANRU et la démolition du 50 Galerie de l’Arlequin) et dénoncer les gens (ce peuple qu’il faudrait dissoudre comme disait ironiquement Brecht, ah si on avait d’autres habitants à la Villeneuve !) tout en négligeant les réformes nécessaires de nos institutions : combien d’agents dans les services en première ligne, au contact des gens, qualifiés et bien payés capable d’apporter une valeur ajoutée réelle à ces territoires en intégrant mieux leur action (la fameuse transversalité).

Lieux, gens, institutions, trois composantes essentielles des territoires, quels qu’ils soient, et dont la combinaison produit une atmosphère dont on peut souhaiter qu’elle soit de qualité pour favoriser le développement des gens.

Vous avez dit démocratie locale à la Villeneuve…

11 février 2011
  • L’élue du secteur 6, H. Vincent (PS) pose des lapins aux habitants en leur annonçant des permanences pour les recevoir qui ne sont pas tenues. C’est ce qui s’est passé le 21 décembre 2010 et s’est reproduit le 20 janvier 2011 au Patio à la Villeneuve, l’adjointe au logement qui devait la remplacer n’est pas venue. Des locataires du 50 Galerie de l’Arlequin se sont déplacés afin d’avoir des réponses sur leur avenir concernant leur relogement, la démolition de leur immeuble, le projet de rénovation urbaine. Alors que de nombreux locataires sont très inquiets de la décision de démolition qui leur a été annoncé, sans que celle-ci ait été votée par le Conseil municipal, les élus de la majorité les ignorent, ils doivent avoir des questions beaucoup plus importantes à traiter !
  • Certains locataires d’appartements au 130 Galerie de l’Arlequin (dont 6 pourraient être démolis pour l’aménagement d’une voirie) font remarquer à juste titre qu’il serait bienvenu de la part des élus de la majorité de prendre contact, non seulement avec le propriétaire, mais aussi avec les locataires qui occupent des logements depuis plus de 25 ans, ce qui n’a toujours pas été fait. Décidément la dimension humaine passe après les questions du bâti.

Emploi industriel en déclin

11 février 2011

En décembre 2010, l’URSSAF Rhône Alpes a produit une étude sur l’évolution en 10 ans (2000-2009) de l’emploi industriel dans la région. En voici le résumé pour l’Isère :

Trois grandes activités industrielles connaissent une diminution de plus de 2 900 salariés : la branche textile (- 3 600), l’industrie chimique (- 3 100) et la métallurgie et fabrication de produits métalliques (- 2 900). Les bassins d’emploi les plus affectés par la chute de ces 3 secteurs sont respectivement : Bourgoin-La Tour du Pin (- 1 600) et Grenoble (- 1 000) pour le premier, Grenoble (- 2 000) et Vienne-Roussillon (- 1000) pour le second, Grenoble (- 1 800) pour le dernier. La seule embellie provient de la fabrication de produits informatiques, électroniques et optiques, secteur le plus représentatif de l’Isère, qui enregistre une augmentation de l’emploi (+ 2 300 salariés).

Conclusion : en 10 ans d’investissement massif d’argent public dans ce dernier secteur, il n’y aura eu que 2 300 emplois supplémentaires de crées. Or le coût de ces emplois est inférieur au montant des subventions versées ! Si on avait consacré ces subventions à la création d’emplois utiles et non délocalisables le nombre d’emplois aurait été beaucoup plus important.

Cantonales à Grenoble

11 février 2011

L’ADES soutient des candidats aux élections cantonales à Grenoble :

sabri-perrin

Sur le canton 3, c’est Hakim SABRI qui est candidat d’Europe Ecologie – les Verts avec comme suppléante Pascale Perrin représentant les Alternatifs.
http://hakimsabri.eelv-cantonales.fr/

Garnier-Briant

Sur le canton 6, c’est Christine Garnier qui est candidate d’Europe Ecologie – les Verts avec Jo Briant comme suppléant représentant les Alternatifs.
http://christinegarnier.eelv-cantonales.fr/

OBertrand

Sur le canton 1, nous soutenons Olivier Bertrand qui est candidat d’Europe Ecologie – les Verts, et qui est le conseiller général sortant.
http://olivierbertrand.eelv-cantonales.fr/

Nous détaillerons prochainement leurs propositions essentielles pour réaliser une vraie politique de gauche et écologique au Conseil général et retrouver de l’éthique en politique.

Les pratiques politiques ne pourront changer qu’avec le pluralisme politique et la parité. Seule une véritable alternative pourra faire reculer l’abstention.

Mounier : le torpillage continue

4 février 2011

Le 1er février 2011, le Président de la Région écrit une nouvelle lettre au recteur qui ne correspond pas du tout à la position prise le 26 janvier par la majorité du Conseil régional dans la réunion de la commission « formation initiale et lycées ». Lors de cette commission, les services techniques de la région ont confirmé qu’il n’y avait aucune difficulté pour accueillir 450 élèves durant toute la reconstruction. Or JJ. Queyranne indique au recteur qu’il faudrait prévoir d’accueillir seulement 300 élèves en 2013, donc il confirme sa position de ne pas suivre le résultat de la médiation.

Pour ceux qui connaissent le lycée Mounier, le terrain est tellement vaste (27 000 m2) qu’il serait possible de construire un autre lycée tout en poursuivant la scolarité dans les bâtiments actuels et des préfabriqués. Actuellement le bâti n’occupe que 4000 m2 au sol. Le collectif Mounier démontre que pour 450 élèves (17 sections) il faut 30 salles incluant le CDI et la salle des professeurs soit 2000 m2 utiles. Le proviseur qui connaît bien son lycée avait fait une proposition réaliste en octobre 2010, qui n’a jamais été prise en compte par le Président de la Région.

Nous assistons à une véritable mascarade. Mais la détermination des Mounier ne faiblit pas et la lutte se poursuit pour obtenir que la reconstruction du lycée se fasse en conservant tous les enseignements, dont les secondes et les BTS sur le site. Ils ont besoin de notre soutien.

La Métro budget 2011 du bon et du mauvais

4 février 2011

Le 28 janvier, le conseil de la Métro a débattu du budget 2011 qui a été adopté sans surprise. Le débat a beaucoup tourné autour de l’augmentation très forte de la TEOM (+25 % en moyenne et +30 % à Grenoble).

Au nom d’ « Ecologie et Solidarité » Gilles Kuntz s’est réjoui de voir que l’ordre des priorités politiques de la Métro évoluait dans le bon sens, la solidarité étant clairement mise en avant. Il a dit espérer qu’à l’avenir cet affichage se traduise réellement dans les chiffres, indiquant également qu’il fallait stabiliser rapidement la dette très élevée, et mettre un terme à l’augmentation des impôts locaux qui sont une véritable injustice.

Sur la question des impôts, toujours les mêmes réponses : cela ne va peser que pour quelques euros de plus par mois, comme si il n’y avait que les impôts locaux qui augmentaient. Tout augmente et les revenus eux ne suivent pas. Pour les ménages les plus modestes lorsqu’ils ont payé le logement, les charges, l’électricité, l’eau, les impôts, les transports… le reste à vivre diminue comme peau de chagrin. La crise sociale est profonde et il serait temps que les responsables politiques en prennent la vraie mesure, mais ils semblent vivre dans un autre monde.

Le Président a défendu l’augmentation des impôts en déclarant : « je ne fais pas partie de ceux qui, dès lors qu’on parle de fiscalité, s’agitent comme un diable dans le bénitier ». Il a aussi expliqué que la politique suivie était la bonne, notamment que c’était bien grâce à l’action de la Métro que la recherche publique grenobloise a eu tant de succès ces derniers temps. A ce propos, un peu de modestie serait bienvenue, car ces succès sont dus à uniquement à la qualité des équipes de recherche grenobloises.

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Quand Mme Fioraso ment en public…

4 février 2011

Gilles Kuntz a relevé dans le document budgétaire distribué aux élus de la Métro (page 5), une dérive sémantique lourde de sens : au lieu du triptyque bien connu « Université, recherche, industrie » il était indiqué « Université, recherche, haute technologie ». Or l’industrie et la haute technologie ce n’est pas pareil, et cette dérive montre bien quelles sont réellement les priorités : tout pour le high tech et nous serons sauvés !

Devant cette remarque, la 1ère vice-présidente a déclaré avec sa rigueur habituelle qu’elle avait relu avec beaucoup d’attention le budget et que nulle part il n’y avait ce glissement sémantique. Pas de chance, elle s’est pris le pied dans le tapis en démontrant qu’elle n’avait pas lu le document budgétaire avant de le voter.

Autre intervention intéressante de G. Fioraso, qui a demandé instamment aux maires des communes de l’agglomération de tout faire pour ne pas construire de logements dans leurs zones d’activités économiques. C’est l’hommage du vice à la vertu, car G. Fioraso a été l’artisan de la refonte du PLU (plan local d’urbanisme) de la Presqu’île à Grenoble pour permettre de nombreuses opérations de logements, voir notamment les 11 tours sur le terrain dit Schneider.

ACTIS abandonne le trésor !

4 février 2011

Le Conseil d’Administration d’ACTIS (opérateur de logement social de la Ville de Grenoble) a voté pour le passage en comptabilité commerciale, abandonnant ainsi la gestion par le trésor public. Ceci est prévu par la réglementation. Mais au lieu de négocier avec la trésorerie des améliorations éventuelles, la majorité du CA a préféré faire ce choix. En théorie, cette décision pourrait donner un peu plus de souplesse, mais va dasn les faits coûter plus cher à ACTIS, donc aux locataires puisque les 11 postes de fonctionnaires mis à sa disposition par l’Etat n’était pas à la charge d’ACTIS, à l’exception de la prime versée à tous les Trésoriers publics, ainsi que le fonctionnement de ce service. ACTIS va devoir considérablement renforcer son service comptable.

Autre aspect négatif : au moment où le Gouvernement détruit le service public, se désengager de la sorte d’un partenariat qui fonctionnait est une erreur politique qui affaiblit le service public. En 2003, ACTIS avait menacé de faire ce changement s’il n’y avait pas d’amélioration du service rendu par le trésor, cette pression avait donné de bons résultats, et avait entre autres permis d’améliorer le paiement des fournisseurs à 30 jours et un accueil bien meilleur des locataires. Les associations de locataires ont voté contre, ainsi que la représentante de l’opposition écologiste et ancienne présidente de l’organisme ; elle a été la seule élue municipale à le faire : le maire ayant donné son feu vert, les élu-es de la majorité se sont exécuté-es. Cette décision a été acquise d’une seule voix.

Malgré cette mauvaise décision, nous restons persuadés que les Agents d’ACTIS continueront d’assumer parfaitement leur mission de service public.

Veut-on transformer le CCAS en armée mexicaine ?

4 février 2011

La semaine dernière nous nous inquiétions de la situation financière très difficile du Centre communal d’action sociale – CCAS de Grenoble. Voila que le syndicat CGT des personnels de la Ville et du CCAS dénoncent fortement l’embauche d’une directrice adjointe qui devrait, si on en croit le Vice-président O. Noblecourt, ne rien coûter au CCAS. Il aurait donc trouvé la pierre philosophale, ce serait la première fois qu’une activité sociale deviendrait rentable (financièrement parlant).

En fait il s’agit d’une candidature spontanée qui a promis de trouver les fonds nécessaires pour rembourser sa charge salariale. Mais au fait, pourquoi ne pas appliquer cette idée géniale aux autres agents du CCAS qui pourraient eux aussi s’autofinancer !?

Mais pourquoi donc une embauche ? Si cette personne a des idées, des relations, des réseaux au point de s’autofinancer, il aurait été beaucoup plus prudent de la part du CCAS de lui demander une collaboration sans la salarier, car l’expérience montre que ce genre de sport n’est pas durable sur le long terme.

Le syndicat pose la question pertinente suivante :

« Création de poste utile pour le CCAS ou arrangement entre amis ?

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La Villeneuve, les mauvais choix

4 février 2011

Le projet de requalification du quartier de la Villeneuve a été arrêté sur ses grands principes en avril 2008 au Conseil municipal de Grenoble, qui a voté la convention ANRU (Agence nationale pour la rénovation urbaine).

A propos des silos, il était prévu dans cette convention la démolition et la reconstruction en enfouissement des parkings silos 3 et 4, avec restitution de l’offre actuellement occupée ; et la requalification du silo 5. Le tout pour 10,55 M€.

Ce n’est pas du tout ce qui a été décidé récemment par le Conseil municipal, ni ce qui est mis à enquête publique jusqu’au 7 février 2011. Le nombre de places n’est pas conservé et le coût du projet de la majorité municipale atteint 14 M€.

Le projet des habitants de réhabilitation de silos répond mieux et pour moins cher aux exigences de conserver le nombre de places de parking en ouvrage, condition essentielle pour faire venir de nouveaux habitants à la Villeneuve.

A propos de la démolition d’appartements au 50 Galerie de l’Arlequin, il était prévu d’en vérifier l’opportunité, ce qui n’a pas été fait. Un des cabinets d’architectes, Interland, a même expliqué qu’il ne fallait pas démolir, il a été écarté. Les locataires du 50 ont été informés qu’ils devront partir bien que le Conseil municipal n’ait pas encore statué sur cette démolition (il va le faire prochainement).

Pour plus de détails voir l’intervention des élus « «écologie et solidarité » au conseil municipal du 24 janvier.

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Le budget 2006 de la Métro était illégal

4 février 2011

Le budget 2006 de la Métro avait organisé un hold-up de 3 millions d’euros dans le budget annexe de l’assainissement pour équilibrer le budget principal en lourd déficit à cause des dépenses engagées pour le stade. R. Avrillier, qui était vice président chargé de l’assainissement, sachant que ce hold-up allait entraîner à terme des augmentations de tarifs aux usagers, s’était fermement opposé à cette décision avec le groupe des élus écologistes. Il a déposé un recours contre ce budget, et le tribunal administratif vient de lui donner raison en annulant le budget principal et le budget annexe de l’assainissement. Il aura fallu plus de 5 ans pour faire reconnaitre cette illégalité. Reste maintenant à régulariser cette situation, mais le vice président aux finances de la Métro a déclaré qu’il n’y avait rien à faire puisque le budget a été exécuté ! Voila une drôle conception du droit : l’illégalité est accomplie donc… il n’y a plus rien à voir ! Il n’est pas du tout sûr que ce soit aussi simple… à suivre.

Vous avez dit… coopération ?

4 février 2011

La Ville de Grenoble n’est pas la seule à être empêtrée, comme on l’a vu la semaine dernière à propos de Sfax (Tunisie), dans sa politique de coopération décentralisée ou internationale aux contours flous, qui fait la part belle aux régimes en place. En la matière, le Conseil Régional et son Président qui décidément se distingue particulièrement ces derniers temps, n’ont rien à lui envier.

Les 21 et 22 octobre 2010, il a fait voter par l’assemblée régionale une convention de financement d’un montant de 450 000€ réparti sur 3 ans en vue de la réfection de la basilique d’Annaba (Algérie). Voilà donc une occasion, aux yeux des responsables du Conseil Régional, de renouer avec l’Algérie les relations restées en sommeil depuis plusieurs années. Une curieuse occasion pourtant, à tonalité condescendante, où l’on voit une fois de plus le Nord apporter son « savoir faire » au Sud. Où est donc l’échange sur un pied d’égalité, la véritable coopération, qui traiterait par ailleurs avec des personnalités étrangères au régime en place ? Et pour couronner le tout, le choix a porté sur la réfection d’une basilique. La barque était suffisamment chargée pour provoquer des réactions en chaîne sous forme de recours au tribunal administratif tendant à faire annuler une telle délibération. On en compterait pas moins de neuf, dont celui de l’association « comité 1905 Rhône Alpes » qui a tout naturellement vu dans cette délibération une attaque en règle contre la loi de 1905. Le Conseil Régional a laissé entendre que l’application de cette délibération était suspendue à la décision du Tribunal Administratif. Gageons qu’après s’être fait sonner les cloches, il décidera d’un moratoire pour engager une réflexion approfondie sur la politique de coopération internationale à mener d’abord et avant tout avec et entre les habitants des régions concernées.

Les dettes du GF 38 à la Métro

4 février 2011

En 2010, le GF 38 a reçu des factures de la Métro à propos de l’utilisation du stade des Alpes, dont le montant total TTC s’élevait à 1,35 M€. Le GF 38 n’a versé que 0,5 M€, laissant pour l’instant une ardoise de 0,85 M€ impayée. Il n’a pas payé sa part (très petite) de la taxe foncière 2010, soit 87 000 €. En 2011, il devra 108 500 € de taxe foncière car la part départementale va être appelée pour la première fois. On est en droit de se demander ce qui va réellement se passer durant l’année 2011. Le budget 2011 de la Métro est légèrement insincère lorsqu’il annonce que le GF 38 va verser environ un million d’euros à la Métro, ce qui n’est pas réaliste vu le nombre de spectateurs au stade.

Personne ne peut assurer que le GF 38 existera encore à la fin de la saison puisque le trou financier global atteint 5 M€. Y aura-t-il un repreneur ? Quel gâchis.

Le corrompu et son acolyte devront payer leurs dettes

4 février 2011

Nous avions relaté les manœuvres du corrompu et du Préfet Peneau pour essayer de ne pas payer leur dette de plus de 300 000 € au Conseil général de l’Isère. Leur recours gracieux auprès du ministre du budget a été refusé le 13 décembre 2010. Il reste maintenant au Conseil général à mettre la pression pour que le recouvrement soit mis réellement à exécution.

Voir l’excellente enquête réalisée par un journaliste de France Inter qui a été alimenté par de bonnes sources grenobloises : cliquez ici.

De Portzamparc architecte en chef pour le projet presqu’île

4 février 2011

On apprend par la presse que l’architecte-urbaniste Christian de Portzamparc va succéder à Claude Vasconi, décédé, pour piloter le projet urbain de la presqu’île. Encore un fait du prince. Cette décision n’est pas passée en conseil municipal et le maire ne jure que par de grands architectes de renommée internationale. C’est bon pour le côté médiatique. Mais parfois donner leurs chances à de jeunes architectes moins connus serait une bonne solution et certainement moins chère pour les contribuables. De plus de Portzamparc est déjà l’architecte du projet Esplanade, cela va faire un peu monoculture.

Maintenant tout est clair, ils veulent fermer le lycée Mounier

28 janvier 2011

Le numéro de duettistes entre le Recteur de l’Académie de Grenoble et le Président de la région Rhône-Alpes est bien rodé. Au début de l’affaire, le 28 septembre 2010, les parents d’élèves avaient reçu une lettre signée des deux autorités, claire et précise annonçant la fermeture pure et simple du lycée Mounier.

Depuis, face à la forte mobilisation du collectif Mounier, les deux larrons ont adopté une tactique visant à gagner du temps et à faire pourrir la situation espérant la démobilisation. Chacun de son coté a joué sa petite musique en accusant l’autre de ne pas comprendre ce qu’il voulait et demandant des explications, ou en lançant une médiation, contraint et forcé, mais sans y croire. Bref cette mauvaise pièce de théâtre se termine par la décision du recteur réaffirmée le 25 janvier : pour lui, il n’y aura pas de classes de secondes à Mounier à la rentrée 2011 et le lycée fermera deux ans plus tard conformément à la demande initiale du président de la région du 25 Novembre 2010 qu’il n’a pas eu le bon sens de retirer lors de la nomination des médiateurs.

L’ADES estime que le Président de la région Rhône-Alpes n’a pas la compétence pour prendre une telle décision : c’est au Conseil régional qu’elle revient de droit, c’est à dire aux élus de cette assemblée et non à l’exécutif ni à l’administration… Evidemment, le Président de la Région ne veut pas faire délibérer le Conseil régional car il pense, à juste titre, qu’il n’aurait pas de majorité. Mais le Recteur n’a pas à appliquer la décision du Président de la Région, car cette décision est illégale et non exécutoire. C’est en ce sens, et pour que la justice se prononce, que le collectif Mounier a déposé divers recours au tribunal administratif. L’affaire n’est pas terminée, et la mobilisation se poursuit.

On ne peut par ailleurs que souligner l’incapacité du maire de Grenoble à agir efficacement dans ce dossier, c’est pourtant lui qui a la compétence de la police de sécurité et pas JJ. Queyranne.

A noter la double initiative réussie des élus écologistes régionaux qui, le 26 janvier, ont proposé à tous les groupes de la majorité de tenir une conférence de presse commune dénonçant les positions du Président de la Région, puis le soir en réunion extraordinaire de la commission lycées régionale, ont fait confirmer par les techniciens la faisabilité technique de la reconstruction sur place en bâtiments modulaires préfabriqués dans la cour pour 450 élèves, ouvrant la voie à une motion unanimement votée et fixant une feuille de route claire au Président : appliquer la solution des médiateurs en préservant la communauté éducative et toutes les options pendant toute la reconstruction.

Cependant des tentatives de récupération politique se font jour, divers candidats aux cantonales s’agitent, les communiqués pleuvent de partout, mais beaucoup d’agitation et peu d’actions locales efficaces contre les décisions du Recteur et du Président de la Région. La force du mouvement des Mounier est son pluralisme, il serait dommage qu’il soit utilisé pour valoriser des boutiques politiques.

Le duo qui chante faux

28 janvier 2011

Comme nous l’avions indiqué la semaine dernière, ils n’avaient rien trouvé de mieux que de se rendre à Sfax du 7 au 12 janvier 2011, au moment de la chute de Ben Ali et du combat du peuple tunisien pour recouvrer sa liberté : lors de la réunion du conseil municipal de Grenoble le 24 janvier dernier, piqués au vif par les réactions et questions du groupe des élus « Ecologie et Solidarité » sur ce déplacement incongru, le duo JM. Detroyat et Ph.Falcon de Longevialle a laborieusement tenté de se justifier.

C’est d’abord JM. Detroyat, conseiller municipal chargé de la coopération décentralisée, qui, sûr de son fait, s’y colle et déclare que ces échanges se font dans l’« intérêt respectif » des populations locales, autrement dit sur un pied d’égalité. Comme on aura pu l’apprécier au vu du déroulement des évènements en Tunisie, pour les habitants de Sfax il y avait certainement une impérieuse nécessité d’accueillir des élus grenoblois, à ce moment précis !

L’un des objectifs de ce voyage était « d’apporter notre aide » pour le nettoyage d’une plage de Sfax polluée au phosphate. Quel rapport avec la présence de Ph. Falcon de Longevialle adjoint à l’urbanisme ? Aucun. Sinon qu’une fois le phosphate enfoui, il y aurait sûrement des aménagements à faire au-dessus et pourquoi pas des opérations de constructions.

La raison de la présence dans cette délégation de Ph. De Longevialle adjoint à l’urbanisme, ou plutôt à l’immobilier, est devenue un peu plus claire quand la réhabilitation de la médina de Sfax  fut évoquée par JM.Detroyat : alors que ce dernier parlait d’« intérêt respectif », il déclinait des actions faisant apparaître sur fond de condescendance une conception bien particulière de la coopération décentralisée.

Quant à Ph.Falcon de Longevialle, qui s’est dit choqué par les mises en cause dont il a été l’objet pendant cette séance du conseil, il a poursuivi sur le même registre. Non ! a-t-il dit, ils ne se sont pas contentés de rendre visite aux fidèles de Ben Ali à la mairie de Sfax… d’ailleurs, ils n’ont jamais affiché leur soutien au pouvoir en place… la preuve, ils ont même pu rencontrer des personnes de tous bords : des représentants tunisiens de la Ligue des Droits de l’Homme par exemple ? De tous bords on vous dit ! ! Alors qui ? Des universitaires, l’association de protection des oiseaux, le club de tennis… De tous bords comme on le voit…

Nous nous devions de saluer ces deux élus d’exception, dont la hauteur de vue atteint des sommets insoupçonnés.

Ce jour de conseil, leurs collègues de la majorité municipale ne se sont pas mobilisés pour les défendre. Le maire était absent à ce moment de la séance et n’a toujours rien dit à ce sujet : pourtant, il est le premier magistrat d’une des cinq communes Compagnons de la Libération…

Petits potins du Conseil municipal du 24 janvier

28 janvier 2011

Le maire ne sait pas compter

A propos des coûts du parking sous le stade, suite à une question orale des élus écologistes, le maire a indiqué que les amortissements du parking s’élevaient à seulement 112 000 € par an : c’est là un montant très très faible qui suppose que la durée d’amortissement devrait s’étaler sur plus de cent ans, ce qui n’est pas réglementaire… et complètement idiot. Mystère, mystère… Le maire a ajouté qu’il était incapable de donner le coût des intérêts des emprunts liés à ce parking : pourtant, il est très simple de savoir – l’année où les factures ont été payées – quelle a été la part des emprunts (et leurs taux) pour financer l’ensemble des investissements de la Ville. Par exemple durant l’année 2007, les emprunts ont couvert environ 33 % des dépenses d’investissement et le taux d’intérêt était d’environ 4 %. On peut donc considérer que hors subventions, la Ville a dû emprunter environ 3,5 M€ pour payer le parking. A 4 %, sur 25 ans, cela représente 90 000 € par an d’intérêts en moyenne ; c’est un bon ordre de grandeur. Ce parking qui ne sert à rien, coûte donc environ 0,5 M€ par an à la Ville et ceci pendant 30 ans. Vive le gaspillage d’argent public.

Le maire se fait tacler par un de ses adjoints

Dans le débat sur le projet Châtelet, comme à son habitude, le maire a oublié de nommer les élus à l’origine de ce projet durant le mandat précédent. L’adjoint rapporteur de la délibération a pris soin de citer les noms qui avaient été oubliés par un maire à la mémoire bien courte et sélective.

Soyons généreux

Dans une délibération relative à une subvention de 20 000 € pour un grand colloque international scientifique, les élus écologistes ont fait remarquer que dans le budget prévisionnel de ce colloque il était seulement demandé 17 000 € à la ville de Grenoble ! Personne n’a pu justifier cet écart, mais la majorité à tout de même voté les 20 000 €. Quelle générosité ! Mme Fioraso devait présenter la délibération mais elle était absente, ainsi que le maire, serait-ce le cumul des mandats qui a frappé ? A remarquer que le financement de ce type d’opération relève plutôt de la compétence de la Métro. Grenoble est la seule commune de l’agglomération à se distinguer en la matière alors que l’argent manque cruellement, notamment pour les associations en charge de la solidarité et le financement de la présence publique dans les quartiers.

Au CCAS, la crise financière s’amplifie

28 janvier 2011

Le Centre communal d’action sociale – CCAS de la ville de Grenoble, après avoir vidé ses fonds propres, est entré depuis quelques années dans des déficits chroniques qui remettent en cause la politique sociale.

Les raisons en sont multiples : la crise sociale qui s’amplifie et l’augmentation des recours à l’aide sociale, mais surtout les déficits structurels d’activités comme la mission «personnes âgées» qui n’entre pas dans la compétence principale du CCAS mais dans celle du Conseil général de l’Isère.

Face à cette situation – qui peut conduire à une administration directe de l’Etat et à l’abandon de nombreuses actions en nivelant par le bas – la présidence du CCAS a entrepris une recherche d’économies avec des conséquences inévitables sur les usagers : augmentation des tarifs d’hébergement en établissements pour personnes âgées (jusqu’à +7%), réduction des remplacements de personnels, gel de l’ouverture de nouvelles places en crèches qui sont déficitaires… Certains personnels sont affectés à des postes précaires renouvelés de trimestre en trimestre en attendant le renouvellement de conventions avec l’Etat et le conseil général de l’Isère… Des établissements déficitaires sont transférés à des mutuelles qui, outre le manque de personnel en poste, ont également de plus grandes difficultés à les gérer…

Certes la Ville a augmenté sa subvention au CCAS, mais pas suffisamment. Les élus écologistes, au vu des besoins, avaient proposé une augmentation supplémentaire de la subvention lors du vote du budget 2011 mais la majorité municipale l’avait refusé.

L’Etat, la Caisse d’allocations familiales – CAF et le Conseil général de l’Isère profitent à Grenoble d’un CCAS fort (le 2ème de France après Paris) pour se décharger sur lui des responsabilités qui leur incombent.

Il serait temps que le maire prenne en main ce dossier et organise avec tous les partenaires (Etat, Conseil général, CAF…) un « Grenelle local du social », lui qui est si friand de cette formule fourre-tout. Il devrait y associer tous les maires de l’agglomération : ceux-ci ont en effet manifesté récemment leurs inquiétudes face à la politique de restructuration menée tambour battant par le président du Conseil général de l’Isère qui liquide progressivement ce qui reste des politiques de proximité au lieu de les renforcer.

Chauffage urbain, ça chauffe de plus en plus

28 janvier 2011

Les tarifs décidés par la majorité municipale et appliqués par la Compagnie de Chauffage (CCIAG) sont beaucoup trop élevés par rapport au service rendu. De plus en plus de copropriétés interviennent auprès des élus et de la CCIAG pour que les tarifs soient revus à la baisse, mais en vain.

Il n’est pas acceptable qu’un service public fasse plus de 4 millions d’euros de bénéfices net.

De plus une copropriété a découvert récemment que la CCIAG avait majoré indûment le coût de l’abonnement, en contradiction avec le règlement du service : en effet, il est prévu une dégressivité de l’abonnement en fonction de la puissance tarifaire et ceci n’est pas appliqué correctement dans ce cas précis. Mais cette copropriété est-elle la seule dans ce cas ?

D’autres questions se posent sur le calcul de l’abonnement au moment du changement de tarifs en juillet 2008.

Un recours au Tribunal de Grande Instance de Grenoble devrait marquer le début de l’intervention du judiciaire dans cette affaire, alors que la justice administrative a été saisie depuis des années mais qu’elle n ‘a toujours pas rendu de jugement.


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