Puisque la majorité municipale a fuit le débat sur une question d’importance, l’ADES apporte des éléments précis et fondés sur l’intérêt d’un changement de mode de gestion des services publics du gaz et de l’électricité à Grenoble. Ces réflexions valent aussi pour la Compagnie de Chauffage mais à un niveau intercommunal. Les modes de gestion des services publics ne sont pas neutres. La Compagnie de Chauffage est dirigée par un directeur salarié de l’actionnaire privé et le contrôle des actionnaires publics est inexistant. La reprise du pouvoir de la collectivité et des usagers passe par la gestion directe en régie publique dont la souplesse est bien supérieure à ce que laissent croire la majorité municipale. Pourtant l’exemple de la Régie de l’eau de Grenoble, qui est un vrai succès, devrait ouvrir les esprits sur cette question. Mais il est vrai que M. Destot n’en voulait pas et nous lui avons imposé le retour en régie contre son gré.
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M. Destot, ne volez pas aux Grenoblois-es le débat sur le service public de l’énergie à Grenoble !
Communiqué de presse d’Europe-Ecologie-les Verts Grenoble, ADES, Les Alternatifs
Enorme surprise : la majorité municipale PS-PC-Modem-Divers droite de Grenoble a décidé le renouvellement du contrat de concession de distribution et de fourniture d’électricité et de gaz sur le territoire de Grenoble à la SEM-GEG pour une durée 30 ans sans aucun débat public ni mise en concurrence, la transaction se faisant de gré à gré ! Cette délibération très lourde de conséquences pour tous les Grenoblois-es sera proposée au vote lors du conseil municipal du 22 octobre.
Combien de Grenoblois-es ont entendu parler du renouvellement du contrat de Gaz et Electricité de Grenoble (GEG) ? Très peu. Trop peu !
Pourtant dans les articles 1 et 10 de la charte de la démocratie locale « La Ville de Grenoble s’engage à créer les conditions de confiance réciproque, d’échange et de respect mutuel entre les habitants et la Municipalité, en informant régulièrement les Grenoblois, en rendant lisibles et compréhensibles les projets et en motivant ses décisions. (…) la Ville de Grenoble s’engage à mettre en place une consultation des Grenoblois ». Toutes ces belles affirmations sont balayées d’un revers de main !
Tout de GO !
Comment ne pas être admiratif devant tant d’audace, de détermination, de convictions profondes développées par le mouvement politique local (appendice du PS) appelé GO Citoyenneté. Pour s’en convaincre il faut lire l’article du quotidien régional daté du 16 octobre dernier, intitulé « GO Citoyenneté prépare 2014 » ce qui constitue en soi un scoop, et sous titré « vers un projet municipal ». Où l’on constate à quel point la préposition « vers » marque une réelle détermination. Quant au projet, il pourrait prôner « l’organisation de l’urbanisation et des services lui étant dédiés à l’échelle de l’agglomération ». On en frissonne ! L’emploi du conditionnel dit tout de l’audace de ce mouvement dont les élus qui sont dans la majorité droite-gauche municipale, ont toujours voté sans mot dire (et surtout sans maudire) toutes les délibérations.
La bassesse subventionnée par l’argent public
Claude Jacquier est spécialiste de la politique de la ville, directeur de recherche au CNRS. Il a récemment fait valoir ses droits à la retraite mais n’en poursuit pas moins des activités qui lui tiennent particulièrement à cœur, comme la présidence et la direction (BENEVOLES) de l’ODTI (Observatoire des Discriminations et des Territoires Interculturels), association créée par Hubert Dubedout. Contrairement à d’autres que nous dénonçons par ailleurs, Cl. Jacquier n’est pas un expert estampillé des médias nationaux, loin s’en faut, mais c’est pourtant vers lui qu’ils se sont tournés à l’occasion du drame d’Echirolles. Personne n’est obligé de partager son point vue, mais c’est son analyse que les médias ont recueillie.
Jérôme Safar lui, est conseiller municipal depuis deux mandats, actuellement 1er adjoint chargé des finances, de la politique de la ville, de la prévention, de la sécurité… et occupe à ce titre, pour n’en citer que quelques unes, les fonctions de président de GEG (Grenoble Gaz Electricité), vice président de la Métro et au surplus élu régional, président du groupe des élus socialistes au Conseil régional… Bref ! Un couteau suisse fait homme. Revenant sur le drame d’Echirolles dans le gratuit « GRE city localNews » il explique : « Avec ce drame, le règlement de compte de la Libération… c’est deux ans de boulot qui sont balayés en quelques semaines… » De quel boulot parle-t-il ? Du sien ? Si c’était le cas cela se saurait. Puis au sommet de son art, il déclare « condamner sans réserve les propos tenus par le président de l’ODTI [nous y voilà : ndlr], spécialiste de tout et surtout de n’importe quoi, qui n’a jamais trouvé une solution, vit des subventions et profite des fais divers pour sa gloriole personnelle ». Voilà comment J. Safar en croyant parler de Cl. Jacquier, parle en réalité de lui-même.
PC grenoblois : le kit de survie
Il ne faudrait pas confondre fabulistes et fabulateurs. Les premiers, dont le plus illustre est sans aucun doute J. de La Fontaine, sont auteurs de récits allégoriques qui se terminent par une morale. Les seconds qui n’ont que faire de la morale, transforment la réalité, réécrivent l’histoire, assènent des contre-vérités, comme P. Voir adjoint PC à la santé à Grenoble qui est à ranger incontestablement dans cette deuxième catégorie.
Sorti par la grande porte de la liste de l’Isère aux élections du Conseil Régional en 2010, puis à nouveau candidat dans le Rhône, sa position sur la liste ne lui avait pas permis d’être réélu. Mais à la faveur du départ de T. Braillard, conseiller régional, adjoint aux sports PRG à Lyon, devenu député avec le soutien de G. Collomb, le maire PS de Lyon, P. Voir pourrait revenir sur les bancs de l’assemblée régionale, quand le recours déposé par Ph. Meirieu candidat EELV-PS, sera jugé. C’est à l’occasion de cet éventuel « événement » qu’au cours d’un entretien publié dans le quotidien régional du 30 juin dernier, il est revenu sur les élections municipales 2008 à Grenoble, en donnant un récit tout à fait personnel de la situation politique du moment, notamment :
Au conseil municipal du 25 juin : compte administratif, subventions, PLU, Arlequin
Très souvent absent dès les primaires socialistes, puis pendant la campagne présidentielle, le maire n’était plus habitué à siéger aussi longtemps au conseil municipal. Lundi 25 juin il est apparu visiblement fatigué (certains l’ont même pensé usé !).
Un compte administratif exceptionnel (à en croire le maire et l’adjoint aux finances) !
Il est vrai que les finances de la ville ne se sont jamais si bien portées depuis des dizaines d’années. Le mérite n’en revient pas à la majorité contrairement à tous les discours entendus, mais à l’effort fiscal des Grenoblois qui, au demeurant, s’en seraient bien passés. Rappel : après la campagne électorale 2008 des élections municipales, la majorité se fait élire sur la promesse de ne pas augmenter les impôts locaux. Un engagement facile à tenir puisque les majorités de gauche et écologistes entre 1995 et 2008 avaient redressé les finances mises à mal par le maire corrompu. L’évolution de l’inflation et les constructions nouvelles augmentaient mécaniquement les recettes fiscales ce qui suffisait à équilibrer les budgets malgré le désengagement de l’Etat, il n’y avait donc aucune nécessité à augmenter les taux des impôts. Mais il y avait les Jeux Olympiques de 2018 à préparer, la rocade nord à accueillir et les intérêts privés à aider sans contrepartie et la majorité a pris le prétexte de la crise pour augmenter les impôts.
Or en 2011, la situation financière de la ville est exceptionnelle et démontre que comme dans bien des cas, il n’existe pas qu’une seule politique possible et que les propositions des écologistes étaient très réalistes. Nous ne sommes pas opposés par principe à l’impôt qui devrait être l’outil fondamental de la solidarité. Malheureusement l’impôt local est très injuste, il faut donc le manier avec une grande précaution. Il est possible, en cas de besoin inattendu d’une année sur l’autre de faire évoluer sensiblement les taux des impôts, mais à contrario quand les caisses sont pleines on peut aussi diminuer la pression fiscale. En fait la majorité municipale n’est pas dans cette logique : elle rembourse les impôts (taxe professionnelle) aux grands groupes privés à Crolles (à travers les subventions versées) et les augmente fortement pour les habitants de Grenoble, une vraie pratique de droite très classique.
Politique politicienne grenobloise : diviser pour mieux régner ; la véritable oposition municipale
Les grands stratèges politiques se réveillent au lendemain des élections législatives à Grenoble. On apprend :
Le PS estime que les écologistes d’EELV ont plusieurs problèmes qui rétrécissent leur espace politique, ainsi donc “leur problème, c’est l’Ades ! Tant qu’EELV n’aura pas l’ascendant, tant que le vert sera d’abord rouge, ils n’élargiront pas leur électorat” (Citylocal news du 20 juin). La tactique qui consiste à vouloir diviser est vieille comme le monde et à Grenoble depuis 1983, le pouvoir municipal a toujours cherché à diviser les écologistes et à en débaucher sans aucun succès. A. Carignon a inventé une association écologiste (formée de fans de 4 x4 !) pour essayer de torpiller la liste écologiste en 1989. M. Destot en 2008 a été obligé d’aller chercher un écolo à Seyssins pour lui fournir une petite touche verte… Chaque fois les écolos sont trop rouges et pas assez verts au goût de nos princes. Trop rouges c’est évident, car s’il faut chercher les vrais socialistes ce n’est pas au PS grenoblois qui a abandonné ses convictions qu’on les trouvera, mais à l’ADES. L’histoire grenobloise montre une grande unité d’action chez les écologistes de diverses étiquettes et depuis mars 2008, le groupe « Ecologie et Solidarité » (EELV, ADES, Alternatifs) s’oppose sans aucun état d’âme à la politique de la majorité municipale et vote, quand il y en a, les quelques rares bonnes décisions. L’existence de l’ADES, mouvement politique local, est pour beaucoup dans cette situation historique et la richesse des diverses sensibilités écologistes est au contraire un atout fort pour l’avenir. Que le PS grenoblois ne se rassure pas, l’alliance du rouge et du vert est une bonne alchimie dans la période politique actuelle et en s’élargissant largement elle pourrait disputer efficacement la première place à un PS qui s’est complètement disqualifié sur de nombreux dossiers municipaux.
Les sophistes du boulevard J. Pain
L’aventure, car c’en est une, commence un beau jour du mois de juin 2012 à la mairie de Grenoble. Des habitants, dont certains membres de l’association « Vivre à Grenoble » sollicitent après une première tentative des élus du groupe « Ecologie et Solidarité », des documents auprès du service Urbanisme de la ville. Ils souhaitent en effet, obtenir une copie des rapports rendus par le commissaire enquêteur sur la modification n°2 du PLU (Plan Local d’Urbanisme) et la Révision Simplifiée du PLU, secteur Esplanade. Enorme tâche pour cet homme qui a dû travailler sur deux dossiers d’urbanisme majeurs qui l’ont inévitablement conduit à retarder le dépôt de ses rapports au 31 mai 2012.
Se fondant sur l’article 123-21 du code de l’Environnement qui stipule entre autres : « …copie du rapport et des conclusions est également adressée à la mairie de chacune des communes où s’est déroulée l’enquête et à la préfecture de chaque département concerné pour y être sans délai tenue à la disposition du public pendant un an à compter de la date de la clôture de l’enquête », nos requérants sont alors parfaitement confiants. Nous sommes début juin et il n’y a aucune raison pour que ces rapports ne soient pas mis à disposition du public conformément à la loi. Mais c’est compter sans le refus opposé par quelques fonctionnaires qui invoquent les ordres d’une hiérarchie apparemment plus politique qu’administrative. Zélés ces fonctionnaires n’ont pas hésité à fourbir un argument, repris et confirmé par le directeur de cabinet du maire de Grenoble, qui, s’il ne relève pas de l’absurde, du surréalisme ou de l’abracadabrantesque pour reprendre une formule célèbre, a quelque chose à voir avec le sophisme.
L’Alpha et l’Omega de la manipulation
Il n’en finit pas de se pousser du col, le premier adjoint au maire de Grenoble successeur putatif de M. Destot. Après Ph. Falcon de Longevialle, le centralo-Modemiste (ou quelque chose par là) adjoint à l’immobilier, puis M. Vuaillat (société civile dans le groupe PS et apparentés) adjointe au logement, qui avaient déclaré que les habitants opposés aux projets fous d’urbanisme de la majorité municipale ne représentaient qu’un groupuscule, c’est au tour de J. Safar de se dévoiler, contre le collectif opposé à la démolition du 50 galerie de l’Arlequin à Villeneuve.
Politique politicienne grenobloise
Les affaires ressortent
La campagne sur la 1ère circonscription de l’Isère et la nomination de la sortante comme ministre de l’enseignement supérieur et de la recherche donne à la droite un bon prétexte pour exhumer de vieilles affaires. C’est le cas avec Corys. Il est vrai que la fin de cette entreprise, créée par M. Destot, n’a pas été des plus glorieuses, Tractebel (du groupe Suez – Lyonnaise) est heureusement arrivé à temps pour éviter une liquidation qui aurait pu être frauduleuse. Nous avions, à l’époque évoqué un renvoi d’ascenseur de la Lyonnaise des Eaux, qui se voyait confirmée comme gestionnaire de l’eau de Grenoble par M. Destot en 1996. Il avait alors fallu toute la pugnacité des écologistes pour que s’impose le retour en régie du service de l’eau. G. Fioraso et S. Siebert faisaient partie du staff dirigeant de Corys et le rapport des experts judiciaires montre clairement que tout n’était pas limpide dans cette entreprise. Mais ceci ne devrait pas faire oublier les comportements des candidats de droite dans cette circonscription : Mme Tardy a été sur la liste régionale de Charles Millon qui, pour se faire élire président, s’est allié avec le Front national, M. Peyrin est activement soutenu par les réseaux du maire corrompu de Grenoble. M. de Longevialle, membre du cabinet du corrompu, se met en scène dans son tract de campagne avec son fils et sa compagne qui est adjointe au maire (très à droite) d’Aix les Bains. Nous encourageons donc les électeurs-trices à voter pour les candidats qui ont des comportements éthiques (voir nos bons choix).
Rien à Voir
Candidat aux législatives pour le Front de Gauche, sur la 3ème circonscription (celle de M. Destot qui, après 30 ans de mandat comme député en brigue un 6ème), P. Voir membre du PC recommande à la gauche nationale d’être « courageuse et audacieuse ». Venant de P. Voir qui est l’exacte incarnation du contraire, c’est assez cocasse. A moins que l’on se méprenne sur la signification des mots et que courage et audace consistent à occuper un poste d’adjoint au maire dans une majorité droite-gauche en compagnie des amis du maire corrompu. Ou bien que ces qualités résident aux yeux de P. Voir dans le fait, pour ne citer que quelques exemples, de tenir des discours généraux à chaque conseil municipal sans jamais évoquer les dossiers locaux, de voter toutes les délibérations dont les subventions aux grands groupes privés, d’approuver une urbanisation outrancière qui fait la part belle aux spéculateurs de tous poils… Ce faisant on comprend mieux sa seule et véritable audace, celle de se proclamer communiste. Allez ! Circulez ! Espérons que les électeurs qui ont voté Mélenchon ouvriront les yeux et ne se laisseront pas aller à voter pour un allié du centre et de la droite.
Gribouille et l’A480
Il nous avait déjà fait le coup. On se souvient que l’Etat s’étant désisté, A. Vallini avait décrété que le conseil général assumerait la maîtrise d’ouvrage de la Rocade Nord, avec le succès que l’on connaît. Jamais à court d’initiative, cette fois, il décide seul bien sûr, et toujours pour le compte du conseil général, de proposer une solution d’élargissement de l’A480 qui va bien au-delà du mauvais projet de l’Etat en cours d’élaboration. Ce serait une solution idéale pour accroître le trafic automobile et la pollution. Toujours est-il que dans les deux cas, il fait le bonheur du lobby routier, de la Chambre du Commerce et de l’Industrie (CCI) et du MEDEF, jamais avares de louanges quand un politique, à fortiori de « gauche » partage à ce point leurs idées de bétonisation (projet Center Parc dans les Chambaran) et de multiplication à l’infini d’infrastructures routières et autoroutières. Dans un courrier qu’ils lui adressent, 15 patrons Isérois le remercient pour « son écoute… », assurés d’avoir été reçu cinq sur cinq.
Les alliés de droite de M. Destot se déchirent
Et voila que les vieilles querelles renaissent entre les anciens membres du Modem et les Modem maintenus. On se souvient comment Ph. Falcon de Longevialle avait démissionné du Modem contraint et forcé à la suite de l’envoi d’un faux mail tentant de déstabiliser son concurrent à la tête de liste aux élections régionales. Le même se positionne aujourd’hui pour être candidat du Modem sur la 1ère circonscription en vue des élections législatives de juin 2012. Mais le chef officiel du Modem maintenu, Morad Bachir Cherif ne l’entend pas de cette oreille et se prépare à présenter sa candidature. Décidément la majorité municipale est traversée par de multiples clivages, cela sent la fin de règne. Sur la 1ère circonscription, il va y avoir pléthore de candidats de droite issus des majorités de deux conseils municipaux : Grenoble et Meylan. Nous suggérons à la droite Tronchoise de ne pas être en reste, et de présenter des candidats, elle qui est déchirée par moitié au conseil municipal de la Tronche.
ALPEXPO, la droite joue du pipeau !
L’UMP grenobloise essaye de se faire mousser en prenant comme cheval de bataille la SEM ALPEXPO, son vrai nom « Société d’Amélioration et d’Exploitation des Biens de Grenoble et de l’Agglomération ».
Cette société d’économie mixte a pour actionnaires principaux la ville de Grenoble (35%), la Métro (30%), la Caisse des dépôts (11%), le Dauphiné Libéré (6,8%), les Affiches de Grenoble et du Dauphiné (6%), la Chambre de commerce (5%), les banques Crédit Agricole (3%) et Caisse d’Epargne (3%)… Elle est présidée par M. Pilaud, adjoint au maire de Grenoble, et parmi les administrateurs figurent par exemple Mme Fioraso et M. Savin pour La Métro, M. Thiar, Mme Népi et Mme Bon pour la ville, M. Burba pour la chambre des métiers, M. Dumolard puis M. Vaylet pour la chambre de commerce, des représentants du Dauphiné Libéré, des Affiches de Grenoble, du Crédit Agricole, de la Caisse d’Epargne, de la chambre d’agriculture.
L’UMP38 voudrait reconquérir Grenoble
Le nouvel état major de l’UMP 38 a décidé de lancer l’opération « reconquête de Grenoble ». Il a présenté le trio qui devrait animer cette opération, il s’agit des conseillers municipaux de l’opposition de droite Matthieu Chamussy et Nathalie Béranger (qui ont chacun leur groupe politique à la mairie) et d’Anthony Peres, étudiant ancien dirigeant de l’UNI et délégué de la 3ème circonscription. M. Chamussy étant désigné comme chef de file.
M. Chamussy indique les deux thèmes principaux d’attaque : la mauvaise gestion de l’argent public et la bétonisation de la ville, en essayant de s’approprier le travail des collectifs qui s’organisent dans la ville. C’est un peu court.
Pour une révision globale du PLU de Grenoble
Au lieu de faire des projets d’urbanisme morceaux par morceaux, sur mesure pour le plus grand bonheur des intérêts des promoteurs immobiliers, il faudrait maintenant que soit lancée une grande réflexion sur une révision globale du Plan local d’urbanisme (PLU) sur toute la ville afin de dessiner la ville de demain (à taille humaine). Une «ville en transition» c’est-à-dire, plus économe en ressources, en énergie, prenant mieux en compte l’insertion de la ville de Grenoble dans son territoire réel plus vaste, écologique, économique et social et non celui de la mondialisation financière et technologique. Il y a un mouvement international des villes en transition (http://villesentransition.net/) avec des mesures à mettre en œuvre par les gens au quotidien.
Mi-mandat : un bilan très négatif de la majorité droite-gauche à Grenoble
Pour faire le bilan à mi mandat il faut revenir sur les promesses de la majorité municipale faites lors de l’élection en mars 2008. Pour se faire élire, le maire et sa majorité droite-gauche n’ont pas lésiné sur les promesses et la démagogie ; malgré cela ils n’ont pas pu atteindre la majorité des suffrages exprimés (seulement 48 %). Aujourd’hui on peut mesurer la distance entre les paroles et les actes.
Voila une série (non exhaustive) de promesses non tenues, et qui ne seront pas tenues. En gras les promesses, tirées des documents de campagne de la liste conduite par M. Destot en 2008 :
« Ne pas augmenter les impôts locaux » ! La crise a bon dos, la majorité a essayé contre toute évidence de faire croire que la très forte augmentation des taux des impôts locaux était imposée par la crise (non prévue) et qu’il n’y avait pas d’alternative. Quand on change radicalement de politique, la moindre des choses ce serait de consulter les habitants, ce qui n’a pas été fait. A la Métro les élus de la majorité grenobloise ont voté sans discussion une nouvelle fiscalité directe et l’augmentation de la TEOM, qui a été multipliée par 2 à Grenoble pour un service rendu qui ne s’est pas amélioré globalement.
« Porter au niveau national une réforme de la fiscalité locale ». Or malgré l’urgence, le député maire n’a rien fait et sa majorité non plus…
« Créer une allocation municipale d’habitation pour les familles dont le reste à vivre, une fois payés le loyer et les charges, est le plus faible ». Reprenant une proposition des écologistes durant le précédant mandat pour compenser la création de la TEOM en 2005, la majorité actuelle a certes mis en place une allocation mais uniquement pour un petit nombre de ménages dans les logements privés, oubliant ceux qui sont dans le logement public… Bonjour l’égalité devant le service public !
Canton 1, la droite essaye de faire du neuf avec du vieux
Le candidat du parti radical (de droite) sur le canton 1 de Grenoble est Jean Charles Simiand. Il a fait partie de la municipalité de droite à Grenoble entre 1983 et 1989 et a participé de ce fait activement au système du corrompu. Il est devenu depuis 1995 proche du maire actuel de Grenoble.
Il ne se représente pas aux élections municipales à Grenoble en 1989, non pas qu’il soit fâché avec Carignon, mais parce qu’il veut devenir maire de Chamrousse dont la commune vient d’être créée.
Il se présente aux premières élections municipales de cette commune en mars 1989. Il est élu et désigné comme maire. Mais un recours contre son élection est déposé au Tribunal Administratif de Grenoble qui annule son élection, annulation maintenue par le Conseil d’Etat le 9 juillet 1989. Il soutenait qu’il était locataire d’un appartement depuis le 1er décembre 1988, mais il n’a pas prouvé qu’il était inscrit au rôle de la taxe d’habitation au 1er janvier 1989. Son élection en tant que conseiller municipal est donc annulée.
Au cantonales il a l’étiquette du parti radical (le parti de Borloo) et a obtenu le soutien du chef national du Nouveau Centre (droite). C’était sans compter avec la dureté de la vie politique en Isère où le représentant du nouveau Centre n’est pas d’accord et propose son soutien au candidat de l’UMP. Mais pour brouiller un peu plus les cartes, J. Ch. Simiand a pris comme suppléante une militante de l’UMP, comprenne qui pourra !
Au second tour il a déclaré qu’il soutiendra l’adversaire d’Olivier Bertrand quel qu’il soit, donc y compris la candidate PS. Cette dernière, qui n’hésite pas à dire que l’élection du candidat écologiste en 2004 était due aux voix de droite, devrait s’empresser de refuser le soutien d’un candidat de la majorité présidentielle. Mais le fera-t-elle, puisqu’aujourd’hui elle appartient à une majorité municipale qui a mélangé allègrement la droite et la vieille gauche (PS et PC) en 2008 ? Apparemment tout est bon pour dézinguer un conseiller général écologiste !
Les dernières nouvelles de la majorité droite-gauche à Grenoble
- Au conseil municipal du 21 février, l’adjoint chargé de l’éducation essayant de justifier l’augmentation du montant des aides aux écoles privées par rapport au précédent mandat : « un élève de l’école privée coûte moins cher qu’un élève de l’école publique ». Et il l’a répété deux fois au cas où il n’aurait pas été compris. Stupeur sur certains visages de ses collègues de la majorité. Avec ce genre de réflexions, il est à craindre que la majorité municipale accompagne le gouvernement dans son entreprise de destruction du service public d’éducation au profit du secteur privé, sous prétexte d’économies.
- Lors d’une conférence de presse relatée dans le Dauphiné Libéré du 21 février, le groupe PS et assimilés a déclaré pour anticiper les critiques des écologistes « Oui, Grenoble doit avoir une action économique pour rester attractive. Cela ne nous pose pas de problèmes à partir du moment où un euro dépensé rapporte 10 fois plus » ! Mais il ne précise pas à qui ça rapporte autant. Est-ce aux actionnaires privés qui empochent les subventions publiques, aux bureaux d’études proches, est ce à la Ville ? Ce chiffre est tout à fait surprenant. Jusqu’à maintenant les plus optimistes disaient qu’un euro dépensé pour créer un emploi direct entraînait la création de 3 emplois indirects. Décidemment cette majorité raconte n’importe quoi, espérant que plus c’est gros et mieux ça passera. Mais il ne suffit pas d’affirmer pour être dans le vrai, comme aime à le dire le maire. Aussi nous attendons avec impatience la démonstration précise de ce nouveau miracle économique.
