Archives de avril 2011

L’avenir de la Métro, suite…

Publié le 29 avril 2011

Le préfet vient de présenter le projet de Schéma Départemental de Coopération Intercommunale (SDCI). En juin, les conseils municipaux donneront leur avis. Cet été la Commission Départementale de Coopération Intercommunale (CDCI) examinera ce schéma et proposera d’éventuelles modifications et en décembre le Préfet arrêtera définitivement le SDCI qui sera mis en place en janvier 2013.

Pour ce qui concerne l’agglomération grenobloise, le SDCI propose que la Métro passe de 27 à 51 communes et de 404 196 à 444 700 habitants. A noter que les 24 communes supplémentaires représentent une moyenne de moins de 1700 habitants, Vizille étant la plus importante avec 7957 habitants. Mais le seuil des 450 000 habitants, nécessaire pour passer en communauté urbaine, n’est pas encore atteint.

Les 24 communes qui rejoindront la Métro sont :

  • Miribel-Lanchâtre, Chamrousse, Saint Martin d’Uriage
  • Les 5 communes des Balcons sud de la Chartreuse autour du Sappey
  • 16 des 17 communes de la communauté de communes du Sud-Grenoblois, autour de Vizille, à l’exception de Laffrey

A noter que la commune de Bresson, qui l’avait quittée, sera obligée par la Loi de revenir dans la Métro puisqu’elle sera totalement encerclée par d’autres communes qui vont y entrer.

Cette proposition n’est pas satisfaisante car il reste de nombreuses communes dans l’environnement immédiat de la Métro qui devraient l’intégrer pour en faire un bassin de vie plus rationnel, notamment du coté du Voironnais avec Voreppe, ou du Grésivaudan avec Montbonnot Saint Ismier… Le Préfet a laissé, pour l’instant, ces communes faire leur choix.

Si la situation restait en l’état, le conseil de Métro augmenterait de 48 conseillers supplémentaires représentants les 24 nouvelles communes. Le conseil de la communauté d’agglomération serait alors dominé par les représentants des petites communes, ce qui n’est pas réaliste.

Cette extension de la Métro n’est viable que s’il y a création d’une communauté urbaine, il manque 5300 habitants ce qui ne devrait pas poser de gros problèmes. Le conseil de communauté serait alors formé de la façon suivante :

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Des propositions des écologistes pour l’avenir de la Villeneuve

Publié le 29 avril 2011

Au conseil municipal du 18 avril, la majorité a adopté une délibération « fourre-tout » sur la Villeneuve.

Le groupe des élus écologistes a voté en partie contre cette délibération car elle ne présente pas les bonnes solutions. Voici des propositions des écologistes sur ce dossier :

Rien ne se fera d’efficace sans l’adhésion de la majorité des habitants : on ne fait pas le bonheur des gens malgré eux ! Or depuis des années, des réunions sont organisées avec les habitants dont certaines ont connu une grande participation, depuis des années des habitants font des propositions et malgré cela, la majorité municipale en fait peu de cas et s’en tient à sa propre idée sur les différents projets. Il n’y a aucune vision à long terme de ce que devrait devenir ce quartier et les solutions prises sont liées à des impératifs purement financiers imposés de l’extérieur par l’ANRU (Agence Nationale de Renouvellement Urbain) qui est une machine mise en place par le gouvernement de droite pour faire fonctionner l’industrie du bâtiment : l’aide à la construction ou à la rénovation est soumise à des impératifs de démolition. Cependant, lorsque des élu-es apportent un projet cohérent, l’ANRU peut faire évoluer ses dogmes.

La destruction d’appartements pourrait se défendre dans le cas d’immeubles insalubres ou pour améliorer la qualité de vie, mais détruire des logements en bon état, pour la seule vision d’un parc est une absurdité. A Mistral, la destruction des barres Strauss pouvait se justifier en raison de leur état dégradé, même si certains à l’époque s’étaient élevés contre cette destruction. A Jean Macé, c’est la sécurité du bâti qui a rendu nécessaire la démolition avant la reconstruction. Il en va de même pour Châtelet 1 et 2, ainsi que pour l’Abbaye. A la Villeneuve la destruction du 50 est fondée sur une simple question d’ouverture du quartier pour créer une perspective vers le parc. Il n’est pas besoin d’être architecte, urbaniste ou technicien de l’aménagement pour constater qu’il s’agit là d’une illusion puisqu’au-delà du 50, le 70 Galerie de l’Arlequin empêche la vue sur le parc ! D’ailleurs un cabinet d’architectes (INterland) choisi par la ville avait préconisé de ne pas démolir. Au lieu d’étudier ses propositions, la majorité l’a remercié car il n’allait pas dans le sens voulu par les promoteurs du projet.

A la Villeneuve, comme ailleurs, il faudrait agir simultanément dans cinq grandes directions, dont la ligne directrice est l’amélioration rapide de la vie quotidienne pour tous et les choix précis seront faits après débat avec les premiers intéressés, les habitants :

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CCIAG, est-ce que les tarifs vont enfin diminuer ?

Publié le 29 avril 2011

La mobilisation de nombreux usagers du chauffage urbain, copropriétaires ou locataires, va en s’amplifiant jour après jour. La manifestation lors du Conseil municipal du 18 avril a été un franc succès et a obligé J. Safar à recevoir une délégation et à reconnaître qu’il y avait un problème avec la tarification. Mais aucune décision sur la diminution des tarifs n’a été prise.

L’OFiPoPu, l’Observatoire des finances et des politiques publiques (www.ofipopu.org) vient de rendre public une nouvelle analyse sur les tarifs en démontrant que la majorité municipale octroyait une sur-rémunération à la Cie de chauffage (CCIAG) qui ne répond pas aux exigences légales et règlementaires. Pour revenir à une tarification correcte il faudrait diminuer les tarifs de 14 à 19 % environ.

Les responsables politiques trainant les pieds, il est probable que des actions en justice soient nécessaires pour leur rappeler ce que doit être un vrai service public.

GEG et l’électricité verte, le mauvais gag !

Publié le 29 avril 2011

Avec les factures, GEG a transmis à ses « clients grenoblois » un document qui fait l’apologie de l’électricité « verte » et propose pour un surcoût de 2 € par mois d’avoir de l’électricité 100% d’origine renouvelable.

« En souscrivant à l’Option Verte, vous bénéficiez d’une électricité garantie 100 % d’origine renouvelable. Pour tout kilowattheure d’électricité verte consommé, GEG (au travers de sa filiale GEG-ENeR) s’engage à réinjecter sur le réseau un kilowattheure produit à partir de ses microcentrales hydroélectriques, photovoltaïques et de son parc éolien. Ces modes de production d’électricité verte sont à la fois efficaces, économiques et respectueux de l’environnement. Choisissez de l’électricité verte garantie 100% d’origine renouvelable. 2 € TTC par mois seulement. »

Sur la même page on lit : « La production d’électricité propre (cogénération) et renouvelable (hydroélectricité, éolien et solaire) de GEG représente plus de 22% de la consommation annuelle des Grenoblois, soit 210 GWh par an »

Puisque nous consommons déjà toute l’électricité « propre » produite par GEG, il n’y a donc pas besoin de payer les 2 € pour avoir les « bons » kilowattheures !

De plus, évidemment, l’interconnexion des réseaux électriques ne permet pas de savoir d’où proviennent les électrons qui se déplacent jusqu’à notre compteur électrique.

Drôle de service public qui propose des tarifs différents à ses « clients » en jouant sur la fibre écologique, comme s’il s’agissait de leur vendre un produit quelconque. Un vrai service public a des usagers et non des clients ! Vivement que le comité des usagers de GEG se réunisse pour réagir vertement contre cette dérive mercantile.

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Le tracé du tram E sur l’Esplanade est contesté par la commission d’enquête

Publié le 29 avril 2011

La commission d’enquête publique sur la ligne de tram E vient de rendre son rapport et ses conclusions. Il n’y a pas de surprise particulière sauf la réserve sur le tracé prévu par la Ville de Grenoble dans le quartier de l’Esplanade. En effet la majorité municipale a décidé de mettre le tram à l’extérieur du nouveau quartier de l’Esplanade pour des raisons qui ne sont pas sérieuses. L’adjoint à l’immobilier et l’urbanisme essaye de justifier ce tracé (voir le Dauphiné Libéré du 29 avril 2011) : « Nous avons fait le choix de faire traverser le tram par le futur parc parce que le chemin est plus rapide et le plus direct… Nous n’avons pas voulu le faire traverser au milieu du quartier car cela aurait déplacé le reste de la circulation dans le parc, cela aurait multiplié les traversées sur les rails, donc cela aurait ralenti le tram ».

Le passage par le boulevard de l’Esplanade, contrairement à ce que dit l’adjoint est plus direct, donc moins long, donc moins cher. Pour la rapidité l’argument ne tient pas, puisque dans tout le reste de la ville, les voies des trams sont soumises à de nombreuses traversées de rues qui ne posent pas de problème, d’autant plus que dans le futur quartier de l’Esplanade il ne s’agira que de venelles, donc sans feu de circulation. La circulation aurait été maintenue à coté du tram, ce qui aurait éloigné les nouvelles constructions des anciennes et permis d’éviter bon nombre d’inconvénients soulevés par les habitants de l’Esplanade. L’ADES et des habitants avaient indiqué que le choix de la ville n’était pas le plus pertinent et il semble que le SMTC aurait été plus favorable au passage au centre du quartier, la commission d’enquête leur donne raison. Mais malheureusement la majorité municipale annonce qu’elle va, lors du prochain conseil municipal et comme d’habitude, ne retenir que son seul choix contre l’avis du plus grand nombre, dans une direction contraire au bien public.

Les élus écologistes organisent une discussion sur le thème des déplacements

Publié le 15 avril 2011

Débat public : les élus écologistes (Verts, ADES, Alternatifs) organisent une discussion sur le thème des déplacements

Mardi 19 avril, à 20h30, salle de l’association AMAL
57 Avenue Maréchal Randon, en face du musée de Grenoble (arrêt Notre Dame – Musée Tram B)

Après l’heureux abandon du projet de rocade nord, nous avons subi cet hiver le plus long épisode de pollution forte jamais enregistré. Prouvant par là que ce n’est pas d’infrastructures routières dont nous avons besoin, mais de régulations et de nouveaux modes de transports.

  • Comment éviter l’élargissement de l’A480 voulu par l’Etat et le Conseil Général de l’Isère ?
  • Quelles seront les conséquences sociales de la “Zapa” qui va être expérimentée à partir de 2012 pour limiter la circulation des véhicules les plus polluants et suffira-t-elle à limiter notre exposition à la pollution ?
  • ou faudrait-il expérimenter un péage urbain, qui génèrerait ainsi des ressources nouvelles ?
  • ces ressources pourraient-elles servir à expérimenter de nouveaux modes de transport, comme le transport par câble, ou à consolider l’existant dans un contexte de baisse des financements pour le transport en commun ?
  • Comment préparer le prochain Plan de Déplacement Urbain ?

L’avenir de la Métro se prépare en catimini

Publié le 15 avril 2011

Les grandes manœuvres se déroulent loin du regard des citoyens et pourtant la transformation de la Métro en communauté urbaine est à l’ordre du jour. Pour ce faire il faut atteindre le seuil fatidique de 450 000 habitants, d’où la recherche effrénée de communes à intégrer dans la nouvelle communauté.

Il y aurait de nombreux avantages à la transformation de la Métro en communauté urbaine : une intégration intercommunale beaucoup plus forte avec des compétences élargies, l’urbanisme enfin géré à un niveau plus pertinent, la gestion de l’eau en plus de l’assainissement… Et en contrepartie une dotation de l’Etat à la Métro beaucoup plus forte (environ 11 M€ de plus).

Tout ceci serait bel et beau si cela se passait en toute transparence et suite à un débat démocratique.

Malheureusement l’Etat joue son petit jeu et les grands élus le leur, et certains sont déjà en train de se partager les places…

Le Préfet de l’Isère doit rendre le 22 avril son projet de Schéma Départemental de Coopération Intercommunale (SDCI). Le schéma doit être arrêté avant le 31 décembre 2011, après avis de la commission départementale de coopération intercommunale (CDCI), qui dispose de quatre mois pour émettre un avis. La CDCI a été mise en place en mars 2011 par le Préfet et comprend des représentants des communes, des établissements publics intercommunaux, de syndicats intercommunaux, des élus départementaux et régionaux.

Le Mercato est ouvert et la recherche des communes à agréger autour de la Métro pour atteindre le seuil de 450 000 habitants va bon train. Des communes des massifs de Belledonne, du Vercors et de la Chartreuse sont approchées, ainsi que du Voironnais et du Grésivaudan et du Sud de Grenoble.

Le fonctionnement de la communauté urbaine sera-t-il plus démocratique que celui de l’actuelle Métro ? Rien n’est moins sûr, puisqu’il n’y aura pas d’élection particulière des conseillers communautaires. Leurs noms seront simplement indiqués sur les listes lors des élections municipales, ce qui n’implique pas la présentation de programmes de gestion de la communauté. A moins qu’après 2012, si un nouveau gouvernement de gauche et écologiste, touché par la grâce démocratique, décide que les conseillers intercommunaux soient enfin élus au suffrage direct sur des programmes politiques…

Par contre, contrairement à la Métro actuelle, la représentation des communes se fera à la proportionnelle de leur population (sauf pour les petites communes qui auront d’office un représentant).

A suivre…

Foyers logement pour personnes âgées, suite…

Publié le 15 avril 2011

Le Conseil d’Administration du Centre communal d’action sociale CCAS vient d’adopter les évolutions pour les foyers logements pour personnes âgées. Seul le représentant du groupe Ecologie et Solidarité a voté contre après avoir proposé des amendements qui ont été refusés.

Il a été décidé de réunir les foyers du Lac et des Gentianes en un seul établissement, malgré les protestations des résidents et de leurs familles. Le foyer à fermer sera choisi en juillet par le maire qui laisse faire. Fermeture confirmée du restaurant à Notre Dame et aux Alpins ou Montesquieu.

Les réunions avec les résidents, dites de concertation, promises lors du dernier Conseil municipal, se borneront à leur faire avaler les couleuvres puisque les décisions ont été prises.

Les résidents et les familles actuellement à La Villeneuve  (une centaine) sont très inquiets.

Le constat de départ du CCAS “baisse de la demande” est une base erronée. Désormais personne n’est admis au Lac ou aux Gentianes (entrées bloquées et risque de déménager dans les 3 mois) : la baisse de la demande est organisée.

Le CCAS recherche des économies à tout prix et le service rendu passe après. Pourtant les réalités budgétaires du budget annexe des foyers logement ne sont pas inquiétantes à court terme, il y a donc le temps pour décider.

A Grenoble, l’habitude est de décider avant et de discuter après ! Encore une fois, la majorité démontre son incapacité à élaborer des politiques construites avec les habitants.

La politique sociale de la majorité municipale n’est pas à la hauteur de la situation, elle devrait être discutée de manière ouverte et ne pas être enfermée dans le bunker du CCAS. Si il y avait un vrai maire dans la ville centre, il prendrait une initiative forte pour que l’ensemble des politiques sociales dans l’agglomération soient réexaminées avec tous les partenaires publics, associatifs et les usagers.

La collecte des déchets, le service se dégrade mais la TEOM augmente

Publié le 15 avril 2011

Les habitants de Grenoble vont devoir payer à la fin de l’année une taxe d’enlèvement des ordures ménagères (TEOM) très très élevée. Pourtant le service rendu n’est pas meilleur. La Métro  a décidé de financer par la TEOM le traitement des ordures ménagères en plus de la collecte.

Dans le même temps des déchetteries ferment et la grande déchetterie Jacquard du quartier Alliance va être déplacée, pour laisser la place à une opération immobilière importante (une de plus…). Le projet qui a été présenté au Conseil consultatif du secteur 4 – CCS4 consiste à déplacer/remplacer la déchetterie de la rue Jacquard par une nouvelle déchetterie encore plus grosse, située entre la rue Balzac et la rue des Alliés, à côté de l’entreprise de matériaux de construction Richardson. Cette nouvelle déchetterie comporterait 17 bacs de grande taille accessibles aux particuliers, auxquels s’ajouteraient une dizaine d’autres bacs en réserve. Une “ressourcerie” pourrait être associée pour la remise en état et la revente des objets ayant une certaine valeur.

Ces projets posent plusieurs problèmes, au niveau de la circulation, au niveau de la taille et de l’attractivité de la déchetterie, et de la construction d’immeubles hauts et forte densification  :

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Charité bien ordonnée commence par soi-même

Publié le 15 avril 2011

Quoi de mieux pour assurer sa promotion que de créer soi-même l’outil adéquat. Pourrait-on le dire de Stéphane Gemmani qui a crée officiellement en 1992 l’association… « Stéphane Gemmani » ? Il n’y aurait là rien d’extraordinaire si l’on faisait abstraction du paradoxe de cette association qui a pour vocation d’apporter une aide et un soutien aux exclus de la société. Alors un homme au service d’une cause, ou l’inverse ?

Personne ne pourrait lui reprocher ses bons sentiments, mais il y a d’un côté les professionnels silencieux, travailleurs de l’ombre, et de l’autre, lui qui fait savoir, communique et médiatise. A l’instar de son blog-notes sur le web où le commerçant à la vocation de travailleur social contrariée qu’il est s’est concocté une petite hagiographie toute à sa gloire. On y lit qu’il est de manière totalement désintéressée, de tous les combats au service des plus défavorisés, se qualifiant de « porc-épic » face aux institutions sociales en place. On notera qu’au delà de l’animal, un porc-épic est une personne revêche, irritable. Devenu en 2008, conseiller municipal Modem, délégué accessibilité, prévention et préconisation sociale, S. Gemmani a une haute idée de l’action politique qui à ses yeux « doit être pure et ambitieuse… pourvoyeuse de moyens d’actions pour les autres et non pas de moyens financiers pour soi » ou encore « nous sommes là pour servir et non pour nous servir ». Qui pourrait lui reprocher des propos aussi généreux ? Personne et pourtant il y a un « hic ». Comme beaucoup, S. Gemmani verse dans la tendance fort répandue ces dernières années, qui consiste à confondre ses « affaires personnelles » avec le mandat que lui ont confié les électeurs. Des dérives et des confusions de genres, entre intérêt personnel et intérêt général, dont la plupart des auteurs ne mesurent même plus, l’extrême gravité. Ainsi, récemment, cet élu a utilisé les moyens de la ville (secrétariat, papier à en-tête…) pour adresser à ses collègues élu-es, un courrier accompagnant une affiche grand format en quadrichromie, dans le cadre d’une campagne de communication sur l’action de Vinci-Codex-association S. Gemmani. Si l’ambition de l’intéressé est intacte, la pureté de l’action politique revendiquée et l’un des grands principes de la gestion publique de séparation de l’ordonnateur et du comptable se sont perdus en cours de route. Du même coup, il a ignoré que lorsqu’un élu est décideur dans une association et qu’il octroie à cette dernière, grâce à sa position d’élu, des avantages en nature ou en espèce, il peut être poursuivi pour « gestion de fait ».

Utiliser l’argent public et les moyens municipaux alors qu’il en a l’interdiction, c’est exactement ce qu’a fait S. Gemmani, élu de la majorité municipale, au profit de son association. Preuve, qu’en dépit des belles déclarations, des élus de cette majorité manquent de l’éthique la plus élémentaire. Le maire s’en préoccupe-t-il ?

L’université de Grenoble et l’excellence, une position critique bienvenue

Publié le 15 avril 2011

En 2008 a été lancé à Grenoble GUI (Grenoble Université de l’Innovation) pour répondre à l’appel à projet lancé par le Ministère sur les opérations campus ; et maintenant il faut aller plus loin avec GUI+ (Grenoble Alpes Université de l’Innovation, GUI+), cette fois en réponse à l’appel à projet “Grand emprunt”. A chaque fois au niveau national beaucoup d’appelés mais peu d’élus, la concurrence entre les universités s’exacerbe ; avec au niveau local à Grenoble l’active complicité des collectivités locales, Ville de Grenoble et Métro en tête.

Une réflexion critique de syndicats de l’enseignement supérieur et de la recherche engage le débat de fond sur l’avenir de l’université et de la recherche grenobloise. Voici le communiqué intersyndical sur les initiatives d’excellence du Grand emprunt.

L’ “excellence” doit être portée par ses acteurs !

Les équipes présidentielles du site se félicitent de la présélection du projet « GUI+ » dans le cadre de l’appel d’offre « Initiatives d’excellence » (Idex), par lequel le gouvernement veut faire émerger 5 à 10 « campus d’excellence ». Un projet qui regroupe notamment les 5 universités de Grenoble et Savoie, le CEA Grenoble et le CNRS.

Nos organisations syndicales, si elles sont heureuses de trouver dans cette présélection une reconnaissance de la qualité de l’enseignement et de la recherche que toute la communauté grenobloise met en œuvre ne peuvent partager totalement cet enthousiasme, car tant le principe même des Idex que la structure porteuse du projet grenoblois nous posent plusieurs problèmes de fond.

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Une partie de la droite UMP part à l’attaque… des écologistes de Grenoble ! Ridicule !

Publié le 8 avril 2011

Après leur résultats catastrophiques aux cantonales à Grenoble, une partie de l’opposition de droite UMP au conseil municipal démarre sa campagne pour les élections municipales de 2014. Dans le Dauphiné Libéré du 4 avril, nous découvrons leur stratégie : des rencontres avec les Grenoblois jusqu’en juin, un manifeste pour Grenoble dans 100 jours et un plan d’action pour 1000 jours.

Il s’agit d’un plan proposé par seulement 4 élus (Mmes Bon et Béranger et MM. Baile et Chamussy) sur les 5 de l’intergroupe « Rassemblement pour Grenoble », il manque à l’appel Mme Cadoux et évidemment l’autre groupe UMP de l’opposition (Mme Modelsky, MM. de Sans Nicolas, Roux et Storny). Comme d’habitude il s’agit plus d’aventure personnelle que d’une stratégie de l’UMP, qui ne sort toujours pas de sa mise sous tutelle des instances nationales et de ses divisions.

Ce qui est intéressant dans cette déclaration c’est l’attaque contre les seuls écologistes de Grenoble et la grande mansuétude pour le maire et sa majorité. Il faut à tout prix que le PS et les écologistes ne s’allient pas en 2014, ce serait selon eux très périlleux pour Grenoble.

«  Nous savons quelle menace pèse sur la ville. Face à cela, notre responsabilité est de dessiner les contours d’un rassemblement dynamique qui dépassera les clivages politiques… ». Cela fait rire quand on voit que ces élus ne sont même pas capables de dépasser leurs petits clivages internes, comment arriver à être crédible dans ces conditions ? Ce groupe a un train de retard, il y a déjà 3 ans que Michel Destot fait de l’expérimentation du dépassement des clivages politiques.

Leur analyse des réalités politiques est aussi complètement fausse et caricaturale, par exemple M. Chamussy explique : « Les écologistes grenoblois ne veulent pas de partenariat entre la recherche et le monde de l’entreprise… Leur projet est mortifère en terme d’emplois pour Grenoble… Et là je parle des écologistes grenoblois qui sont très spécifiques, et non pas d’Europe-Ecologie dans sa globalité… Les Verts grenoblois sont le paravent de l’ultra-gauche grenobloise. Est-ce que c’est avec eux que notre ville peut vraiment avancer ? Non. »

M. Chamussy devrait mieux se renseigner : Comme tous les écologistes, la composante grenobloise n’a jamais refusé le partenariat entre recherche publique et entreprises (publiques ou privées), ils y mettent seulement des conditions très simples (qui sont actuellement absentes). Nous demandons de vraies contreparties aux financements publics accordés, que l’argent public n’aille pas alimenter les dividendes des actionnaires privés (Center Parcs, ST Microelectronics…) et que les activités aidées soient éco-compatibles.

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Mounier, rien n’est fini

Publié le 8 avril 2011

Des parents d’élèves et des élèves de BTS avaient déposé des recours au tribunal administratif de Grenoble contre les décisions de JJ. Queyranne et du Recteur. Or voilà que le Président de la Région répond aux requérants qu’ils ne peuvent pas attaquer sa décision… puisqu’il n’y a pas de décision ! En effet les requérants contestaient la décision révélée par les courriers et communiqués de presse puisqu’elle ne respectait pas les lois et règlements. C’est au Conseil Régional et non au Président de décider de la capacité d’accueil d’un lycée et tout acte réglementaire doit être déposé en préfecture pour le contrôle de légalité, sinon il n’est pas opératoire.

Conséquence, il n’y a pas de décision sur laquelle le Recteur pourrait s’appuyer. Or ce dernier fait comme si tout était d’équerre et organise la rentrée à partir de décisions qui n’existent pas… On marche sur la tête.

Comme quoi les recours sont toujours très utiles pour éclaircir la situation.

Dernière minute.  Lors de la commission permanente du Conseil régional du 7 avril, JJ. Queyranne a été mis en minorité sur une demande de pouvoir défendre la région devant le Tribunal Administratif face aux recours déposés par des parents d’élèves du lycée Mounier. Sur ce dossier, il a voulu jouer tout seul avec le maire de Grenoble et le Recteur en oubliant les élus régionaux. Les élus écologistes, du Front de Gauche et de la droite ont voté contre l’autorisation donnée au Président (87 voix contre), le FN et J. Safar (pourtant président du groupe PS) se sont abstenus (18 voix), les seuls qui ont voté pour : le reste du PS et les radicaux de gauche (51 voix) ! Le dossier Mounier constitue donc encore une première car une telle situation  ne s’est jamais présentée  en Rhône-Alpes. Le camouflet est sévère pour  le président qui, pour avoir décidé en solo, est renvoyé seul face au tribunal. Est ce que cela sera salutaire ?

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Un mandat ça va, c’est quand il y en a plusieurs que…

Publié le 8 avril 2011

Les Grenoblois ont une raison supplémentaire cette semaine d’être fiers de leur maire qui est aussi député, comme on a trop souvent tendance à l’oublier. C’est d’ailleurs à ce titre qu’il fait la couverture du magazine économique « L’Expansion ». Une photo pleine page pour illustrer une enquête sur « l’argent des élus » avec en sous-titre « Michel Destot, le député et maire de Grenoble déserte les bancs de l’Assemblée nationale ». Et l’on apprend que si F. Brottes, député et maire de Crolles, le plus travailleur est classé 3ème pour son assiduité, que J.J Queyranne Président du Conseil Régional se voit décerner et c’est une performance, « un bonnet d’âne » pour sa 464ème position, M. Destot lui, n’est guère mieux loti en pointant au 417ème rang sur les 577 députés que compte l’Assemblée. Pas très assidu au cours de ce cinquième mandat consécutif, il n’est intervenu que 32 fois dans l’hémicycle depuis 2007, pas plus en commission des affaires étrangères. En 4 ans, il n’a proposé aucun texte de loi et n’a écrit qu’un seul rapport.

A la question du magazine « vos députés méritent-ils ce qu’ils gagnent » ? Pour J.J Queyranne et M. Destot nous avons la réponse.

Mais alors, si le maire de Grenoble ne part pas directement à l’Assemblée nationale, où va-t-il quand il quitte subrepticement le conseil municipal en pleine séance, comme il le fait régulièrement depuis quelques temps ? Présider l’association des maires des grandes villes de France ? Ah ! Ce que c’est que le cumul des mandats !

CORYS, success story ou dégringolade story ?

Publié le 8 avril 2011

Le Dauphiné Libéré du 1er avril (non, ce n’est pas une blague) rapporte qu’à l’occasion de l’inauguration du nouveau siège de la société Corys (filale d’Areva et d’Edf), M. Destot a déclaré que « c’est une belle histoire, une success story ».

En 1989, M. Destot ingénieur au CEA, crée une start up, Corys (Compagnie de réalisations et d’ingénierie des systèmes), pour simuler la conduite de réacteurs nucléaires. On y retrouve Stéphane Siebert, Geneviève Fioraso et d’autres personnes qui feront partie de la garde rapprochée du maire à partir de 1995.

L’histoire se termine lamentablement en 1997. Mise en redressement judiciaire, la société disparaîtra, reprise suite à une cession par la SA Corys Tess qui dépendait à l’époque de Tractebel (Suez- Lyonnaise des Eaux).

Pour préciser la dégringolade de la société, dont était président M. Destot avant d’être élu maire en juin 1995, rappelons que deux experts judiciaires sont mandatés le 30 octobre 1998 par le procureur auprès du T.G.I. pour examiner les comptes de la société des années 1995, 1996 et 1997. La conclusion des experts est la suivante : « compte tenu de tous ces éléments, on constate que la société se trouve dans une impasse financière dans le courant de l’exercice 1995. On peut de ce fait penser que la société CORYS SA se serait trouvée en cessation de paiement courant 1995, si elle avait respecté les règles régissant le financement des entreprises ».

En Octobre 1997, le Rouge et le Vert n° 61, écrivait :

« En vertu du principe des vases communicants, peut-on espérer que l’entrée de la Lyonnaise dans Corys la fasse sortir de l’eau de Grenoble ? » Il faut préciser qu’à cette date, le maire continuait à vouloir gérer l’eau de Grenoble dans un partenariat avec la Lyonnaise des Eaux en voulant conserver les contrats de la corruption. Dans de prochains articles nous raconterons comment M. Destot, qui avait promis le retour en gestion municipale de l’eau, pour se faire élire en 1995, a tout fait pour conserver la Lyonnaise dans la gestion de ce service public d’un bien commun essentiel. C’est contraint et forcé par les écologistes qu’il a été obligé de revenir à la gestion en Régie.

L’hôtel 4 étoiles a fait pschitt…

Publié le 8 avril 2011

Nous nous étions élevés contre l’un des premiers actes de l’adjoint à l’immobilier et à l’urbanisme qui avait vendu (à un très bon prix) un terrain à un hôtelier pour réaliser à l’angle de la rue Hoche et du Cours Gambetta un hôtel 4 étoiles. A cet endroit, l’ancienne majorité de gauche et écologiste avait prévu l’implantation d’un bâtiment public, à définir, pour répondre à des besoins du quartier, mais changement de politique oblige, il faut remplacer le public par du privé !

Mais le nouvel hôtelier vient d’abandonner son projet car il n’a pas trouvé d’investisseurs. L’adjoint à l’immobilier ne désarme pas et espère que le groupe Accor va reprendre le flambeau. Les affaires sont les affaires.

Téléphérique de la Bastille, la restructuration inachevée

Publié le 8 avril 2011

La majorité municipale a décidé de séparer les activités transport et tourisme qui étaient intimement liées au téléphérique. Maintenant la régie du téléphérique ne s’occupe que du transport des visiteurs et c’est l’office du tourisme qui a en charge le reste.

Ce qui interroge :

La convention qui précise la séparation des activités est signée par M. Lambert directeur du téléphérique (à tiers de temps) et par le même M. Lambert directeur de l’Office du Tourisme (à 2/3 de temps)… Certains y voient un conflit d’intérêt.

La Régie du téléphérique devra verser environ 18 % de son chiffre d’affaire à l’office du tourisme, ce qui est excessif et ne permettra pas au téléphérique de redresser suffisamment sa situation financière qui est en difficulté. Pour plus de détails voir l’intervention des élus écologistes au conseil municipal du 28 mars

La régie du téléphérique aurait bien besoin d’argent pour améliorer l’installation, la vétusté de certains composants l’empêchent de fonctionner à sa vitesse normale d’où une baisse inquiétante du débit à certains moments. Avec la nouvelle organisation, il n’est plus nécessaire de salarier à la Régie du Téléphérique un directeur compétent seulement en tourisme et communication, cela ferait faire des économies bienvenues dans la période actuelle.

Décidons maintenant la sortie du nucléaire et organisons la transition énergétique

Publié le 8 avril 2011

Le nucléaire comme source d’énergie est trop dangereux, il faut dès maintenant organiser son abandon.

  • Il n’y a pas de solution acceptable pour assurer en toute sécurité, la gestion à long terme des déchets radioactifs (rappelons qu’il faut les stocker pour des milliers d’années, en “espérant” que la science découvrira des techniques pour les retraiter, pari déjà assez insensé !). Sur une échelle de temps aussi longue personne ne peut assurer qu’ils ne seront pas relâchés un jour dans l’environnement.
  • Les accidents des centrales ou des centres de stockages peuvent être tellement graves qu’ils peuvent rendre des régions inhabitables pour des siècles. Il est impossible de prétendre qu’il n’y aura jamais une catastrophe en France, Tchernobyl et Fukushima sont là pour nous le rappeler. Ce risque ne peut pas être pris car nous n’avons qu’une seule Terre !

N’attendons pas la prochaine catastrophe, organisons dès maintenant la sortie du nucléaire :

  • Dans l’immédiat : renforcement de la sécurité des centrales notamment vis-à-vis des risques sismiques, d’inondation et de la perte de l’alimentation électrique. Cela passe par donner aux autorités de sûreté une réelle indépendance et de plus grands moyens, notamment d’imposer l’arrêt des installations qui présenteraient un risque. La fermeture des centrales les plus dangereuses comme Fessenheim. L’arrêt de la construction des EPR.
  • Mettre en place un grand plan de lancement d’une stratégie « Négawatt » : économies massives des énergies et développement accéléré des énergies renouvelables. Deux mesures phares pour la transition énergétique :
    • Un grand programme d’isolation thermique de tous les bâtiments pour diviser par 4 les besoins de chauffage : mettre en place les financements, études, entreprises, adaptés en tenant compte de la situation sociale des habitants
    • La nécessaire réduction de consommation des carburants avec des transports collectifs efficaces et la sortie du tout camion pour le transport des marchandises.
  • Fermeture des centrales au fur et à mesure que le plan « Négawatt » donnera son effet.

Une manifestation est organisée le samedi 16 avril à 15 h, Place Félix Poulat, par : Sortir du Nucléaire 38, ADES, CIIP, FRAPNA, Parti de Gauche, NPA 38, EELV Isère…

ODTI : Animations Equinox Metis

Publié le 1 avril 2011

Samedi 2 Avril 2011 entre 12h et 16 h,  Chapiteau Parvis de l’ODTI, Place Edmond Arnaud

  • 12h00 Repas républicain métisse, convivial et solidaire
  • 13h30 Atelier Origami par le Centre franco-japonais de Grenoble et du Dauphiné, pliages magiques pour grands et petits
  • 14h00 Capoïera association de Grenoble “geracapoeira”

Ce début de printemps 2011 est une belle occasion donnée à l’Observatoire des Discriminations et des Territoires Interculturels – ODTI, ses résidents, ses adhérents, ses partenaires et amis de fêter Equinox Métis de Printemps 2011, autour d’un repas et en musique. Une manifestation qui suit de près la date de l’équinoxe de printemps, (équinoxe de mars dans l’hémisphère nord, équinoxe d’automne dans l’hémisphère sud). Nos pensées en cette nouvelle saison de renaissance réelle et symbolique vont singulièrement aux Peuples Japonais, Lybiens, Yéménites, Barheïnis et tant d’autres ailleurs …. !.

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Conférence d’intérêt général : « Irréversible le développement technique ? »

Publié le 1 avril 2011

A Grenoble nous sommes bien placés pour nous interroger sur les rapports entre science et société. Le collectif sur les enjeux des nanotechnologies à Grenoble (CENG) organise une conférence sur le thème :

« Irréversible le développement technique ? »

Mardi 5 avril à 20h30 Salle de conférence de la Maison des Associations, 6 rue Berthe de Boissieux à Grenoble

L’importance que prennent les développements technologiques dans notre société pose la question de savoir s’il est possible d’assurer un contrôle démocratique sur ces développements. De nombreux philosophes, sociologues, historiens, scientifiques… se sont penchés sur cette question. Cette conférence exposera différentes approches à ce sujet et essayera de répondre à la question : la technique peut elle être contrôlée, et si oui comment et par qui ?

  • Conférencier : Xavier Guchet Maître de conférences en philosophie à l’Université Paris 1.
  • Avec la participation de Mariano Bona, syndicaliste, membre du « collectif Recherche Industrie Formation » de l’UD CGT Isère.