Michel Destot revient sur les cause de la défaite de la liste qu’il poussait aux municipales. Dans une interview au Point (publié le 22 avril) il répond à la question : «La perte de Grenoble par le PS est l’une des grandes surprises de ce scrutin. Quelles en sont les raisons ? ». Michel Destot «Trois facteurs ont joué. La déferlante de protestation nationale, comme un peu partout ; le FN et une droite à un très bas niveau, à 30 % environ, un résultat aggravé par la présence sur la liste UMP d’Alain Carignon ; et enfin un nouveau candidat socialiste… ». Tout le monde aura compris que dans l’esprit du maire sortant, ce n’est pas à cause du bas niveau (30%) de la droite et l’extrême droite qu’il a perdu (bizarre comme argument), mais parce que la tête de liste PS était nouvelle. J. Safar appréciera. Quant au bilan de sa gestion gauche-droite de son dernier mandat, il n’est pour rien dans ce qui est bien une défaite cuisante. Sur la fin de règne, certains élus, instruits par leur fou, gagnent en lucidité et reconnaissent leurs erreurs. Rien de tel avec Michel Destot qui, sur son blog, ces derniers mois en venait à accuser la médiocrité des Grenoblois.
Rassurons Eric Grasset et Alain Pilaud qui craignent qu’on oublie ce qu’ils ont fait durant le mandat précédent, et qui s’épanchent dans la presse locale. Nous n’allons pas faire comme leur équipe qui s’appropriait tout le travail des autres. Au contraire, non seulement nous ne nierons pas ce qu’ils auront fait de bien mais en revanche nous n’oublierons pas ce qu’ils ont fait de mal. Malheureusement les dégâts sont là : ALPEXPO et son trou abyssal, les trous financiers de la mise en place des rythmes scolaires… et sans doute d’autres dégâts qu’un bilan fouillé de leur gestion fera apparaître.
On peut savourer la coquille de France 3 Alpes dans son reportage sur le fait que le groupe ADIS (Agir pour un Développement Intercommunal Solidaire) présente un candidat à la présidence de la Métro. L’ADIS regroupe de 27 à 29 élus de petites communes et entend peser sur la mise en place de l’exécutif de la Métro. France 3 termine son billet sur l’ADIS : « La gauche a impérativement besoin de l’apport de toute ou partie des voix de l’ADES pour avoir la majorité absolue au sein de l’assemblée communautaire. » Merci pour la pub et nous confirmons que l’ADES pèse d’un grand poids à gauche dans l’agglomération ! Mais pas uniquement à gauche, car elle est là aussi pour orienter l’agglomération vers la transition écologique qui s’impose pour les générations actuelles et les générations futures.

Voila une majorité qui fait ce qu’elle a dit durant toute la campagne. C’est exactement l’inverse de la précédente qui avait promis de ne pas augmenter les impôts et qui l’a fait ; qui n’avait pas dit qu’elle augmenterait les indemnités des élus de 25 % et qui l’avait fait.
Le conseil de Métro va se réunir le 25 avril 2014 pour désigner son président ou sa présidente (moins probable). C’est la première fois que le résultat n’est pas prévisible. Auparavant, le PS était majoritaire à lui seul. La majorité se construisait autour de lui. Le PS en abusait jusqu’à interdire la présence d’un seul conseiller communautaire écologiste en 2008, tout en participant d’un grand arrangement d’agglomération transformant La Métro en guichet. Actuellement avec l’augmentation du nombre de petites communes, les groupes politiques sont beaucoup plus éclatés. Le PS a désigné son candidat à la présidence, ce sera le maire de Pont de Claix, Christophe Ferrari, après un scrutin assez serré avec le maire de St Martin le Vinoux. Après de multiples hésitations le PS semblerait favorable à une majorité de gauche et écologiste, mais sur quel projet ? Les grandes manœuvres sont en cours, il serait bon que tout soit mis sur la table publiquement.
Les élections municipales à Grenoble devraient faire l’objet d’études approfondies car elles sont atypiques. Jamais des sondages ne se sont tant trompés (par qui étaient-ils payés ?) et les évolutions politiques entre les deux tours sont très intéressantes.
Go citoyenneté commence à réfléchir sur l’échec cuisant qu’il a subi lors de l’élection municipale. Le seul élu, Paul Bron a été interviewé par les journalistes du site « Place’Grenet ». Il reconnait avoir perdu le contact avec certains réseaux dans la ville, ce qui, pour un mouvement politique qui se revendique local, est évidemment problématique. « Nous avons perdu. Pour passer à autre chose, il faut comprendre avant de reconstruire. ». C’est le début de la sagesse.
Le premier conseil municipal, après l’installation du maire et des adjoints va voter les délégations que le conseil va donner au maire et l’ensemble des représentations du conseil dans les satellites de la ville et dans tous les autres organismes. Il décidera des niveaux des indemnités du maire, des adjoints, des conseillers délégués et des simples conseillers municipaux.


Le numéro de duettistes entre le Recteur de l’Académie de Grenoble et le Président de la région Rhône-Alpes est bien rodé. Au début de l’affaire, le 28 septembre 2010, les parents d’élèves avaient reçu une lettre signée des deux autorités, claire et précise annonçant la fermeture pure et simple du lycée Mounier.