Archives pour la catégorie ‘Le Rouge & le Vert Hebdo’

Politique politicienne

Publié le 26 avril 2014

Michel Destot revient sur les cause de la défaite de la liste qu’il poussait aux municipales. Dans une interview au Point (publié le 22 avril) il répond à la question : «La perte de Grenoble par le PS est l’une des grandes surprises de ce scrutin. Quelles en sont les raisons ? ». Michel Destot «Trois facteurs ont joué. La déferlante de protestation nationale, comme un peu partout ; le FN et une droite à un très bas niveau, à 30 % environ, un résultat aggravé par la présence sur la liste UMP d’Alain Carignon ; et enfin un nouveau candidat socialiste… ». Tout le monde aura compris que dans l’esprit du maire sortant, ce n’est pas à cause du bas niveau (30%) de la droite et l’extrême droite qu’il a perdu (bizarre comme argument), mais parce que la tête de liste PS était nouvelle. J. Safar appréciera. Quant au bilan de sa gestion gauche-droite de son dernier mandat, il n’est pour rien dans ce qui est bien une défaite cuisante. Sur la fin de règne, certains élus, instruits par leur fou, gagnent en lucidité et reconnaissent leurs erreurs. Rien de tel avec Michel Destot qui, sur son blog, ces derniers mois en venait à accuser la médiocrité des Grenoblois.


Rassurons Eric Grasset et Alain Pilaud qui craignent qu’on oublie ce qu’ils ont fait durant le mandat précédent, et qui s’épanchent dans la presse locale. Nous n’allons pas faire comme leur équipe qui s’appropriait tout le travail des autres. Au contraire, non seulement nous ne nierons pas ce qu’ils auront fait de bien mais en revanche nous n’oublierons pas ce qu’ils ont fait de mal. Malheureusement les dégâts sont là : ALPEXPO et son trou abyssal, les trous financiers de la mise en place des rythmes scolaires… et sans doute d’autres dégâts qu’un bilan fouillé de leur gestion fera apparaître.


On peut savourer la coquille de France 3 Alpes dans son reportage sur le fait que le groupe ADIS (Agir pour un Développement Intercommunal Solidaire) présente un candidat à la présidence de la Métro. L’ADIS regroupe de 27 à 29 élus de petites communes et entend peser sur la mise en place de l’exécutif de la Métro. France 3 termine son billet sur l’ADIS : « La gauche a impérativement besoin de l’apport de toute ou partie des voix de l’ADES pour avoir la majorité absolue au sein de l’assemblée communautaire. » Merci pour la pub et nous confirmons que l’ADES pèse d’un grand poids à gauche dans l’agglomération ! Mais pas uniquement à gauche, car elle est là aussi pour orienter l’agglomération vers la transition écologique qui s’impose pour les générations actuelles et les générations futures.

Le changement c’est maintenant !

Publié le 19 avril 2014

Le Maire à la foireVoila une majorité qui fait ce qu’elle a dit durant toute la campagne. C’est exactement l’inverse de la précédente qui avait promis de ne pas augmenter les impôts et qui l’a fait ; qui n’avait pas dit qu’elle augmenterait les indemnités des élus de 25 % et qui l’avait fait.

La majorité a baissé les indemnités des élus de 25 % comme elle l’avait annoncé (engagement n° 19).

Le maire a inauguré la Foire des Rameaux en indiquant que dès lors elle restera sur l’Esplanade, à la grande satisfaction des forains et des usagers de cette grande manifestation. (voir plus loin).

Premier conseil municipal (14 avril)

Publié le 19 avril 2014

Photo Ville de Grenoble

Ce premier conseil municipal a décidé des niveaux d’indemnité du maire, des adjoints, des conseillers délégués et des simples conseillers municipaux. Sans surprise, la majorité a appliqué sa promesse de revenir sur l’augmentation de 25 % que s’était octroyée l’ancienne majorité. Voila donc des élus qui appliquent un engagement clairement pris et expliqué dans la campagne électorale, dans une période où de plus en plus de Grenoblois ont des difficultés à boucler les fins de mois. Loin d’une décision démagogique il s’agit d’envoyer un message clair, la gestion financière de la ville sera rigoureuse et des efforts seront demandés à tous les niveaux. Il est d’ailleurs surprenant que les oppositions aient voté contre, c’est une attitude qui ne sera pas comprise par une grande majorité de Grenoblois. C’est le signe que toutes les économies possibles seront faites sans mettre en péril les politiques publiques essentielles. Cela avait commencé dès le conseil d’installation où le pot de fin de conseil était des plus succincts, cela n’a pas empêché la convivialité.

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Obstruction, j’écris ton nom

Publié le 19 avril 2014

La démocratie, le pire des systèmes à l’exclusion de tous les autres, avait dit Winston Churchill. Pour s’en assurer, il suffisait d’assister au conseil municipal de Grenoble le lundi 14 avril. A l’ordre du jour, le choix des représentants de la Ville dans les organismes extérieurs. Une grande classique des débuts de mandats municipaux. Le maire avait proposé que ces attributions de délégations se votent à main levée ; un choix de transparence des votes et de gain de temps. Que nenni, articula le leader de la Droite municipale : il fallait procéder à x votes à bulletin secret. D’où une procédure interminable, qui conduisit le conseil jusqu’à 2 heures du matin. Pour les nouveaux élus, ce second conseil fut un singulier baptême du feu, et un beau contre exemple de fonctionnement démocratique : ainsi donc, quand on est, très largement, battu dans les urnes, il reste la stratégie de l’obstruction au fonctionnement des institutions démocratiques. M. Chamussy promet un « combat acharné » pour récupérer ces délégations qu’un « sectaire » système électoral lui a volé. Décidément, en politique comme ailleurs, l’avantage de la bêtise sur l’intelligence, c’est que l’intelligence a des limites.

Jean Jonot

La Métro, encore une semaine d’attente

Publié le 19 avril 2014

Conseil de la Métro janvier 2014Le conseil de Métro va se réunir le 25 avril 2014 pour désigner son président ou sa présidente (moins probable). C’est la première fois que le résultat n’est pas prévisible. Auparavant, le PS était majoritaire à lui seul. La majorité se construisait autour de lui. Le PS en abusait jusqu’à interdire la présence d’un seul conseiller communautaire écologiste en 2008, tout en participant d’un grand arrangement d’agglomération transformant La Métro en guichet. Actuellement avec l’augmentation du nombre de petites communes, les groupes politiques sont beaucoup plus éclatés. Le PS a désigné son candidat à la présidence, ce sera le maire de Pont de Claix, Christophe Ferrari, après un scrutin assez serré avec le maire de St Martin le Vinoux. Après de multiples hésitations le PS semblerait favorable à une majorité de gauche et écologiste, mais sur quel projet ? Les grandes manœuvres sont en cours, il serait bon que tout soit mis sur la table publiquement.

Vidéosurveillance, le poisson d’avril a bien fonctionné

Publié le 19 avril 2014

Le maire, Eric Piolle, a fait un beau poisson d’avril en proposant de revendre les caméras de vidéosurveillance de Grenoble au maire de Nice, grand consommateur de caméras.

Mais les oppositions de droite et du centre ne connaissent pas l’humour et l’ironie. Et voila que les oppositions se manifestent en prenant pour argent comptant ce gag et des municipalités gérées par l’UMP qui se mettent sur les rangs !

L’UMP s’empresse de vouloir faire signer une pétition aux Grenoblois pour obtenir un référendum municipal sur l’augmentation de la vidéosurveillance. Mais le cadre règlementaire de ce type de pétition n’est pas encore décidé et le type de consultation à mettre en place non plus. Il s’agit de choses suffisamment importantes pour ne pas faire comme avant, c’est-à-dire une charte de la démocratie locale suffisamment molle pour ne pas être contraignante, laissant les mains libres aux élus en place, ce qui était la négation d’une démocratie vivante. Et comme il va falloir associer les habitants à l’élaboration des nouvelles pratiques démocratiques ça va prendre un peu de temps.

Rappelons que la vie dans des assemblées délibérantes responsables demande de la patience et un travail de fond et pas d’agitation fébrile.

Coté opposition PS et assimilés, la fausse colère de J. Safar n’apporte rien au débat. L’ancienne équipe s’était engagée, avant de prendre une décision définitive, à faire une évaluation de ce qu’allait apporter l’expérience de l’implantation de caméras dans trois zones de l’espace public et de revenir devant le Conseil municipal. Cet engagement (un de plus) n’a pas été tenu et l’évaluation a été faite mais non rendue publique.

La nouvelle majorité, conformément à ses engagements va reprendre ce dossier en toute transparence. Ce qui est en cause ce ne sont pas les caméras qui équipent le tram ou les bâtiments publics, mais celles situés dans l’espace public qui constituent une intrusion dans la vie privée qui pose questions.

Pour connaître dans le détail la position de la majorité sur cette question, voir la conférence de presse du 26 février 2014.

Quelques leçons des résultats des élections municipales à Grenoble

Publié le 19 avril 2014

Vote ArlequinLes élections municipales à Grenoble devraient faire l’objet d’études approfondies car elles sont atypiques. Jamais des sondages ne se sont tant trompés (par qui étaient-ils payés ?) et les évolutions politiques entre les deux tours sont très intéressantes.

Que prédisaient les sondages, ceux publiés et non publiés : la liste de la majorité de droite et PS sortante menée par J. Safar était largement en tête au 1er tour et la liste du rassemblement menée par Eric Piolle était soit en 2e soit en 3e position. Et le plus surprenant c’était qu’au 2e tour en cas de triangulaire (PS, Rassemblement, UMP), la liste du Rassemblement s’effondrait au profit de la liste Safar, ce qui était une prédiction très curieuse. (voir plus loin les détails sur ces sondages).

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La Foire des Rameaux et l’Esplanade

Publié le 19 avril 2014
Foire des Rameaux Grenoble

Photo « Vivre à Grenoble »

La nouvelle majorité avait promis, si elle était élue, qu’elle garderait le site de la grande Esplanade comme lieu de respiration et d’accueil de grands évènements dont la ville et l’agglomération ont besoin.

Cette année c’était le 80e anniversaire de la foire des Rameaux à l’Esplanade. Auparavant la foire se tenait (depuis 1905) place Saint Bruno C’est une des plus grandes foire d’Europe.

Le maire Eric Piolle a participé, le 12 avril 2014, à l’inauguration de cette grande manifestation. L’association « Vivre à Grenoble » a fêté comme il se doit cet évènement en déployant une banderole souhaitant longue vie à la Foire sur ce site historique.

Il reste maintenant à la majorité de revoir entièrement, avec les habitants, le projet urbain de l’Esplanade. L’ancienne majorité avait fait appel auprès de la cour Administrative d’Appel de Lyon du jugement que nous avons obtenu du tribunal administratif annulant le PLU de l’Esplanade. Le maire serait bienvenu de retirer cet appel sous peu.

Un début d’analyse d’un échec

Publié le 19 avril 2014

GO-citoyenneteGo citoyenneté commence à réfléchir sur l’échec cuisant qu’il a subi lors de l’élection municipale. Le seul élu, Paul Bron a été interviewé par les journalistes du site « Place’Grenet ». Il reconnait avoir perdu le contact avec certains réseaux dans la ville, ce qui, pour un mouvement politique qui se revendique local, est évidemment problématique. « Nous avons perdu. Pour passer à autre chose, il faut comprendre avant de reconstruire. ». C’est le début de la sagesse.

Par contre il y a encore des choses importantes qu’ils n’ont pas compris : « Je pense, en revanche, que nous avons fait une campagne trop traditionnelle qui n’était pas adaptée au désir de changement. La liste concurrente a anticipé cela, à commencer par la figure de son leader qui s’est imposée au fur et à mesure de la campagne, en laissant dans l’ombre ses partenaires improbables. » La liste du rassemblement ne se résume pas à une figure sympathique et compétente entourée de partenaires discutables !! Là il va falloir qu’ils affinent leurs analyses car ils ont faux sur toute la ligne. La construction du Rassemblement a créé une synthèse parfaitement incarnée par la tête de liste, qui a mis en mouvement des militants et de citoyens, femmes et hommes, d’opinions diverses mais animés de valeurs simples et efficaces : priorités à l’action citoyenne, de gauche et écologiste, et des propositions de changement touchant la vie quotidienne des Grenoblois.

Quelle opposition seront-ils ? « Nous ne serons pas dans la dérive procédurière de l’Association démocratie écologie et solidarité (Ades) qui est intervenue uniquement à charge dans le mandat précédent ». Il faut toujours avoir un bouc émissaire, mais là aussi ils devraient trouver des motifs d’interrogation sur les pratiques politiques qu’ils ont développés et que l’ADES a dénoncé durant 6 ans sans concession. Parfois il faut savoir écouter l’opposition, surtout quand elle prévient, avant le vote de la délibération, qu’elle est illégale et sera attaquée. Et GO devrait vite s’apercevoir que loin d’être une dérive procédurière la pratique de l’ADES est assez efficace pour permettre d’accélérer le changement politique.

Enfin une dernière inexactitude : « la ville a un budget équilibré ». C’est totalement faux et bientôt tout sera mis sur la table avec une dégradation de la situation financière catastrophique ces derniers mois. Autant le budget primitif 2014 était équilibré tel qu’annoncé avant la campagne électorale, autant le résultat réel ne le sera pas, et les responsabilités devront clairement dénoncées.

PC Grenoble comme Pas Compris Grenoble

Publié le 19 avril 2014

Le PCF Isère qui s’était mis dans le bus Safar pour avoir des élus sans débattre des projets n’a plus aucun élu au conseil municipal de Grenoble : il a brillé par un communiqué d’entre deux tours soutenant Safar contre « le projet catastrophique » du Rassemblement, « l’inflation démagogique de la liste écologiste », « la conditionnalité bloquante des aides aux entreprises » du Rassemblement. Nous sommes passés à deux doigts d’une attaque contre « la menace d’extrême-gauche » que constituerait le Rassemblement, thème développé par Safar, la droite et l’extrême-droite. Dans ce communiqué de la chambre de commerce, pardon du PCF Isère, les représentants du PCF qui voulaient être élus derrière Safar s’opposent clairement à la remunicipalisation des services publics délégués au privé.

Merci patrons.

Conseil municipal lundi 14 avril à 18 h

Publié le 11 avril 2014

salle du conseil municipal de GrenobleLe premier conseil municipal, après l’installation du maire et des adjoints va voter les délégations que le conseil va donner au maire et l’ensemble des représentations du conseil dans les satellites de la ville et dans tous les autres organismes. Il décidera des niveaux des indemnités du maire, des adjoints, des conseillers délégués et des simples conseillers municipaux.

L’heure du conseil est déplacée à 18 h pour permettre à celles et ceux qui travaillent d’y assister.

La mise en place de la nouvelle majorité

Publié le 11 avril 2014

La nouvelle majorité s’est mise très rapidement au travail. Le conseil municipal d’installation s’est tenu le plus vite possible après l’élection, soit le vendredi 4 avril. Le premier conseil se tiendra lundi 14 avril à 18 h, ce qui n’était pas possible plus tôt. La nouvelle équipe doit très vite imposer son rythme et sa manière de travailler car il y a urgence. Les premières informations indiquent que la situation financière laissée par l’ancienne majorité est très dégradée et ne correspond pas du tout aux prévisions budgétaires.

Les premières mesures prises montrent la volonté de la nouvelle équipe de vouloir gérer l’argent public avec rigueur et parcimonie. La diminution du nombre d’adjoint et du nombre de conseiller délégués va dans le bon sens et la décision de baisser de 25 % les indemnités des élus sera appliquée. Au lieu de dépenser 1,2 M€ par an, la ville dépensera environ 0,9 M€ Soit une économie non négligeable de 300 000 € par an soit pour les 6 ans une économie d’environ 2 M€, c’est l’équivalent de 8 emplois pérennes à temps plein.

La volonté de transparence de la nouvelle majorité se traduira vite en acte et les indemnités seront rendues publiques et accessibles à tous. Il y aussi une volonté d’égaliser les indemnités en cas de cumul de fonction afin de rompre avec la situation précédente où certains élus dépassaient les 8000 € par mois grâce à l’accumulation des mandats et des fonctions dans les satellites.

Il est prévu qu’il n’y aura pas de cumul d’exécutif entre la ville et la Métro, donc un adjoint ou conseiller délégué à la ville ne devrait pas être vice-président ou conseiller délégué à la Métro.

La nouvelle majorité a du pain sur la planche et le plus urgent sera de réparer les dégâts financiers importants laissés par l’ancienne équipe durant la dernière année. Il faudra annuler tout ce qui n’est pas indispensable au fonctionnement normal de l’institution et à la qualité des services aux habitants. Des audits financiers devront être menés rapidement pour y voir clair à la ville et dans les satellites.

Le cas d’ALPEXPO devra être réglé rapidement, le trou financier devient gigantesque, la prudence voudrait que la ville se désengage vite de cette catastrophe.

Les Grenoblois ne vont pas regretter d’avoir changé d’équipe municipale car laisser la même en place signifiait à terme la mise en faillite de la ville comme on l’a connu sous la gestion de droite entre 1983 et 1995.

Et la Métro ???

Publié le 11 avril 2014
Salle du Conseil de la Métro

Photo GK

La mise en place du conseil de la Métro aura lieu le 25 avril. Dans toutes les communes le choix des conseillers communautaires a été fait lors des élections municipales. Il y aura 31 conseillers issus de Grenoble soit 25 % du conseil de Métro. Sur les 31 il y aura 22 du Rassemblement citoyen de la gauche et des écologistes, 4 du groupe Safar, 4 de l’UMP et 1 du FN.

Les grandes manœuvres ont commencé en coulisses pour la formation de la nouvelle majorité et la désignation des candidats à la présidence de la Métro. La défaite de M. Baïetto à Eybens a bouleversé la donne car ce dernier avait préparé sa réélection depuis longtemps en menant campagne auprès des maires des petites communes. La défaite de J. Safar à Grenoble affaiblit le PS qui n’est plus aussi dominateur à la Métro mais qui reste néanmoins le groupe le plus important et qui devrait présenter au moins un candidat à la présidence. J. Safar, chassé de Grenoble voudrait se refaire à la Métro, il cherche donc des alliés pour cela.

Le rassemblement citoyen de la gauche et des écologistes va former un groupe important (environ une trentaine de conseillers communautaires) et propose qu’une majorité de gauche et écologiste se mette en place sur des grandes priorités politiques et pas seulement sur des répartitions de postes. Le maire de Grenoble a un rôle important à jouer dans cette construction puisqu’il n’est pas suspect de vouloir rouler pour lui, n’étant pas candidat à la présidence ou à une vice-présidence.

Espérons que les postures politiciennes ne l’emporteront pas sur les positions de fond car ce qui va se passer à la Métro jusqu’au 1er janvier 2015, date de passage à la Métropole, va être déterminant pour l’avenir de l’action publique dans l’agglomération. Il faudra une mobilisation de toutes les énergies des personnels et des élus pour mettre en place ce nouvel outil pour construire l’agglomération de demain. Ou bien l’intérêt général communautaire l’emportera ou bien les petites combinaisons politiciennes détruiront toute capacité d’action pour répondre aux enjeux actuels.

A suivre ….

La bonne pratique de Grenoble est-elle transférable ?

Publié le 11 avril 2014
Meeting Rassemblement Grenoble 19/3/14

Photo GK

Depuis le 30 mars 2014, date du succès de la liste du rassemblement citoyen, de la gauche et des écologistes, il n’y a pas un article ou émission politique qui ne présente la démarche grenobloise comme l’exemple à suivre. Dans le marasme ambiant, effectivement, on peut comprendre que la primaire à gauche qui s’est déroulée à Grenoble en intéresse plus d’un, et notamment, certains partis politiques nationaux en quête d’alternative. Mais attention à ne pas aller trop vite en besogne dans les solutions magiques qu’affectionnent les médias et la «province parisienne», car si un tel résultat a été obtenu à Grenoble, ce n’est pas le fait d’un simple collage d’étiquettes, mais le fruit d’un très long travail sur le terrain. Et ce succès n’a d’intérêt que s’il est soutenable dans le temps car la conquête d’un «pouvoir» n’est rien par rapport à son exercice au quotidien pendant 6 ans. Heureusement de nombreux ingrédients ont été rassemblés pour changer les manières de faire, reste à bien les agencer à l’avenir.

Par delà la qualité de la campagne et de la liste, plusieurs ingrédients ont permis ce résultat :

  • une capacité de faire permettant de peser sur les politiques municipales et d’agglomération successives, soit dans l’opposition à la droite au pouvoir (1983-1995), soit minoritaires écologistes dans une majorité d’union de la gauche (1995-2008), soit dans l’opposition à un arrangement « gauche » et droite (2008-2014),
  • une méthode, en contestant de manière non incantatoire ou symbolique les intérêts aux affaires, en proposant des alternatives en actes, innovantes, en démontrant une compétence à restaurer l’intérêt général et à gouverner la cité de manière citoyenne, de gauche et écologiste.
  • une volonté de coproduire ces alternatives avec les forces vives de cette ville (entreprises, services publics et privés, citoyens) et notamment les associations : unions de quartiers, associations de migrants et de demandeurs d’asile, associations d’éducation populaire, associations sociales et culturelles, ….

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Une nouvelle équipe au travail

Publié le 5 avril 2014

Le conseil municipal d’installation a eu lieu le vendredi 4 avril 2014, et procédé à l’élection du Maire et des adjoints : autour d’Eric Piolle, maire le mieux élu de l’histoire de Grenoble depuis 1983 avec 50 voix sur 59, 20 adjoints et adjointes vont aider à faire de Grenoble Une ville pour tous.

Conformément aux engagements de la liste Grenoble Une ville pour tous, et avec l’aide des agents de la municipalité qui se sont mobilisé très rapidement pour le permettre, ce premier conseil a été retransmis en direct sur internet, vous pouvez le revoir depuis le site de la Ville de Grenoble.

EquipeRassemblementMairie04042014

Les élus du Rassemblement citoyen, de la gauche et des écologistes assemblés autour d’Eric Piolle, nouveau maire de Grenoble
Photo GK, tous droits réservés

En bref : M. Boileau, GF38, logement social, super-embauches

Publié le 25 mars 2011

Maryvonne Boileau, le retour…

Suite à la démission du Conseil régional de Mme Marie-Noëlle Battistel (députée PS de la 4ème circonscription de l’Isère), M. Boileau retrouve le 156ème poste d’élu. Pour autant elle maintient son recours au Conseil d’Etat contre la décision de supprimer le 157 ème poste. Si elle gagne, c’est Eric Grasset de la liste PS qui sera appelé à siéger. Décidemment les écologistes sont unitaires pour deux !

GF38, rendez-vous le 8 avril

Un nouveau repreneur, Christophe Maillol, homme d’affaires investi dans le football français et brésilien depuis une dizaine d’années, a signé un protocole d’accord avec Index pour acheter tout ou partie du GF38. Le protocole d’accord peut être annulé jusqu’au 8 avril. Le repreneur se déclare prêt à apporter 3 M€. Pour l’instant l’avenir sportif et administratif du GF 38 est plutôt sombre. A suivre.

Logement public ou logement social ?

Quand le vocabulaire essaye de camoufler les réalités. De plus en plus de voix s’élèvent pour abandonner l’appellation « logement social » au profit de « logement public ». Pourtant ce logement est attribué sur critères sociaux et n’est donc pas accessible à tous, il ne répond pas aux exigences d’un service public stricto sensu. Pourquoi vouloir camoufler la réalité ? Il faut au contraire donner toute sa noblesse à l’appellation et expliquer que les 2/3 des Français peuvent y accéder. Le logement social pourrait être un des moyens de lutter contre la spéculation immobilière s’il était massivement construit.

Vous avez dit visionnaire ?

Un de nos lecteur nous signale : « il y a environ 10 ans quand je suis arrivé à Grenoble on disait que Grenoble était tout proche des 20% de logements sociaux (19,5%). 
Aujourd’hui notre cher Maire se vante d’avoir atteint les 20% et vise les 30%. C’est là que c’est drôle car si nous augmentons la part de logements sociaux sur la ville au même rythme que ces dernières années il nous faudra 200 ans pour atteindre l’objectif ! C’est cela un maire visionnaire ! Il fixe des objectifs à 200 ans… »

Le CCAS se paye une annonce dans Le Monde

Pour embaucher un collaborateur, le Centre communal d’action sociale – CCAS se paye une annonce à 5 400 € dans Le Monde Economie (15 mars). Pourtant pour le type de poste recherché il suffit d’utiliser les réseaux habituels (Gazette des communes, lettre du cadre, CNFPT…). On peut donc faire des économies autrement qu’en supprimant les primes des personnels les moins bien payés.

Le Maire de Grenoble embauche un super membre de cabinet pour sa communication !

Vu dans Le Monde Economie du 22 mars, pour encore plus cher (il y a de la couleur). « Grenoble l’esprit d’innovation. La ville recrute le Directeur de la communication et de l’animation ». Il est recruté directement « sous la responsabilité du député-maire », pas sous celle du Directeur général des services ! Il s’agit donc bien d’un membre de cabinet qui travaillera pour le député et le maire… Il est précisé qu’il doit être « doté du sens politique », sous entendu, d’une ouïe très développée pour entendre la voix de son maître.

Enfin, après plus de 10 ans d’attente une nouvelle réglementation en matière de séismes

Publié le 21 mars 2011

Mise à jour 21 mars 2011

Suite à la situation au japon, et notamment aux impacts sur les centrales nucléaires, voici des éléments complémentaires :

Rappelons que le Sud Est est la région la plus nucléarisée de France !

Texte publié le 19 novembre 2010

Depuis 1991, date de la dernière réglementation préventive en matière de séisme, il est démontré, par des scientifiques en particulier grenoblois reconnus internationalement, que le classement de la région grenobloise en zone « 1b risque modéré » est erroné et doit être relevé.

Nous, écologistes grenoblois, l’avions relevé, annoncé et énoncé publiquement lors des différents plans d’occupation des sols, ZAC (dont les ZAC Europole), plans locaux d’urbanisme, enquêtes publiques sur les équipements et installations (grand stade d’agglomération et son parking souterrain, rocade Nord, autorisations d’INB du CEA et de l’ILL, autorisations des installations chimiques de Pont-de-Claix et Jarrie, protection contre les inondations…).

Nos exigences n’ont pas été prises en compte.

Aujourd’hui, avec un retard de plusieurs années et un délai supplémentaire jusqu’au 1er mai 2011, ces affirmations étayées sont enfin prises en compte par des décrets n°2010-1254 et 2010-1255 et arrêté du 22 octobre 2010.

Parmi les modifications les plus importantes par rapport au zonage sismique de 1991, l’augmentation du niveau de sismicité de la zone allant de Chamonix à Grenoble, qui passe d’une zone Ib (zone de sismicité modérée) à la zone 4 (sismicité moyenne c’est-à-dire la plus importante de métropole dans le nouveau zonage).

La région grenobloise est donc dans une zone de sismicité la plus importante de France métropolitaine.

Cette information d’importance est passée sous silence par le site du préfet de l’Isère, car elle n’a pas fait l’objet d’un discours de M. Sarkozy.

Nous informons donc la population et les services publics concernés par la sûreté des installations et la sécurité des personnes et des équipements, ainsi que les services de secours de notre région.

Nous demandons que les services de l’Etat dans le département, et à défaut les maires des communes, informent la population et l’ensemble des services concernés, et que des exercices soient réalisés pour tester les moyens de secours en situation sismique.

Série décalée

Publié le 5 mars 2011

Serions-nous assez fous ou inconséquents pour nous opposer, par simple posture idéologique (comme le dirait la droite et certains membres du PS) à une initiative permettant d’améliorer une situation sociale dégradée ? Peut-on dire cela de la désormais fameuse « série télévisée » de Villeneuve que la majorité a approuvé au dernier conseil municipal ?

A l’heure où le renouvellement urbain se précise avec le changement de la collecte des ordures ménagères, les projets de démolition des silos et des appartements du 50 Galerie de l’Arlequin, du projet de déplacement du marché… toutes décisions qui méritent débats. Après le discours calamiteux et démagogique (mais c’est un pléonasme) du Président de la République, jetant opprobre sur le quartier et alors que le chômage des jeunes est au plus haut, pendant que leurs cadets pâtissent des coups portés par le ministre de l’Education Nationale, on a le droit, en effet de s’interroger, sur la place d’une « série télévisée » dans un tel contexte. Tout d’abord quel en est l’objectif ? Une diffusion sur une chaîne télévisée ? Personne, et surtout pas les professionnels ne peuvent croire à la possibilité de tourner une véritable série pour une somme aussi limitée (180 000€). Pas plus un documentaire, avec les risques de stigmatisation que l’on connaît.

Pourtant ces 180 000€ pourraient être très importants pour combler d’autres besoins.

Alors s’il n’est pas question de série télé de quoi s’agit-il ? « … de développer un projet artistique innovant mais bien ancré au niveau local » est-il indiqué dans l’appel à projets. Fort bien, aussi peut-on s’interroger sur les raisons qui ont poussé la majorité à retenir un groupe d’associations quasi inconnues à Grenoble. Pour ce qui est de l’ancrage local, et de la création artistique et audiovisuelle, il nous semble que Grenoble est plutôt bien pourvue en associations qui ont fait leurs preuves (Les Arpenteurs, La Fabrique des Petites Utopies, Le Centre Audiovisuel de Grenoble… pour ne citer qu’eux).

On ne peut s’empêcher de voir dans ce projet une manière pour la municipalité de séduire les médias nationaux, et l’on imagine déjà les titres ronflants. L’art, la création, la culture en général vont de pair avec le social, et contribuent à l’épanouissement de chacun. Il n’y a pas de priorité contrairement à ce que d’aucuns laissent entendre. Encore faut-il que les principaux intéressés soient sinon à l’origine du moins étroitement associés à un projet.

On ne peut donc que douter de l’effet d’une telle initiative, née de l’esprit de quelques élus, et qui semble plaquée, artificielle et en décalage avec la réalité.

Maintenant tout est clair, ils veulent fermer le lycée Mounier

Publié le 28 janvier 2011

Le numéro de duettistes entre le Recteur de l’Académie de Grenoble et le Président de la région Rhône-Alpes est bien rodé. Au début de l’affaire, le 28 septembre 2010, les parents d’élèves avaient reçu une lettre signée des deux autorités, claire et précise annonçant la fermeture pure et simple du lycée Mounier.

Depuis, face à la forte mobilisation du collectif Mounier, les deux larrons ont adopté une tactique visant à gagner du temps et à faire pourrir la situation espérant la démobilisation. Chacun de son coté a joué sa petite musique en accusant l’autre de ne pas comprendre ce qu’il voulait et demandant des explications, ou en lançant une médiation, contraint et forcé, mais sans y croire. Bref cette mauvaise pièce de théâtre se termine par la décision du recteur réaffirmée le 25 janvier : pour lui, il n’y aura pas de classes de secondes à Mounier à la rentrée 2011 et le lycée fermera deux ans plus tard conformément à la demande initiale du président de la région du 25 Novembre 2010 qu’il n’a pas eu le bon sens de retirer lors de la nomination des médiateurs.

L’ADES estime que le Président de la région Rhône-Alpes n’a pas la compétence pour prendre une telle décision : c’est au Conseil régional qu’elle revient de droit, c’est à dire aux élus de cette assemblée et non à l’exécutif ni à l’administration… Evidemment, le Président de la Région ne veut pas faire délibérer le Conseil régional car il pense, à juste titre, qu’il n’aurait pas de majorité. Mais le Recteur n’a pas à appliquer la décision du Président de la Région, car cette décision est illégale et non exécutoire. C’est en ce sens, et pour que la justice se prononce, que le collectif Mounier a déposé divers recours au tribunal administratif. L’affaire n’est pas terminée, et la mobilisation se poursuit.

On ne peut par ailleurs que souligner l’incapacité du maire de Grenoble à agir efficacement dans ce dossier, c’est pourtant lui qui a la compétence de la police de sécurité et pas JJ. Queyranne.

A noter la double initiative réussie des élus écologistes régionaux qui, le 26 janvier, ont proposé à tous les groupes de la majorité de tenir une conférence de presse commune dénonçant les positions du Président de la Région, puis le soir en réunion extraordinaire de la commission lycées régionale, ont fait confirmer par les techniciens la faisabilité technique de la reconstruction sur place en bâtiments modulaires préfabriqués dans la cour pour 450 élèves, ouvrant la voie à une motion unanimement votée et fixant une feuille de route claire au Président : appliquer la solution des médiateurs en préservant la communauté éducative et toutes les options pendant toute la reconstruction.

Cependant des tentatives de récupération politique se font jour, divers candidats aux cantonales s’agitent, les communiqués pleuvent de partout, mais beaucoup d’agitation et peu d’actions locales efficaces contre les décisions du Recteur et du Président de la Région. La force du mouvement des Mounier est son pluralisme, il serait dommage qu’il soit utilisé pour valoriser des boutiques politiques.

Au CCAS, la crise financière s’amplifie

Publié le 28 janvier 2011

Le Centre communal d’action sociale – CCAS de la ville de Grenoble, après avoir vidé ses fonds propres, est entré depuis quelques années dans des déficits chroniques qui remettent en cause la politique sociale.

Les raisons en sont multiples : la crise sociale qui s’amplifie et l’augmentation des recours à l’aide sociale, mais surtout les déficits structurels d’activités comme la mission «personnes âgées» qui n’entre pas dans la compétence principale du CCAS mais dans celle du Conseil général de l’Isère.

Face à cette situation – qui peut conduire à une administration directe de l’Etat et à l’abandon de nombreuses actions en nivelant par le bas – la présidence du CCAS a entrepris une recherche d’économies avec des conséquences inévitables sur les usagers : augmentation des tarifs d’hébergement en établissements pour personnes âgées (jusqu’à +7%), réduction des remplacements de personnels, gel de l’ouverture de nouvelles places en crèches qui sont déficitaires… Certains personnels sont affectés à des postes précaires renouvelés de trimestre en trimestre en attendant le renouvellement de conventions avec l’Etat et le conseil général de l’Isère… Des établissements déficitaires sont transférés à des mutuelles qui, outre le manque de personnel en poste, ont également de plus grandes difficultés à les gérer…

Certes la Ville a augmenté sa subvention au CCAS, mais pas suffisamment. Les élus écologistes, au vu des besoins, avaient proposé une augmentation supplémentaire de la subvention lors du vote du budget 2011 mais la majorité municipale l’avait refusé.

L’Etat, la Caisse d’allocations familiales – CAF et le Conseil général de l’Isère profitent à Grenoble d’un CCAS fort (le 2ème de France après Paris) pour se décharger sur lui des responsabilités qui leur incombent.

Il serait temps que le maire prenne en main ce dossier et organise avec tous les partenaires (Etat, Conseil général, CAF…) un « Grenelle local du social », lui qui est si friand de cette formule fourre-tout. Il devrait y associer tous les maires de l’agglomération : ceux-ci ont en effet manifesté récemment leurs inquiétudes face à la politique de restructuration menée tambour battant par le président du Conseil général de l’Isère qui liquide progressivement ce qui reste des politiques de proximité au lieu de les renforcer.


ADES  - Le Rouge et le Vert
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