Archives pour la catégorie ‘Le Rouge & le Vert Hebdo’

Chauffage urbain, ça chauffe de plus en plus

Publié le 28 janvier 2011

Les tarifs décidés par la majorité municipale et appliqués par la Compagnie de Chauffage (CCIAG) sont beaucoup trop élevés par rapport au service rendu. De plus en plus de copropriétés interviennent auprès des élus et de la CCIAG pour que les tarifs soient revus à la baisse, mais en vain.

Il n’est pas acceptable qu’un service public fasse plus de 4 millions d’euros de bénéfices net.

De plus une copropriété a découvert récemment que la CCIAG avait majoré indûment le coût de l’abonnement, en contradiction avec le règlement du service : en effet, il est prévu une dégressivité de l’abonnement en fonction de la puissance tarifaire et ceci n’est pas appliqué correctement dans ce cas précis. Mais cette copropriété est-elle la seule dans ce cas ?

D’autres questions se posent sur le calcul de l’abonnement au moment du changement de tarifs en juillet 2008.

Un recours au Tribunal de Grande Instance de Grenoble devrait marquer le début de l’intervention du judiciaire dans cette affaire, alors que la justice administrative a été saisie depuis des années mais qu’elle n ‘a toujours pas rendu de jugement.

La laïcité grignotée par petites touches

Publié le 28 janvier 2011

Non contente d’avoir instauré en septembre 2010 des repas « sans viande » dans les restaurants scolaires où certains refusaient de voir le résultat du lobbying d’un petit groupe de pression fondé sur la religion, la municipalité de Grenoble persiste et franchit une nouvelle étape dans les coups qu’elle porte à la laïcité : elle a décidé d’engager une « formation action sur le fait religieux à destination des professionnels des secteurs 3, 5 et 6 » pour un coût forfaitaire de 14 400 €.

On remarquera que les initiateurs de cette « formation » n’ont pas cru bon de devoir l’étendre à tous les secteurs de la ville. Victor Hugo disait « je veux l’Etat chez lui et l’Eglise chez elle ». Qu’est-ce qui peut bien motiver la municipalité pour ne plus assurer à ce point, la liberté de conscience (en l’occurrence celle des agents de la fonction publique) qui est le premier principe fondateur de la Loi de 1905 ? Ceux qui contribuent depuis quelques années à vider de leur sens les mots de Résistance, République… Laïcité, ne devront guère s’étonner de les voir objet d’un hold-up, pervertis et recyclés à la sauce nauséabonde de l’extrême droite.

L’ADES organisera prochainement une formation sur la laïcité.

L’ (A) Vœux

Publié le 21 janvier 2011

Le programme de la soirée des vœux du maire et de sa municipalité, le 15 janvier dernier, était plutôt alléchant. Des élèves des conservatoires de danse de Grenoble, Bytom (Pologne) et Essen (Allemagne) présentaient un ballet concocté par le chorégraphe grenoblois JC Gallotta sur le thème «Les 3 voiles d’Europa». Voilà pour le spectacle qui chaque année est précédé d’une intervention du maire.

Jusque-là, ce dernier nous avait habitué à faire le bilan de l’année écoulée et à tracer quelques perspectives, grands projets et orientations politiques pour l’année à venir. Cette année, sans doute celle des restrictions, il aura fallu se contenter de phrases telles que «2010 l’année d’un été difficile», suivi d’un tissu de lieux communs comme «les jeunes ne sont pas un problème, mais un espoir», ou autre perle du genre «Grenoble doit rester ouverte à l’Europe, au monde et au Maghreb». Il ne lui restait plus qu’à demander à la directrice du conservatoire de Bytom et au vice-maire de Essen de présenter leurs vœux dans leurs langues respectives et sans traduction (c’est vrai à quoi aurait donc pu servir une traduction?) et après ? Après… rien. Rien sur les JO, la Rocade Nord, le stade, le GF38, l’augmentation des impôts, la vidéosurveillance, les problèmes d’emplois et de logements, le lycée Mounier… On a pourtant connu les envolées lyriques d’un M. Destot plus volubile, enthousiaste, martelant que lui seul et ses amis détenaient la vérité sur cette liste de belles réussites. Mais voilà, si le maire n’a plus rien à dire aux Grenoblois c’est sûrement la faute des écolos. Bonne année !

Mounier le temps des mises au point

Publié le 21 janvier 2011

Pour que tout un chacun puisse se faire une opinion sur la manière dont certains grands élus ou administrateur gèrent les services publics…

  1. Sans aucune explication le programme de rénovation du lycée, prévu et financé par la Région, a été stoppé début 2010.
  2. Le Président de la Région prenant prétexte de nouvelles questions de sécurité (pour l’instant non avérées) décide, seul et sans aucun débat avec sa majorité régionale, de fermer le lycée à la rentrée 2011. Il est immédiatement soutenu par le maire de Grenoble. Avec le Recteur, JJ. Queyranne avertit le 27 septembre 2010 les parents d’élèves que le lycée sera fermé à la rentrée 2011.
  3. La mobilisation très forte des Mounier met en difficulté le maire qui est obligé de prendre une certaine distance avec le Président de la Région. La mobilisation, soutenue dès le début par les élus écologistes à la Ville et à la Région, fait reculer le Président qui décide le 19 novembre que les élèves pourront terminer leur scolarité à Mounier, mais il n’y aura plus de secondes à la rentrée 2011 ni de BTS. Il écrit le 25 novembre au Recteur pour qu’il organise la rentrée 2011 sans les secondes ni les BTS.
  4. La mobilisation continue. Les élus écologistes à la région proposent qu’il y ait une médiation. Les médiateurs nommés par JJ Queyranne ont quelques difficultés à remplir leur mission devant notamment l’hostilité du recteur qui se cache derrière la lettre (devenue de facto caduque depuis la mise en place de la médiation) de JJ. Queyranne du 25 novembre. Les médiateurs rendent leurs conclusions le 11 janvier 2011, proposant de réintroduire des secondes à la rentrée 2011. Mais JJ. Queyranne, au lieu de soutenir la proposition des médiateurs demande seulement son avis au recteur, créant une situation ubuesque.
  5. Le recteur avait prévu d’intervenir après le dépôt des conclusions des médiateurs, pour réaffirmer qu’il s’en tenait à la seule lettre du 25 novembre du Président du Conseil régional. Pour l’instant il ne l’a pas fait. Il attend la nouvelle position de Queyranne…

Il faut savoir que toutes ces décisions sont prises dans des conditions très irrégulières et que les recours administratifs commencent à tomber. Il ne faut pas relâcher la mobilisation, car l’issue positive est possible si tout le monde pousse dans le même sens.

Politiquement, il est intéressant de noter que les décideurs dans cette affaire sont tous adhérents ou proches du parti socialiste. A travers cet exemple, on voit que le PS n’est plus un vrai parti mais un syndicat d’élus ou de gestionnaires dont la priorité n’est pas le bien public, le service public de l’éducation nationale comme dans les quartiers sud de Grenoble en l’occurrence. Il s’agit plutôt de la pérennisation de la carrière de ses notables et du souci des convenances, pour ne pas entrer en confrontation avec les représentants de l’Etat UMP qui est pourtant en train de détruire l’Etat avec la RGPP (révision générale des politiques publiques).

Tunisie, la longue marche vers la démocratie

Publié le 21 janvier 2011

La révolution de Jasmin a fait fuir le dictateur et tous les démocrates ne peuvent que se réjouir de cet évènement. Il est important que toute l’aide soit apportée aux opposants à la dictature pour qu’ils puissent enfin construire une démocratie digne de ce nom dans ce si joli pays.

Il est par contre navrant de voir que nos gouvernants ont soutenu jusqu’au bout le dictateur en place, lui proposant même de l’aide pour améliorer ses forces répressives.

Dessin Cled'12, tous droits réservés

Il est aussi navrant d’apprendre qu’une délégation d’élus de la majorité municipale de Grenoble se soit rendue en pleine révolution à Sfax, du 7 au 12 janvier 2011 pour discuter avec les autorités de la ville acquises à la dictature. Grenoble est jumelée avec Sfax, mais la majorité municipale a toujours refusé de prendre contact avec les opposants au régime dictatorial. En mai 2009, lorsqu’une élue écologiste (M. Girod de l’Ain) a fait partie d’une délégation de la ville et qu’elle a demandé la possibilité de rencontrer les représentants Tunisiens de la Ligue des Droits de l’Homme elle a essuyé un refus ferme de l’ensemble des officiels de la majorité. Elle est passée outre. Grâce aux contacts établis par l’intermédiaire des opposants Tunisiens de Grenoble, elle a pu s’entretenir avec l’un des représentants de la Ligue des droits de l’homme de Tunisie. Elle a dû subir quelques critiques acerbes, notamment celle-ci : « on ne fait pas d’ingérence dans les pays accueillants, ce sont des choses qui ne se font pas ».

Nous regrettons vivement que MM. De Longevialle et Detroyat, respectivement adjoint et conseiller municipal délégué au maire de Grenoble n’aient pas eu le réflexe élémentaire de solidarité envers les Tunisiens qui menaient un combat pour retrouver la liberté. Les élu-e-s écologistes vont demander un compte rendu exhaustif du bilan de cette rencontre avec la municipalité de Sfax dont les élus sont tous issus du parti unique. Ont-ils fait savoir à la population qui subissait la pire répression que la Ville de Grenoble était solidaire de leur lutte pour la démocratie ?

Décidemment cette majorité « droite-gauche » devrait vite revoir sa politique de coopération décentralisée pour la rendre conforme à ce que peut en attendre une ville Compagnon de la Libération.

GF 38, à quand la fin de la dégringolade ?

Publié le 21 janvier 2011

Durant la semaine dernière, on a eu droit tous les jours aux hésitations, à l’ultimatum sans cesse repoussé du repreneur qui essayait par tous les moyens de faire baisser les prix. Il faut avouer que racheter le GF 38 tenait du plus haut masochisme. M. Granturco aurait donc décidé de ne pas racheter le club de football professionnel.

Le GF 38 ne va pas poursuivre son appel à la DNCG (le « gendarme du foot professionnel »), il sera donc rétrogradé administrativement à la fin de la saison et aura sa masse salariale bloquée.

Mais la majorité municipale continue de vouloir s’occuper de ce qui ne la regarde pas, au lieu de laisser cette société privée régler ses problèmes, elle aurait demandé à M. Granturco de revenir sur sa décision, et de s’associer à d’autres repreneurs. Le feuilleton n’est pas terminé.

Toute cette aventure va coûter très cher aux contribuables grenoblois, il est temps d’en faire le bilan et d’arrêter les frais. La Ville doit soutenir le sport amateur, notamment scolaire qui manque cruellement d’équipements. Le plus triste, c’est que le stade ne peut pas être utilisé pour cela, n’ayant ni piste d’athlétisme ni salles utilisables pour le sport scolaire par exemple.

Transports en commun, il faut stopper la dégradation

Publié le 21 janvier 2011

Le Conseil général a voté dans son budget 2011 une subvention au SMTC qui n’augmente que de 1,5 % au lieu des 6,5 % prévus depuis des années, et la Métro s’apprête à faire de même le 28 janvier prochain. Ceci va représenter un manque de recettes pour le SMTC d’environ 3,7 M€ !

Malheureusement cela arrive au moment où des inquiétudes se font jour sur la dégradation du service rendu par le SMTC. L’ADTC (Association pour le développement des transports en commun) lors de ses vœux a dit fortement son inquiétude sur la réduction de l’offre des transports en commun (TC) par le SMTC. Elle rappelle qu’il faudrait améliorer la vitesse commerciale des TC en leur attribuant la priorité aux feux.

Ces inquiétudes rejoignent celles des utilisateurs des TER où la dégradation du service par la SNCF s’accélère avec de retards de plus en plus fréquents et des suppressions de trains. Soumise à une forte pression interne des élus écologistes depuis des mois, la Région est enfin intervenue en décembre de manière ferme auprès de la SNCF afin que la qualité du service public se redresse rapidement (3 millions d’€ de pénalités seront versées par la SNCF qui va présenter un plan d’actions).

Petits potins politiques

Publié le 21 janvier 2011

Le PS a présenté ses candidats aux élections cantonales des 20 et 27 mars prochain en Isère. Cherchez les femmes… Sur 26 cantons seules 5 femmes sont candidates titulaires. La parité avance à grands pas, ou alors c’est la préfiguration de la future assemblée territoriale.

L’UMP38 est sous tutelle parisienne, c’est le calme plat. On apprend tout de même un scoop : il parait qu’Alain Carignon (le corrompu) aurait dit qu’il avait renoncé à la vie publique iséroise. La guerre entre pro et anti Carignon serait donc enfin terminée ! Une telle annonce a déjà été faite dans le passé. Nous observerons avec attention les résultats des élections internes au printemps prochain.

La vie politique n’est pas un long fleuve tranquille à Echirolles. Le 15 janvier, le Dauphiné Libéré annonce que le conseiller général communiste Claude Bertrand ne briguera pas un nouveau mandat aux élections cantonales de mars 2011 et que Mme Rochas (PC) est la candidate désignée par le Front de Gauche. Mais le 17 janvier Claude Bertrand réagit en faisant savoir qu’il apprend par la presse qu’il n’est pas candidat : « La vérité m’oblige à dire que, sans concertation et sans débat, on a décidé de m’écarter en présentant à ma place une autre candidate… ». A suivre.

Les soutiens à Strauss-Kahn pour la présidentielle commencent à se déclarer dans la région. Voici les premiers élus PS de Grenoble qui s’affichent derrière leur champion : Christine Crifo, Michel Destot, Abderrahmane Djellal, Geneviève Fioraso et Jérôme Safar.

La majorité municipale a décidé de faire appel à M. de Portzamparc pour remplacer M . Vasconi comme architecte en chef pour le projet presqu’île. Evidemment ceci s’est fait sans débat au conseil municipal, sans mise en concurrence… C’est le fait du prince ! Au lieu de faire la place à de jeunes architectes pour qu’ils se lancent, le maire ne jure que par des grands noms, c’est plus cher et parfois leur comportement n’est pas toujours adapté à la mise en place d’un dialogue avec les intéressés. On a pu voir l’échec de ce qui se passe avec Yves Lion à la Villeneuve.

L’adjoint à l’immobilier récidive, en s’appropriant le travail des autres. Dans une déclaration récente il s’approprie le projet de la ZAC Blanche Monnier à l’Ile Verte, comme il l’avait fait à propos de la caserne de Bonne. Cette majorité est incapable de reconnaître le travail des prédécesseurs, cela rappelle les photos du politburo sous Staline où, au fur et à mesure des purges, les visages des renégats disparaissaient.

Villeneuve, enquête publique sur les silos

Publié le 21 janvier 2011

Actuellement se déroule l’enquête publique sur la démolition des silos (parkings) à l’Arlequin. Elle se termine le 7 février. Il est important d’aller expliquer que contrairement à ce que dit la majorité municipale, cette action n’est pas d’utilité publique puisque un projet moins cher et rendant un meilleur service est proposé par de nombreux habitants.

Au lieu de raser des silos et d’en construire un tout neuf qui ne remplacera pas les places détruites loin de là, il serait plus sérieux de prévoir la rénovation des silos 3, 4 et 5 dont l’entretien a été abandonné, la ville ne remplissant pas son rôle de copropriétaire durant de nombreuses années.

Le nouveau projet réalisera à peine 500 places de parking et en détruira plus de 1300. Actuellement le stationnement dans le quartier de l’Arlequin devient très difficile et si la ville veut faire venir des habitants pour organiser la mixité sociale, une des premières conditions est de pouvoir assurer un stationnement en ouvrage au plus près des habitations. L’éloignement des garages et leur diminution en nombre sera très dissuasif. De plus cela coûterait bien moins cher (7 M€) de rénover l’existant que de le détruire et construire le nouveau silo (14 M€) dont la gestion serait donnée à une société privée.

Toute personne utilisatrice du stationnement à l’Arlequin est intéressée à ce que les bons choix soient faits et doit donc aller faire part de ses remarques dans les registres d’enquête publique, soit à la mairie soit à l’antenne du secteur 6 et ce avant le 7 février.

PlayGrenoble

Publié le 21 janvier 2011

Comme nous l’avions indiqué en fin d’année, le nouveau slogan de vente de Grenoble vient d’être présenté officiellement par le maire. Dorénavant la communication vers l’extérieur va être souvent accompagnée du logo de « PlayGrenoble »…

Pour la petite histoire, lorsque l’office du tourisme avait dévoilé ce nouveau logo au moment du marché de Noël, sur les anoraks des personnes tenant le stand de l’office, le maire avait été très mécontent car il souhaitait dévoiler lui-même cette « innovation »…

Voici ce qu’en dit avec enthousiasme le site internet actumontagne :

« Cette accroche colle plutôt bien à l’image de ville jeune, dynamique, sportive et internationale que cultive Grenoble. N’en déplaise aux puristes de la langue française, l’emploi de l’anglais permettra à cette signature imaginée par l’agence lyonnaise Esprit Public, d’être comprise aux quatre coins de la planète. Précieux pour conquérir les visiteurs étrangers. La langue de Shakespeare apporte aussi un côté « cool » bien dans l’air du temps, qui rendra sûrement la destination sympathique auprès des touristes de moins de 50 ans. A vocation touristique pour l’instant, cette marque pourrait s’étendre à d’autres secteurs, et en particulier à celui de l’économie, où elle fonctionnera aussi bien, incitant les investisseurs potentiels, français ou étrangers, à miser sur la 12e agglomération de France pour leurs projets de développement. T-shirt, sacs, stylos et autres plaquettes publicitaires vont permettre la diffusion de cette nouvelle marque sur la place publique. »

C’est en effet très « cool », bien dans l’air du temps et les touristes de plus de 50 ans apprécieront ! Combien a coûté cette réflexion de communication si profonde et si contraire à la loi de défense de la francophonie? Et surtout, entre « play » et «plaie », il n’y a que 2 lettres…

Vallini fait mal le ménage…

Publié le 21 janvier 2011

Les personnels de ménage et d’entretien des bâtiments du Conseil général (CGI) se mobilisent contre la baisse brutale de 20% du budget pour le nettoyage de plusieurs de ses locaux, ce qui va inévitablement entrainer des licenciements, des déplacements sur d’autres sites et une hausse de la charge de travail des employé-e-s des sociétés sous-traitantes en contrat avec le Département. Cela va fragiliser davantage des personnels en situation de précarité. Les élus écologistes au département se sont élevés contre cette politique et ont proposés  que le CGI :

  • Arrête le recours à la sous-traitance pour les missions de nettoyage des bâtiments dont le Conseil général de l’Isère a la charge. Il s’agit de missions pérennes, le CGI peut et doit donc embaucher des agents titulaires pour les effectuer.
  • N’utilise pas le prétexte de l’arrêt du financement des contrats d’accompagnement dans l’emploi (CAE) par l’Etat, pour externaliser le nettoyage des collèges isérois.
  • Arrête d’exiger des horaires décalés pour ces travaux d’entretien qui peuvent tout aussi bien être réalisés en horaires classiques. D’ailleurs, de nombreuses entreprises iséroises ont désormais choisi de faire accomplir le ménage ordinaire en journée.

Attention au budget 2011 de la Métro !

Publié le 14 janvier 2011

Lors du débat d’orientation budgétaire (DOB), de la Communauté d’agglomération, des scénarios budgétaires ont été présentés. Pour boucler le budget 2011 tel qu’envisagé il était par exemple proposé d’augmenter fortement la pression fiscale sur les ménages en augmentant la Taxe d’habitation de 10 %.

Précisons que la réforme gouvernementale du financement des collectivités locales a bouleversé le système des impôts locaux. Auparavant la Métro collectait la taxe professionnelle (TPU) sur l’ensemble de l’agglomération à la place des communes. Ces dernières touchaient l’attribution de compensation dont le montant a été gelé en euros courants depuis la mise en place de la TPU. Devant ses difficultés financières la Métro, au lieu de diminuer la voilure comme le proposait les écologistes, a créé la fiscalité mixte (taxe d’habitation et taxe foncière) qui lui rapporte un peu moins de 10 M€ par an, et a décidé d’augmenter fortement la taxe d’enlèvement des ordures ménagères (TEOM). Depuis cette année la Métro va recevoir la partie de Taxe d’habitation que percevait le Conseil général soit 40 M€ environ.

Aux dernières nouvelles, il ne serait pas proposé d’augmenter la Taxe d’habitation (TH) de 10 %, mais d’accélérer l’augmentation de la TEOM pour faire passer le taux de toutes les communes à 6,8 %. Ceci représenterait une augmentation de 25 % des rentrées de la TEOM à la Métro et une contribution supplémentaire de 30 % pour les habitants de Grenoble. D’un point de vue financier cette opération permet à la Métro d’obtenir les mêmes recettes qu’une augmentation de la TH de 10%.

Avec ce taux de TEOM, la Métro financera à la fois la collecte et le traitement des ordures ménagères. En 2005, lors du transfert de la compétence collecte des ordures de la ville à la Métro, le Conseil municipal de Grenoble avait pris comme position de ne pas accepter que la TEOM couvre le traitement mais seulement la collecte. Il sera intéressant de voir sur ce sujet comment vont voter les représentants de la ville de Grenoble le 28 janvier, lors du vote du budget 2011 de la Métro.

Parité, on est loin du compte

Publié le 14 janvier 2011

En ce début d’année 2011 et avec les cérémonies des vœux ou autres manifestations politiques, la photo des vœux de la Métro parue dans la presse traduit une situation inquiétante sur la parité Femmes/Hommes en politique.

Certes il y a moins de femmes que d’hommes dans cette instance, même si c’est un peu moins caricatural qu’au conseil général, mais pourquoi une seule femme sur la photo : les autres femmes lui avaient elles délégué leur représentation ?

Nous traversons une période plutôt régressive sur le sujet. La composition de l’assemblée de la Métro est très masculine en raison de la sélection faite par chacune des communes. Comment se fait il que la parité de chaque assemblée municipale ne permette pas une représentation identique dans une instance de 2ème niveau ?

Il y a probablement plusieurs raisons : les hommes veulent les places, les femmes n’ont pas le goût du principe plutôt masculin « poussez vous de là, la place me revient». Ce n’est pas la seule raison. Une très grande majorité de femmes considère que les responsabilités du quotidien, enfants, tâches ménagères, activité professionnelle, sont également indispensables et ne peuvent être délaissées pour un mandat politique.

Enfin, lorsqu’on lit certains organes de presse sur l’action des femmes en politique, on s’aperçoit rapidement que les attaques sexistes et violentes et même grossières sont plutôt adressées aux femmes.

Les hommes ont encore des comportements machistes et les femmes ne veulent pas ou ne peuvent pas se battre aussi sur ce terrain-là.

Pourtant les femmes représentent plus de la moitié du monde et leur pratique politique apporte souvent un autre éclairage qui tient davantage compte des problèmes et des contraintes du quotidien.

Dans les quartiers dits « difficiles », de nombreux pays ont fait le choix de s’appuyer sur le « genre » pour mieux appréhender les problèmes des jeunes enfants ou des adolescents. En France, nous sommes vraiment à la « ramasse » sur le sujet à tous les niveaux. Par contre, nombre de métiers évoluent favorablement sur cette mixité femmes/hommes, y compris des métiers manuels comme le BTP ou les espaces verts.

Sur la représentation politique, les conseils municipaux et régionaux sont les 2 seules instances paritaires dans notre pays en raison du mode de scrutin : mais qu’en sera-t-il après en 2014 avec la réforme des collectivités territoriales ? La loi sur la parité a été critiquée et est sans doute critiquable. Mais sans cela, où en serions nous encore à ce jour ?

Rendons hommage au mouvement écologiste, d’avoir toujours eu cette préoccupation et de l’avoir mise en pratique et continuons de nous indigner de toute régression sur la parité femmes/hommes !

La CCI aux mains du lobby micro-nano ?

Publié le 14 janvier 2011

Le successeur de Gilles Dumolard (ami de M. Destot) à la présidence de la Chambre de Commerce et d’Industrie (CCI) est Jean Vaylet, qui était président du Medef Isère.

J. Vaylet a fait toute sa carrière dans l’électronique et la microélectronique : il fut directeur administratif et financier d’EFCIS issue du CEA de Grenoble et ancêtre de ST Microelectronics, PDG de Thomson CSF, directeur général d’Atmel et dernièrement président de Chronix Europe, petite entreprise sans salarié qui se contente de vendre quelques produits d’électronique.

C’est un pur militant du Medef qui accède à la présidence de la CCI.

C’est aussi un grand défenseur de l’autoroute A 51 et de la rocade nord. En octobre 2010 il invitait les adhérents du Medef à écrire à Borloo pour protester contre l’abandon de l’A51. Pour la rocade nord il diffusait un communiqué tout en finesse. « Dans le dossier « Rocade nord », les dernières déclarations de nos responsables politiques locaux sont plus empreints d’atermoiements, voire de renoncements, que marqués par une vraie volonté politique et un sens de l’avenir. Si ce projet devait être définitivement abandonné ce serait dramatique pour notre territoire. Nous pourrions alors effectivement « penser autrement » le développement de la région grenobloise, une expression politiquement très correcte pour caractériser, de fait, le déclin, la perte d’attractivité et les millions d’heures perdues dans les bouchons. Une bonne nouvelle cependant ; l’Etat a annoncé qu’il financera d’ici 2014 à hauteur de 20 millions d’euros une première tranche de travaux pour la mise à deux fois trois voies de l’autoroute A480 dans la traversée de Grenoble. »

Comme le dossier rocade est de plus en plus enterré, le Conseil général de l’Isère ayant enfin arrêté son financement, il ne nous reste plus qu’à surveiller le nouveau président de la CCI qui va organiser le déclin qu’il a prévu pour l’économie grenobloise.

De notre coté nous agirons pour aider à l’émergence d’un autre mode de développement plus écologique et solidaire que celui du Medef et de la CCI, et sans élargissement de l’A480 !

Le collectif base élèves communique

Publié le 14 janvier 2011

Les évaluations des élèves de CM2 sont pour bientôt, et pour les parents et les enseignants qui veulent refuser cette forme d’évaluation (sur des notions pas encore étudiées, avec un système de notation par codage binaire attribuant zéro à l’enfant qui aura fait une seule erreur sur six de la même manière que s’il avait tout faux, un temps de passation très réduit…), c’est le moment d’agir.
Un nouvel appel contre les évaluations nationales a été lancé par le Réseau des enseignants du primaire en résistance, soutenu par le CNRBE, vous pouvez signer la pétition.

Comme il n’est pas évident pour les enseignant(e)s de s’opposer aux évaluations, ce sera donc surtout aux parents d’agir….

Meilleurs vœux pour 2011

Publié le 7 janvier 2011

Et si 2011 nous réservait de bonnes surprises :

  • Que le recteur d’Académie, le Président du conseil régional et le maire de Grenoble reconnaissent leurs erreurs, entendent enfin les Mounier et œuvrent ensemble à la reconstruction du lycée sur site.
  • Que la majorité municipale décide de diminuer les impôts locaux en abandonnant ses politiques dispendieuses et pratique enfin la démocratie pour préparer ses décisions.
  • Que la Métro n’augmente pas la fiscalité sur les ménages (taxe d’habitation).
  • Que la Compagnie de Chauffage en accord avec les communes diminue fortement ses tarifs.
  • Que les collectivités locales mettent en place des politiques de solidarité efficaces et coordonnées.
  • Que le Gouvernement et Sarkozy démissionnent.
  • Etc, etc…

Mounier, attention période dangereuse, remobilisons nous

Publié le 7 janvier 2011

Le recteur de l’Académie ne veut pas entrer dans la mécanique de la médiation et accélère la répartition des secondes dans les autres lycées pendant que le Président de la région se tait et laisse faire. Décidément Mounier devient un… cas d’école en matière de mauvais choix des décideurs des politiques publiques !

Rappel : le Président de la Région envoie une lettre au recteur le 25 novembre 2010 pour lui demander de ne pas inscrire de nouveaux élèves à Mounier à la rentrée 2011 pour des raisons de sécurité. Au même moment, sous la pression de sa majorité, JJ. Queyranne se rend à l’avis de Philippe Mérieu (Europe Ecologie les Verts) et engage une médiation, mais il ne signale pas au recteur que sa décision précédente n’est plus valable, car il ne veut pas reculer officiellement. Il y a un double jeu où chacun se renvoie la patate chaude. Il devient urgent que le Président de la région retire sa décision de manière claire et officielle afin que le recteur n’ait plus la possibilité de se réfugier derrière sa lettre du 25 novembre 2010. Il est urgent que les propositions des médiateurs soient rendues publiques afin de savoir si il y a une sortie honorable pour tout le monde ou pas. Aux dernières nouvelles, le rapport des médiateurs sera remis le 11 janvier au Président de la région qui devrait le transmettre sans délai aux différents intéressés.

Le maire de Grenoble est d’une grande mollesse sur ce dossier (il avait d’abord soutenu sans réserve le Président de la Région, puis avait pris légèrement ses distances), il devrait au contraire taper du poing sur la table puisqu’il est le responsable des questions de sécurité liées aux bâtiments et que tous les rapports d’experts décrivent une situation datant de longues années, sans évolution significative, qui aurait pu justifier une action urgente.

Tout doit être fait rapidement pour arrêter ce “ bal des faux-culs ” et assurer une rentrée à Mounier en septembre 2011 qui maintienne la communauté éducative dont la mobilisation reste exemplaire.

Des coups bas dans la majorité municipale

Publié le 7 janvier 2011

Décidément cette majorité hétéroclite marche bien mal. Lors de la discussion budgétaire le 20 décembre au Conseil municipal, l’adjoint aux finances (PS) a taclé son adjoint de droite, adjoint à l’Europe, en regrettant que Grenoble n’ait pas de subventions européennes, ce qui est tout à fait exact. Il faut rappeler que cet adjoint à l’Europe, B. Betto s’est rallié à la liste menée par M. Destot pendant la campagne électorale municipale de 2008, il avait d’abord négocié sans succès une bonne place sur la liste UMP et comme M. Destot montait une liste largement ouverte à droite pour tenter d’être élu au 1er tour sans les écologistes, il a accueilli à bras ouvert B. Betto en lui promettant un poste d’adjoint où il n’aurait rien à faire. Donc il est malvenu au 1er adjoint au maire de demander maintenant à l’adjoint à l’Europe de mouiller la chemise. En ne faisant rien ce dernier remplit le mandat donné par le maire et touche l’indemnité d’adjoint (de 2400 € par mois, revalorisée de 25 % dès le 1er conseil de la nouvelle majorité).

Rappelons que B. Betto a été 12 ans (1983-1995) un adjoint important du maire corrompu qu’il a fidèlement défendu jusqu’au bout sans jamais le critiquer. Entre 1995 et 2008 il était dans l’opposition municipale et attaquait durement la majorité de gauche et écologiste. Maintenant il fait partie de la majorité municipale “ droite-gauche” et préside un groupe de 2 personnes.

Au débit de la majorité : le débat

Publié le 7 janvier 2011

L’année 2011 commence comme a fini la précédente, c’est à dire sans surprise pour la démocratie locale. La ville avait décidé le principe de la démolition de logements à la Villeneuve. Chacun sait, et les habitants les premiers, que le quartier fait depuis plusieurs années l’objet d’un projet de renouvellement urbain sous la houlette de l’urbaniste Y. Lion. Mais pour l’heure aucun calendrier précis n’a été défini, pas même les étapes des travaux à engager. La démolition de 68 des 150 logements du 50 Galerie de l’Arlequin est prévue nous dit-on en 2013. Mais dès 2011, la ville de Grenoble et Actis (le bailleur social) « accompagneront le relogement des 60 locataires concernés ». Ainsi donc, quelqu’un, quelque part en mairie a décidé, sans qu’aucune délibération, n’ait été soumise en Conseil Municipal, d’engager les opérations. L’opportunité de démolir ou non des logements sociaux mériterait évidemment un débat, mais la question ici est la manière de procéder. Cette municipalité droite-gauche administre une fois encore la preuve de son incapacité à faire vivre la démocratie même en interne avec les élus.

Disparition de Yves EVENO

Publié le 7 janvier 2011

Monsieur Yves EVENO est mort il y a quelques jours, Jean Marc Cantele, ancien adjoint au maire, était son ami, il nous transmet ce billet :

C’est dans nos fonctions respectives que nous avons fait connaissance il y a maintenant dix ans. Monsieur Eveno était président des DDEN (délégué départemental de l’Education Nationale). Les DDEN sont nommés officiellement par l’Inspecteur d’Académie pour veiller sur les écoles qui leur sont confiées en raison de leur « attachement incontesté à la cause de l’enseignement public ». Je prenais mes fonctions d’adjoint au maire chargé de l’éducation et j’ignorais alors jusqu’à l’existence même des DDEN, mais j’ai vite appris qui était leur président. Nos premières rencontres ne furent pas de tout repos, rudes même, comme si chacun testait les convictions et la sincérité de l’autre. Une fois ces barrières tombées, la confiance était là. Nous nous sommes appréciés et avons construit peu à peu sinon une amitié du moins une forme de connivence et de complicité faite d’affection. On dit souvent que l’on ne trouve que des qualités à celui qui vient de nous quitter. Mais comment dire autrement à propos de Yves EVENO qu’il était un homme rigoureux, droit, sincère, la défense de l’intérêt général chevillée au corps, militant de tous les instants, réfractaire épidermique à toute forme d’injustice et d’une grande générosité. Alors venons en aux défauts. Yves EVENO était bourru, têtu, rien de surprenant, obstiné, exigeant avec les autres et encore plus avec lui-même, mais s’agit-il là de défauts ? Tout cela cachait une grande pudeur, et une profonde sensibilité. Il m’est resté en mémoire cette soirée que l’ADES avait organisée sur le thème de la laïcité, et c’est évidemment vers Yves EVENO que nous nous étions tournés. Il avait fait comme à son habitude, une intervention brillante et les réponses aux questions du public le furent tout autant. Il n’était bien sûr pas question de le dédommager de cette animation, alors nous avons décidé de lui offrir un petit présent qu’Yves a aussitôt refusé. Mais pour une fois nous avons été les plus têtus et je me souviens ce jour-là de ses yeux embuées et de ses sanglots dans la voix. C’est l’image que je garderai de Yves EVENO, celle d’un homme de tous les combats et d’une grande humanité. Voilà, pour être digne de vous, Yves, nous allons continuer à ne rien lâcher, nous allons continuer, comme vous l’avez toujours fait, à nous indigner et agir. Vous pouvez compter sur nous.


ADES  - Le Rouge et le Vert
Résumé de la politique de confidentialité

Ce site utilise des cookies afin que nous puissions vous fournir la meilleure expérience utilisateur possible. Les informations sur les cookies sont stockées dans votre navigateur et remplissent des fonctions telles que vous reconnaître lorsque vous revenez sur notre site Web et aider notre équipe à comprendre les sections du site que vous trouvez les plus intéressantes et utiles.