Archives pour la catégorie ‘Le Rouge & le Vert Hebdo’

Réflexions de l’ADES suite aux évènements de cet été à Grenoble

Publié le 30 septembre 2010
dessin commissariat

Dessin Cled'12 - Tous droits réservés

Suite au discours de la honte de N. Sarkozy à Grenoble le 30 juillet 2010, triant les français suivant leurs origines, stigmatisant les immigrés et inventant des boucs émissaires, trahissant son devoir de Président que lui donne la constitution, il est indispensable de rappeler quels sont les fondements de notre République.

L’ADES fait aussi des propositions pour améliorer le mieux vivre ensemble dans toute la ville.

Rappels de certains fondements de notre République

Les droits fondamentaux de l’homme

La Déclaration des droits de l’homme et du citoyen du 26 août 1789 qui a valeur constitutionnelle débute par :

“ Les représentants du peuple français, constitués en Assemblée nationale, considérant que l’ignorance, l’oubli ou le mépris des droits de l’homme sont les seules causes des malheurs publics et de la corruption des gouvernements, ont résolu d’exposer, dans une déclaration solennelle, les droits naturels, inaliénables et sacrés de l’homme, afin que cette déclaration, constamment présente à tous les membres du corps social, leur rappelle sans cesse leurs droits et leurs devoirs… ”

Et l’article 2 liste les droits fondamentaux : “ Le but de toute association politique est la conservation des droits naturels et imprescriptibles de l’homme. Ces droits sont la liberté, la propriété, la sûreté et la résistance à l’oppression. ”

Le terme de sûreté ne doit pas être confondu avec celui communément employé actuellement de sécurité. Les historiens rappellent qu’en 1789, la sûreté est la garantie dont dispose chaque personne contre une arrestation, un emprisonnement ou une condamnation arbitraire. A cette époque une des premières urgences était d’éliminer les atteintes à la liberté individuelle, les arrestations décidées de manière arbitraire étaient les marques du despotisme monarchique.

Cette défense de la sûreté des personnes qui vise à protéger les individus contre l’arbitraire de l’Etat n’a rien à voir avec la notion de sécurité telle que l’emploient les ministres Besson, Hortefeux ou le Président Sarkozy.

La sécurité désigne le droit à être protégé des violences civiles. Ce terme est à rapprocher de celui de tranquillité publique. Au fur et à mesure des dérives sécuritaires surtout depuis la loi du 18 mars 2003, la sécurité est comprise dans son sens le plus restrictif : le devoir de l’Etat étant de protéger les personnes et leurs biens contre les délinquants quitte à menacer la sûreté des personnes (fouilles, fichage ADN, contrôles d’identité, vidéosurveillance…).

Il n’est donc pas inutile de rappeler que la défense des libertés individuelles à travers le droit de sûreté est au dessus de la sécurité des biens et des personnes. La sécurité sarkozienne ne fait pas partie des droits fondamentaux tels que définis dans le texte fondateur de notre République.

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La majorité “droite-gauche” en action

Publié le 30 septembre 2010

Encore un exemple où l’utilisation de l’argent public est critiquable. La majorité municipale décide de subventionner la société Glénat à hauteur de 180 000 €, alors que les engagements que cette société a pris en rachetant l’immeuble de l’ancien théâtre du Rio n’ont pas été tenus, et que la vente de l’immeuble avait été faite nettement en dessous du prix des domaines. Il n’y avait donc aucune raison de poursuivre une aide à cette société privée.

Dans le même temps, la majorité municipale décide d’imposer à ACTIS de participer à hauteur de 22 000 € à la réfection de la place Edmond Arnaud (place publique) au motif que cette dernière est beaucoup utilisée par des locataires d’ACTIS, mais aussi que ces 22 000 euros doivent servir à l’accessibilité dans les logements. Rappelons que les finances d’ACTIS dépendent à plus de 80 % des loyers payés par des ménages aux faibles ressources. Vive la solidarité ! Après avoir augmenté violemment les impôts locaux, décidé d’augmenter la TEOM, voila maintenant la majorité droite-gauche qui cache des impôts dans les loyers des bailleurs sociaux, mais où vont-ils s’arrêter !

Le collectif Solidarité Roms interpelle les éluEs de La Métro

Publié le 30 septembre 2010

Le collectif Solidarité Roms est intervenu vendredi 24 septembre à la Métro et a remis aux élus un texte les interpellant sur les situations inadmissibles faites aux Roms, qui se termine par les demandes suivantes :

“Nous attendons de l’assemblée qu’elle traite aujourd’hui de ces points :

  • État des lieux de la situation des Roms dans l’agglomération.
  • Positionnement politique de l’assemblée face à la politique xénophobe de stigmatisation des Roms et au cortège répressif qu’elle met en œuvre.
  • Mise en œuvre immédiate des compétences de l’assemblée pour apporter les solutions les plus rapides aux questions d’hébergement des Roms présents dans l’agglomération et plus particulièrement une décision immédiate concernant les familles Roms pour lesquelles des négociations ont déjà été engagées. ”

La présidente de la séance (G. Fioraso remplaçant M. Baïetto) a précisé qu’il y aurait ce sujet inscrit à l’ordre du jour à la prochaine réunion le la Métro le 29 octobre, ce qui ne répond pas à l’urgence de la situation.

Texte distribué par le collectif solidarité Roms aux élus de la Métro le 24 septembre

Le collectif Solidarité Roms a été crée le 16 septembre 2010. Il regroupe des militants de longue date représentants d’associations engagées dans les luttes sociales, en particulier celles concernant les sans papiers et les sans logis, des représentants de partis politiques, de syndicats, des élus, des professionnels de l’action sociale, ainsi que des Roms, des habitants de l’agglomération, des voisins des différents camps, ainsi que le collectif suivant depuis le printemps plus particulièrement les familles Roms qui ont été expulsées cet été à Saint Martin d’Hères.

Nous avons demandé cette prise de parole devant le Conseil de cette assemblée pour :

1) Exposer la situation d’ostracisme, de stigmatisation, d’exclusion sociale et même humanitaire dans laquelle vivent aujourd’hui, les Roms présents dans notre agglomération. Cette situation d’abandon, de désespoir, de peur est dégradante, inhumaine, pour eux, elle est une honte pour nous, elle doit l’être pour l’assemblée de cette métropole. C’est pourquoi nous vous demandons de ne pas ajouter à la honte du Discours de Grenoble, qui inaugura cette nouvelle saison de chasse aux Roms, la honte de ce vous n’aurez pas fait.

2) Demander donc solennellement à cette assemblée, de prendre une position forte, précise et sans détours pour condamner la politique mise en œuvre depuis cet été à leur encontre. Pour affirmer que le droit des Roms ne peut être uniquement celui du droit au retour volontaire. Une législation française et européenne existe.

3) Exiger que la Métro utilise les compétences qui sont les siennes pour mettre en œuvre immédiatement des solutions d’hébergement dans le cadre d’une procédure d’urgence humanitaire en balayant les rhétoriques dilatoires de l’appel d’air et du partage des compétences.

4) Exiger que la Métro donne une réponse aujourd’hui à la démarche en cours depuis le printemps avec les services de Monsieur Jean-Philippe Motte, concernant le logement des familles Roms qui étaient à Saint Martin d’Hères et qui vivent aujourd’hui dans un campement de fortune sans eau, ni toilettes, ni électricité à Saint Martin le Vinoux.

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Changement de ton à la Métro, vers un changement de politique ?

Publié le 24 septembre 2010

Le 20 septembre, le Président de la Métro, M. Baïetto, tient sa conférence de presse de rentrée autour de trois thèmes : L’agglomération post-carbone, l’agglomération nature et l’agglomération innovante. M. Baïetto a dessiné des priorités politiques qui changent par rapport à ce qui s’est fait. Il annonce un débat au Conseil de la Métro lors du débat d’orientation budgétaire (obligatoire avant le vote du budget) qui devrait avoir lieu le 29 octobre. Il est de bon augure de lier priorités stratégiques et priorités budgétaires. De nombreux points sont à souligner dans cette conférence de presse :

  • Il faudrait un Plan Local d’Urbanisme (PLU) d’agglomération, si c’est possible ce sera après 2014.
  • La Métro doit être présente sur le plan du social avec la création d’une direction des solidarités. Il faut une authentique politique de la ville au sein de la Métro, qui touche à la jeunesse, la santé, la formation, la culture, les loisirs, le sport… Ce serait une vraie révolution !
  • Préparer une agglomération post-carbone : diminuer les déplacements, plus de commerce dans les quartiers et moins de centres commerciaux en périphérie. Priorité aux modes doux des déplacements…
  • Evidemment le mea culpa sur la rocade est à souligner.

Nous ne pouvons que nous féliciter de voir le président de la Métro rejoindre les propositions que défendent les écologistes depuis des années. Espérons que ce ne seront pas que des « paroles verbales » et que dès le budget 2011 ce changement de priorités se traduise clairement par des chiffres, avec l’abandon de politiques de prestige et des aides sans contrepartie aux intérêts privés. Mais le poids des corporatismes communaux et des lobbies risque d’être plus forts que les envies de changement du président, et la sous représentation des écologistes à la Métro ne va pas aider à aller dans le bon sens : un seul élu (G. Kuntz) pour représenter 20 % de l’électorat, c’est vraiment scandaleux.

Changement de président à la CCI

Publié le 24 septembre 2010

G. Dumolard ne se représentera pas à la présidence de la Chambre de Commerce et d’Industrie (CCI), visiblement il n’avait pas les soutiens suffisants, il déclare en effet : «  J’ai proposé de me représenter avec la possibilité de former mon successeur durant un temps. Cela n’a pas pu se faire. C’est ainsi. »

Il faut dire qu’il a été un militant très actif pour les jeux olympiques et pour la rocade, jouant parfaitement dans le grand orchestre droite-gauche avec M. Destot comme chef d’orchestre, lui qui était un adhérent récent à l’UMP. Ces échecs et son extrême militantisme l’ont poussé vers la porte de sortie. Il ne faut pas oublier que la CCI est un établissement public économique sous tutelle administrative de l’Etat et qu’elle est financée par de l’argent public. La moindre des choses serait que ses dirigeants sachent garder une certaine neutralité politique sur les projets publics locaux, ce qu’ils n’ont pas su faire depuis de longues années.

Le Préfet-policier tisse sa toile d’araignée…

Publié le 24 septembre 2010

Le nouveau préfet-policier nous propose encore des opérations « coup de poing », qui permettront peut être de faire du chiffre et de communiquer, mais qui ne sont pas à la hauteur des besoins. En effet au lieu de traiter les problèmes de proximité, la priorité du préfet est d’organiser des opérations « toile d’araignée » chaque semaine sur les grands axes de circulation afin d’insécuriser la criminalité itinérante…

L’Etat veut élargir l’autoroute A 480 le long du Drac

Publié le 24 septembre 2010

Le 21 septembre le préfet de la région Rhône-Alpes a confirmé dans un communiqué que l’État financera à hauteur de 20 M€ la réalisation d’ici 2014 d’une première tranche de travaux pour la mise à 2×3 voies de l’autoroute A480 dans la traversée de Grenoble.

Il confirme aussi que pour l’Etat, le contournement nord de l’agglomération est toujours dans les cartons.

« Ces aménagements sont financés à 100 % par l’État. Ils s’inscrivent dans le programme de modernisation des itinéraires du réseau routier national 2009-2014 (PDMI) qui succède au volet routier des contrats de plan. L’A480 assure le rôle d’autoroute urbaine et le maillon ouest du contournement de Grenoble. Avec plus de 100 000 véhicules par jour dans sa section centrale à 2×2 voies, les phénomènes quotidiens de saturation sur cet axe sont devenus préoccupants. En fluidifiant la circulation sur l’A480, les travaux contribueront à réduire les émissions de gaz à effet de serre et la consommation d’énergie fossile. Ils contribueront également à la mise en œuvre d’un contournement libérant le cœur de l’agglomération de la pression automobile pour améliorer les performances des transports en commun et des modes doux. L’avis défavorable rendu le 22 mars 2010 par la commission d’enquête publique sur le projet de Rocade Nord de Grenoble présenté par le Conseil général de l’Isère conduit à remettre en cause à court terme cette rocade mais l’État a décidé de maintenir son financement sur l’A480 sans attendre de nouvelles décisions sur le bouclage au nord du réseau de voies rapides de l’agglomération grenobloise. » (c’est nous qui soulignons)

Voila encore une bataille à mener pour empêcher cet élargissement qui ne fera qu’attirer plus de voitures, et augmentera les nuisances pour les riverains et l’ensemble des habitants de l’agglomération. Comme M. Baïetto, Président de la Métro, nous militons pour qu’il y ait moins de voitures et donc que les infrastructures routières existantes sont suffisantes.

Centrale solaire de Lans en Vercors : le non très majoritaire

Publié le 24 septembre 2010

Le maire de Lans soutenait le projet d’implantation d’une grande centrale photovoltaïque dans la forêt de Jay, projet qui avait fait l’objet d’un avis défavorable lors de l’enquête publique. Autant il faut défendre l’implantation de panneaux photovoltaïques sur des surfaces adéquates (par exemple les toits des maisons et immeubles), autant il faut éviter la déforestation qui va à l’inverse de la lutte contre les émissions de gaz à effet de serre. Les habitants de Lans ont refusé à 65 % ce projet industriel qui ne répondait pas aux exigences écologiques les plus élémentaires.

Votation citoyenne, que fait la majorité municipale ?

Publié le 24 septembre 2010

Le Conseil Consultatif des Résidents Etrangers Grenoblois (CCREG) a dix ans d’existence. Il a été mis en place grâce à l’action des élus écologistes, il se mobilise notamment pour que soit reconnu le droit de vote des résidents étrangers non communautaires. Mais depuis le changement de majorité son activité est ralentie faute de volonté politique. Chaque année à Grenoble comme dans d’autres villes est organisée « la votation citoyenne » qui demande aux habitants de donner leur avis sur la question du droit de vote des résidents étrangers. Cette votation était organisée par le CCREG et soutenue par de nombreuses associations et mouvements politiques. Pour passer à une vitesse supérieure, le collectif national a lancé pour fin 2010 l’organisation de référendums municipaux organisés par les mairies volontaires pour demander aux habitants de se prononcer sur ce droit de vote. Evidemment ceci est illégal et de nombreuses communes ne veulent pas le faire. Le maire de Grenoble n’a toujours pas répondu à la demande d’organisation d’un tel référendum en disant qu’il faisait étudier cette proposition par son service juridique, ce qui ne sert à rien puisque tout le monde sait que ce n’est pas légal. Pour une ville « Compagnon de la Libération », la moindre des choses est d’agir même par des actes symboliques pour montrer que la démocratie et la citoyenneté ne sont pas à la hauteur des nécessités et exiger que soit enfin reconnue une « citoyenneté locale » où chaque résident a les mêmes devoirs et donc les mêmes droits. De tous les actes administratifs de la mairie, aucun ne présente de différence pour les habitants quelle que soit leur origine, les services publics sont ouverts à tous, les impôts locaux sont payés par tous… il n’y a aucune raison objective pour que les résidents étrangers ne puissent pas élire les conseillers municipaux et participer ainsi à la vie de leur cité.

L’ADES a fait des propositions concrètes pour que soit organisée une consultation de tous les habitants plutôt qu’un référendum, car au niveau du droit et du coût les deux sont complètement différents. Mais peu importe la forme, il s’agit de poser un acte symbolique fort, que pour l’instant la majorité droite-gauche se refuse à assumer.

Plus bête l’avis

Publié le 24 septembre 2010

Alors que «les événements de la Villeneuve» ont révélé une société en panne, qui balbutie depuis si longtemps son lot de difficultés sociales, de chômage, de violence… une proposition de remède est survenue, aussi rapide qu’inattendue. C’est en effet le 18 septembre dernier, dans le cadre de rencontres des habitants avec les élus de la majorité municipale (Villeneuve, Village Olympique…), au détour d’une interview donnée au quotidien régional, que l’élue en charge du secteur 6 a, à la question «Comment faire changer l’image du quartier ?» asséné cette réponse baroque : «…Et un projet débute : la réalisation d’une sitcom sur la Villeneuve. Avec un scénario écrit à partir de témoignages et de rencontres avec les jeunes, avec les habitants. Le pilote sera projeté dans le parc sur un écran géant. Et des chaînes pourraient être intéressées par ce «Plus belle la Villeneuve» » !

Mais comment est-il possible que personne n’ait eu cette idée de génie plus tôt ?

A moins de penser à une forme de cynisme, les habitants de la Villeneuve doivent sans doute se demander si les élus de la majorité vont continuer longtemps à amuser la galerie.

La droite UMP se déchire, comme d’habitude…

Publié le 17 septembre 2010

A . Carignon, dit le corrompu, a mouillé la chemise cet été, participant aux coups tordus de Sarkozy – Hortefeux – Estrosi. Il s’est même permis de donner des leçons de bonne gestion municipale, rappelant que lors de son mandat tout baignait, oubliant de rappeler que les délinquants avaient envahis la mairie et avaient dégradé de nombreux service publics. Il déclarait sans rire début août : “ Dans cette ville il y a aujourd’hui des bandes, du blanchiment d’argent, du trafic et de l’impunité… On ne fait pas la paix avec la délinquance, la mafia, on se bat contre ”. C’est l’hommage du vice à la vertu !!!

Depuis l’offensive antirépublicaine de N. Sarkozy cet été, F. De Sans Nicolas n’arrête pas d’écrire des lettres ouvertes au maire, avec toujours la même rengaine : plus de vidéosurveillance, plus de police municipale, plus de répression. Curieusement le 1er adjoint, J. Safar lui répond systématiquement au lieu de l’ignorer.

M. Chamussy vient d’être officiellement réintégré à l’UMP. Il va donc pouvoir participer à l’élection du Président de l’UMP Isère, en novembre. Et du coup les trois groupes de l’opposition de droite au Conseil municipal de Grenoble sont tous les trois présidés par un ou une UMP.

Les grandes manœuvres sont déclenchées à l’UMP Isère. Le Président actuel, M. Savin vient de donner sa démission au motif qu’il y a de nombreux adhérents fantômes (de 150 à 200) qui s’apprêtent à voter. Les pro-Carignon soutiennent le conseiller général de Meylan J.C. Peyrin. Les méthodes du corrompu ne changeront jamais. Chassez le naturel, il revient au galop !

Un paradis fiscal honoré par la majorité municipale en grande pompe (à fric !)

Publié le 17 septembre 2010

Saint-Marin, petite république de 30 000 habitants est un paradis fiscal bien connu. Pour éviter de se trouver sur la liste noire ou grise de l’OCDE, elle a conclu des accords de transparence fiscale avec 13 Etats, le seuil requis par l’OCDE pour intégrer « la liste blanche » étant de 12. Mais parmi ces 13 pays, 7 sont des paradis fiscaux !!!

A l’occasion de la fête nationale de ce paradis fiscal, une cérémonie a eu lieu le 3 septembre dans les salons de la mairie de Grenoble, pilotée par B. Betto adjoint de M. Destot. Ce choix était des plus pertinents puisque M. Betto a été un important adjoint de A. Carignon (le corrompu) pendant 12 ans, ce mélange gauche-droite était donc tout à fait adapté à la circonstance.

Si en 2014, Grenoble devient une ville écologiste, pour faire des économies et éviter ce genre de faux pas, une seule cérémonie sera mise en place chaque année pour recevoir les délégations des différents Etats représentés à Grenoble.

Il est bizarre le Président du CGI !

Publié le 17 septembre 2010

Dans son interview de rentrée (voir Le Dauphiné Libéré du 11 septembre dernier), le Président du Conseil général de l’Isère (CGI) déclare : “ l’argent public est de plus en plus rare aujourd’hui ”. Là-dessus nous sommes totalement d’accord et nous n’arrêtons pas de nous élever contre les gaspillages dans les collectivités, dont le CGI.

Par contre il s’élève contre ces écologistes qui s’opposent au projet de Center Parcs dans les Chambaran. “ Mais en Isère, nous devons faire face à quelques irréductibles qui s’opposent toujours à tout : le stade, Minatec, la rocade-nord. Ils ne représentent souvent qu’eux-mêmes… ”.

Il est un peu myope le Président. Lorsqu’un courant politique fait 20 % des exprimés en Isère, c’est que ses militants représentent un peu plus qu’eux-mêmes.

Les opérations que cite M. Vallini sont des opérations dévoreuses d’argent public le plus souvent au profit de puissants intérêts privés.

  • Le stade coûte très cher à la collectivité au profit d’une société privée le GF 38.
  • Le bâtiment de haute technologie à Minatec (les salles blanches) est financé par des capitaux publics pour permettre à des sociétés privées d’accéder à des salles blanches à des prix défiant toute concurrence.
  • Center parcs, opération privée de Pierre et Vacances, nécessite des dizaines de millions d’euros d’aide publique.

Sur tous ces dossiers les écologistes ont proposé des solutions alternatives où l’argent public était utilisé pour l’intérêt général, qui coûteraient moins cher et seraient plus respectueuses de l’environnement. Que M. Vallini ne vienne pas se plaindre que l’argent public est de plus en plus rare… Il faut l’utiliser à bon escient.

Pour les Chambaran sans Center Parcs

Publié le 17 septembre 2010

L’association « Pour les Chambaran sans Center Parcs » s’oppose à l’incohérence et l’absurdité que représente le projet d’implantation de Center Parcs sur la commune de Roybon.

Elle s’oppose à ce que des biens publics d’usage libre et collectif soient retirés à la communauté au profit de la spéculation immobilière et la limitation des droits de chacun.

Elle dénonce l’utilisation du budget des collectivités (comme celui du Conseil général de l’Isère) en faveur de l’intérêt de la société privée Pierre et Vacances.

Elle dénonce les mensonges des élus et leur recours à la désinformation sous couvert de développement durable et de dynamisme économique.

Pour soutenir leur action et faire échec à ce projet dangereux pour l’avenir de ce pays aller sur le site : http://www.pcscp.org/

Vidéosurveillance, les contradictions du maire de Grenoble

Publié le 17 septembre 2010

Devant l’offensive tout sécuritaire de la droite UMP qui réclame plus de vidéosurveillance, M. Destot essaye de naviguer au plus près. D’un coté il admet que ces caméras sont peu efficaces dans les lieux ouverts, mais si l’expérience d’implantations des caméras dans trois quartiers est concluante, il est prêt à les généraliser ! Mais par prudence il ne dit pas quels seront les critères de jugement sur l’efficacité, il compte sur le fameux comité d’éthique pour trancher.

A ce propos le Tribunal administratif est gêné pour examiner un recours contre la mise en place de ce comité d’éthique car celui-ci comprend en son sein, l’ancienne présidente du Tribunal administratif de Grenoble. La nouvelle présidente a donc écrit au Conseil d’Etat pour qu’il désigne un autre Tribunal pour examiner ce recours !! Et suite à notre intervention, le préfet a demandé au maire de rapporter la délibération créant ce comité au motif qu’elle est illégale, pour l’instant le maire n’a rien fait.

Tout cela c’est du petit bricolage politique qui ne cherche pas à mettre en place une politique publique réfléchie, mais qui surfe sur les sentiments d’insécurité en faisant de mauvais coups médiatiques, malheureusement cela coûte cher aux Grenoblois.

TEOM… Grenoble, les feuilles d’impôts locaux arrivent

Publié le 17 septembre 2010

Après avoir été augmentée de 30 % entre 2008 et 2009, la taxe d’enlèvement des ordures ménagères (TEOM) va encore augmenter de 20 % en 2010 à Grenoble !! Elle aura doublé depuis sa mise en place en 2005, et ce à service constant !

Pour une part ceci est dû à la politique de la Métro qui veut absolument que toutes les communes aient le même taux de TEOM en 2014 (ce qui n’est pas obligatoire), et d’autre part d’une décision personnelle du maire de Grenoble, contre la position du Conseil municipal votée à la demande des élus écologistes en 2005 et sans qu’une nouvelle délibération ait été votée. A cette époque les élus écologistes avaient imposés que l’augmentation cachée des impôts locaux soit plus faible (de 800 000 €) que ce que voulait le maire. Profitant d’une évolution de la loi de finances, le maire a demandé à la Métro de récupérer ces 800 000 € (annuels) auprès de la Métro, charge à cette dernière d’augmenter d’autant la TEOM, ce qui fut fait le 2 juillet 2010 à la Métro. Pour un logement moyen la TEOM atteint maintenant 70 €, elle aura doublé en 5 ans à Grenoble !

Il s’agit ni plus ni moins d’une nouvelle augmentation des impôts à Grenoble alors que le maire s’était engagé pour qu’il n’y en ait pas d’autres après l’augmentation violente de 2009. C’est une habitude chez lui de ne pas tenir ses promesses à ce sujet.

Si nous étions majoritaires, il n’y aurait pas eu de hausses des taux des impôts grâce à l’abandon de politiques gaspilleuses d’argent public.

Survol rapide du feuilleton de l’été grenoblois

Publié le 8 septembre 2010

Pour celles et ceux qui n’ont pas pu suivre les évènements de cet été à Grenoble, en voici un résumé à grands traits.

  • Dans la nuit du 15 au 16 juillet, deux braqueurs armés vident la caisse du casino d’Uriage ; ils sont pris en chasse jusqu’à la Villeneuve par la police, Karim Boudouda, l’un des deux malfaiteurs est abattu, au pied de son immeuble, galerie de l’Arlequin. Les nuits suivantes un groupe de jeunes a réagi violemment en caillassant deux trams et en mettant le feu à des dizaines de voitures stationnées dans la Villeneuve.
  • Le Gouvernement a organisé une réponse disproportionnée de la part des forces de police et de gendarmerie, notamment avec le survol plusieurs nuits de suite du quartier par un hélicoptère éclairant violemment l’intérieur des logements et empêchant les habitants de dormir. De plus le quartier a été bouclé plusieurs jours avec fouille corporelle aux entrées. Le tram a été arrêté, un service de bus a pris le relais en évitant de traverser le quartier. Lorsque le tram a été remis en circulation, il n’a fonctionné durant des semaines qu’à partir de 7 heures le matin pour s’interrompre à 20 h 00 le soir, ce qui a contribué à l’isolement du quartier.

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Les gens de la Villeneuve sont vraiment classe !

Publié le 8 septembre 2010

De la part d’un de nos adhérents

Je me suis fait taxer diverses babioles et une paire de lunette de vue de soleil dans ma bagnole vers le lycée Mounier. Deux jours après, appel d’une jeune femme me disant que les lunettes sont retrouvées (grâce au N° de Tél. dans l’étui). Son frère les a ramassé à terre vers la galerie de l’Arlequin, et sa maman les tient à ma disposition.

Nous avons échangé un long moment sur le pays d’origine de cette charmante dame (l’Algérie) où mes parents ont longtemps vécus, et des vertus des pots de miel que je lui avais amené en remerciement.

Retrouver mes lunettes et rencontrer des gens aussi charmants fut le bon moment de ce week-end dans ce monde de brutes.

La justice commence à annuler une décision sur la rocade nord

Publié le 8 septembre 2010

Le 28 septembre 2007, le Président du Conseil général de l’Isère (CGI) prend un arrêté décidant « la prise en considération de la mise à l’étude de la rocade nord de Grenoble », en application de la délibération de la commission permanente du CGI du 30 mars 2007. Les communes de Saint Martin le Vinoux et de la Tronche ont attaqué cet arrêté au tribunal administratif. Ce dernier, le 18 juin 2010 a annulé cet arrêté au motif que la délibération du 30 mars est illégale, la commission permanente n’étant pas compétente pour la prendre car l’assemblée délibérante ne lui en pas donné délégation. Un contribuable grenoblois avait attaqué cette délibération mais son recours avait été rejeté au motif qu’il n’habitait pas dans le périmètre d’étude et donc qu’il n’avait pas intérêt à agir.

Cette décision ne remet pas en cause l’ensemble du dispositif rocade-nord mais seulement le blocage que pouvait opérer le CGI sur les éventuels permis de construire dans le périmètre arrêté. Elle libère les terrains des communes qui peuvent dès maintenant décider en toute indépendance de leur utilisation ; et sur le plan du droit elle indique que les délégations données par l’assemblée délibérante à sa commission permanente doivent être très précises. Or la fameuse consultation bidon de l’été 2007 a été décidée par cette commission permanente sans en avoir reçu la délégation précise, il est donc fort probable que cette consultation soit annulée pour ce motif, ce qui aura des conséquences beaucoup plus lourdes sur la légalité de l’ensemble des décisions du CGI sur la rocade qui ont été prises suite à cette consultation bidon. A suivre.

A 51, le gouvernement maintient sa décision d’arrêter ce projet

Publié le 8 septembre 2010

Dans une lettre qu’il vient d’écrire à une députée UMP des Hautes Alpes, le ministre Borloo confirme l’abandon de l’A 51 entre Sisteron et Grenoble.

Les raisons avancées sont pour la plupart celles que les opposants à l’A51 ont développés depuis des années, quelle perte de temps et d’argent ! Voir les détails dans le Dauphiné Libéré : http://www.ledauphine.com/hautes-alpes/2010/09/01/j-l.-borloo-confirme-l-abandon-de-l-a-51


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