Archives pour la catégorie ‘Le Rouge & le Vert Hebdo’

Une bien triste nouvelle : décès de R. Chambrial

Publié le 8 septembre 2010

Robert Chambrial est mort brutalement d’un arrêt cardiaque ce 3 septembre 2010, c’était un copain, un médecin militant.

Exerçant d’abord en milieu plus rural, il avait repris ensuite un cabinet de généraliste dans le quartier de la Bajatière. Ses patients, fidèles et souvent militants de gauche eux aussi, le pleurent et sont décontenancés.

Robert a été de toutes nos actions pour l’égalité, la liberté, la fraternité : il a assuré le suivi de santé de demandeurs de droits d’asile ou de militants en grève de la faim  – les travailleurs turcs de Saint-Paul, pour ne citer que ceux-là -, mais surtout, et depuis la création du MLAC, il était un militant praticien du droit des femmes à la contraception et à l’avortement.

Le Planning Familial écrira certainement un communiqué plus élaboré. Nous voulons retenir son extrême solidité politique, son art de la rigolade et de la raillerie, son intelligence percutante, son mal de vivre dans une société si inégalitaire, et l’irritation qu’il provoquait souvent chez les « mous », un côté gouailleur-paysan prompt à la réplique, et au fond tellement gentil.

Que les rugbymen amateurs et les ramasseurs de champignons lèvent leur verre avec l’ADES en l’honneur de Robert ! Et surtout que Catherine et les enfants de Robert sachent combien nous sommes attachés à son héritage humain et politique !

La nouvelle politique de la majorité pour le logement social, à droite toute !

Publié le 8 septembre 2010

Le bailleur social ACTIS projetait la construction de 34 logements rue Marbeuf, près de l’école Painlevé dans le quartier des Eaux Claires à la place du petit immeuble de logement de fonction des instituteurs. Les opposants à ce projet ont réunis 1400 signatures sur une pétition.

Le 24 juin 2010 s’est tenue une réunion publique à l’initiative de la mairie pour débattre de cette question, et face à l’hostilité des participants, l’adjoint à l’urbanisme -qui est surtout l’adjoint à l’immobilier- a décidé de suspendre le projet. Pour conclure et se défausser, il a demandé aux associations opposées au projet de lui faire des propositions pour une autre solution !

Plusieurs leçons peuvent être tirées :

  • La majorité montre une fois de plus son incapacité à élaborer des projets avec une concertation véritable ou une co-élaboration avec les habitants en amont des décisions, créant ainsi les conditions d’une opposition radicale et souvent fondée. La majorité présente ses projets les uns derrière les autres sans stratégie globale pour un quartier. Elle est incapable d’une vision cohérente sur le moyen terme, ce qui empêche un vrai débat citoyen sur différentes options. Au fil des mois on ne peut que constater que la charte de la démocratie locale n’est qu’un chiffon de papier.
  • Il n’est pas sain que le vice-président du CCS3 soit en même temps le président de l’Union de quartier et de plus proche du maire. Cette absence de pluralisme nuit à la qualité du débat citoyen.
  • La position de la majorité municipale montre bien quelles sont ses priorités sociales. Quand il s’agit de logements privés, l’adjoint à l’immobilier les défend bec et ongle, même face à une forte opposition des habitants (voir l’opération sur le terrain Schneider à Jean Macé ou l’hôtel 4 étoiles au quartier de Bonne), défendant les profits des promoteurs ; par contre quand il s’agit de logement social, c’est laissé à l’appréciation des habitants. Les bons terrains sont promis aux opérations privées et ACTIS doit se contenter des bas morceaux. N’y a-t-il plus que les cours d’écoles pour implanter du logement social dans la ville ?

C’est bien le symbole de cette majorité droite-gauche, à gauche en parole, à droite dans les actes.

Affaires politico-financières, petits arrangements entre castes

Publié le 8 septembre 2010

Cet été des négociations entre le maire de Paris, J. Chirac, et l’UMP ont abouti à un projet de protocole d’accord sur les affaires des emplois fictifs (embauches par Chirac, alors maire, de « chargés de mission » mis à sa disposition pour sa carrière politique). Sur 699 « chargés de mission » embauchés entre 1983 et 1995, la justice n’a retenu après prescription que 23 de ces emplois irréguliers, ayant coûté 2,2 millions d’euros au budget municipal. Le protocole d’accord qui doit passer prochainement au Conseil municipal de Paris prévoit le remboursement par Chirac et l’UMP de cette somme en contrepartie du retrait par la Ville de Paris de sa constitution de partie civile dans le procès qui va avoir lieu.

Cette décision de B. Delanoë est contestable : l’abandon officiel ou tacite de la constitution de partie civile signifie que le maire et le conseil municipal de Paris considèrent que la Ville de Paris n’a pas été abusée et qu’elle est remboursée. En effet il reste un préjudice moral que la Ville doit faire valoir, sinon l’opération aboutit une fois de plus à démontrer que la justice est à deux vitesses, les politiques s’arrangeant entre eux pour échapper aux sanctions prévues par la loi. Le retrait de la partie civile est une faute politique, comme l’a indiqué Eva Joly.

Mais l’attitude critiquable de B. Delanoë l’est cependant moins que ce nous avons connu à Grenoble et en Isère lors du traitement des conséquences de la gestion municipale et départementale du corrompu.

A Grenoble, M. Destot a cherché à étouffer les affaires politico-financières, contre l’action des seuls éluEs écologistes, notamment sur quatre dossiers municipaux après 1995 :

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Villeneuve : pour un changement radical des politiques publiques

Publié le 23 juillet 2010

Depuis des années de nombreuses personnes tirent le signal d’alarme sur la situation sociale dans certains quartiers de nos villes. A chaque flambée de violence, le Gouvernement s’empresse de faire de grands effets de manches en promettant un changement radical de politique. On sait ce qu’il en advient : rien. Où en est le plan Marshall des banlieues ?

En ce qui concerne la sécurité publique, c’est la même chose : un déploiement ahurissant de moyens quasi-militaires très peu efficaces, très stigmatisant pour les habitants (La Villeneuve était entièrement bouclée, en état de siège). Que va-t-il se passer lorsque ces moyens policiers vont se retirer ?

Le maire de Grenoble fait aussi dans la communication, avec sa proposition du Grenelle de la sécurité, mais ne donne même pas la parole aux habitants qui sont en première ligne, et ne parle pas de prévention.

Il faut faire une analyse précise de la dégradation sociale accélérée due au niveau très élevé du chômage, notamment des jeunes, du nombre de familles monoparentales et en grandes difficultés.

Il y a un quasi abandon de la présence des services publics sur le terrain. Il faudrait changer les politiques publiques du tout au tout et à tous les niveaux, à commencer par le niveau local qui doit donner l’exemple. Malheureusement à Grenoble, et nous le disons depuis des années, trop d’efforts sont fait pour les opérations de prestige et l’aide au développement économique high-tech. Les services publics locaux doivent être gérés pour permettre des tarifs les plus justes, ce qui n’est pas le cas du chauffage urbain par exemple… Un changement radical de priorité doit être rapidement fait, notamment il faut arrêter de faire croire que c’est l’intervention sur les bâtiments qui est prioritaire, alors qu’au contraire c’est sur l’accompagnement social et socioculturel qu’il faut mettre le paquet.

Qu’on ne nous dise pas qu’il n’y a pas de moyens : les dizaines de millions d’euros gaspillés en pure perte pour la candidature aux JO, les opérations de communications inutiles, les multiples études pour des projets pharaoniques (GIANT, l’Esplanade…), les dépenses pour la recherche et développement dans les nanotechnologies (Minatec, Minalogic, Biopolis, Nanobio, Clinatec…), les embauches de cabinet et de complaisance…

Une nouvelle stratégie politique doit être mise en place sur le long terme, avec tous les acteurs, pour multiplier les personnels d’intervention sur le terrain notamment en direction des jeunes et des familles les plus précarisées. En ce qui concerne l’emploi, il faut abandonner la politique actuelle et favoriser des emplois utiles dans les quartiers (dans l’économie sociale et solidaire) pour redonner des perspectives aux jeunes. La ville doit changer de politique.

Lire aussi : les élus écologistes de Grenoble ont fait un communiqué suite aux évènements de la Villeneuve

Non à la double peine pour les quartiers sud

Publié le 23 juillet 2010

Les conducteurs de la TAG ont très bien réagi aux incidents qui se sont déroulés la nuit où le jeune braqueur a été tué par les policiers. Par contre il est inadmissible que le tram A n’ait pas été remis en route après avoir nettoyé les voies et les arrêts. Le remplacement par les cars n’est pas satisfaisant, et les raisons avancées pour ne pas remettre en route le tram (questions de sécurité) ne sont pas acceptables au moment où il y a une concentration de forces de police à même d’intervenir si besoin.

Cet abandon de la qualité du service public est vécu comme une punition collective qui oblige les gens à aller chercher la navette à Grand Place ou à Malherbe, alors qu’elle aurait pu passer par Marie Reynoard, proche de l’Arlequin.

Le corrompu ferait mieux de se taire !

Publié le 23 juillet 2010

A . Carignon réapparait en essayant de faire croire qu’entre 1983 et 1995 tout allait bien à Grenoble. Effectivement tout allait bien pour les affaires ! Les Grenoblois ont durement payé cette période où les caisses de la Ville ont été vidées et où la dette a explosé. Les services publics locaux se sont dégradés, ACTIS qui s’appelait l’OPALE a été mis en quasi faillite ce qui a obligé à un redressement douloureux au détriment de l’accompagnement social des familles fragilisées. La politique d’attribution des logements sociaux a consisté à mettre au même endroit les familles à problèmes sans accompagnement. Le personnel municipal a été fortement réduit et démobilisé…

Il a fallu des années à la majorité de gauche et écologiste pour redresser la situation. Et la droite UMP à la mairie se ridiculise lorsqu’elle critique des manques de la politique sociale de la mairie, elle qui vote toujours contre les propositions, mêmes insuffisantes, de la majorité municipale.

Le Gouvernement doit revoir sa copie sur le fichier base élèves

Publié le 23 juillet 2010

Bonne nouvelle ! Le Conseil d’Etat s’est enfin prononcé sur le recours de deux isérois, V. Fristot et M. Charpy, contre le fichier base élèves. Il annule en partie le dispositif et impose au Gouvernement de corriger sa copie.

Pour avoir le détail de la décision du Conseil d’Etat, lire le communiqué de ce dernier en ligne ici.

Le Gouvernement avait essayé d’échapper à la sanction en changeant le contenu du fichier, mais il restait des irrégularités substantielles à corriger, notamment :

  • Le Conseil d’État censure la collecte, dans la première version du fichier, des données relatives à l’affectation des élèves en classes d’insertion scolaire (CLIS). Il juge en effet que, par leur précision, ces données permettent de connaître la nature de l’affection ou du handicap dont souffrent les élèves concernés et constituent par conséquent des données relatives à la santé, dont le traitement aurait dû être précédé d’une autorisation de la CNIL. En revanche, le Conseil d’État ne retient pas cette critique s’agissant de la version actuelle du fichier, compte tenu du degré de généralité des données recueillies.
  • L’article 38 de la loi de 1978 donne à toute personne physique le droit de s’opposer, pour des motifs légitimes, à ce que des données à caractère personnel la concernant fassent l’objet d’un traitement. Sur ce point, le Conseil d’État juge le fichier légal dans sa première version, antérieure à l’arrêté du 20 octobre 2008. En revanche, il annule les dispositions de cet arrêté qui interdisent, dans sa deuxième version, toute possibilité d’exercice de ce droit d’opposition.
  • Le Conseil d’Etat critique la durée de conservation des données de 35 ans et impose au Gouvernement de la diminuer.

La reconnaissance de ces importantes irrégularités justifie à postériori le combat de certains directeurs qui ont refusé de collecter les données et qui ont été durement sanctionnés. Il ne serait que justice que ces sanctions soient annulées.

Abandon de l’A51 !

Publié le 23 juillet 2010

Le Gouvernement a arrêté l’avant projet du schéma national des infrastructures de transports (SNIT). La prolongation de l’autoroute A 51 du col du Fau à Sisteron n’y figure pas. Il s’agit donc de l’abandon de ce projet pharaonique, au moins à moyen terme. Reste maintenant à se pencher sérieusement sur les alternatives fondées sur l’amélioration des routes nationales menant à Gap ou à Sisteron, les opposants à l’autoroute ont fait à ce sujet des propositions très précises qu’il s’agit de mettre en œuvre rapidement.

Le fichier « Base élèves » mis à mal au Conseil d’Etat !

Publié le 1 juillet 2010

Le 30 juin a eu lieu l’audience au Conseil d’Etat à propos du recours déposé par les isérois Vincent Fristot et Mireille Charpy contre le fichier Base élèves. Le rapporteur public a recommandé l’annulation de nombreux aspects de ce fichier. Si l’arrêt du Conseil d’Etat confirme les conclusions du rapporteur public, ce sera une grande victoire du droit contre l’arbitraire et les atteintes aux libertés.

Vidéosurveillance : le collège d’éthique change de nature, mais reste sous dépendance

Publié le 1 juillet 2010

Notre lettre hebdomadaire est très efficace. Après que nous ayons indiqué que la délibération de création du collège d’éthique était grossièrement illégale, le premier adjoint va proposer lors du conseil municipal du 5 juillet une délibération pour changer la nature de ce collège… mais sans rien changer à sa constitution ou son fonctionnement. Le 17 mai 2010, le Conseil municipal (sauf les écologistes) décidait la création du collège d’éthique conformément à l’article L 2143-2 du Code général des collectivités territoriales. Or la délibération violait cet article ! Du coup pour sortir de cette ornière le Conseil du 5 juillet est prié de voter que ce collège n’est pas créé suite à cet article et qu’il deviendrait subitement indépendant de la mairie. Mais rassurez vous, rien n’est changé, tout est concocté par le maire et son premier adjoint (la composition, son fonctionnement…) c’est l’indépendance dans la dépendance !

Le verrouillage politique est clair, sur les 15 membres invités par le maire à la réunion de mise en place du collège le 21 juin, une majorité (8) sont des élus de la majorité municipale ou des membres du comité de soutien à la liste de M. Destot lors des élections municipales ! Les écologistes ont bien eu raison de ne pas marcher dans cette mascarade.

Attention, la TEOM va augmenter fortement à Grenoble fin 2010

Publié le 1 juillet 2010

tirelireLes propriétaires vont trouver sur leur taxe foncière 2010 une forte augmentation de la Taxe d’enlèvement des ordures ménagères (TEOM). Elle résulte de trois mauvaises décisions de la Métro :

  • La première, c’est la volonté de faire payer dans la TEOM, non seulement la collecte des ordures mais aussi leur traitement. Cette décision n’a jamais été prise suite à un débat général dans la Métro, elle se met en place sans discussion. Rappel : le conseil municipal de Grenoble était contre cette option lors du mandat précédant.
  • La deuxième serait la nécessité de créer un taux unique pour 2014 de la TEOM dans l’agglomération, alors qu’il était possible (comme l’avait demandé la ville de Grenoble sous la pression des écologistes) de faires des zones à taux différents en fonction de réalités différentes pour la collecte. Comme Grenoble, grâce aux écologistes, avait un taux de TEOM très faible, il faut rattraper année après année le taux moyen qui devrait être d’environ 6,8 % en 2014.
  • La troisième, qui est une vraie manipulation de la part du maire de Grenoble, c’est de faire payer dans la TEOM les 800 000 € que Grenoble avait pris dans son budget lors de la création de la TEOM en 2005 pour alléger la facture des contribuables grenoblois. Il y aura donc une sur-augmentation du taux de TEOM pour les habitants de Grenoble en 2010.

Rappel utile : le propriétaire peut mettre dans les charges locatives le montant de la TEOM. Donc locataires ou propriétaires il faudra payer et comme il n’y a pratiquement pas d’exonération de taxe foncière, les habitants aux faibles revenus vont encore devoir encore faire face à des augmentations inacceptables. Ce n’est certainement pas une politique de gauche et écologiste.

La saga de la taxe foncière du stade des Alpes

Publié le 1 juillet 2010

Stade des AlpesLa Métro est empêtrée dans ses relations financières avec le GF 38. Elle essaye maintenant de se faire rembourser une partie de la taxe foncière 2009 du stade par le GF38 en utilisant l’article 10 de la convention de mise à disposition du stade des Alpes à la SASP GF 38, qui stipule : « La SASP GF38 s’acquitte de l’ensemble des charges, contributions publiques ou privées, impôts et taxes générés tant par la pratique d’activités sportives dans l’enceinte du stade que par la mise à disposition des biens concourant à cet objet ». Autant cet article impose de se faire rembourser la taxe sur les spectacles, la taxe professionnelle (ou CET), la SACEM… autant il n’est pas du tout clair qu’il impose le remboursement de la taxe foncière puisque le GF38 n’occupe pas de manière permanente le stade. La Métro devrait passer un avenant à la convention pour que l’affaire soit juridiquement solide.

Le 2 juillet au Conseil de Métro, une délibération propose un calcul de la part de la taxe foncière que devrait rembourser le GF38. La Métro propose seulement 33,4 % de la totalité de la taxe en s’appuyant sur des occupations des locaux annexes au stade, alors que la valeur locative cadastrale a été définie par voie d’appréciation directe liée au coût total du stade. Une délibération de la Métro indique que le GF38 occupait le stade à 56 % de son utilisation annuelle (19 jours sur 34), c’est ce chiffre qui a été utilisé pour calculer le loyer que paye le GF 38 à la Métro.

Accepter le chiffre de 33,4 % est encore un cadeau fait à cette société privée commerciale. Décidément la gestion de l’argent public laisse beaucoup à désirer à la Métro

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Les finances du CCAS de Grenoble sont dans le rouge !

Publié le 25 juin 2010

Le Centre communal d’action sociale – CCAS a adopté son Compte administratif 2009. La photographie des finances de cet outil indispensable à l’action sociale montre un déficit lourd et inquiétant. Fin 2008 le résultat cumulé de fonctionnement était négatif de – 0,7 M€ ; fin 2009 il atteint – 1,5 M€.

En 2009 les subventions de la Caisse d’allocations familiales (CAF) ont diminué de 1,4 M€, et celles du département de 0,550 M€. L’augmentation de la subvention ville (+ 1,4 M€) n’a pas compensé ces désengagements : les recettes réelles de fonctionnement ont donc été inférieures (-0,5 %) à celles de 2008.

Ce sont la faible augmentation de 1,3% des frais de personnel (75 % des dépenses de fonctionnement), et une forte diminution des intérêts de la dette, qui ont permis de limiter le déficit à, si l’on peut dire, seulement -1,5 M€.

La situation est inquiétante, car il n’y a pas de raison que l’année 2010 soit meilleure. Le trou financier va s’amplifier mais ce n’est pas durable. La tentation sera forte de jouer sur les frais de personnel comme variable d’ajustement, avec toutes les conséquences négatives probables que cela entraînerait sur la qualité du service.

Cela n’empêchera pas, si le désengagement du Conseil général et de l’Etat se poursuit, que le CCAS soit alors menacé dans son existence même. Pendant ce temps les politiques dispendieuses se poursuivent à la Ville au lieu de regarder en face la réalité de la dégradation sociale. La majorité municipale semble dépassée par les évènements. Il faut pourtant agir vite.

La ville laissée aux mains des promoteurs

Publié le 25 juin 2010

Nous avions déjà dénoncé l’implantation d’un hôtel 4 étoiles dans le quartier de Bonne à la place d’un édifice public « structurant ».

C’est au tour du terrain de la clinique du Mail (à la Villeneuve près de Grand Place) où un promoteur propose une densification extrême de logements. Des recours contre le permis de construire ont été déposés, pointant notamment la trop grande hauteur des immeubles par rapport à la réglementation du PLU. Evidemment il ne s’agit pas de logements sociaux. Décidément la majorité municipale ouvre grand la porte à la spéculation immobilière.

Le Président de la Cour des comptes sermonne l’ancien président de la Métro…

Publié le 25 juin 2010

M. Didier Migaud, premier Président de la Cour des Comptes, s’alarme de la dérive des finances publiques et demande une action vigoureuse contre les déficits et la dérive de la dette publique. Il précise que « les collectivités territoriales ne peuvent pas rester à l’écart du redressement des comptes publics ».

Il nous faut rappeler que durant son mandat de Président de la Métro, M. Migaud Didier n’a cessé de creuser la dette de la Métro qui dépasse les 350 M€ fin 2009. Pourquoi n’a-t-il pas écouté les écologistes qui n’ont cessé de tirer le signal d’alarme depuis des années, notant que la Métro vivait au dessus de ses moyens ?

Le Conseil général et la rocade-nord : restons vigilants

Publié le 25 juin 2010

Lors de la réunion du Conseil général du 18 juin, les tenants de la rocade étaient subitement devenus interrogatifs… Le ton a changé. La délibération adoptée par l’assemblée est positive puisqu’elle décide de ne pas demander une déclaration d’utilité publique (DUP) au Préfet. C’est une position sage car le risque était beaucoup trop grand que la DUP soit annulée suite à des recours s’appuyant sur l’avis défavorable de la commission d’enquête.

A noter l’absence remarquée de certains conseillers généraux socialistes de Grenoble lors du vote, ils ne pouvaient pas se résoudre à enterrer le projet actuel.

Il a beaucoup été dit que les transports en commun coûtent très cher mais jamais l’argument du coût de la rocade n’a été mis en avant, ce qui prouve bien que la conversion des esprits n’est pas faite. Mais plus on retarde le projet et moins le CGI aura les moyens de le payer, le désengagement financier de l’Etat mettant à mal les finances du CGI, et cela va continuer à l’avenir.

Mais restons vigilants car l’histoire montre que les arrêts ne sont pas toujours définitifs. En septembre 2005 les exécutifs du CGI, de la Métro, de la Région, de la Ville de Grenoble et du SMTC, devant le prix trop élevé de la rocade (projet dit DDE à 750 M€) avaient décidé d’arrêter l’affaire et de miser sur les alternatives à la voiture. Mais le lobby du BTP et de l’automobile n’avait pas désarmé et le projet « Cumin » est arrivé à point nommé. Il proposait une rocade facile à faire et pas chère (300 M€ seulement). Nous connaissons la suite : la machine s’est mise en marche en manipulant les informations, refusant le débat contradictoire jusqu’au jour où devant une commission d’enquête le château de carte s’est écroulé.

Pour l’instant, l’argument du coût trop élevé n’a pas été prononcé par les tenants de la rocade, même si certaines interventions de conseillers généraux de cantons hors agglomération laissaient deviner que ce point commençait sérieusement à les inquiéter.

Le CGI a décidé d’ouvrir la boite à idées, et donc peut très bien remettre à l’étude des projets plus ou moins différents du projet abandonné, d’autant plus que les études ont déjà été faites et attendent d’être sorties des tiroirs. Les 6 prochains mois devraient être décisifs.

Gaspillage d’argent public

Publié le 25 juin 2010

Le coût total des études sur la rocade-nord (à gabarit réduit) peut être estimé à 40 millions d’euros ! Le coût du prolongement d’une ligne de tram.

En effet, les études du premier projet dit DDE (avant projet sommaire) ont coûté seulement 9 M€ (valeur décembre 2001) soit 12,7 M€ valeur février 2010 ; celles menées par le CGI ont atteint 26 M€, sans compter les coûts de fonctionnement annexes (frais de personnel notamment).

Imaginons un instant que cet argent ait été dépensé pour améliorer les solutions alternatives à la voiture, on aurait avancé dans le bon sens.

Le GF 38 en Ligue 2 de football…

Publié le 25 juin 2010

Stade des AlpesLe 24 juin 2010, la commission de contrôle des clubs professionnels de la DNCG n’a mis aucune restriction au maintien du GF 38 en Ligue 2 pour la saison prochaine. Les supporters vont être soulagés car ils craignaient la descente un cran plus bas en National. Mais les ennuis ne sont pas terminés puisque l’actionnaire japonais a décidé d’importantes économies, notamment sur la masse salariale, la construction d’une équipe performante sera donc difficile.

Des bruits insistants venant de la Métro laissent à penser que la redevance que versera le GF38 à la Métro sera en forte baisse : 1,2 M€ en 2009, 1 M€ en 2010 et 0,65 M€ en 2011. C’est-à-dire que la Métro estime une chute très importante des spectateurs, ou qu’elle accepte de revoir à la baisse le montant du loyer. Rappelons que le stade est déjà loué à prix cassé au GF38 ou à tout autre organisateur de manifestation, cela va être encore pire à l’avenir.

Quel gâchis d’argent public. Le coût du stade va peser de plus en plus lourd sur le budget de la Métro, d’où des projets d’augmenter les impôts (TEOM et taxes d’habitation et foncière) dans les prochaines années. Il va bien falloir qu’un jour toutes ces dépenses de prestige cessent.

Le porte flingue du maire

Publié le 16 juin 2010

Le premier adjoint J. Safar qui, avec sa morgue habituelle, avait asséné à un élu au conseil municipal d’avril dernier « comme je suis un homme cultivé, je vais répondre un peu plus sur le fond », s’est permis cette fois, au conseil municipal du 14 juin, des attaques personnelles grossières contre un élu écologiste -Olivier Bertrand- à propos de la rocade nord. M. Safar est un coutumier du fait.

Des élus de la majorité nous avaient déjà indiqué que le 1er adjoint était un beau parleur mais qu’il ne travaillait pas assez ses dossiers. Effectivement il peut se faire plaisir en jouant le porte flingue du maire, en attaquant celles et ceux qui critiquent la politique de la majorité, mais il ne peut pas cacher que, par exemple, il n’a pas travaillé le dossier de la vidéosurveillance. Tout a été fait en catimini et mal fait.

Le dernier exemple tourne au gag : le fameux collège d’éthique de la vidéosurveillance mis en place le 17 mai, qui devrait veiller au respect du droit, est créé suite à une illégalité flagrante ! Ce collège d’éthique est créé conformément à l’article L 2143-2 du Code Général des Collectivités Territoriales en tant que comité consultatif municipal. La délibération portée par le 1er adjoint précisait que ce collège devait agir de manière indépendante (sous-entendu de la mairie) et présidé par un ancien magistrat non membre du conseil municipal. Le 1er adjoint devrait pourtant savoir que, de part la loi, les conseils consultatifs municipaux sont obligatoirement présidés par un élu désigné par le maire, et donc que de ce point de vue leur indépendance vis-à-vis de la mairie est une illusion. Que vont penser les magistrats ou anciens magistrats enrôlés dans cette mascarade, notamment l’ancienne Présidente du Tribunal Administratif de Grenoble ?

Conclusion : vendre des illusions ne dure que peu de temps, la fameuse indépendance de ce collège d’éthique, sa présidence par un non élu, son existence même n’ont pas lieu d’être. L’ADES a signalé cette illégalité au Préfet pour qu’il exerce son contrôle sur cette délibération. Espérons que le rappel au droit calmera le porte flingue du maire, au moins pour un moment.

Conseil municipal de Grenoble sur la rocade nord le 14 juin 2010

Publié le 16 juin 2010

Décidément le maire de Grenoble est incapable d’organiser un débat sur la rocade nord au Conseil municipal. Depuis des années c’est un sujet qu’il ne peut pas mettre en débat. Pourtant il y est très favorable, il l’a indiqué dans son programme municipal de mars 2008 et il fait tout pour que cette rocade se réalise. Pour lui cette infrastructure fait partie de l’écosystème grenoblois (sic). Comme les alchimistes du moyen âge qui transmutaient le plomb en or, le maire transforme un aspirateur à voitures en miracle écologique.

Sentant qu’il aurait du mal à mener ce débat rendu pourtant obligatoire par la demande officielle du Conseil général, il avait prévu un débat à huis clos. Hélas nous avons rendu cette intention publique et cela a été repris par les médias. Devant cette erreur politique il a mis à l’ordre du jour du conseil du 14 juin la réponse à faire au Conseil général. La délibération proposée reprenait celle adoptée à la Métro le 28 mai qui demandait explicitement la reprise des études pour un nouveau projet de rocade-nord.

Le maire s’est vite rendu compte du danger qu’une telle formulation allait provoquer dans sa majorité où certains élus se sont déclarés opposés à cette formulation ; et qui allait profiter à l’opposition écologiste qui allait renforcer ses positions sur ce dossier, alors que des échéances électorales (les cantonales) approchent et risquent d’être difficiles pour le PS grenoblois.

Le maire a donc accepté de retirer au dernier moment toute référence à la rocade dans la délibération (sauf dans le titre !). Personne n’a été dupe. Les élus de la majorité opposés à la rocade étaient satisfaits, ainsi que les partisans de la rocade qui savent que le dossier avance en souterrain et que le principal a été acquis, la Ville de Grenoble s’associe aux études que mènera le Conseil général sans aucune restriction. Le feu vert est donné pour poursuivre un projet de rocade légèrement remanié.


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