Archives pour la catégorie ‘Le Rouge & le Vert Hebdo’

Pour défendre la sécurité, une action citoyenne efficace, grâce à la Boutique Citoyenne

Publié le 10 décembre 2010

Le 18 août 2009, 38 habitants de la rue Servan à Grenoble, transmettent au maire de Grenoble une pétition lui demandant d’agir pour que la rue Servan et la Place du Temple soient accessibles aux véhicules de secours contre l’incendie.

Le 14 septembre 2009, le maire répond que certains aménagements ont été faits pour résoudre ce problème. Les habitants constatent que les aménagements dont parle le maire ne répondent pas à leur demande.

Face à ce blocage, un habitant vient demander conseil à la Boutique Citoyenne située au 12 rue Voltaire, cette dernière donne des conseils bénévolement aux citoyens qui ont des problèmes avec l’administration.

La Boutique citoyenne suggère à l’habitant de faire un recours gracieux auprès du maire pour lui demander d’agir pour prendre toutes les dispositions qui s’imposent afin que les véhicules de secours puissent accéder à la Place du Temple (où il y a la cantine du collège Bayard) et à la totalité de la rue Servan. Devant le silence du maire à l’expiration du délai de deux mois, l’habitant dépose le 5 mai 2010 un recours au Tribunal Adminstratif (TA) pour faire annuler le refus du maire d’agir.

Il dépose au même moment une demande de référé suspension vu l’urgence de la situation. Lors de l’audience au TA, la Ville de Grenoble indique qu’au mois de novembre des travaux seront effectués dans la rue Servan, le juge des référés n’ordonne pas la suspension du refus du maire d’agir. Mais la pression est forte sur la Ville.

Durant le mois d’octobre, le service d’incendie et de secours vient procéder à un essai et constate (une nouvelle fois) que l’accès à la Place du Temple n’est pas possible de même que le passage dans la rue Servan en direction de la rue Très Cloître.

Le 2 novembre, l’adjoint aux déplacement de la Ville organise un moment d’échange dans la rue Servan avec diverses personnes, dont l’habitant en question. L’adjoint expose les travaux qui doivent permettre de résoudre enfin ce problème de sécurité contre l’incendie. Le 19 novembe les travaux débutent et devraient se terminer vers le 10 décembre, pour un coût de 15 000 €.

Lycée Mounier : de la clarté SVP et attention aux dérapages…

Publié le 3 décembre 2010

La journée de lundi 29 novembre a été riche en rebondissements

  • Nous apprenons que selon l’interprétation du Président de la Région, le médiateur ne s’occuperait que du moyen ou long terme, c’est-à-dire pas de la situation de blocage actuelle mais de ce qui se passera « plus tard » ! En général lorsqu’un médiateur est nommé c’est pour effectuer une médiation immédiate entre plusieurs positions antagonistes… Là nous sommes dans la quasi-provocation.
  • Le Recteur tient une conférence de presse pour suivre la proposition du Président de la Région (les classes de secondes seront supprimées à la rentrée 2011) et prononce des propos totalement outranciers et inadmissibles (rapportés par Grenews) :

« Ceux qui prétendent que la fermeture de Mounier a pour but de faire des économies ou alimentent le débat complètement débile « d’un lycée de trop sur Grenoble » feraient mieux d’aller voir un psychiatre » !

Outre que cette façon d’exprimer son avis est méprisante pour les « Mounier », elle est méprisable venant d’un haut fonctionnaire de l’administration, de surcroît de l’Education Nationale. Puisqu’il est question de psychiatrie, le recteur serait bien inspiré de maîtriser ses nerfs à l’instar des « Mounier » et de s’interroger sur ses responsabilités et la conduite à tenir pour la suite. Malgré l’exaspération générale, la stratégie de la tension et de la provocation orchestrée par le recteur ne poussera pas, comme il le souhaite, les « Mounier » à des actions radicales. Il aurait ainsi beau jeu de voir débarquer N. Sarkozy qui dans son discours de la honte prononcé à Grenoble avait « promis » de revenir avant la fin de l’année 2010.

Mais pourquoi donc le processus de réhabilitation de Mounier a été stoppé ?

Le recteur explique à Grenews : «  si le plan initial de réhabilitation de Mounier n’a pas été poursuivi, c’est avant tout parce que « l’équipe du lycée ne s’est pas mobilisée à temps » et que « celle de Vaucanson lui est passée devant ». Donc il est clair que ce n’est pas pour des conditions de sécurité ! Mais alors pourquoi ne pas relancer le programme comme prévu par la région puisqu’il y a l’argent ?

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Votation citoyenne

Publié le 3 décembre 2010

Il est temps de reconnaître la citoyenneté locale pour tous les résidants, qu’ils soient français ou étrangers. Depuis des années la votation citoyenne demande aux habitants si ils sont d’accord pour le droit de vote et d’éligibilité aux élections locales pour les résidents étrangers présents depuis au moins 5 ans en France.

Nationalement il était prévu que cette année ce soit les communes qui organisent elle-même une consultation des habitants pour donner encore plus de poids à cette demande. Certaines communes le font. Malheureusement la Ville de Grenoble qui aurait due être à la pointe de ce combat s’est dérobée et la votation citoyenne se fera comme d’habitude avec quelques urnes dispersées dans la ville, ce qui n’est pas à la hauteur de l’enjeu.

Cette année, la 9ème campagne de Votation citoyenne sera lancée le 10 décembre, Journée Internationale de la Déclaration Universelle des Droits de l’Homme, et se poursuivra les 11 et 12 décembre. La Votation aura lieu cette année dans le cadre des dix ans du Conseil consultatif des résidants étrangers de Grenoble – CCREG, et sera accompagnée par une série de débats et une Marche vers l’Egalité qui est une initiative nouvelle et intéressante. Elle sera clôturée par dune soirée festive. Voir le programme détaillé en ligne.

A noter que pour la première fois un vote électronique sera organisé sur www.alpesolidaires.org

Le maire oublie la plus élémentaire déontologie à propos d’une question orale

Publié le 3 décembre 2010

Conformément au règlement intérieur du Conseil municipal, le groupe des élus Ecologie et Solidarité pose une question orale au maire de Grenoble sur ce qui se passe dans le dossier du lycée Mounier. Quelques jours avant le Conseil municipal, le maire se permet, sans l’autorisation de l’auteur de la question, d’envoyer le texte de la question à la presse et sous-traite aux présidents des groupes de la majorité une réaction pour essayer de discréditer la question en leur demandant d’envoyer un communiqué de protestation à la presse.

Lors du conseil du 29 novembre, le maire ne répond pas aux questions posées, expliquant qu’il ne s’agit pas d’un tribunal.

Voici les termes exacts des questions posées par écrit plusieurs jours avant par G. Kuntz. Tout un chacun pourra juger s’il s’agit d’un tribunal ou des questions légitimes demandant des mises au point précises.

« Monsieur, le Maire, pouvez-vous rassurer les parents, personnels et lycéens au sujet de la sécurité du lycée Mounier ? Pouvez-vous confirmer avoir demandé au Président de Région de surseoir au jury de concours de maitrise d’œuvre de la reconstruction du lycée ? Quel est le projet sur la ZAC Flaubert que vous mettez en avant aujourd’hui ? Quand enfin le conseil municipal, qui a voté la création de la ZAC Flaubert sans ce projet, pourra t-il en débattre  à partir des données que nous vous avons demandées sans les obtenir en particulier sur la pollution de ce site ? »

Ce n’est qu’à la deuxième question que le maire a répondu, en apportant un démenti, pas de réponses sur les autres…

Cadeau de Noël de la CDC

Publié le 3 décembre 2010

Mais pourquoi donc la Caisse des Dépôts et Consignation – CDC donne-t-elle une subvention de 30 000 € à la Ville de Grenoble pour l’aider dans sa communication sur les projets de la ZAC presqu’île, alors qu’elle n’a rien à y voir ?

Les explications du maire étaient des plus emberlificotées… Il ressort qu’il s’agit d’un renvoi d’ascenseur suite aux multiples actions que mène la Ville en partenariat avec la CDC.

Nous aurions préféré que cet argent soit utilisé à autre chose que la communication qui est déjà fort dispendieuse à Grenoble, par exemple sur le logement social qui est tout de même plus dans la compétence de la CDC.

Offensive sécuritaire et solitaire de MM. Destot et Safar

Publié le 3 décembre 2010

Lors du Conseil municipal du 29 novembre, les conseillers municipaux écologistes apprennent, par la presse (Grenews), que le matin même, MM. Destot et Safar ont tenu une conférence de presse sur leur nouvelle politique sécuritaire avec un fort développement de la vidéosurveillance. Et dans les rendus compte du maire sur les marchés passés ces derniers mois, se trouvent trois marchés pour l’installation de nouvelles caméras pour la modique somme de 750 000 € !

Lors du Conseil municipal, les élus écologistes demandent ce qu’il en est au maire et à son premier adjoint, stupeur générale dans les rangs de la majorité municipale qui n’était pas au courant, et les deux intéressés sont restés dans un silence très gêné.

La majorité (droite-gauche) avait pourtant solennellement décidé de faire l’évaluation des premières caméras (non mises en route) avant toute nouvelle installation.

Vous avez dit majorité de godillots ?

Tout le monde il est beau…

Publié le 3 décembre 2010

Le chômage a baissé, les déficits publics diminuent, la reprise économique est en cours, et on en passe… C’est en substance (si l’on ose dire) ce que M. Chamussy a déclaré en conseil municipal de Grenoble le 29 novembre dernier. De deux choses l’une, ou bien celui qui se veut le chef de file de la droite municipale arrivait tout juste d’une planète peuplée de bisounours, ou bien il faut voir dans ce discours un effet de la mise sous tutelle de la fédération de l’Isère décidée par N Sarkozy. Transformer à ce point la réalité, croire ou faire croire à l’existence d’un monde imaginaire… Nous pencherions volontiers pour la deuxième hypothèse.

Le Préfet laisse les sans-abris trop longtemps dans le froid glacial!

Publié le 3 décembre 2010

Les associations humanitaires protestent contre l’inaction ou la lenteur du Préfet pour l’hébergement d’urgence, alors qu’il reste des centaines de personnes à la rue en cette période de grand froid. Le Préfet se décharge trop facilement des responsabilités de l’Etat sur les associations et sur les collectivités.

La mise à l’abri de la neige et du froid des personnes campant depuis début août dans le camp du Rondeau a été organisée dans l’improvisation totale le 30 novembre. Il a fallu attendre plus de 3 mois pour qu’enfin  le droit commun soit appliqué en particulier pour les familles avec des enfants qui venaient encore de passer des nuits dehors dans le froid et sous les premières neiges.

Rappelons que les Roms ont été mal traités ces derniers mois. Après leur expulsion par les bulldozers et la police du campement des bords de la rocade sur début août, ils ont été transférés sur le camp de grand passage du Rondeau géré par la Métro.

Au début, il a été interdit à ces personnes de faire du feu (y compris pour se faire chauffer quoi que ce soit). Alors qu’ils savent se débrouiller pour se construire des abris, la Métro a interdit toute installation autre que les tentes premier prix (sans double toit) fournies par le CCAS de Grenoble. Pas de toilettes, des WC de chantier placés en plein milieu de l’aire au vu et su de tous, l’électricité pourtant installée pour les gens du voyage n’a pas été branchée.

Vu la vague de froid, il aurait fallu loger ces gens ailleurs, ce n’est que le 30 novembre que le camp a été évacué. Malgré les alertes météo, la Préfecture a attendu 18h,  la nuit et la neige drue, pour enfin accepter de remplir sa mission.

Les familles ont été dirigées vers les lieux prévus depuis la semaine dernière (appartements, mais aussi caravanes pas chauffées). Il a été proposé sans autre choix aux adultes sans enfants d’aller dans un hangar industriel désaffecté au 9 rue Prosper Mérimée derrière la Bifurk. Aucun moyen de transport n’a été mis à leur disposition et des bénévoles ont du faire la navette avec quelques voitures. Sur place, ils ont trouvé un hangar glacé dans lequel on installait une soufflerie. La Croix Rouge installait des lits de camp. Pas de séparation hommes/femmes. Pour la nourriture, il a fallu compter sur soi-même et des voisins venus apporter des biscuits. Bref une improvisation totale et des conditions d’hébergement indignes.

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Sarkozy ordonne la mise sous tutelle de l’UMP 38

Publié le 3 décembre 2010

Non, les élections pour la Présidence de l’UMP38 n’auront pas lieu avant le printemps 2011 car Sarkozy et Coppé ont décidé de la mise sous tutelle nationale de l’UMP 38. Sarkozy aurait même dit qu’il fallait tourner la page Carignon. Il serait temps ! Mais cette page a été si souvent faussement tournée qu’il faut être prudent dans les annonces définitives. Le corrompu doit toujours rembourser ses dettes au Conseil général de l’Isère, il ne faudrait pas que la page se tourne à ce sujet.

Nous ne pouvons que nous réjouir de voir la droite UMP paralysée dans l’Isère et à Grenoble. Elle semble tirer un trait sur les prochaines cantonales de mars 2011.

Cherchez la femme !


Publié le 3 décembre 2010

Dans Isère Magazine de novembre 2010, p9, sous le titre « Oui à Center Parcs ! » on voit une photo réunissant, autour de A. Vallini, Président du Conseil général de l’Isère, et de Gérard Brémond, PDG de Pierre & Vacances (le groupe qui porte le projet), une brochette de pas moins de 30 personnalités, dont… une seule femme ! Laquelle n’a pas l’honneur d’être citée dans la légende de la photo, à moins qu’il ne s’agisse de Mme « Chambre de Commerce et d’Industrie de Grenoble Gilles Dumolard (représenté) » ?

Cette photo de maires, conseillers généraux, et autres présidents de chambres consulaires, masculine à outrance, monocolore et d’une moyenne d’âge de 50-55 ans à vue de nez est-elle censée être représentative des forces vives de notre département ?

Il est temps de changer ! ça tombe bien, pour mettre du Rouge & du Vert dans le conseil général, en mars 2011 il y a des élections cantonales !

« Play Grenoble » !

Publié le 3 décembre 2010

Le marché de Noël s’est installé de la Place Victor Hugo au jardin de Ville… même l’Office du Tourisme y a son petit chalet avec ses agents d’accueil dans leur nouvelle tenue vert-pomme prêts a vous renseigner, avec un détail : cette tenue est siglée d’un logo accompagné de la formule «Play Grenoble »… ?

Quelle signification peut avoir cette formule ? S’agirait-il du nom que va prendre l’offre touristique Grenobloise chargée de regrouper différentes entités autour de l’Office du Tourisme, suite à un grand remodelage ?

Les Grenoblois le sauront bien assez tôt lorsque ce projet leur sera présenté… Nous noterons encore une fois le manque de concertations et de débats autour de cette restructuration. Décidément cette majorité a un problème avec la démocratie participative…

Mais ce nouveau nom vous play t’il ? Est ce que ça fait assez « high tech » pour plaire au maire ?

Perdu de vue

Publié le 3 décembre 2010

Il arrive parfois que l’on s’interroge sur le parcours de certains hommes politiques disparus d’un coup du devant de la scène qu’ils occupaient pourtant depuis de nombreuses années. Tenez, par exemple, Michel Hannoun. Médecin de formation, ancien député-maire de Voreppe, ancien président du Conseil général de l’Isère, M. Hannoun est aujourd’hui membre de la commission nationale santé de l’UMP et membre du conseil de surveillance de l’Assistance publique-Hôpitaux de Paris. Jusque là rien d’exceptionnel, sauf si l’on sait que ce médecin, ancien parlementaire, a su mettre les deux versants de sa brillante carrière au service des laboratoires Servier, dont il est également directeur des études. Quoi de mieux en effet qu’un médecin pour faire du lobbying en faveur des médicaments auprès de ses ex-collègues parlementaires. Les Laboratoires Servier ? Le fabricant et distributeur du Médiator, médicament vendu d’abord comme antidiabétique puis comme coupe faim et qui à force de ravage (500 morts selon la sécurité sociale) a finalement été retiré de la vente grâce au long combat mené par une pneumologue de Brest, I. Frachon. Quelque chose à rajouter M. Hannoun?

GF 38 ça urge !

Publié le 3 décembre 2010

Le 30 novembre l’organisme de contrôle et de gestion du football Français (DNCG) a demandé au club de produire pour le 9 décembre un certain nombre de documents et par conséquent décidé de mettre sa décision définitive en délibéré. M. Ino (directeur général délégué du GF38) a transmis ces demandes à l’actionnaire majoritaire du club, qui est coutumier du fait de ne pas fournir les documents dans les délais exigés par la DNCG. En attendant, sur le plan sportif, après une saison catastrophique en ligue 1, le club est lanterne rouge de la ligue 2, et en a sans doute assez d’être mis à l’index.

Le GF 38 sera-t-il vendu avant le 9 décembre ? Suspens insoutenable !

Lycée Mounier, des semaines cruciales

Publié le 26 novembre 2010

Le collectif Mounier occupe le Lycée pour maintenir la pression. Ils occupent 24h sur 24 un préfabriqué à l’intérieur du lycée et ont obligé le proviseur à une grève forcée en obstruant l’escalier menant à son bureau, ceci afin de faire pression sur le rectorat étrangement muet.

Les grandes manœuvres politiques se poursuivent. Le maire fait semblant de soutenir les Mounier, tout en répétant qu’il a une solution dans la ZAC Flaubert (en face de la Maison de la Culture), où un nouveau lycée pourrait être construit. La conseillère générale PS du canton 6 lui emboite le pas. Mais ni l’un ni l’autre n’interviennent de manière claire et déterminée auprès du Président de la Région. Le maire prétexte de sa non compétence sur ce dossier (le lycée est de la compétence de la Région), mais il se trouve très compétent pour monter en secret l’opération d’un nouveau lycée à la ZAC Flaubert et intervenir auprès du Président de la Région pour faire stopper la réhabilitation du lycée Mounier.

Si le lycée Mounier n’est pas maintenu sur le site, ce sera clairement à cause du maire de Grenoble et de sa majorité qui ne le contredit pas, c’est le moins qu’on puisse dire.

Nous attendons aussi que la majorité régionale s’empare de ce dossier et qu’elle ne laisse pas son Président s’enfermer dans une position indéfendable. Les présidents de tous les groupes d’élus de la majorité régionale ont demandé au Président que soit assurée une rentrée 2011 normale à Mounier, pour l’instant ils n’ont pas été entendus. Le Président Queyrane vient de nommer un médiateur dans ce dossier. A suivre.

Autopsie d’un communiqué

Publié le 26 novembre 2010

Dans un communiqué de presse récent intitulé « Ne pas fermer les portes du dialogue » à propos du lycée Mounier, le maire de Grenoble précise entre autres « …mon rôle n’est pas de défendre le périmètre du lycée E. Mounier ». Une affirmation qui pour une fois a le mérite de la clarté. On avait bien pressenti depuis le début cette tendance à vouloir déplacer le lycée hors du site actuel dans la perspective d’une reconstruction, en voilà la confirmation. Pour autant M. Destot considère que son rôle est « de prendre en compte les attentes de toute la population grenobloise » l’a-t-il consultée pour cela ? A vrai dire, pas vraiment. Mais curieusement, si d’aucuns n’ont pas d’idées sur ces attentes, lui les connaît et de plus, il les détaille en trois points.

D’abord « La promesse de la reconstruction du lycée sur site ou à proximité pour conserver des établissements à taille humaine et rester présents sur cette partie du territoire communal… » . Comme indiqué précédemment, et puisqu’il ne défend pas le « périmètre du lycée », on en conclut que ce sera la proximité, donc sur la ZAC Flaubert dont il souligne tout l’intérêt un peu plus avant dans son communiqué.

Deuxième point : « Le maintien d’une « entité Mounier » pendant la phase transitoire pour conserver l’essentiel de l’équipe pédagogique et assurer la continuité des projets les plus marquants ». De quelle phase transitoire est-il question ? Surement pas de celle qui permettrait le maintien sur site puisqu’on ne conserverait que « l’essentiel de l’équipe pédagogique ». Quant à ceux qui ne figurent pas dans « l’essentiel », ils savent ce qui les attend au même titre que les projets les moins « marquants ».

Troisième et dernier point : « La qualité du dialogue entre les acteurs réunis de manière large dans le groupe projet ». Avec ce qui précède on peut être assuré que la qualité du dialogue a toute les chances d’être au rendez-vous.

Enfin, après avoir évoqué la possibilité de construire un établissement sur la ZAC Flaubert, M. Destot envisage « la définition d’un projet de lycée expérimental qui serait la préfiguration du nouveau lycée livré en 2015 ou avant ». Expérimental ? L’information aura sans doute échappé au maire de Grenoble, mais ce lycée existe déjà, et depuis de nombreuses années, c’est le lycée E. Mounier.

Les emplois de complaisance se multiplient dans l’Etat local PS

Publié le 26 novembre 2010

Tout un chacun sait qu’en République, l’accession à un emploi public ne peut se faire que sur des critères de compétence et non de complaisance. Ceci fait partie des fondements de notre constitution, voir l’article 6 de la déclaration des droits de l’homme de 1789 :

« La Loi est l’expression de la volonté générale. Tous les Citoyens ont droit de concourir personnellement, ou par leurs Représentants, à sa formation. Elle doit être la même pour tous, soit qu’elle protège, soit qu’elle punisse. Tous les Citoyens étant égaux à ses yeux, sont également admissibles à toutes dignités, places et emplois publics, selon leur capacité, et sans autre distinction que celle de leurs vertus et de leurs talents. »

Malheureusement ceci est joyeusement violé à Grenoble et dans notre département. Des élus de la majorité grenobloise (gauche-droite) ont obtenu, soit dans une commune de l’agglomération, soit au Conseil général un emploi public de complaisance, obtenu sans concurrence et sans rapport avec leurs compétences. Certains personnels s’en sont émus et on leur a expliqué que c’était le fait du prince !

Il s’agit d’échanges de bons procédés entre notables du PS. Espérons que les citoyens réagiront un jour à ce genre de république locale bananière et que l’état de droit sera remis en selle. Il n’y a pas que dans certains quartiers que les zones de non droit existent.

Le GF38 en eaux troubles !

Publié le 26 novembre 2010

La situation financière du GF 38 est très inquiétante, cela devient une habitude. Jeudi 25 novembre les dirigeants sont entendus par la commission nationale de contrôle de la ligue de football. Il s’avère que le club a de plus en plus de mal à payer ses factures. Son déficit de recettes est important (vente de joueurs à un faible prix, faible nombre de spectateurs) et il n’arrive plus à assumer toutes ses charges, à l’exemple de son loyer à la Métro. Dans son édition du 21 novembre, le Dauphiné Libéré indique que le club est en procès avec des entreprises qui lui réclament plusieurs millions d’euros. Le GF38 a passé un contrat de 1,4 M€ pour des prestations de services concernant le nettoyage, la sécurité et la maintenance informatique avec la société Voyager à Toulouse. Ce contrat, dont le montant est très supérieur aux coûts des mêmes services effectués lorsque le club était en ligue 1 avec trois fois plus de spectateurs, vient en doublon de contrats déjà existants avec d’autres sociétés pour le nettoyage et la sécurité ! A noter que la société Voyager a un capital social de 302 € et un chiffre d’affaire de 10 000 € en 2009 !

Le propriétaire du GF38 cherche à vendre, soit à un pool d’investisseurs français, soit à un groupe asiatique. Rien n’est fait. Que ce soit du coté sportif comme du coté financier, le GF38 n’a pas la cote. A suivre.

Le projet de budget 2011 de la Ville de Grenoble, pas de surprise

Publié le 26 novembre 2010

Pour la première fois depuis très longtemps, la majorité municipale a évoqué le budget (en l’occurrence celui de 2011) lors de deux réunions publiques. C’est bien d’essayer d’échanger avec les habitants avant d’en discuter au Conseil municipal, sauf qu’il n’y avait aucun chiffre pour 2011, seuls les chiffres de 2010 ont été présentés ! Les habitants présents (peu nombreux) n’ont pas pu échanger sur ce point. La raison donnée est qu’il ne fallait pas donner de chiffres avant que les élus les aient eu ! Lesquels élus ne les auront eu qu’à partir du mercredi 23 novembre, soit seulement 5 jours avant le débat d’orientation budgétaire, ce qui laisse peu de temps pour examiner des orientations portant sur un budget de plus de 300 millions d’euros.

Autre question de méthode : pour échanger sur un budget il faudrait au moins avoir une présentation des différentes options envisagées, notamment sur quelles sommes il est possible de jouer et quelles conséquences positives ou négatives cela aurait de les changer.

En fait le budget 2011 sera dans la pure continuité du budget 2010, donc avec la pression fiscale qui sera augmentée de l’inflation. Avec en plus une augmentation non négligeable de la Taxe des ordures ménagères.

Au moment où l’Etat impose une réforme très négative des collectivités territoriales, il aurait été intéressant que la Ville s’interroge sur son périmètre d’intervention principal et qu’elle abandonne certaines opérations, d’où un allègement possible de la pression fiscale qui devient intolérable pour beaucoup. Il n’en a pas été question. Donc rien ne change, il faudra attendre les élections de 2014 pour changer de méthodes et de politique.

Dessin Cled'12, tous droits réservés

A qui, la Grande Médaille de la Ville de Grenoble ?

Publié le 26 novembre 2010

Vous ne devinerez jamais à qui va être remise la Grande Médaille de Grenoble le 10 décembre à 19 h à l’Hôtel de Ville ? Naïfs comme nous le sommes, nous pensions qu’il s’agissait de récompenser quelqu’un qui a apporté de grandes choses à la Ville de Grenoble.

Et bien non ! Le maire va remettre cette Grande médaille à quelqu’un qui a eu tout faux ces dernières années : qui a défendu bec et ongles la candidature de la Ville de Grenoble aux Jeux Olympiques de 2018 et le projet de rocade-nord, faisant perdre beaucoup d’argent aux contribuables de Grenoble et de l’Isère.

Nous avons nommé Gilles Dumolard, futur ancien président de la Chambre de Commerce de d’industrie de l’Isère. Fermez le ban.

Mort programmée du dispositif Auxiliaires de Vie Scolaire (AVS) !

Publié le 26 novembre 2010

En raison du déficit budgétaire de l’Etat, le Gouvernement a décidé de réduire la dépense publique. La nouvelle idée : supprimer les postes d’Auxiliaires de Vie Scolaire – AVS pour l’aide à l’intégration des enfants handicapés à l’école.

Ce gouvernement détruit de la main droite ce qu’il avait tenté de mettre en œuvre d’une petite main gauche : la loi sur le Handicap de 2005.

Cette aide à l’intégration est indispensable pour les enfants et leurs familles. Celles-ci sont confrontées en permanence à des tracasseries administratives pour faire valoir les droits élémentaires, auxquels ils peuvent prétendre.

Le droit à la scolarisation est essentiel pour faciliter l’intégration de ces enfants ou de ces jeunes. Cette décision atteint tous les enfants : ceux scolarisés en écoles maternelles et élémentaires, collèges et lycées.

Il y a fort à parier que ce même Etat va rapidement se défausser sur les collectivités territoriales, en disant à grand renfort médiatique que les communes ont des compétences pour l’accueil dans les écoles maternelles et élémentaires, les conseils généraux pour les collèges et les régions pour les lycées. C’est devenu une habitude : transfert de charges sans compensation.

Non contents d’avoir créé des statuts précaires pour ces auxiliaires de vie scolaire, l’Etat menace de supprimer ces postes. C’est aussi une nouvelle atteinte au travail des jeunes. En effet, de nombreux postes étaient occupés par des jeunes, ce qui leur permettait de terminer leurs études et de se doter d’une première expérience professionnelle. Mais c’est aussi une atteinte au travail des femmes, qui sont nombreuses dans ce secteur d’activité.

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