Archives pour la catégorie ‘Le Rouge & le Vert Hebdo’

Manifestation contre les JO 2018 à Annecy

Publié le 26 novembre 2010

Le 20 novembre 2010 à Annecy, la manifestation contre les jeux olympiques de 2018 a rassemblé 800 manifestants joyeux et énergiques, dont 9 élus écologistes de Grenoble et de la Région. Grenoble et Mountain Wilderness étaient venus manifester leur solidarité aux opposants aux JO.

Lycée Mounier : le Président de la Région décide la fermeture à petit feu…

Publié le 19 novembre 2010

Plus on avance dans ce dossier, plus on s’interroge sur les vraies raisons qui ont conduit le Président de la Région à vouloir fermer ce lycée.

Aucune des raisons motivant sa décision dans la lettre aux parents du 27 septembre 2010 annonçant la fermeture prochaine, ne tient.

Le collectif Mounier a fait réaliser une expertise indépendante sur l’état des bâtiments et la question de sécurité qu’ils pourraient poser. Ils ont pris un cabinet d’expertise de haut niveau, le cabinet Lamy SA expertise dont les conclusions sont les suivantes :

« A la lumière de la lecture de tous les rapports d’expertise fournis, nous sommes en accord avec la totalité de leurs conclusions.

    1. Les fissures sont causées par des phénomènes d’instabilité de l’assise argileux
    2. Il faut continuer la surveillance au niveau des joints de dilatation, des fissures et des fractures.
    3. Le risque principal est la chute d’éléments de parement pierre. Sur cette question, des éléments de protection étaient installés tout le long des façades cotées rue.

A aucun moment dans aucun des rapports, il n’a été préconisé la fermeture totale des bâtiments D ou E.

L’effondrement de la structure est hautement improbable à court terme (comprenons 5 ans), en l’absence d’un épisode de retrait/gonflement affectant les sous-couches argileuses du terrain d’assise et de signes précurseurs affectant la superstructure.

Un contrôle continu et précis de l’évolution des désordres sur la superstructure est déjà mis en place.

En l’état des désordres et sans nette évolution future, nous estimons possible d’exploiter les bâtiments tel qu’actuellement définis c’est-à-dire sur la totalité du bâtiment D et sur la partie sud du bâtiment E, pour une durée d’au moins 5 ans. »

Cet expert conclut, comme les autres experts, qu’il n’y a pas de problème de sécurité à moyen terme, c’est à dire dans les 5 ans à venir. Il y a donc possibilité de reconstruire par tiroir sur le site.

Le maire de Grenoble, interprétant à sa façon ces expertises, estime que les bâtiments se détériorent au point de devenir dangereux (Les Nouvelles de Grenoble décembre 2010), mais il n’a même pas déclenché un début de procédure de péril et n’a pas convoqué sur place une commission de sécurité pour avis. Que cache donc toute cette mise en scène ?

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Le directeur du cabinet du maire agresse une élue

Publié le 19 novembre 2010

Devant le collectif Mounier qui occupait la mairie le 14 novembre, une élue écologiste intervient auprès du directeur du cabinet pour que le maire reçoive une délégation du collectif. Le directeur du cabinet s’est emporté accusant l’élue de malhonnêteté, allant jusqu’à la menacer de représailles. Les témoins ont été choqués par cette attitude inacceptable de la part d’un membre du cabinet envers un élu. Ce comportement est malheureusement trop fréquent à Grenoble et se retrouve aussi à la région.

Il faut dire que le dossier Mounier devient une belle épine dans les pieds du maire et du Président de région. Ce n’est pas une raison pour que les personnels des cabinets perdent leur sang froid !

Le directeur du cabinet s’est excusé auprès de l’élue. Dont acte.

UMP 38, le vote repoussé au 11 décembre !

Publié le 19 novembre 2010

Le suspens devient insoutenable. Maintenant le vote des adhérents va se faire par internet, ce qui ne va pas faciliter les contrôles. Auparavant il était prévu des contrôles sur le lieu réel d’habitation, la nouvelle méthode inquiète le président démissionnaire Michel Savin : « On doit tous se poser la question suivante : qui a intérêt à organiser un vote qui ne respecterait pas les règles fondamentales de transparence et de légalité attachées à chaque élections ». Bonne question, la réponse sera peut être donnée après le 11 décembre.

Le président sortant est tout de même très exigeant puisqu’il y a malgré tout des limites au bourrage des urnes, en effet il nous apprend qu’on ne pourra pas voter plus de quatre fois depuis le même ordinateur !

L’excellence m’a tuer !

Publié le 19 novembre 2010

Depuis la Loi LRU sur l’autonomie des universités, il ruisselle du Ministère de l’enseignement supérieur et de la recherche une « novlangue », qui brasse à qui mieux mieux la gouvernance, les indicateurs au service du pilotage, et bien entendu l’in-no-va-tion ! Et dans le cadre des Investissements d’avenir (ça fait plus chic que Grand emprunt), on ne parle plus que de labex, equipex et autres idex (vous aurez reconnu les laboratoires d’excellence, les équipements du même tonneau et les initiatives de la même eau).

Cette rhétorique est relayée ad nauseam dans la région urbaine grenobloise par quelques uns de nos édiles, Geneviève Fioraso* en tête, et bien entendu par Jean Therme, directeur du CEA de Grenoble, récemment nommé président du High Level Group, créé à l’initiative de l’Union Européenne pour proposer en juillet 2011 une stratégie de développement et de déploiement des six technologies “capacitantes” ! (voir sur le site « Investir en Grenoble-Isère)

Dernière victime en date de l’excellence : le lycée Mounier, s’il faut en croire le Président de la Région qui a déclaré au Dauphiné Libéré le 9/10/11 que « le terrain de Mounier sera bien affecté à la construction d’un établissement de type lycée. Il y a ce projet d’internat d’excellence ou de lycée scientifique… »

L’internex, ou le dernier avatar de la casse du service public d’éducation. Tout le monde sait pourtant à Grenoble que le « Lycex Mouniex », excelle déjà depuis longtemps !

* que ce soit comme députée de l’Isère, Adjointe au maire de Grenoble, Vice-présidente de La Métro, Présidente de la SEM Minatec ou de la ZAC Presqu’île, les occasions ne manquent donc pas…

L’art de la récupération

Publié le 19 novembre 2010

Pour qui fait preuve d’un minimum d’honnêteté, le projet « de Bonne » est le fruit d’un travail d’équipe d’abord politique, où les écologistes ont joué un rôle déterminant (dans la majorité écologiste et de gauche de 1995 à mars 2008) mais aussi des professionnels soucieux d’œuvrer à un projet novateur. Non content de recueillir les prix décernés à la ZAC de Bonne qui n’en finit pas d’être saluée par la presse nationale, Ph. de Longevialle, adjoint de la majorité actuelle droite-gauche en rajoute : « On s’est battu comme des chiffonniers » déclare-t-il dans le N° 3172 de l’hebdomadaire Télérama, pour expliquer ce succès. Quelle énergie, quelle pugnacité, quel sens du sacrifice ! se dit in- petto le lecteur, encore un peu et on en pleurerait.

Sauf que, au-delà de maîtriser l’art de la récupération, Ph. de Longevialle n’est absolument pour rien dans tout cela. Ah si ! On doit lui reconnaître une belle réussite, celle d’avoir su imposer la construction d’un hôtel 4 étoiles sur un site réservé par la précédente majorité à un équipement public. Public / Privé ? Le choix est vite fait, c’est ça le métier.

Un spécialiste des pots de vin promu préfet par M. Sarkozy

Publié le 19 novembre 2010

M. Xavier Peneau, ancien directeur des services du conseil général de l’Isère et directeur des cabinets de M. Carignon au conseil général de l’Isère et à la ville de Grenoble, exfiltré comme sous-préfet de Montmorency lors des affaires de corruption généralisée à Grenoble et au conseil général, puis détaché comme PDG d’un château de marchand de vins dans le Bordelais, avant d’être réintégré et promu au ministère de l’Intérieur par M. Sarkozy alors ministre de l’Intérieur, vient d’être promu préfet (dans l’Indre, discret département du centre, terre de châteaux) par M. Sarkozy et M. Hortefeux.

M. Sarkozy et M. Hortefeux l’avaient préalablement promu chevalier de la Légion d’honneur le 31 décembre 2009, distinction discrétionnaire que personne ne peut contester, même quand le récipiendaire a atteint à la confiance que les citoyens sont en droit d’attendre de l’administration publique ! :

“ Vu la requête, enregistrée le 23 février 2010 au secrétariat du contentieux du Conseil d’Etat, présentée par M. Raymond Avrillier, demeurant à Grenoble ; M. Avrillier demande au Conseil d’Etat d’annuler le décret du Président de la République en date du 31 décembre 2009 en tant qu’il a nommé M. Xavier Peneau au grade de chevalier dans l’ordre national de la Légion d’honneur ;

Considérant que la décision attaquée, par laquelle M. Xavier Peneau, administrateur civil au ministère de l’intérieur, de l’outre-mer et des collectivités territoriales, a été nommé chevalier de la Légion d’honneur, ne peut être regardée comme faisant par elle-même grief au requérant ; que, par suite, celui-ci ne justifie pas d’un intérêt lui donnant qualité pour en contester la légalité ; que ses conclusions tendant à l’annulation de cette décision ne sont ainsi pas recevables ” (Décision du Conseil d’Etat du 22 octobre 2010)

M. Xavier Peneau n’aura aucune difficulté pour appliquer, à Châteauroux, le “ discours de Grenoble ” de M. Sarkozy, compte tenu de sa décoration et de son expérience en matière de délinquance, sachant qu’il détient toujours illégalement, conjointement et solidairement avec M. Carignon 253 126,35 euros d’argent des contribuables du département de l’Isère qu’il a abusés.

Le procureur de la République de Grenoble, à l’époque des faits de faux en écriture publique, abus de biens sociaux et autres affaires grenobloises, concluait ainsi son réquisitoire le 9 octobre 1997 :

Si l’homme politique que vous souteniez avait poursuivi sa carrière [M. Carignon], vous seriez aujourd’hui préfet en train de diriger un service de contrôle de la légalité et cela me fait peur. ” “ Dans ce dossier, la corruption est permanente, la corruption vicie tout. Tous les actes, toutes les fonctions sont monnayées. ”

Il convient donc d’avoir peur de la promotion de M. Peneau au poste de préfet, par M. Sarkozy et M. Hortefeux, lors du conseil des ministres du 10 novembre 2010.

Un gouvernement à l’écoute de la population

Publié le 19 novembre 2010

Le FBI va avoir accès aux données personnelles des internautes hébergées par les serveurs dont ceux de Google et Facebook (source New York Times, 16 novembre 2010, l’équivalent de « Le Rouge & Le Vert » à New York, mais quotidien). En septembre 2010, les autorités américaines ont présenté un projet de loi obligeant les éditeurs Internet à garantir la possibilité d’une interception électronique des communications. Au parlement français, un amendement UMP à la loi LOPPSI 2 propose d’élargir le champ des écoutes téléphoniques policières à toutes les conversations vocales sur Internet, dites de Voix sur IP (VoIP), sachant que cette loi prévoit déjà l’installation de logiciels mouchards policiers qui enregistreraient toutes les frappes au clavier et feraient des captures d’écrans d’ordinateurs, portables et autres, le tout à l’insu de l’utilisateur. A bon entendeur…

Fichier Base élèves, la lutte continue

Publié le 19 novembre 2010

Le Collectif National de Résistance à Base Élèves (CNRBE) communique (30-10-2010) :

Dans un communiqué de presse du 21 octobre 2010, en réponse aux arrêts du Conseil d’État du 19 juillet sur l’illégalité flagrante des fichiers BE et BNIE, le ministère de l’Education nationale (MEN) continue à manipuler les citoyens.

Il se flatte de s’être «mis en conformité» avec les décisions du Conseil d’État, mais omet d’informer sur deux points essentiels :

  • le rétablissement du droit d’opposition des parents ; dans les faits, il n’informe pas sur ce droit et  il refuse tout motif d’opposition invoqué par les familles (comme l’a rapporté le CNRBE suite à de nombreux témoignages);
  • l’illégalité des mises en relation de la « Base élèves » avec d’autres fichiers ; dans les faits, les échanges entre fichiers sont maintenus et se multiplient.

Certes, pour la première fois aussi clairement, le MEN reconnaît l’existence d’une « Base Nationale des Identifiants Elèves (BNIE) » , dont la durée de conservation s’en trouve réduite. Mais il en maintient l’opacité car, même après le toilettage exigé par le Conseil d’État, aucun acte officiel n’a été publié à ce jour sur la BNIE, qui est censée contenir des données nominatives de 14 millions d’enfants ! Et il omet de dire qu’il veut, dès 2011, créer un Répertoire National destiné à remplacer cette « base » sur une durée comprenant la scolarité et la formation continue.

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Lycée Mounier, rien n’est réglé, poursuivons la mobilisation !

Publié le 10 novembre 2010

A Grenoble, lundi soir 8 novembre, le Président de la Région réunissait le « groupe projet » sur l’avenir du lycée Mounier. Il aura fallu l’intervention d’un syndicat pour que le collectif Mounier (qui regroupe l’ensemble des opposants à la fermeture du lycée) soit représenté à cette réunion, car il n’avait pas été invité. Encore une fois le Président de la Région s’est montré incapable d’associer normalement les acteurs aux réflexions et à la préparation des décisions. Il ressort de cette réunion, où le maire est parti dès son intervention terminée, que le Président de la Région persiste sur ses positions, bien qu’il n’ait toujours aucun mandat de son assemblée élue ! Il a présenté les enquêtes complémentaires sur l’état des bâtiments qu’il n’a pas transmis au collectif, mais qui n’apportent rien de nouveau et qui sont contestées par le collectif. Le Président a conclu qu’il se donnait encore 15 jours pour étudier le dossier et décider définitivement.

Lors de son assemblée générale du 9 novembre, le collectif Mounier a indiqué qu’il avait fait faire une expertise technique par un cabinet agréé auprès des tribunaux dont les résultats, qui seront rendus publics, contredisent les déclarations du Président de la Région.

Les jours qui viennent vont être décisifs, que chaque responsable politique prenne ses responsabilités publiquement. Nous réaffirmons que la seule solution acceptable c’est la réhabilitation ou la reconstruction sur place sans dispersion des activités ni des personnels.

La majorité municipale de Grenoble verse dans la vulgarité !

Publié le 10 novembre 2010

Le vendredi 5 novembre a lieu une réunion à la mairie de Grenoble concernant l’abandon progressif de la prévention des « IST » infections sexuellement transmissibles, présidée par M. Gemmani conseiller municipal délégué, représentant à ce titre le maire de Grenoble. Invité à cette réunion : Jean Luc Roméro, conseiller régional d’Ile de France et président de l’ELCS (“ Elus contre le SIDA ”) et du réseau des CRIPS, en présence de plusieurs associations, des services médicaux de l’hôpital et du conseil général de l’Isère, des ONG et d‘élu-e-s du Conseil général de l’Isère et de la ville de Grenoble.

La femme médecin chef du service PASS (Permanence d’accès aux soins de santé du CHU de Grenoble), rapporte que son service observe une recrudescence de personnes porteuses du VIH dont certaines malades du SIDA, et qu’elle est démunie  en raison des restrictions budgétaires, qui ne permettent plus l’accès au traitement pour tous ces malades, elle donne le chiffre d’un dépistage d’environ 5 à 8 malades par semaine.

Réponse de M. Gemmani : « Tout le monde sait que la situation de l’accès aux soins de santé est difficile et qu’on ne va pas jouer à qui a la plus grosse ! » Instant de stupeur dans la salle.

Drôle de moment, mais c’est peut être un signe de l’état de l’égalité hommes-femmes, pour qu’un élu homme fasse publiquement une telle réponse à une femme médecin.

Qu’en pense le maire de Grenoble ?

Cie de chauffage : la majorité municipale de Grenoble vote sans savoir…

Publié le 10 novembre 2010

Le 18 octobre est présentée au conseil municipal une délibération autorisant le maire à signer un avenant au contrat de délégation avec la Compagnie de Chauffage (SEM CCIAG). Il s’agissait de transformer les formules d’indexation des tarifs imposés aux usagers du service public de chauffage urbain en fonction des dérives des prix, notamment des prix de l’énergie. En effet chaque mois, la CCIAG calcule deux indices k1 et k2 pour calculer l’évolution des tarifs depuis le 1er avril 2008. L’un des indices (k1) estime l’évolution mensuelle du coût des combustibles utilisés par la CCIAG pour livrer la chaleur à ses usagers.

Afin de pouvoir voter en toute connaissance de cause, les élu-e-s du groupe “ Ecologie et solidarité ” avaient demandés quelques jours avant le conseil que le maire leur transmette les dépenses de la SEM CCIAG pour chaque combustible utilisé pour le chauffage urbain (bois, fuel, charbon, ordures ménagères, gaz), et ce durant les trois dernières saisons afin de pouvoir s’assurer que la pondération entre les différents combustibles dans les formules d’indexation représente bien la réalité. Le maire répond qu’il ne dispose pas de ces informations !

Voila donc une majorité municipale qui vote un élément essentiel des tarifs d’un service public sans en connaître la moindre réalité économique, ni se soucier a priori d’en estimer l’impact sur les usagers ! Evidemment les élus écologistes ont voté contre cette délibération. On comprend mieux les surfacturations du chauffage urbain votées les yeux fermés par des élus qui ne contrôlent rien. De plus en plus d’usagers s’élèvent contre ces surfacturations et exigent des élus comme de la CCIAG qu’il y soit mis fin. Mais la majorité municipale fait la sourde oreille en continuant d’accepter que la CCIAG fasse des marges financières excessives sur le dos des usagers, dont de nombreux locataires du logement social qui voient leurs charges exploser.

Si les élus écologistes étaient majoritaires à la ville, il y aurait immédiatement une baisse de 10 à 15 % des tarifs du service public de chauffage urbain avec le même service rendu.

Le nouveau Préfet policier veut faire du chiffre !

Publié le 10 novembre 2010

Depuis l’arrivée du préfet Le Douaron cet été nommé par Sarkozy comme ancien super-flic pour rétablir la paix publique, les temps sont devenus de plus en plus difficiles dans l’Isère pour les étrangers. Tous les matins Place de Verdun des queues de plusieurs centaines de personnes se forment dès 6h devant la Préfecture pour accéder aux bureaux publics. Pour les demandeurs d’asile et les sans-papiers, les OQTF (Obligations à Quitter le Territoire Français) pleuvent, malgré souvent de solides dossiers bien défendus par les associations. Plusieurs fois par mois des rassemblements de soutien sont organisés sous les fenêtres du Préfet, mais celui ci reçoit de moins en moins les délégations. Il a d’autres missions plus urgentes… Il ne répond pas plus aux courriers des élus qui intercèdent pour un habitant.

La dernière action vendredi 5 novembre concernait un jeune Sénégalais, Abdou, que son homosexualité exposerait à une grave condamnation s’il était renvoyé au Sénégal comme le Préfet a déjà tenté de le faire. Ayant dû fuir le Sénégal où l’homosexualité est passible de cinq ans de prison, où l’hostilité des responsables religieux ne cesse de croître et où les agressions homophobes sont très fréquentes, il est arrivé en France pour rejoindre sa mère et son frère, tous deux français, et être protégé dans notre pays. Abdou a été arrêté à Grenoble le 11 octobre 2010 et a déjà été détenu au centre de rétention administratif de Lyon-Saint-Exupéry pendant 15 jours. Aujourd’hui en liberté, Abdou peut être expulsé à tout moment. L’OFPRA vient de lui refuser le statut de réfugié. Le Préfet de l’Isère s’acharne contre lui. Il maintient son ordre d’expulsion, veut remettre en cause sa liberté actuelle et procède à une “ traque ” policière chez les membres de sa famille et dans son quartier.

De nombreux élus régionaux et municipaux étaient présents vendredi pour demander au Préfet de rapporter son OQTF. Seront-ils entendus ?

Le maire de Grenoble serait-il devenu révisionniste ?

Publié le 10 novembre 2010

Sur la guerre d’Algérie, on peut se poser la question lorsque l’on voit la Ville mettre à la disposition d’une association d’anciens combattants (l’UNC) la Maison de l’international, pour y exposer pendant deux semaines une série de panneaux qui refont la guerre d’Algérie dans une tonalité très « ah le bon temps des colonies ».

Et pourtant le titre de cette exposition est bien « La guerre d’Algérie, une exigence de vérité » ! On en est très loin avec des panneaux de textes et photos très orientés masquant l’exploitation économique et le déni de droits des « musulmans d’Algérie », la terreur brutale exercée par les parachutistes de Massu, les rafles et bombardements…

Le fait d’ouvrir la Maison de l’international à ce type d’exposition est très loin du projet initial de cette maison ouverte sur le monde, telle que voulue par de nombreuses associations engagées dans le soutien aux peuples du Sud. C’est quasiment une provocation même.

Le maire ferait il là un petit calcul politicien ? Les anciens combattants votent en effet beaucoup plus que d’autres catégories de la population… Encore un signe de la gestion sans boussole claire du maire et de son clan « gauche-droite » (ou l’inverse, on ne sait plus trop…) ?

Center parcs dans les Chambaran, le Conseil général s’entête !

Publié le 10 novembre 2010

Le 5 novembre dernier, M. Vallini, Président du Conseil général de l’Isère (CGI) et M. Brémond, PDG de Pierre et Profits, pardon, Pierre et Vacances, ont réaffirmé leur engagement de mener à terme le projet de Center Parcs dans les Chambaran. Leur protocole d’accord du 15 octobre 2009 prévoyait que les parties au projet devaient se rencontrer pour faire le point en cas de recours (ce qui est le cas). La réunion du 5 novembre fut donc organisée par le CGI pour essayer d’enrayer le développement des oppositions de plus en plus fortes à ce projet pharaonique et spéculatif. Cette réunion s’est déroulée en présence de nombreux d’élus et de représentants d’institutions venant soutenir M. Vallini sur son invitation, les conseillers généraux écologistes opposés au projet n’étant pas invités. Seul, S. Revel, vice-président délégué à l’environnement du CGI, était présent ne partageant pas la position d’Europe Ecologie – Les Verts Isère contre ce projet. Dans un communiqué du 1er octobre, les écologistes demandaient le remplacement de Center parcs par d’autres projets plus adaptés au développement économique et touristique local :

“ Les écologistes souhaitent que les aides publiques promises par la commune, le département et la région, soit réorientées pour créer de très nombreux emplois en développant notamment une politique volontariste de tourisme “ doux ” (parcours sportifs, valorisation culturelle, hôtellerie, campings, chambres d’hôtes, gites ruraux, gites à la ferme, …) générant des activités économiques et sociales réellement au bénéfice des habitants de la Bièvre-Valloire et plus globalement de l’Isère. ”

A noter que la société Pierre et Vacances n’a toujours pas résolu la question cruciale de la compensation des zones humides imposée par la loi, cette société doit restaurer ou recréer au moins 140 hectares de zones humides en Isère… Pour l’instant l’enquête publique “ loi sur l’eau ” ne peut pas se tenir. Le projet est donc effectivement bloqué.

Pour plus d’informations :

M. Charles Millon doit payer 330 000 € aux contribuables de la région !

Publié le 10 novembre 2010

Ancien Président de la région Rhône-Alpes grâce au soutien du Front National, M. Charles Millon avait été condamné par la justice administrative, suite à des recours de E. Tête conseiller régional écologiste, à rembourser des avantages obtenus indûment. Le Conseil d’Etat par un arrêt du 20 octobre 2010, vient clore cette saga judiciaire et obliger M. Millon à payer environ 330 000 € au Conseil Régional  en validant l’arrêt de la Cour Administrative d’Appel de Lyon du 8 avril 2008.

L’affaire date de 1989 et a été révélée lors de l’intervention de Raymond Avrillier et Etienne Tête sur la délibération du 28 juillet 1995 de la commission permanente du conseil régional.

Rappels : ont été annulées en première instance ou en appel successivement les délibérations :

  • du 10 février 1989 par laquelle le bureau du conseil régional de Rhône-Alpes a autorisé le président de la région à signer au nom de la région un bail portant sur un logement destiné à lui servir d’appartement de fonction ;
  • du 24 novembre 1989 par laquelle le bureau a autorisé le président du conseil régional à bénéficier d’un logement de fonction pour nécessité absolue de service ;
  • du 28 juillet 1995 de la commission permanente du conseil régional ayant pour objet la mise à disposition de personnel de maison au profit de Ch. Millon.

Voici encore un exemple de la lenteur de la justice administrative qui met plus de 20 ans pour trancher un litige ! Il faudrait que la loi impose des délais de jugement. Souhaitons que le Conseil régional mette tout en œuvre pour récupérer rapidement cette somme auprès de son ancien président.

En attendant M. Millon va, comme M. Carignon et M. Peneau (ancien directeur général des services du CGI), faire une demande de remise gracieuse au ministre des finances de M. Sarkozy, pour ses dettes de 234 206,84 euros et 91 904,01 euros d’argent public qu’il a détourné. Qui veut gagner des… ?

Pétition à signer : Soutenons le professeur Gilles-Eric Séralini

Publié le 10 novembre 2010

Depuis la publication de ses expertises mettant en cause trois maïs OGM de Monsanto, Gilles-Eric Séralini, professeur à l’Université de Caen et président du conseil scientifique du CRIIGEN (Comité de Recherche et d’Information Indépendantes sur le Génie Génétique), fait l’objet d’une vive campagne de dénigrement et de pressions morales, menées par une partie de la communauté scientifique. Au mépris de tout débat scientifique contradictoire…

Il est proposé de signer une pétition de soutien à Gilles-Eric Séralini. Voir sur le site de Fondation Science Citoyennes : “ Pour le respect de la controverse scientifique et de l’expertise contradictoire, Soutien à Gilles-Eric Séralini et à ses co-auteurs ” : http://sciencescitoyennes.org/spip.php?article1801

L’Ephéméride Cled’12 2011 est sorti

Publié le 7 novembre 2010

Cled'12, tous droits réservés

Notre dessinateur Cled’12, dont les petits mickeys égayent régulièrement nos colonnes, sort son traditionnel éphéméride. La version 2011 est disponible à l’ADES, 12 rue Voltaire, pour 15 €.

A noter aussi une exposition de Cled’12 à la Librairie BD Fugue (rue hache, Grenoble) : « Peut-on rire de tout ? N’importe où ? Illustration sur les limites de l’humour », du 15 au 27 novembre 2012.

Non à l’élargissement de l’autoroute urbaine A480 !

Publié le 7 novembre 2010

Le gouvernement avait décidé il y a quelques années de réaliser l’élargissement de l’autoroute A 480 le long du Drac dans la perspective de la construction de l’A 51 (Grenoble-Sisteron) en vue du doublement de l’autoroute de la vallée du Rhône, car l’option “ tangentielle Nord-Sud ” de Sassenage à Comboire avec tunnel sous le Vercors était irréaliste et beaucoup trop chère.

Cet élargissement n’a jamais été demandé ni par la Métro, ni par la Ville de Grenoble. Mais avec le projet de rocade nord du Conseil général de l’Isère (CGI) la question de l’élargissement le long du polygone scientifique est revenue à l’ordre du jour. En effet l’insertion de l’échangeur de la rocade nord sur l’A480 posait des problèmes qui ne pouvaient être résolus que par l’élargissement d’une partie de l’A 480 allant du pont du Vercors jusqu’à l’embranchement avec la A 48.

Avec l’abandon de l’A51 et celui de la rocade nord (au moins à court terme), plus rien ne justifie l’élargissement à 2 fois 3 voies de l’A480. Par contre la restructuration de l’échangeur du Rondeau ne serait pas inutile.

Pourtant on voit ressurgir de la part du gouvernement ce projet d’élargissement de l’A480 pour l’instant présenté comme limité à 20 M€. Le projet global avait été chiffré par la DDE (devenue DDT) à au moins 150 M€. Le préfet de Région a précisé il y a quelques semaines que cette somme permettrait d’élargir l’A 480 en liaison avec le projet de rocade nord. Ceci a été confirmé récemment par le préfet de l’Isère qui a déclaré qu’il avait plaidé auprès du préfet de Région pour que l’accompagnement du projet de rocade nord soit maintenu et que cette étude d’élargissement de l’A480 était faite en pleine concertation avec le Président du CGI et le maire de Grenoble.

Pourtant rien ne filtre de cette concertation. Comme d’habitude sur les grands dossiers, les « grands » élus (cumulards) décident seuls, ni les conseils élus, ni les habitants n’ont leur mot à dire. Vive la démocratie locale.

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Enquête publique ligne de tram E

Publié le 7 novembre 2010

L’enquête publique pour la ligne de tram E (Le Fontanil-Grenoble) est ouverte jusqu’au 19 novembre dans les mairies du Fontanil, St Egrève, St Martin le Vinoux et Grenoble.

Il faut insister notamment sur plusieurs points importants :

  • Il faut absolument que le déclassement de l’A48 soit prononcé afin que la ligne E soit à double voie sur toute sa longueur à St Martin le Vinoux et que l’arrêt St Martin le Vinoux Village soit réalisé dès le début et non ultérieurement.
  • Critiquer le positionnement de la ligne sur l’Esplanade qui passerait à l’extérieur du nouveau quartier alors qu’une voie de tram est structurante pour un nouveau quartier. La voie devrait passer par le boulevard de l’Esplanade, ce qui est plus direct et permettrait un arrêt en plein centre du futur quartier.
  • La ligne E coupera les voies des trams A et B à Alsace Lorraine et la ligne C au carrefour Vallier-Foch. Il faut demander à ce qu’il y ait aussi une possibilité de branchement de la ligne E sur les lignes A et B et pas seulement sur la ligne C.
  • Autre point important : le SMTC prévoit d’arrêter la ligne de bus 1 au terminus de la ligne E à Louise Michel. Or il y a 30 % des usagers de la ligne 1 venant de Pont de Claix qui vont au terminus au centre ville et ce très rapidement. Arrêter la ligne 1 impliquerait pour ces usagers de prendre la ligne E puis A ou B, avec une perte de temps très importante. Tant que la ligne E n’est pas prolongée plus au sud vers Pont de Claix, la ligne E et les lignes de bus 1 et 17 doivent être maintenues sur tout leur parcours.

ADES  - Le Rouge et le Vert
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