Archives de novembre 2011

Condoléances aux grands électeurs de l’Isère qui ont voté pour A. Vallini aux sénatoriales

Publié le 28 novembre 2011

Communiqué de presse du 28/11/11

L’ADES présente ses condoléances aux grands électeurs de l’Isère qui ont voté pour la liste menée par A. Vallini aux élections sénatoriales de septembre 2011.

Dans un élan de sincérité, le tout nouveau sénateur vient de signifier que leur vote a été manipulé. Au-delà des grossièretés prononcées, le nouveau sénateur déclare vouloir revenir à l’Assemblée Nationale. A l’entendre, lui ne désirait pas aller au Sénat, mais il s’est fait violence en se laissant “fléchir pour tirer la liste”.

Nous attendons avec impatience la position de Mme David et de M. Chiron colistiers d’A. Vallini sur les déclarations de leur leader, ainsi que celles du parti socialiste et du parti communiste.

A.Vallini devrait méditer cette maxime célèbre : « On ne sort de l’ambiguïté qu’à son détriment. ». Il a montré son vrai visage, souhaitons que cette sortie de l’ambiguïté soit sanctionnée à sa juste mesure.

 

 

 

Lycée Mounier : victoire contre l’arbitraire

Publié le 25 novembre 2011

Voila encore une leçon de Grenoble ! Le tribunal administratif de Grenoble vient de sanctionner vigoureusement le Président de la Région qui n’avait pas le droit de décider la diminution de capacité du lycée Mounier et de fermer des bâtiments. Il sanctionne le Recteur de l’Académie qui n’avait pas le droit de changer la zone de desserte du lycée. Il sanctionne l’Inspectrice d’Académie qui n’avait pas le droit de limiter à 105 le nombre d’élèves en seconde au lycée pour la rentrée 2010-2011. Il sanctionne les autorités académiques pour avoir refusé d’accepter la demande de dérogation d’inscription d’un élève en seconde…

Quel gâchis ! Heureusement que la mobilisation a été exemplaire, car sûrs de leur bon droit « les Mounier » n’ont jamais baissé les bras.

L’ADES, qui a beaucoup aidé pour les recours, se félicite de cette victoire du droit sur l’arbitraire.

Maintenant il faut vite réparer tous les dégâts commis.

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Le droit à l’eau pour tous, hommage à Danielle Mitterrand

Publié le 25 novembre 2011

Le combat pour l’accès de tous à une eau potable, au niveau mondial, date de longues années et s’est amplifié face à la marchandisation de l’eau par les grands groupes multinationaux, dont les majors françaises (Générale des Eaux Véolia et Lyonnaise des eaux Suez). La privatisation de l’eau de Grenoble par illégalités et par corruption, contre laquelle nous nous sommes mobilisés a été un moment important de ce combat. Rappelons qu’il a fallu se battre contre le maire corrompu et sa majorité à partir de 1989, puis en 1995, contre M. Destot qui voulait poursuivre les contrats issus de la corruption en transformant la COGESE (100% Lyonnaise des Eaux) en Société des Eaux de Grenoble (société d’économie mixte, ville-Lyonnaise).

La remunicipalisation de notre service public en 1999-2000 a démontré que même dans des grandes villes il était possible de revenir sur la main mise des grands groupes privés sur des services publics. Danielle Mitterrand qui avait créé sa fondation « France Libertés », se mobilisait sur le droit à l’eau. Très intéressée par l’expérience grenobloise, sa rencontre avec Raymond Avrillier avait donné naissance à une collaboration étroite sur le droit à l’eau.

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Les élus Ecologie et Solidarité : des élus qui travaillent

Publié le 25 novembre 2011

Le groupe des élus « Ecologie et Solidarité » à la ville de Grenoble a édité son bilan à mi mandat. Bien que dans l’opposition, ce groupe d’élus pèse fortement sur l’activité municipale en imposant le débat et en proposant des alternatives aux mauvais choix du maire et de sa majorité.

Au sommaire :


Une Ville conviale ?

  • Payez, vous êtes filmés !
  • Un stade vide, pas assez de piscines
  • “Ouvrir la culture !“ : Trois questions à Olivier Bertrand

Une Ville soutenable ?

  • Bien circuler et facilement, cʼest pour quand ?
  • Quintuple 0 pour la majorité sur les JO
  • Politique économique : hors sujet, hors champ
  • GIANT : un nom qui veut tout dire

Une Ville solidaire ?

  • CCAS : 3 questions à Marina Girod de lʼAin
  • LOGEMENT SOCIAL : 3 questions à Maryvonne Boileau
  • Pour la Villeneuve, pas dʼidées neuves
  • Un PLU qui nʼa pas plu.
  • Chauffage urbain : les usagers sur le grill
  • IMPÔTS LOCAUX : 3 questions à Hakim Sabri, Président de groupe

Conclusion…

Le bilan est disponible en ligne

Service public à l’eau

Publié le 25 novembre 2011

La gestion du Stade des Alpes semble en faire saliver plus d’un, et parmi les candidats, on trouve de tout. Des multinationales du BTP et des autoroutes qui au fil des années ont sauté sur toutes les occasions offertes par le secteur public pour se diversifier, des petites entreprises (qui ne doivent pas connaître la crise) et même une association.

Constatant la descente vertigineuse du GF38 passé de ligue 1 (élite du football professionnel) en CFA 2 ( 5ème division amateur), la Métro (communauté d’agglomération) propriétaire du Stade des Alpes a décidé en avril dernier de lancer un appel à candidature en vue d’une délégation de service public sous forme d’affermage.

Les investissements restant à la charge du propriétaire, le prétendant retenu (autrement appelé le fermier) qui versera une redevance, prendra également à son compte les travaux d’entretien. Outre les recettes issues de l’exploitation du stade, le titulaire pourra percevoir des recettes publicitaires mais aussi des subventions publiques.

L’objectif de cette délégation est évidemment de rentabiliser cet équipement en augmentant les manifestations sportives (hors football), spectacles, concerts, location de salons, séminaires, activités économiques, commercialisation des espaces commerciaux… Mais n’est-ce pas déjà ce que tentent de faire en ordre dispersé et avec toutes les difficultés que l’on connaît, Alpexpo, Alpes Congrès, le Summum, le Palais des Sports, l’Office du Tourisme ?

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Déplacements, le lobby automobile refait surface !

Publié le 25 novembre 2011

Des associations de chefs d’entreprises viennent de lancer avec de gros moyens une campagne sur le thème : « Déplacements il est temps d’agir ! ».

Un supplément au Dauphiné libéré du 23 novembre décline sur 8 pages leurs 10 propositions. Le décor est planté en introduction : «  Aujourd’hui notre efficacité est largement handicapée par un manque dramatique de fluidité des déplacements qui nous pousse à renoncer à des marchés, qui surenchérit nos coûts, stresse nos salariés, éloigne nos clients et partenaires… La situation ne cesse de se dégrader, sans qu’aucun projet réaliste ne vienne éclairer l’avenir : la situation est donc très grave. »

Ce discours est le même depuis des dizaines d’années à la veille de prises de décisions publiques sur l’organisation des déplacements. Ici c’est le futur SCOT (schéma de cohérence territoriale) qui est visé : « Nous n’avons pas vocation à réagir à l’ensemble des volets du SCOT. Cependant nous affirmons que celui-ci minore les impacts économiques et sociaux de la congestion et qu’en matière d’infrastructures de déplacements, les préconisations ne sont pas à la hauteur des problèmes et des enjeux ».

Evidemment les deux premières propositions réclament la mise à 2 fois 3 voies de l’A480 et de la rocade sud et si l’élargissement de la rocade sud n’est pas réalisable alors il faut relancer le contournement de l’agglomération par le nord avec un péage. Les 8 autres propositions sont très classiques et reprennent ce qui était proposé dans les défunts PDU (Plan de déplacements Urbains) ou repris dans les discussions du projet de SCOT ou du prochain PDU : régulation des vitesses sur les voies urbaines, développement du fer et des transports en commun, le câble, la limitation des déplacements, changements dans l’organisation du travail…

Il est tout de même navrant de voir des gens (responsables d’entreprises, qui devraient avoir les pieds sur terre !) continuer à s’enfoncer dans des erreurs profondes de diagnostic sur les déplacements automobiles dans l’agglomération.

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Débat d’orientation budgétaire au conseil municipal du 21 novembre

Publié le 25 novembre 2011

Un débat important qui précède le prochain vote du budget, sur les orientations budgétaires, a donné lieu à des interventions intéressantes.

Un compteur qui s’affole : Le 1er adjoint a insisté lourdement sur les différences entre l’endettement de l’Etat, qui est un mauvais endettement et celui des collectivités qui est un bon endettement. Ceci résulte des contraintes de la loi qui interdit aux collectivités territoriales d’avoir des budgets de fonctionnement en déficit et qui interdit d’emprunter pour financer le fonctionnement, alors que l’Etat emprunte pour rembourser les intérêts des emprunts… Pour imager la dérive de la dette de l’Etat et au contraire la stabilité de la dette de Grenoble, le 1er adjoint a fait projeter une diapositive où deux compteurs indiquaient l’évolution en temps réel de la dette de l’Etat qui s’accroit de 1000 € par seconde alors que la dette de Grenoble et plus généralement des collectivités est stable. Ceci était très pédagogique, sauf que le compteur de la dette de l’Etat évoluait beaucoup trop vite puisque c’était au moins de 2000 à 3000 € par seconde ! La chose est suffisamment grave pour ne pas avoir besoin d’exagérer le trait. Et si l’endettement de Grenoble est un bon endettement, pourquoi vouloir à tout prix diminuer cette dette quand l’équilibre financier est assuré, sinon pour justifier la trop forte hausse des impôts ?

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Le Planning Familial de l’Isère fête ses cinquante ans

Publié le 18 novembre 2011

Le Planning Familial de l’Isère invite à la projection d’un court-métrage suivi d’un débat en présence de nombreuses associations (Osez le féminisme, SOS homophobie, Axés…), de personnels de santé et de l’Education Nationale, le vendredi 25 novembre, de 18h30 à 21h à EVE sur le campus universitaire.

Le court-métrage présenté au cours de cette soirée apportera, sur le Planning Familial, un regard croisé entre les militants d’hier et les citoyens d’aujourd’hui.

Il évoquera la création mouvementée du Planning Familial à Grenoble le 10 juin 1961, son fonctionnement et son évolution, et apportera une réflexion sur la place du Planning Familial de nos jours. Le débat qui s’en suivra, entre les invités et des membres du Planning Familial, constituera enfin un moment privilégié d’échanges autour de la fragilité des acquis (avortement, contraception, égalité femme/homme) et de la lutte constante nécessaire pour consolider les libertés individuelles.

Trop de tout, trop de tours : prends garde !

Publié le 18 novembre 2011

En tenant compte du fait qu’au niveau national, la vente de logements sur plan a chuté de 22% au premier semestre, que, selon le dernier colloque de l’Agence Nationale pour l’Information sur le Logement (ANIL), la densification des centres villes fait doubler le coût du mètre carré construit, qu’enfin les tours peuvent être infernales, tout élu normalement constitué (c’est à dire respectueux de la démocratie et conscient de ses responsabilités) devrait réviser son jugement et mettre un coup d’arrêt à la frénésie immobilière qui s’est emparée de Grenoble pour… réfléchir puis débattre.

Si l’on en croit les propos de J. Charles Castel du Centre d’Etudes sur les Réseaux, les Transports et l’Urbanisme (CERTU), rapportés par le « Monde » du 30 octobre 2011, les élus sont dans une impasse car « s’ils défendent leurs centres-villes, ils produisent pour les riches » (ndlr : pour rappel, 80% des logements neufs ne sont accessibles qu’aux Français les plus riches). « Les classes moyennes et modestes, si elles n’obtiennent pas un logement social, n’ont alors pas d’autres choix que de s’installer plus loin, pour y trouver un terrain bon marché et des coûts de construction supportables… Si vous doublez le nombre de mètres carrés constructibles sur un terrain, vous quadruplez son prix. » N’y a-t-il pas là un vrai sujet de réflexion et de débat ?

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Convention Eiffage – Métro, c’est pire que ce qu’on pensait !

Publié le 18 novembre 2011

Rappelons que la Métro a décidé le 27 mai 2011 de passer un contrat avec le grand groupe privé EIFFAGE pour réfléchir à l’agglomération post carbone à l’horizon 2030. La délibération s’intitule : « Phosphore IV : convention avec le groupe EIFFAGE pour la mise en place d’une démarche partenariale de recherche et développement de prospective en développement urbain durable sur le territoire de l’agglomération grenobloise à l’horizon 2030. » La lecture des annexes à la convention, qui n’étaient pas jointes à la délibération votée par les élus (sauf deux dont le représentant écologiste Gilles Kuntz), réserve des surprises de taille.

Eiffage a fait adopter par la Métro un budget prévisionnel des travaux de son laboratoire, Phosphore IV,  annexé à la convention signée par M. Baïetto et Eiffage, et qui comporte trois grandes rubriques en dépenses pour un total budgété de 1 807 940 € HT :

  • Prestations externes pour 485 100 €
  • Fonctionnement du laboratoire interne d’Eiffage pour 967 840 €
  • Valorisation médias des travaux du laboratoire pour 355 000 €.

En recettes la Métro apporterait 49 % de la somme totale soit 885 891 € et Eiffage apporterait 51 % soit 922 049 €.

Effectivement, la convention signée décide que la Métro participera pour 885 000 € HT à ce projet.

Le financement de cette convention qui se terminera vers juillet 2012 est surprenant sur plusieurs points :

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L’Intérieur s’en fiche, pas le Tribunal Administratif

Publié le 18 novembre 2011

En ces temps troublés, la défense des libertés, plus que jamais d’actualité, peut prendre différentes formes, et parfois quand il n’y a pas d’autres solutions, c’est la justice qui est mise à contribution. Témoin la décision que vient de rendre le Tribunal Administratif de Paris, en faveur de Raymond Avrillier.

Celui-ci avait souhaité obtenir, comme c’est le droit de tout citoyen, communication des informations le concernant figurant dans les fichiers des services de police, de gendarmerie, des Renseignements Généraux et de la Surveillance du Territoire fusionnés aujourd’hui dans la Direction Centrale du Renseignement Intérieur (DCRI) dirigée par M. Squarcini. Les ministres successifs de l’Intérieur, d‘abord M. Hortefeux (conseillé par un certain A. Carignon, et aidé par X. Peneau* dans le tri des fichiers des Renseignements Généraux) puis M. Guéant ont opposé un refus catégorique à la requête de Raymond Avrillier au prétexte que les fichiers en question étaient classés « secret-défense ». On peine à imaginer que toute la vie d’un individu quel qu’il soit, puisse faire l’objet d’un classement secret-défense. Et c’est bien la conclusion du Tribunal Administratif qui, en rendant son jugement le 16 novembre 2011, rejette toutes les conclusions du ministre de l’Intérieur, annule son refus de communiquer à Raymond Avrillier les informations le concernant, et enjoint le ministre de le faire dans un délai de 2 mois sous astreinte de 100€ par jour de retard. Ce jugement n’est pas suspensif, autrement dit le ministre doit s’exécuter.

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Les bouchons, conséquence d’une politique de gribouille ?

Publié le 18 novembre 2011

Depuis quelques semaines des cris d’alarme sont lancés dans les médias à propos de la circulation automobile dans l’agglomération qui va être lourdement impactées par les nombreux travaux qui démarrent, notamment pour la réalisation de la ligne E du tram.

Il faut tout de même rappeler quelques vérités afin que les responsabilités soient bien établies. Le 5 septembre 2005, lorsque l’Etat avait décidé de ne pas participer au financement de la rocade nord, les collectivités publiques (Région, Département, Métro, Ville de Grenoble et le SMTC) avaient décidé de tout miser sur les alternatives à la voiture et d’abandonner le projet de rocade (renvoyé au long terme) et de proposer un « Plan d’action pour l’amélioration des déplacements dans la région urbaine grenobloise ». Malheureusement le lobby pro-rocade, soutenu par les grands élus (Vallini, Baïetto, Migaud, Destot) a réussi à faire que le  Conseil général de l’Isère (CGI) relance ce projet, ce qui a retardé très fortement les programmes de transport en commun.

Dans ce plan d’action 2005, la livraison de l’extension de la ligne B du tram sur le polygone était prévue fin 2008, ce qui aurait évité une avenue des Martyrs pharaonique de 45 m de large dans le projet Vasconi. La ligne E du tram devait être terminée en 2012 et l’extension de la ligne A vers Pont de Claix et Sassenage pour 2011. Tout le monde reconnaissait que le problème le plus critique était celui des accès à l’agglomération et les responsables politiques proposaient de « développer prioritairement un véritable RER ferroviaire entre le pays Voironnais et le Sud Grésivaudan d’une part, l’agglomération grenobloise et le Grésivaudan d’autre part » et de développer à court terme un réseau de bus-express sur les autoroutes dès 2006 et sa généralisation en 2008…

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Laïcité : Conférence de Henri Pena-Ruiz

Publié le 18 novembre 2011

Dans le cadre de ses formations citoyennes l’ADES a demandé à H. Pena-Ruiz, philosophe, professeur, essayiste, maître de conférence à l’IEP de Paris, de venir s’exprimer sur le thème de la laïcité le mardi 7 juin 2011 à 20h30 à la Maison du Tourisme de Grenoble. H. Pena-Ruiz est spécialiste des questions de laïcité, thème qui lui a inspiré de nombreux ouvrages. Il a été en 2003 l’un des 20 membres de la commission sur la laïcité présidée par B. Stasi.

L’ADES lui avait posé trois questions :

  1. Qu’est-ce que la laïcité, s’agit-il d’un concept spécifiquement Français ? La laïcité s’est-elle progressivement inscrite dans l’histoire et quelle est sa place dans les textes fondamentaux de la République. ?
  2. Pourquoi est-elle antinomique du libéralisme ?
  3. Pourquoi est-elle absolument contraire aux valeurs de l’extrême droite ?

C’est à ces questions que H. Pena- Ruiz a tenté de répondre au cours de sa conférence dont on trouvera ci-dessous une retranscription.

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Non à l’élargissement de l’A480

Publié le 11 novembre 2011

L’Etat a de la suite dans les mauvaises idées. Il voulait réaliser l’autoroute A51 Ambérieux – Grenoble – Sisteron avec dans un premier temps un contournement de Grenoble par la tangentielle-nord-sud (TNS) par un tunnel sous le Vercors. Devant le coût exorbitant de ce tunnel, il s’était rabattu sur l’élargissement de l’A 480 le long du Drac. L’abandon de l’A51 après le col du Fau signe la fin de ce projet de doublement de l’autoroute de la vallée du Rhône qui aurait scellé l’asphyxie de la cuvette grenobloise. L’Etat avait réalisé des études préliminaires pour élargir l’A 480 le long du Drac et l’amélioration de l’échangeur du Rondeau qui est le point noir à attaquer en priorité (coût total environ 150 M€). Le Conseil général a relancé le projet de rocade-nord et a décidé de ne pas faire d’échangeur à Saint Martin le Vinoux sur l’A48 mais un échangeur complet sur l’A480, qui posait des problèmes d’insertion délicats de la rocade avec l’autoroute. L’Etat s’était fait prier et avait accepté de débloquer 20 M€ pour réaliser cette insertion.

Suite à l’abandon de la rocade, l’Etat ayant ces 20 M€ disponibles a décidé d’élargir l’A 480 à 2 fois 3 voies le long du Drac, mais sans toucher à l’échangeur du Rondeau.

C’est pourquoi il lance une concertation préalable auprès des populations concernées dont voici les modalités :

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Blog à part

Publié le 11 novembre 2011

La blogosphère est un étrange paysage virtuel où le blog tient lieu parfois de grand déballage. Quand le blogueur est un citoyen lambda, les conséquences de son expression sont limitées mais il en va tout autrement d’un homme public. Une visite sur le blog du maire de Grenoble en est, si l’on peut dire, la parfaite illustration. Outre une grandiloquence du propos émaillée, ici de pléonasme « la diaspora dispersée », là du fameux « 4 coins de France » à propos de l’Hexagone, on se demande à quel lecteur il s’adresse en s’épanchant ainsi : « Dans quelques heures, je retrouverai NYC (New York City ndlr) cette ville que j’aime, cette ville où vit désormais Marilia (fille de l’auteur, ndlr) ma princesse », une fille dont il dit encore « Bon sang ne saurait mentir : avec un aïeul peintre à la cour des Tsars, avec une mère et une cousine américaine stylistes, avec un autre cousin producteur de films, elle devait se réaliser dans l’art et la création. C’est chose faite avec la photographie, mêlant intelligence et sensibilité ». Puis dans la même veine, c’est au tour des deux fils d’être ainsi livrés aux lecteurs. Pris dans ce tourbillon de confidences et d’élan littéraire il évoque également sa « sensibilité familiale,… cet environnement qui s’inscrit dans le temps et l’espace en lettres de sang et d’espérance ».

Quand nous brocardons la politique de M. Destot depuis 2008 comme maire de Grenoble, certains de ses amis nous reprochent d’ « attaquer » l’homme à titre personnel. Or la confusion des genres est à chercher ailleurs qu’à l’ADES. Ces amis, plutôt que de nous pointer du doigt, seraient bien inspirés de faire un petit tour sur le blog de M. Destot, ils auraient là l’occasion de découvrir le vrai responsable de cette terrible machination en lisant : « Comment dans ces conditions démêler ce qui fait le sel de la vie, activités publiques et privées… ». On ne le lui fait pas dire.

Mounier, J. Safar s’enfonce…

Publié le 11 novembre 2011

Décidemment J. Safar raconte n’importe quoi sur le dossier Mounier. Dans le Dauphiné Libéré du 10 novembre 2011 il réécrit l’histoire à sa façon :

« Ma position comme celle du maire de Grenoble est claire. Nous soutenons la cause des Mounier depuis le début ». Il a vraiment la mémoire courte puisque dès le début le maire de Grenoble a soutenu le président Queyranne pour fermer le lycée à cause d’une situation d’urgence liée à la sécurité des bâtiments (ce qui s’est avéré faux). Le maire écrivait par exemple le 4 octobre 2010, alors qu’il connaissait les rapports annuels de sécurité qui indiquaient qu’il n’y avait pas de danger à court et moyen terme : « Pour autant, même si la compétence des lycées relève des Régions et de l’Education nationale, je sais que face aux problèmes de sécurité posés par la détérioration des bâtiments, il serait irresponsable d’hésiter. » Voir en ligne ici

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La situation des foyers-logements des personnes âgées de Grenoble

Publié le 11 novembre 2011

La Présidente de l’association des Résidents et Familles des foyers-logements des personnes âgées (FLPA) nous informe :

Le foyer logement des Gentianes va fermer bientôt. Les 47 résidents doivent se partager entre les autres foyers logements et sont contraints de déménager contre leur gré. Le moment est très difficile pour ce public fragile, qui va devoir s’habituer à un autre environnement, et ce n’est pas la charte de relogement que le CCAS a rédigé avec les représentants des résidents et familles qui va notablement alléger leurs difficultés. Imaginez-vous par exemple, déménager à 90 ans, après de nombreuses années dans le même appartement et le même quartier.

Quant aux autres résidences, pour 2 d’entre elles (Montesquieu et Notre Dame), il est toujours question de fermer le restaurant.

Un point positif cependant : des travaux de rénovation sont en cours à St Laurent et vont démarrer au Lac, travaux réclamés depuis longtemps.

Dernières nouvelles du chauffage urbain

Publié le 11 novembre 2011

Le 1er adjoint de Grenoble n’a toujours pas mis à exécution ses promesses faites lors du conseil municipal du 17 octobre de rencontrer les élus écologistes pour travailler sur le dossier des tarifs du chauffage urbain. Le maire n’a toujours pas transmis les documents demandés sur les puissances tarifaires…

La forte pression des usagers du chauffage urbain porte petit à petit ses fruits. Certaines communes délégantes (hors Grenoble) commencent à vouloir enfin reprendre le contrôle de la délégation de ce service public à la CCIAG. Lors du conseil municipal de Saint Martin d’Hères du 20 octobre, la délibération à propos des nouveaux tarifs indiquait les revendications supplémentaires de 3 communes, revendications qui rejoignent les nôtres :

« A l’issue des différentes rencontres entre les communes délégantes sur le service public du chauffage urbain, les Villes de Pont de Claix, Echirolles et Saint-Martin-d’Hères portent conjointement les revendications suivantes :

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Une préparation budgétaire citoyenne : c’est possible !

Publié le 5 novembre 2011

Un budget est l’acte politique par excellence d’une commune, et pourtant la plupart des élus sont incapables d’engager le débat citoyen sur cette question, estimant que les habitants ne sont pas capables de comprendre les subtilités qui se cachent derrière le budget. Il est vrai que, très souvent, tout est fait pour rendre incompréhensibles les vrais choix politiques qui se cachent derrière la nuée de chiffres et d’articles comptables.

A Grenoble, le maire et sa majorité refusent d’organiser un débat public sur le budget de la ville avant son adoption, malgré nos demandes répétées. C’est pourquoi, depuis 2008, les élus écologie et solidarité ont proposé un budget alternatif, notamment en refusant l’augmentation brutale des impôts locaux de 2009.

L’ADES organise une préparation citoyenne du budget 2012 de Grenoble :
Jeudi 10 novembre 2011 à 20 h 30, Salle de conférence de la Maison des Associations, 6 rue Berthe de Boissieux à Grenoble.

Un diaporama pédagogique introduira le débat sur l’organisation d’un budget, les économies à faire, les priorités en fonctionnement et investissement, le niveau des contributions et des taxes locales, les tarifs des services publics, etc.

Cette réunion a été préparée par des militants de gauche et écologistes qui ne sont pas d’accord avec la politique budgétaire de la majorité municipale.

Mounier, il semblerait que tout était illégal

Publié le 5 novembre 2011

Jeudi 3 novembre, le Tribunal administratif de Grenoble tenait une audience sur des recours contre des décisions du Président de la Région, Jean-Jacques Queyranne ; du Recteur et de l’Inspection académique.

  • Un recours déposé par des parents d’élèves et des personnels de Mounier demandant l’annulation de la désaffectation des bâtiments.
  • Un recours déposé par Pierre Mériaux, élu EELV à la Région, demandant l’annulation de la décision de Jean-Jacques Queyranne de diminuer la capacité du lycée Mounier.
  • Des recours déposés par des parents d’élèves contre la décision du Recteur de changer la zone de desserte du lycée Mounier, contre la limitation à 105 élèves en classe de seconde à la rentrée 2011 et contre le refus d’octroyer une dérogation pour un élève venant du collège Münch.

Suite à une analyse très approfondie du droit, Madame le rapporteur public, dans ses conclusions, a proposé l’annulation de toutes ces décisions donnant 100% raison aux requérants.

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