Archives de septembre 2010

Période préélectorale…

Publié le 30 septembre 2010

En mars 2011 auront lieu dans la moitié des cantons du département (soit 29 cantons) le renouvellement des conseillers généraux. Le parti socialiste craint à juste titre la concurrence des écologistes regroupés dans Europe Ecologie. Du coup les marques de nouvelles sympathies se multiplient, notamment à Grenoble. A “ la Fête de la Rose ” de samedi 25 septembre où étaient invitées les différentes composantes de la gauche, M. Destot a fait applaudir Maryvonne Boileau… en oubliant de préciser qu’elle est dans l’opposition municipale depuis qu’il a fait alliance avec une partie de la droite aux élections municipales. Serait-il gêné de le défendre devant les militants socialistes ? Bertrand Delanoé a fait un discours très écolo, il est réconfortant d’observer que certains socialistes nous rejoignent sur le thème de la nécessaire transformation de l’économie vers plus d’écologie et de solidarité. Il reste encore un bout de chemin vers une démocratie renouvelée, mais soyons optimistes !

Prononcer de beaux discours c’est très bien, mais en politique, seuls les actes comptent. Pour l’instant il n’y a pas d’actes forts démontrant une volonté des exécutifs municipaux, départementaux et régionaux PS de changer leurs politiques. Les points noirs restent à l’identique : les projets pharaoniques ou désastreux (GIANT, Center Parcs…), les aides aux intérêts privés sans contrepartie, l’incapacité à associer les habitants aux grands choix, les pratiques politiques transformant les assemblées délibérantes en simples chambres d’enregistrement (gestion du dossier de la rocade-nord , destruction annoncée du lycée Mounier)… La meilleure garantie que la situation évolue, c’est que les électeurs disent clairement qu’ils veulent que cela change, à Grenoble et dans le département lors des élections cantonales et se prononcent pour les valeurs de démocratie, d’écologie et de solidarité, l’ADES y contribuera.

Lycée Mounier : reconstruire !

Publié le 30 septembre 2010

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La décision prise par le Président de la Région, soutenu par le maire de Grenoble et le rectorat, de fermer prochainement le Lycée Mounier est inacceptable.

Cette position est contraire à ce qui avait été décidé par le Conseil Régional il y déjà plusieurs mois, prévoyant de réhabiliter le lycée et ayant pour cela voté des financements.

La plupart des acteurs (professeurs et personnels, lycéens, parents d’élèves, élus de Grenoble et de la région) ont appris brutalement cette décision antidémocratique, c’est inacceptable.

La Région invoque le fait que les locaux sont devenus trop dangereux pour que ce lycée continue à accueillir des élèves, mais comment croire que la sécurité s’est dégradée au point d’obliger à fermer le lycée dans neuf mois, mais que cela ne pose aucun problème dans l’immédiat pour cette année scolaire ! D’autant que des solutions peuvent être envisagées pour conduire une rénovation par tranches, sans fermer tout le lycée.

Le maire de Grenoble qui se dit soucieux des quartiers sud devrait soutenir le maintien de ce lycée au lieu de militer pour sa fermeture.

Les arguments pour défendre le lycée Mounier ne manquent pourtant pas. L’équipe pédagogique assure un travail remarquable, une vie collective dynamique, proposant des options rares, des projets innovants, le CLEPT (« lycée du raccrochage scolaire »), la Mission Générale d’Insertion, l’accueil de jeunes étrangers arrivant en France… Ce lycée a une double vocation générale et technologique, et accueille majoritairement des élèves des quartiers Sud. De plus cet établissement, très bien desservi par les transports en commun, dynamise la vie du quartier.

Que propose le rectorat aux futurs élèves dès 2011 suite à la fermeture de leur établissement : être orientés majoritairement dans les lycées techniques, limitant ainsi la voie à l’enseignement général et le choix des filières pour les jeunes. La dislocation de l’équipe pédagogique existante marquerait sans aucun doute la fin du projet Mounier.

A l’’heure où le Gouvernement Fillon / Sarkozy conduit une casse systématique de notre système éducatif (suppressions massives de postes, disparition de la formation professionnelle des enseignants, réforme du lycée…), les collectivités locales se devraient d’être des contrepoids pour préserver ce qui peut l’être, au lieu de favoriser ce mouvement de destruction massive.

Nous comprenons tout à fait les réactions des élèves et de leurs parents, et celle de la communauté éducative. Nous soutenons leurs arguments pour défendre le projet pédagogique de ce lycée et valoriser l’outil de mixité sociale que représente cet établissement dans notre ville.

Nous demandons au Président de la Région de revenir sur cette décision, de remettre le dossier à plat afin que l’ensemble des intéressés puissent être associés à la réflexion sur la reconstruction de leur lycée.

Réflexions de l’ADES suite aux évènements de cet été à Grenoble

Publié le 30 septembre 2010
dessin commissariat

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Suite au discours de la honte de N. Sarkozy à Grenoble le 30 juillet 2010, triant les français suivant leurs origines, stigmatisant les immigrés et inventant des boucs émissaires, trahissant son devoir de Président que lui donne la constitution, il est indispensable de rappeler quels sont les fondements de notre République.

L’ADES fait aussi des propositions pour améliorer le mieux vivre ensemble dans toute la ville.

Rappels de certains fondements de notre République

Les droits fondamentaux de l’homme

La Déclaration des droits de l’homme et du citoyen du 26 août 1789 qui a valeur constitutionnelle débute par :

“ Les représentants du peuple français, constitués en Assemblée nationale, considérant que l’ignorance, l’oubli ou le mépris des droits de l’homme sont les seules causes des malheurs publics et de la corruption des gouvernements, ont résolu d’exposer, dans une déclaration solennelle, les droits naturels, inaliénables et sacrés de l’homme, afin que cette déclaration, constamment présente à tous les membres du corps social, leur rappelle sans cesse leurs droits et leurs devoirs… ”

Et l’article 2 liste les droits fondamentaux : “ Le but de toute association politique est la conservation des droits naturels et imprescriptibles de l’homme. Ces droits sont la liberté, la propriété, la sûreté et la résistance à l’oppression. ”

Le terme de sûreté ne doit pas être confondu avec celui communément employé actuellement de sécurité. Les historiens rappellent qu’en 1789, la sûreté est la garantie dont dispose chaque personne contre une arrestation, un emprisonnement ou une condamnation arbitraire. A cette époque une des premières urgences était d’éliminer les atteintes à la liberté individuelle, les arrestations décidées de manière arbitraire étaient les marques du despotisme monarchique.

Cette défense de la sûreté des personnes qui vise à protéger les individus contre l’arbitraire de l’Etat n’a rien à voir avec la notion de sécurité telle que l’emploient les ministres Besson, Hortefeux ou le Président Sarkozy.

La sécurité désigne le droit à être protégé des violences civiles. Ce terme est à rapprocher de celui de tranquillité publique. Au fur et à mesure des dérives sécuritaires surtout depuis la loi du 18 mars 2003, la sécurité est comprise dans son sens le plus restrictif : le devoir de l’Etat étant de protéger les personnes et leurs biens contre les délinquants quitte à menacer la sûreté des personnes (fouilles, fichage ADN, contrôles d’identité, vidéosurveillance…).

Il n’est donc pas inutile de rappeler que la défense des libertés individuelles à travers le droit de sûreté est au dessus de la sécurité des biens et des personnes. La sécurité sarkozienne ne fait pas partie des droits fondamentaux tels que définis dans le texte fondateur de notre République.

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La majorité “droite-gauche” en action

Publié le 30 septembre 2010

Encore un exemple où l’utilisation de l’argent public est critiquable. La majorité municipale décide de subventionner la société Glénat à hauteur de 180 000 €, alors que les engagements que cette société a pris en rachetant l’immeuble de l’ancien théâtre du Rio n’ont pas été tenus, et que la vente de l’immeuble avait été faite nettement en dessous du prix des domaines. Il n’y avait donc aucune raison de poursuivre une aide à cette société privée.

Dans le même temps, la majorité municipale décide d’imposer à ACTIS de participer à hauteur de 22 000 € à la réfection de la place Edmond Arnaud (place publique) au motif que cette dernière est beaucoup utilisée par des locataires d’ACTIS, mais aussi que ces 22 000 euros doivent servir à l’accessibilité dans les logements. Rappelons que les finances d’ACTIS dépendent à plus de 80 % des loyers payés par des ménages aux faibles ressources. Vive la solidarité ! Après avoir augmenté violemment les impôts locaux, décidé d’augmenter la TEOM, voila maintenant la majorité droite-gauche qui cache des impôts dans les loyers des bailleurs sociaux, mais où vont-ils s’arrêter !

Le collectif Solidarité Roms interpelle les éluEs de La Métro

Publié le 30 septembre 2010

Le collectif Solidarité Roms est intervenu vendredi 24 septembre à la Métro et a remis aux élus un texte les interpellant sur les situations inadmissibles faites aux Roms, qui se termine par les demandes suivantes :

“Nous attendons de l’assemblée qu’elle traite aujourd’hui de ces points :

  • État des lieux de la situation des Roms dans l’agglomération.
  • Positionnement politique de l’assemblée face à la politique xénophobe de stigmatisation des Roms et au cortège répressif qu’elle met en œuvre.
  • Mise en œuvre immédiate des compétences de l’assemblée pour apporter les solutions les plus rapides aux questions d’hébergement des Roms présents dans l’agglomération et plus particulièrement une décision immédiate concernant les familles Roms pour lesquelles des négociations ont déjà été engagées. ”

La présidente de la séance (G. Fioraso remplaçant M. Baïetto) a précisé qu’il y aurait ce sujet inscrit à l’ordre du jour à la prochaine réunion le la Métro le 29 octobre, ce qui ne répond pas à l’urgence de la situation.

Texte distribué par le collectif solidarité Roms aux élus de la Métro le 24 septembre

Le collectif Solidarité Roms a été crée le 16 septembre 2010. Il regroupe des militants de longue date représentants d’associations engagées dans les luttes sociales, en particulier celles concernant les sans papiers et les sans logis, des représentants de partis politiques, de syndicats, des élus, des professionnels de l’action sociale, ainsi que des Roms, des habitants de l’agglomération, des voisins des différents camps, ainsi que le collectif suivant depuis le printemps plus particulièrement les familles Roms qui ont été expulsées cet été à Saint Martin d’Hères.

Nous avons demandé cette prise de parole devant le Conseil de cette assemblée pour :

1) Exposer la situation d’ostracisme, de stigmatisation, d’exclusion sociale et même humanitaire dans laquelle vivent aujourd’hui, les Roms présents dans notre agglomération. Cette situation d’abandon, de désespoir, de peur est dégradante, inhumaine, pour eux, elle est une honte pour nous, elle doit l’être pour l’assemblée de cette métropole. C’est pourquoi nous vous demandons de ne pas ajouter à la honte du Discours de Grenoble, qui inaugura cette nouvelle saison de chasse aux Roms, la honte de ce vous n’aurez pas fait.

2) Demander donc solennellement à cette assemblée, de prendre une position forte, précise et sans détours pour condamner la politique mise en œuvre depuis cet été à leur encontre. Pour affirmer que le droit des Roms ne peut être uniquement celui du droit au retour volontaire. Une législation française et européenne existe.

3) Exiger que la Métro utilise les compétences qui sont les siennes pour mettre en œuvre immédiatement des solutions d’hébergement dans le cadre d’une procédure d’urgence humanitaire en balayant les rhétoriques dilatoires de l’appel d’air et du partage des compétences.

4) Exiger que la Métro donne une réponse aujourd’hui à la démarche en cours depuis le printemps avec les services de Monsieur Jean-Philippe Motte, concernant le logement des familles Roms qui étaient à Saint Martin d’Hères et qui vivent aujourd’hui dans un campement de fortune sans eau, ni toilettes, ni électricité à Saint Martin le Vinoux.

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Comment construire les alternatives à la rocade

Publié le 29 septembre 2010

Intervention de l’ADES le 24 septembre au CRDP à la réunion organisée par le Conseil général sur les « propositions de solutions à la problématique des déplacements dans la région grenobloise. »

Vendredi 24 septembre s’est déroulé la présentation des propositions des citoyens et associations sur les solutions aux problèmes des déplacements dans l’agglomération grenobloise, séance organisée par le Conseil général. Sur les 17 présentations, une petite minorité poursuivait le rêve de réaliser un contournement routier et la moitié s’appuyait sur les modes de déplacements alternatifs à la voiture pour alléger les trafics automobile. L’ADES a proposé de mettre en place des outils d’aide à la décision, afin d’avoir des informations stratégiques pour dimensionner correctement les solutions au moindre coût et diminuer de manière significative le trafic automobile dans la région urbaine.

Première exigence : la diminution du trafic automobile

La nécessité de lutter contre la pollution atmosphérique et le dérèglement climatique impose une diminution importante des émissions de gaz à effet de serre (GES) et de la consommation d’énergie dans les transports.

Pour s’assurer de cette diminution il faut prévoir des solutions où le trafic automobile diminue en véhicules.km (v.km) dans la région urbaine grenobloise (RUG) et pas seulement dans l’agglomération.

Réussir la diminution réelle du trafic automobile impliquera immédiatement une diminution des impacts sur l’environnement (air, eau et bruit), sur le budget des ménages et sur la perte de temps dans les embouteillages.

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Révélations sur des informations cachées par le conseil général de l’Isère sur ses projets de «rocade-nord»

Publié le 29 septembre 2010

Conférence de presse du mardi 28 septembre 2010

L’ADES a tenu une conférence de presse le 28 septembre en dévoilant des études cachées qui indiquaient que si le péage était fixé à 2 €, valeur défendue par le Conseil général (CGI) en réponse à la commission d’enquête, alors le trafic chutait tellement aux heures de pointe qu’il suffisait d’une rocade à une seule voie dans chaque sens ! Donc la rocade ne répondait plus aux exigences posées au départ par le CGI. Ces études étaient connues des services du CGI avant d’arrêter le dossier d’enquête publique. Les commissaires enquêteurs et les habitants ont demandé des précisions à ce sujet, le CGI leur a caché ces informations pourtant stratégiques.

Il y a vraiment des choses à changer dans la manière dont les décisions publiques se prennent au mépris de la démocratie la plus élémentaire. Pour chaque projet les avantages comme les inconvénients doivent être étudiés avec la même rigueur. Ce projet a coûté au moins 30 M€ aux contribuables pour rien. Il aurait suffit de faire ces études de trafic en fonction du coût d’un péage pour s’apercevoir qu’il ne tenait pas la route. Toute rocade gratuite n’est pas finançable, toute rocade finançable n’a pas assez de trafic pour avoir un impact significatif sur le trafic dans l’agglomération. Nous attendons de MM. Vallini et Destot qu’ils en tirent les conclusions claires en faisant ce qu’a fait de manière respectable M. Baïetto qui a reconnu s’être trompé sur ce dossier.

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Changement de ton à la Métro, vers un changement de politique ?

Publié le 24 septembre 2010

Le 20 septembre, le Président de la Métro, M. Baïetto, tient sa conférence de presse de rentrée autour de trois thèmes : L’agglomération post-carbone, l’agglomération nature et l’agglomération innovante. M. Baïetto a dessiné des priorités politiques qui changent par rapport à ce qui s’est fait. Il annonce un débat au Conseil de la Métro lors du débat d’orientation budgétaire (obligatoire avant le vote du budget) qui devrait avoir lieu le 29 octobre. Il est de bon augure de lier priorités stratégiques et priorités budgétaires. De nombreux points sont à souligner dans cette conférence de presse :

  • Il faudrait un Plan Local d’Urbanisme (PLU) d’agglomération, si c’est possible ce sera après 2014.
  • La Métro doit être présente sur le plan du social avec la création d’une direction des solidarités. Il faut une authentique politique de la ville au sein de la Métro, qui touche à la jeunesse, la santé, la formation, la culture, les loisirs, le sport… Ce serait une vraie révolution !
  • Préparer une agglomération post-carbone : diminuer les déplacements, plus de commerce dans les quartiers et moins de centres commerciaux en périphérie. Priorité aux modes doux des déplacements…
  • Evidemment le mea culpa sur la rocade est à souligner.

Nous ne pouvons que nous féliciter de voir le président de la Métro rejoindre les propositions que défendent les écologistes depuis des années. Espérons que ce ne seront pas que des « paroles verbales » et que dès le budget 2011 ce changement de priorités se traduise clairement par des chiffres, avec l’abandon de politiques de prestige et des aides sans contrepartie aux intérêts privés. Mais le poids des corporatismes communaux et des lobbies risque d’être plus forts que les envies de changement du président, et la sous représentation des écologistes à la Métro ne va pas aider à aller dans le bon sens : un seul élu (G. Kuntz) pour représenter 20 % de l’électorat, c’est vraiment scandaleux.

Changement de président à la CCI

Publié le 24 septembre 2010

G. Dumolard ne se représentera pas à la présidence de la Chambre de Commerce et d’Industrie (CCI), visiblement il n’avait pas les soutiens suffisants, il déclare en effet : «  J’ai proposé de me représenter avec la possibilité de former mon successeur durant un temps. Cela n’a pas pu se faire. C’est ainsi. »

Il faut dire qu’il a été un militant très actif pour les jeux olympiques et pour la rocade, jouant parfaitement dans le grand orchestre droite-gauche avec M. Destot comme chef d’orchestre, lui qui était un adhérent récent à l’UMP. Ces échecs et son extrême militantisme l’ont poussé vers la porte de sortie. Il ne faut pas oublier que la CCI est un établissement public économique sous tutelle administrative de l’Etat et qu’elle est financée par de l’argent public. La moindre des choses serait que ses dirigeants sachent garder une certaine neutralité politique sur les projets publics locaux, ce qu’ils n’ont pas su faire depuis de longues années.

Le Préfet-policier tisse sa toile d’araignée…

Publié le 24 septembre 2010

Le nouveau préfet-policier nous propose encore des opérations “coup de poing”, qui permettront peut être de faire du chiffre et de communiquer, mais qui ne sont pas à la hauteur des besoins. En effet au lieu de traiter les problèmes de proximité, la priorité du préfet est d’organiser des opérations « toile d’araignée » chaque semaine sur les grands axes de circulation afin d’insécuriser la criminalité itinérante…

L’Etat veut élargir l’autoroute A 480 le long du Drac

Publié le 24 septembre 2010

Le 21 septembre le préfet de la région Rhône-Alpes a confirmé dans un communiqué que l’État financera à hauteur de 20 M€ la réalisation d’ici 2014 d’une première tranche de travaux pour la mise à 2×3 voies de l’autoroute A480 dans la traversée de Grenoble.

Il confirme aussi que pour l’Etat, le contournement nord de l’agglomération est toujours dans les cartons.

« Ces aménagements sont financés à 100 % par l’État. Ils s’inscrivent dans le programme de modernisation des itinéraires du réseau routier national 2009-2014 (PDMI) qui succède au volet routier des contrats de plan. L’A480 assure le rôle d’autoroute urbaine et le maillon ouest du contournement de Grenoble. Avec plus de 100 000 véhicules par jour dans sa section centrale à 2×2 voies, les phénomènes quotidiens de saturation sur cet axe sont devenus préoccupants. En fluidifiant la circulation sur l’A480, les travaux contribueront à réduire les émissions de gaz à effet de serre et la consommation d’énergie fossile. Ils contribueront également à la mise en œuvre d’un contournement libérant le cœur de l’agglomération de la pression automobile pour améliorer les performances des transports en commun et des modes doux. L’avis défavorable rendu le 22 mars 2010 par la commission d’enquête publique sur le projet de Rocade Nord de Grenoble présenté par le Conseil général de l’Isère conduit à remettre en cause à court terme cette rocade mais l’État a décidé de maintenir son financement sur l’A480 sans attendre de nouvelles décisions sur le bouclage au nord du réseau de voies rapides de l’agglomération grenobloise. » (c’est nous qui soulignons)

Voila encore une bataille à mener pour empêcher cet élargissement qui ne fera qu’attirer plus de voitures, et augmentera les nuisances pour les riverains et l’ensemble des habitants de l’agglomération. Comme M. Baïetto, Président de la Métro, nous militons pour qu’il y ait moins de voitures et donc que les infrastructures routières existantes sont suffisantes.

Centrale solaire de Lans en Vercors : le non très majoritaire

Publié le 24 septembre 2010

Le maire de Lans soutenait le projet d’implantation d’une grande centrale photovoltaïque dans la forêt de Jay, projet qui avait fait l’objet d’un avis défavorable lors de l’enquête publique. Autant il faut défendre l’implantation de panneaux photovoltaïques sur des surfaces adéquates (par exemple les toits des maisons et immeubles), autant il faut éviter la déforestation qui va à l’inverse de la lutte contre les émissions de gaz à effet de serre. Les habitants de Lans ont refusé à 65 % ce projet industriel qui ne répondait pas aux exigences écologiques les plus élémentaires.

Votation citoyenne, que fait la majorité municipale ?

Publié le 24 septembre 2010

Le Conseil Consultatif des Résidents Etrangers Grenoblois (CCREG) a dix ans d’existence. Il a été mis en place grâce à l’action des élus écologistes, il se mobilise notamment pour que soit reconnu le droit de vote des résidents étrangers non communautaires. Mais depuis le changement de majorité son activité est ralentie faute de volonté politique. Chaque année à Grenoble comme dans d’autres villes est organisée « la votation citoyenne » qui demande aux habitants de donner leur avis sur la question du droit de vote des résidents étrangers. Cette votation était organisée par le CCREG et soutenue par de nombreuses associations et mouvements politiques. Pour passer à une vitesse supérieure, le collectif national a lancé pour fin 2010 l’organisation de référendums municipaux organisés par les mairies volontaires pour demander aux habitants de se prononcer sur ce droit de vote. Evidemment ceci est illégal et de nombreuses communes ne veulent pas le faire. Le maire de Grenoble n’a toujours pas répondu à la demande d’organisation d’un tel référendum en disant qu’il faisait étudier cette proposition par son service juridique, ce qui ne sert à rien puisque tout le monde sait que ce n’est pas légal. Pour une ville « Compagnon de la Libération », la moindre des choses est d’agir même par des actes symboliques pour montrer que la démocratie et la citoyenneté ne sont pas à la hauteur des nécessités et exiger que soit enfin reconnue une « citoyenneté locale » où chaque résident a les mêmes devoirs et donc les mêmes droits. De tous les actes administratifs de la mairie, aucun ne présente de différence pour les habitants quelle que soit leur origine, les services publics sont ouverts à tous, les impôts locaux sont payés par tous… il n’y a aucune raison objective pour que les résidents étrangers ne puissent pas élire les conseillers municipaux et participer ainsi à la vie de leur cité.

L’ADES a fait des propositions concrètes pour que soit organisée une consultation de tous les habitants plutôt qu’un référendum, car au niveau du droit et du coût les deux sont complètement différents. Mais peu importe la forme, il s’agit de poser un acte symbolique fort, que pour l’instant la majorité droite-gauche se refuse à assumer.

Plus bête l’avis

Publié le 24 septembre 2010

Alors que «les événements de la Villeneuve» ont révélé une société en panne, qui balbutie depuis si longtemps son lot de difficultés sociales, de chômage, de violence… une proposition de remède est survenue, aussi rapide qu’inattendue. C’est en effet le 18 septembre dernier, dans le cadre de rencontres des habitants avec les élus de la majorité municipale (Villeneuve, Village Olympique…), au détour d’une interview donnée au quotidien régional, que l’élue en charge du secteur 6 a, à la question «Comment faire changer l’image du quartier ?» asséné cette réponse baroque : «…Et un projet débute : la réalisation d’une sitcom sur la Villeneuve. Avec un scénario écrit à partir de témoignages et de rencontres avec les jeunes, avec les habitants. Le pilote sera projeté dans le parc sur un écran géant. Et des chaînes pourraient être intéressées par ce «Plus belle la Villeneuve» » !

Mais comment est-il possible que personne n’ait eu cette idée de génie plus tôt ?

A moins de penser à une forme de cynisme, les habitants de la Villeneuve doivent sans doute se demander si les élus de la majorité vont continuer longtemps à amuser la galerie.

Le mea culpa respectable de M. Baïetto sur la rocade

Publié le 21 septembre 2010

Communiqué du 21 septembre 2010 (MAJ le 24/9/10)

Nous ne pouvons que respecter la nouvelle position de Marc Baïetto sur la rocade nord exprimée en tant que Président de la Métro lors de sa conférence de presse de rentrée le 20 septembre.

Il n’est pas fréquent qu’un responsable politique dise clairement qu’il s’est trompé. Il déclare en effet à propos du projet de contournement nord par la rocade : “ la voie que j’ai tracée avec d’autres, et j’en assume l’entière responsabilité, n’était peut-être pas la bonne. Il faut, aujourd’hui, penser autrement le cadre urbain ”.

« Il faut réfléchir au « chrono-aménagement », à la ville des courtes distances, donc des services de proximité. C’est la voie que je propose à la Métro. Si on diminue la part des déplacements contraints, on aura moins usage de la voiture. Et si il y a moins de voiture, il y a peut être assez d’infrastructures »

Par contre le Président est plus qu’approximatif lorsqu’il explique que sur le dossier de la rocade il n’y a ni gagnants ni perdants…

Nous attendons que les autres responsables qui ont défendu bec et ongle ce mauvais projet, fassent des déclarations analogues.

Les écologistes ne peuvent que se réjouir de voir leurs analyses et propositions confirmées. Il est regrettable que tant d’argent public et de temps aient été perdus dans ce projet d’un autre siècle.

Il est temps de mettre en chantier un véritable projet de déplacements d’agglomération et de région qui soit efficace et soutenable.

Comment comprendre que depuis 1999 les plus hauts responsables politiques et économiques de l’agglomération et du département, qui n’ont jamais voulu voir la réalité en face, aient fait preuve d’un tel entêtement ? Pourtant tous les éléments étaient réunis pour que la décision publique n’aille pas dans le sens de l’acceptation de la rocade-nord. Les informations maintenant disponibles permettent de décrire dans le détail l’histoire d’un échec programmé lié à de multiples manipulations indignes d’une démocratie.

La semaine prochaine, l’ADES rendra public des informations sur les manipulations et les mensonges dans ce dossier emblématique et les leçons à en tirer pour que les décisions publiques se prennent dans de bonnes conditions afin que l’argent public ne soit pas gaspillé dans des projets qui ne tiennent pas la route !

Pour les passionnés des déplacements dans l’agglomération

Publié le 17 septembre 2010

Le Conseil général organise une présentation des différentes solutions pour résoudre l’épineuse question des déplacements dans l’agglomération le vendredi 24 septembre au CRDP de 14 h 30 à 17 h 30 (merci pour celles et ceux qui travaillent). Ce sera une série d’interventions d’individus, d’associations… qui ont des idées. Sans débat ni conclusion. Un bureau d’étude examinera les propositions et en fera un rapport au CGI sous 2 mois. Nous militons pour des solutions sans rocade-nord bien évidemment, et nous restons donc vigilants car le projet de rocade peut ressortir à tout moment, certaines interventions récentes d’élus peuvent le laissent penser.

La droite UMP se déchire, comme d’habitude…

Publié le 17 septembre 2010

A . Carignon, dit le corrompu, a mouillé la chemise cet été, participant aux coups tordus de Sarkozy – Hortefeux – Estrosi. Il s’est même permis de donner des leçons de bonne gestion municipale, rappelant que lors de son mandat tout baignait, oubliant de rappeler que les délinquants avaient envahis la mairie et avaient dégradé de nombreux service publics. Il déclarait sans rire début août : “ Dans cette ville il y a aujourd’hui des bandes, du blanchiment d’argent, du trafic et de l’impunité… On ne fait pas la paix avec la délinquance, la mafia, on se bat contre ”. C’est l’hommage du vice à la vertu !!!

Depuis l’offensive antirépublicaine de N. Sarkozy cet été, F. De Sans Nicolas n’arrête pas d’écrire des lettres ouvertes au maire, avec toujours la même rengaine : plus de vidéosurveillance, plus de police municipale, plus de répression. Curieusement le 1er adjoint, J. Safar lui répond systématiquement au lieu de l’ignorer.

M. Chamussy vient d’être officiellement réintégré à l’UMP. Il va donc pouvoir participer à l’élection du Président de l’UMP Isère, en novembre. Et du coup les trois groupes de l’opposition de droite au Conseil municipal de Grenoble sont tous les trois présidés par un ou une UMP.

Les grandes manœuvres sont déclenchées à l’UMP Isère. Le Président actuel, M. Savin vient de donner sa démission au motif qu’il y a de nombreux adhérents fantômes (de 150 à 200) qui s’apprêtent à voter. Les pro-Carignon soutiennent le conseiller général de Meylan J.C. Peyrin. Les méthodes du corrompu ne changeront jamais. Chassez le naturel, il revient au galop !

Un paradis fiscal honoré par la majorité municipale en grande pompe (à fric !)

Publié le 17 septembre 2010

Saint-Marin, petite république de 30 000 habitants est un paradis fiscal bien connu. Pour éviter de se trouver sur la liste noire ou grise de l’OCDE, elle a conclu des accords de transparence fiscale avec 13 Etats, le seuil requis par l’OCDE pour intégrer “la liste blanche” étant de 12. Mais parmi ces 13 pays, 7 sont des paradis fiscaux !!!

A l’occasion de la fête nationale de ce paradis fiscal, une cérémonie a eu lieu le 3 septembre dans les salons de la mairie de Grenoble, pilotée par B. Betto adjoint de M. Destot. Ce choix était des plus pertinents puisque M. Betto a été un important adjoint de A. Carignon (le corrompu) pendant 12 ans, ce mélange gauche-droite était donc tout à fait adapté à la circonstance.

Si en 2014, Grenoble devient une ville écologiste, pour faire des économies et éviter ce genre de faux pas, une seule cérémonie sera mise en place chaque année pour recevoir les délégations des différents Etats représentés à Grenoble.

Il est bizarre le Président du CGI !

Publié le 17 septembre 2010

Dans son interview de rentrée (voir Le Dauphiné Libéré du 11 septembre dernier), le Président du Conseil général de l’Isère (CGI) déclare : “ l’argent public est de plus en plus rare aujourd’hui ”. Là-dessus nous sommes totalement d’accord et nous n’arrêtons pas de nous élever contre les gaspillages dans les collectivités, dont le CGI.

Par contre il s’élève contre ces écologistes qui s’opposent au projet de Center Parcs dans les Chambaran. “ Mais en Isère, nous devons faire face à quelques irréductibles qui s’opposent toujours à tout : le stade, Minatec, la rocade-nord. Ils ne représentent souvent qu’eux-mêmes… ”.

Il est un peu myope le Président. Lorsqu’un courant politique fait 20 % des exprimés en Isère, c’est que ses militants représentent un peu plus qu’eux-mêmes.

Les opérations que cite M. Vallini sont des opérations dévoreuses d’argent public le plus souvent au profit de puissants intérêts privés.

  • Le stade coûte très cher à la collectivité au profit d’une société privée le GF 38.
  • Le bâtiment de haute technologie à Minatec (les salles blanches) est financé par des capitaux publics pour permettre à des sociétés privées d’accéder à des salles blanches à des prix défiant toute concurrence.
  • Center parcs, opération privée de Pierre et Vacances, nécessite des dizaines de millions d’euros d’aide publique.

Sur tous ces dossiers les écologistes ont proposé des solutions alternatives où l’argent public était utilisé pour l’intérêt général, qui coûteraient moins cher et seraient plus respectueuses de l’environnement. Que M. Vallini ne vienne pas se plaindre que l’argent public est de plus en plus rare… Il faut l’utiliser à bon escient.

Pour les Chambaran sans Center Parcs

Publié le 17 septembre 2010

L’association “Pour les Chambaran sans Center Parcs” s’oppose à l’incohérence et l’absurdité que représente le projet d’implantation de Center Parcs sur la commune de Roybon.

Elle s’oppose à ce que des biens publics d’usage libre et collectif soient retirés à la communauté au profit de la spéculation immobilière et la limitation des droits de chacun.

Elle dénonce l’utilisation du budget des collectivités (comme celui du Conseil général de l’Isère) en faveur de l’intérêt de la société privée Pierre et Vacances.

Elle dénonce les mensonges des élus et leur recours à la désinformation sous couvert de développement durable et de dynamisme économique.

Pour soutenir leur action et faire échec à ce projet dangereux pour l’avenir de ce pays aller sur le site : http://www.pcscp.org/