Archives de décembre 2010

L’ADES a un nouveau Président : Jean-Marc Cantèle remplace Hakim Sabri

Publié le 23 décembre 2010

Hakim SABRI étant devenu Président du groupe des élus “Ecologie et Solidarité” Europe-Ecologie les Verts, ADES, Alternatifs à la Ville de Grenoble, il a demandé à être remplacé à la présidence de l’association.

Jean-Marc CANTELE a été élu à l’unanimité du Conseil d’administration comme nouveau Président.

Jean-Marc Cantèle

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Militant depuis la création de l’ADES, il a été élu en 2001 conseiller municipal et nommé adjoint au maire chargé de l’Education, de la Vie Scolaire et de la Restauration Municipale. Il a accéléré fortement l’entretien du patrimoine scolaire en imposant un doublement du niveau des investissements, et en renforçant les moyens municipaux dans les écoles, notamment en rénovant les restaurants scolaires et en y créant le système “self service”. Il a permis entre autres, la reconstruction de l’école du Verderet, la création de l’école Lucie Aubrac modèle de bâtiment économe en énergie… Il a veillé au maintien de la mixité sociale avec le décloisonnement des sections internationales (Anglais, Italien, Espagnol…) ou encore l’implantation des Classes à Horaires Aménagés musique et danse à l’école Léon Jouhaux. Grâce à lui la Cuisine Centrale a été créée sur le site du MIN. Il a été l’instigateur du projet éducatif Grenoblois avec Cécil GUITART.

Professionnellement il a été travailleur social, puis journaliste et s’est de nouveau investi dans la Protection de l’Enfance jusqu’à ces derniers mois.

Les priorités d’actions de l’ADES pour 2011 : Démocratie, Ecologie, Solidarité

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Le maire nous raconte encore des histoires d’impôts !

Publié le 23 décembre 2010

Pour se faire élire en 2008, la majorité municipale avait promis de ne pas augmenter les impôts locaux à Grenoble… Mais les promesses n’engagent que ceux qui les écoutent…

Après avoir augmenté brutalement les taux de 9 %, le maire a promis que ce serait la seule hausse des taux durant le mandat, promesse qui ne devrait pas être difficile à tenir puisque la majorité s’est constituée une cagnotte avec cette augmentation en début de mandat, et que l’Etat revalorise chaque année les bases locatives suivant un coefficient proche de l’inflation.

Lors du dernier conseil municipal du 20 décembre 2010, le maire a solennellement déclaré qu’il sera démontré en 2014 (fin du mandat) que les impôts locaux grenoblois auront moins augmenté que l’inflation. Voici une nouvelle promesse qu’il va falloir vérifier de près le jour venu, mais qu’on peut déjà considérer comme perdue, et de loin vu les réalités ci-dessous !

Voici depuis 1995 (date de la prise de fonction du maire actuel) l’évolution des impôts locaux des Grenoblois (part communale) et de l’inflation mesurée par l’INSEE :

De 1995 à 2010 l’inflation a évolué de 26 % (la revalorisation des bases locatives de 23%), la taxe d’habitation (TH) ou la Taxe foncière (TFB) ont évolué de 42 %. Si on rajoute la TEOM à la taxe foncière depuis 2005, ce qui est logique puisque avant le service était rendu par la ville, donc à service public identique en 2010 la taxe foncière a augmenté de 63 % entre 1995 et 2010 !!!

En partant de 1998 (date souvent citée par le maire) voici les évolutions en 2010, inflation + 21 % (revalorisation des bases de 19%), TH ou TFB sans TEOM = + 30 %, TFB avec TEOM = 48,5 % !!!

Suivant la phrase que répète le maire à ses contradicteurs : “ il ne suffit pas d’affirmer pour être dans le vrai ”, nous attendons donc une forte diminution des taux des impôts avant 2014, chiche !

Budget 2011 : le premier adjoint fait une découverte !

Publié le 23 décembre 2010

Lors du vote du budget 2011 au Conseil municipal du 20 décembre, l’adjoint aux finances a fait des découvertes. Il s’est étonné que le budget alternatif des écologistes ne diffère que de 2,5 % du budget de la majorité “ droite-gauche ”, sous-entendu il ne s’agit que de détails à la marge. Il a presque raison puisque le budget principal de Grenoble s’élève au total à 320 M€ et que les écologistes ont toujours fait des propositions qui diffèrent de seulement 9 M€ de celles de la majorité soit, 2,8 % du budget principal ou 2,5 % du budget consolidé avec les budgets annexes.

Mais pourquoi 9 M€ ? C’est exactement la somme qu’a rapporté dans les caisses de la ville l’augmentation de 9 % des taux des impôts locaux effectuée en 2009.

Pour les budgets 2009 et 2010, les écologistes ont démontré qu’il était possible de faire une meilleure politique en diminuant les dépenses de 9 M€ et ainsi d’effacer la hausse des taux. Bien entendu il y avait d’autres dépenses supplémentaires notamment dans le social, mais compensées par d’autres économies.


Intervention de Hakim Sabri – budget 2011/conseil municipal de Grenoble déc.

Pour 2011 il y avait deux possibilités, soit recommencer les mêmes propositions, soit présenter un autre scénario répondant encore mieux à la situation concrète dans la ville ; toujours avec le même écart de 9 M€ par rapport aux propositions de la majorité. Les élu-e-s écologistes ont préféré démontrer qu’il était possible d’annuler les 2/3 de l’augmentation des impôts de 2009 soit 6 M€ et augmenter certaines dépenses de 3 M€ qui pouvaient apporter un sérieux et visible changement du service rendu aux habitants. Mais sans ces augmentations de dépenses pour la solidarité, il était parfaitement possible de poursuivre l’annulation des 9 M€, comme nous l’avions proposé pour 2009 et 2010.

Il s’agit donc bien là d’un choix alternatif basé sur plus de solidarité car nous ne sommes pas des populistes anti-impôts : les impôts locaux, injustes par leur mode de calcul, doivent être strictement limités pour faire face aux besoins des services publics dédiés à toute la population.

Voici les propositions alternatives que nous avons formulées pour le budget 2011 en plus de la baisse de 6 M€ des impôts locaux :

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Pendant les travaux, la casse de l’école publique continue

Publié le 23 décembre 2010

JC Carle, sénateur UMP de Hte Savoie, frappe à nouveau. Il est l’initiateur de la loi du 28 septembre 2009 qui oblige les communes à financer la scolarité des élèves de leur commune lorsqu’ils font le choix d’être scolarisés dans le privé d’une autre commune. A l’occasion du vote du budget 2011 de l’éducation, il a fait adopter par ses collègues un amendement permettant de prélever 4 millions d’euros à l’école publique au profit de l’enseignement privé sous contrat d’association.

Alors même que le gouvernement prévoit 16 000 nouvelles suppressions de postes en 2011, par ce tour de passe-passe, l’enseignement privé lui se voit doté d’environ 250 postes supplémentaires.

Une autre excellente idée, proposée cette fois par 81 députés parmi lesquels J. Remiller député-maire de Vienne (Isère), vise à exonérer les écoles privées sous contrat d’association de la taxe foncière sur les propriétés bâties. Jamais en panne d’inspiration, ces députés dans l’article 2 de leur loi, indiquent que les pertes de recette des collectivités seraient compensées par une hausse de la dotation globale de l’Etat et par la création d’une taxe additionnelle.

Ou l’on voit que le démantèlement du service public de l’éducation se poursuit ainsi que le détournement des fonds publics au profit du privé.

Pendant ce temps, à la faveur d’une mission parlementaire, le retour à la semaine de 4,5 jours refait surface.

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Chauffage urbain, ça chauffe de plus en plus

Publié le 23 décembre 2010

Les communes et la Compagnie de Chauffage (CCIAG) ont décidé de changer les tarifs du chauffage urbain au 1er juillet 2008. Dans les avenants au contrat de concession il était prévu une clause de revoyure au bout d’un an pour vérifier notamment la pertinence des tarifs. Les communes et la CCIAG se sont revues mais sans changer les tarifs qui pourtant sont excessifs et sont dénoncés par les usagers. La colère monte dans les copropriétés, mais la mairie de Grenoble fait la sourde oreille. On pourrait penser que la Ville aurait intérêt à ce que les tarifs baissent puisque sa facture de chauffage urbain atteint 2,4 M€ ; en fait il n’en est rien puisque les dividendes versés (450 000 €) grâce aux énormes bénéfices faits par la CCIAG, dépassent de beaucoup la diminution qui pourrait être faite sur la facture de chauffage (350 000 €) si les tarifs étaient corrects. Encore un impôt caché dans des factures d’un service public.

Il parait que la CCIAG fait examiner par ses avocats la possibilité d’un dépôt de plainte en diffamation contre l’OFiPoPu (Observatoire des Finances et des Politiques Publiques), dirigé par V. Comparat, qui dénonce la surfacturation des tarifs du service public du chauffage urbain. Ce serait enfin l’occasion de créer un débat public contradictoire qui est systématiquement refusé par la majorité municipale “ droite-gauche ” et la CCIAG. A suivre.

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GF38, tout s’accélère : les contribuables vont-ils encore payer les dettes ?

Publié le 23 décembre 2010

Comme prévu, le patron japonais d’Index cherche à vendre la société anonyme à objet sportif GF38. M. Thierry Granturco est sur les rangs, il est avocat d’affaires, c’est à la mode dans le monde du foot professionnel puisque le président de la ligue de football professionnel, M. Frédéric Thiriez, est avocat près du Conseil d’Etat et de la Cour de Cassation (M. Thiriez a été l’avocat du maire de Grenoble, M. Destot, contre nos recours en annulation des montages avec la Lyonnaise des Eaux). Le repreneur exige que tout soit bouclé pour début janvier 2011 : il en appelle aux “ efforts des collectivités territoriales ” mais exige au moins 70 % des actions pour avoir les mains libres. Toutefois il n’est pas prêt à apporter un gros capital dans l’immédiat. Avant de se retirer des commandes du club, le patron d’Index devra rembourser les fameux 1,4 M€ versés à la société Voyager de Toulouse dans des conditions plus que douteuses. En bon juriste, M. Granturco doit savoir que les collectivités locales n’ont pas le droit d’aider un club professionnel, mais il connaît aussi les manières de contourner les obstacles ! Il doit savoir tout de même qu’un recours a été déposé contre le contrat de location du stade au GF38, au motif que le loyer exigé est beaucoup trop faible. Si le tribunal administratif suit la jurisprudence Olympique Lyonnais – stade de Gerland, le loyer devra être fortement réévalué.

La rédaction de Le Rouge & le Vert est interpellée par plusieurs personnes qui nous disent : “Nous comptons sur vous pour que ce ne soient pas encore une fois les contribuables qui payent pour le GF38”.

Conseil municipal, vote du budget 2011

Publié le 17 décembre 2010

Lundi 20 décembre à 17 h, aura lieu le conseil municipal qui votera le budget 2011 de la ville.

Pour se faire élire, la majorité droite-gauche avait promis de ne pas augmenter les impôts locaux, mais à peine élue elle les augmentait violemment (en moyenne de 12%, mais beaucoup plus pour les bas revenus). Les écologistes ont démontré que cette augmentation était inutile à condition de faire des économies sur le train de vie de la ville et d’éviter les investissements de prestige ou qui ne sont pas du ressort d’une commune. La majorité s’est constituée une cagnotte en début de mandat en espérant qu’après 6 ans les électeurs auront oublié ce mauvais coup. Le budget proposé est malheureusement dans la continuité des précédents. Au moment où la réforme des collectivités territoriales est mise en place et l’austérité budgétaire de l’Etat amplifiée, il aurait été de bonne politique de s’interroger sur les grandes priorités d’intervention d’une Ville comme Grenoble afin de lutter contre la ville à deux vitesses et la dégradation des conditions de vie de très nombreux habitants. Le groupe des élus « Ecologie et solidarité », Verts, ADES, Alternatifs fera des propositions alternatives au conseil municipal démontrant qu’une autre politique de gauche et écologique est possible en diminuant la pression fiscale. Les impôts locaux sont très injustes et très peu redistributifs, il faut donc les fixer à un niveau acceptable par la grande majorité des habitants et ne pas céder à la facilité. La politique c’est faire des choix, mais la majorité hétéroclite est trop divisée pour les faire.

Au-delà du budget de la ville, il serait très important de veiller à ce que les tarifs des services publics essentiels soient fixés au plus juste prix, c’est ce qu’exige la solidarité la plus élémentaire. Or dans le tarif de l’électricité les usagers payent l’éclairage public qui devrait être intégralement payé par l’impôt, en effet la taxe d’habitation est en partie dépendante des revenus et de la structure familiale alors que le tarif de l’électricité est le même pour tous les usagers. Mais surtout il faudrait que les tarifs de la Compagnie de Chauffage, votés par la majorité soient fortement diminués (de 10 à 15 %) pour éviter que les usagers payent des dividendes excessifs aux actionnaires, des impôts sur les sociétés et des surfacturations irrégulières. Souhaitons que l’année 2011 voie ces tarifs diminués, la mobilisation de nombreuses copropriétés étant de plus en plus forte à ce sujet.

Décès de Cécil Guitart

Publié le 17 décembre 2010

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Ancien adjoint au maire entre 2001 et 2008, Cécil Guitart n’avait pas accepté l’accord de deuxième tour en mars 2008 entre GO et Destot, qui choisissait l’alliance avec des composantes de droite, éliminant les écologistes. Avec de nombreux militants il avait alors quitté GO puis il avait adhéré au Parti de Gauche et s’apprêtait à le représenter aux élections cantonales en mars 2011 à Grenoble. Sa disparition brutale nous a beaucoup choqués. Jean Marc Cantèle, ancien adjoint au même moment nous rappelle le travail mené en commun dans la majorité de gauche et écologiste de l’époque.

Cher Cécil,

Nous sommes nombreux à être en état de choc après ta brutale disparition. Il y a encore peu, nous étions main dans la main devant le rectorat, manifestant avec les « Mounier » pour défendre leur juste cause. Un nouveau combat, après tous ceux que tu avais menés, en particulier au sein de la municipalité de gauche et des écologistes à laquelle nous avons appartenu de 2001 à 2008. En charge d’un secteur en péril et donc très sensible, tu avais banni de ton langage le terme socio-culturel pour lui préférer celui de culture solidaire, plus adapté à l’idée que tu te faisais de l’éducation et de l’accès à la culture pour tous. Il t’en a fallu de la détermination pour renouer les fils du dialogue avec les acteurs de cette culture solidaire qui n’y croyaient plus.

Certaines actions d’élus donnent lieu parfois à des inaugurations officielles et ce fut le cas du « Plateau » équipement désormais reconnu, symbole de la liaison entre les quartiers Mistral et Eaux-Claires, que tu as porté à bout de bras. Et puis il y a d’autres actions, celles qui ne s’inaugurent pas, qui font peu de bruit et participent pourtant de l’intérêt général. On retiendra le Projet Educatif Grenoblois par exemple, ou encore la base de loisirs de Massacan que certains voulaient vendre au privé et qui à force de résistance est resté sous le contrôle de la Ville. Depuis, des familles et enfants grenoblois les moins favorisés peuvent bénéficier de vacances à la mer.

Pour mener à bien ces projets, tu avais de l’énergie, de l’humour et beaucoup d’humanité. Pourtant ce travail n’a pas été reconnu à sa juste valeur et il méritait d’être rappelé ici.

Cécil, ta faconde, ton accent rocailleux inimitable vont beaucoup nous manquer. Nous avions encore tellement à faire ensemble !

GF38 dernier délai le 20 décembre

Publié le 17 décembre 2010

La commission de contrôle de la ligue de football, la DNCG avait exigé du GF38 le versement de 5 M€ sur un compte bloqué avant le 9 décembre 2010. Le propriétaire japonais, Index est en train d’essayer de vendre tout ou partie du GF38 et il a demandé un délai pour se mettre à jour, jusqu’au 21 décembre. La DNCG lui a accordé un dernier délai au 20 décembre pour éclaircir la situation : verser les 5 M€ et préciser ce que signifie le curieux contrat de 1,4 M€ avec la société toulousaine Voyager. Si Le GF38 ne remplit pas ces obligations, la DNCG peut imposer une rétrogradation administrative. Celle-ci viendrait en plus de l’éventuelle mais probable rétrogradation sportive vu le classement actuel en ligue 2 du GF38, qui se retrouverait alors en CFA. Pour améliorer le tableau, le GF38 n’est plus qualifié pour la coupe de France car il a perdu son match contre Raon l’Etape, un club jouant en CFA (équivalent de la 4ème division !). Une défaite sportive de plus à laquelle s’ajoute un nouveau manque à gagner.

La majorité municipale déclare : «  A vouloir jouer la liquidation ou le dépôt de bilan, un certain nombre de gens croient que c’est plus facile de récupérer un club au tribunal de commerce pour un euro. Mais la mairie ne soutiendra aucun repreneur qui a joué un rôle pour la liquidation du club » ! Comme quoi il y a beaucoup d’agitation dans les coulisses. Un rappel : il est interdit à une collectivité publique de venir en aide à un club professionnel, qui est une société purement privée, donc la mairie n’a pas à soutenir x ou y, à moins que le GF38 redevienne un club amateur.

Le grand stade avait été construit pour héberger le GF38 promis à un grand avenir en ligue 1 afin d’améliorer l’image de Grenoble, c’est un échec sur toute la ligne qui coûte très très cher aux Grenoblois, et en terme de rayonnement pour la ville et l’agglomération.

Il ne reste plus au maire de Grenoble qu’a remettre à Index la Grande Médaille de la Ville de Grenoble, comme il l’a fait pour le futur ex-président de la CCI au motif qu’il avait notamment œuvré pour la candidature de Grenoble aux JO de 2018 et le projet de rocade-nord, deux échecs retentissants (voir le Dauphiné libéré du 12 décembre 2010)…

L’annulation du PDU 2007-2012 confirmée par la cour d’Appel de Lyon

Publié le 17 décembre 2010

Un vrai feuilleton… Le plan de déplacements urbains de l’agglomération (PDU) est arrêté par le SMTC. En 2000, le SMTC adopte le PDU 2000-2010 décrivant le principe d’une rocade-nord entièrement souterraine, gratuite, avec traitement des gaz d’échappements et pas chère (300 M€). Les écologistes ont déposé un recours contre ce PDU, le tribunal administratif ne l’a pas annulé, par contre la cour administrative d’appel l’a considéré comme illégal. Le SMTC a demandé en vain au Conseil d’Etat de casser ce jugement. Le SMTC est donc obligé d’adopter un nouveau PDU. Le 2 juillet 2007 le SMTC adopte le PDU 2007-2012 qui a toujours une rocade-nord mais qui n’est plus chiffrée, puisque construite après 2012, d’où le choix de l’année de fin du PDU. La rocade n’a plus aucune des qualités précédentes qui étaient infaisables, elles avaient juste permis de vendre le concept aux élus qui se laissent volontiers avoir par des promesses mirobolantes. Le Tribunal administratif annule ce nouveau PDU le 20 novembre 2008 pour l’absence de transmission d’une note de synthèse aux élus. En catastrophe le SMTC adopte le 15 décembre 2008 le même PDU 2007-2012, afin de pouvoir justifier le projet de rocade-nord. Mais entre le 2 juillet 2007 et le 15 décembre 2008, il a été décidé de repousser au-delà de 2012 les réalisations du prolongement de la ligne B sur le Polygone scientifique et la ligne E du tram. Donc le PDU est attaqué en justice au motif qu’il contient des erreurs de fait en décrivant des réalisations avant la fin de 2012 de deux éléments essentiels qui ne seront réalisés que plus tard. Le Tribunal administratif donne raison aux écologistes en annulant le PDU 2007-2012. Le SMTC fait appel, mais la Cour Administrative d’Appel de Lyon, le 14 décembre 2010, rejette cet appel en confirmant avec plus de force qu’il y a bien erreur de fait et que cette dernière est substantielle.

Il faut espérer que le SMTC va arrêter les frais et ne pas gaspiller de l’argent public pour aller sans aucun espoir en cassation, il a déjà beaucoup gaspillé l’argent des contribuables dans la défense du projet de rocade qu’il n’aurait jamais dû soutenir, défenseur qu’il devrait être des transports en commun.

Souhaitons que le prochain PDU, qui est en préparation, sera élaboré avec plus de rigueur et de démocratie que les précédents, qui sont donc réputés n’avoir jamais existés.

Vous avez dit démocrates…

Publié le 17 décembre 2010

Il est de plus en plus difficile de s’y retrouver dans le patchwork politique de la majorité municipale. L’ancien adjoint du corrompu bien à droite, recyclé comme adjoint à l’Europe par le maire actuel, avait formé son groupe (de 2 élus) intitulé « Démocrates européens ». Lorsque l’adjoint à l’immobilier, ancien du cabinet du corrompu, a quitté le Modem suite à l’affaire de son vrai-faux mel, il a formé un groupe (de 3 personnes) intitulé « Grenoble démocrate ». Le groupe Modem ne comptant plus que 3 personnes. Pour simplifier les choses, l’adjoint à l’immobilier vient de créer un club, le « Club Démocrates », qui est un club politique mais qui ne veut pas tomber dans les travers des structures politiques. C’est un club politique mais sans visées électorales, à qui fera-t-on avaler ce bobard ? C’est l’habitude de certains élus de droite de ne pas assumer leur vrai positionnement politique et de se camoufler derrière des appellations qui se veulent neutres, mais qui ne trompent personne.

Le Passe-plats

Publié le 17 décembre 2010

Dans le cadre de notre rubrique « perdu de vue » (quoi que) voici quelques nouvelles roboratives. Après le conseil aux entreprises, le business à l’huile d’argan en direct de Marrakech, le maintien de l’agitation permanente dans le marigot UMP Isérois et les conseils « bénévoles » au ministre de l’Intérieur, A. Carignon ex maire, député, Président du Conseil général, ministre… et corrompu, est aujourd’hui chargé de manifestations culturello-culinaires.

Rassurons-nous, pas pour le grand public ! Car ce « master chef » qui n’a jamais changé de crémerie, organise des déjeuners pour que son ami N. Sarkozy qui se pique désormais de culture, puisse rencontrer autour d’un repas les artistes et autres “people” de son choix. Voilà des fonctions qui, à n’en pas douter, ne peuvent être qu’alimentaires.

Tram B a fêté ses 20 ans, mais il a coûté cher aux Grenoblois, un petit rappel…

Publié le 17 décembre 2010

En novembre 1990, il y a 20 ans, la deuxième ligne de tram se mettait à fonctionner et elle allait avoir, comme la première, un grand succès. C’était la belle époque Carignon où les affaires allaient bon train.

Le SMTC présidé alors par Ch. Descours, dont le secrétaire général était M. Névache, (tous deux adjoints au maire corrompu) avait signé le 23 septembre 1988 une convention confiant à la société d’aménagement des transports de l’agglomération grenobloise (SATURG) la concession de la réalisation, de l’entretien et de l’exploitation des ouvrages d’infrastructure et installations nécessaires à la création de la deuxième ligne du tram. En 1992, SATURG 2000 prend la suite de SATURG. Ces sociétés étaient formées par les sociétés qui avaient réalisé la 1ère ligne de tram et qui se sont arrangées pour obtenir la concession de la 2ème sans mise en concurrence.

En 1993, la chambre régionale des comptes décortique la construction de la 2ème ligne de tramway en dénonçant une concession fictive à la SATURG et indique que cette solution a entraîné des surcoûts importants pour l’usager et le contribuable.

Seuls les écologistes ont dénoncé ces pratiques affairistes et essayé de faire annuler ce montage. La 2ème ligne de tram appartenait à une société privée et le SMTC a été obligé de la racheter plus tard afin qu’elle revienne propriété publique.

MM. Descours et Névache ont été ensuite rattrapés par la justice pour différentes affaires.

Téléphérique : lancement à New York, nous attendons une réalisation en Isère

Publié le 17 décembre 2010

Depuis début décembre, le téléphérique « the tram » traverse l’East River et relie en trois minutes Manhattan à Roosevelt Island à New-York. Il transporte sur 1 km, 1500 personnes à l’heure dans chaque sens grâce à des cabines de 110 places. Il a coûté 25 millions de dollars et les travaux ont duré 9 mois. Il n’est pas sensible au vent grâce à ses deux câbles porteurs. Le dirigeant de la société qui l’a construit indique que ce moyen de transport en milieu urbain est particulièrement adapté pour franchir un obstacle ou un dénivelé, en liaison avec les modes de transports en commun classiques.

Dans l’agglomération grenobloise il y a plusieurs sites où pourrait être implanté efficacement un téléphérique, par exemple de la gare SNCF de Brignoud à Crolles, de Meylan au campus, du plateau du Vercors à Grenoble… Il est incompréhensible que ceci ne soit pas plus rapidement étudié. Pour résoudre les problèmes des déplacements, toutes les solutions doivent être mises sur la table. Malheureusement l’aveuglement pour la rocade-nord a tout stérilisé.

Déplacements dans la région urbaine : des évolutions très intéressantes

Publié le 10 décembre 2010

Tous les 10 ans est menée une “enquête ménages déplacements” (EMD) approfondie sur les déplacements des habitants de l’agglomération et de la région urbaine. La dernière datait de 2002 (EMD 2002), le SMTC a décidé d’avancer à 2010 l’enquête ménage (EMD 2010). Ces enquêtes très détaillées permettent de quantifier les évolutions dans les déplacements (nombre, modes, destinations…), ces données sont essentielles pour planifier à moyen et long terme les politiques publiques dans ce domaine, notamment les plans des déplacements urbains. Le 6 décembre ont été donnés les premiers résultats de l’enquête EMD 2010.

Les évolutions qui ont été mesurées entre 2002 et 2010 sont très intéressantes, car pour la première fois la mobilité générale a diminué. Or les perspectives dans les scénarios à moyen et long terme prévoyaient une augmentation continue des déplacements, ce qui n’est donc pas la réalité.

En 8 ans, sur la région urbaine (254 communes) il y a une diminution de 1% du total des déplacements journaliers, avec des changements très importants dans le choix des modes de déplacements : vélo + 34%, transports en commun + 19 %, marche à pied + 2%, et surtout automobile – 6 %.

Les scénarios adoptés (notamment le PDU) prévoyaient une augmentation de 7% des déplacements de 2002 à 2012, avec une augmentation des déplacements automobiles dans la Région urbaine (RUG). Ils supposaient une forte augmentation des trafics d’échange entre la Métro et la RUG, or l’augmentation est beaucoup moins forte que prévu et le trafic automobile d’échange a beaucoup stagné grâce au recours aux transports en commun. Le phénomène de périurbanisation est confirmé mais avec une évolution plus lente en termes de déplacements, il y a 8% de plus de déplacements dans la RUG hors agglomération (Métro) compensé par 8 % de moins dans l’agglomération.

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Mounier, la déstructuration du lycée poursuivie…alors qu’une médiation s’enclenche enfin !

Publié le 10 décembre 2010

Des membres du conseil d’Administration du lycée ont été reçus par le Recteur le 2 décembre, suite à la manifestation réussie devant le rectorat malgré les mauvaises conditions météo. Il ressort de cette réunion que le recteur n’a été informé par la Région sur le problème du lycée que le 2 septembre 2010. Le Président de la région lui a parlé d’un mouvement de masse des bâtiments (les fameux 1 mm par mois) et qu’il s’agissait d’un château de cartes. Le recteur n’a aucun pouvoir de décision, il applique les décisions du Président du Conseil régional. Il dément avoir prononcé les propos sur l’asile psychiatrique (les journalistes présents ce jour apprécieront). Donc le recteur n’est pour rien dans l’affaire, toute la responsabilité est celle du Président Queyranne.

Une rencontre a eu lieu le même jour avec la majorité municipale, dont le maire. Il n’en est pas sorti grand-chose puisque les opinions des représentants de la majorité ne sont pas identiques entre-elles, loin de là, ce qui est lourd de conséquence car elle n’agit pas vis-à-vis de la Région avec la force qu’il faudrait.

Le premier médiateur nommé par le Président de la région n’a pas accepté la mission, n’ayant pas les coudées franches pour la mener à bien. Un nouveau médiateur accompagné de 3 personnes a été nommé le 6 décembre, le communiqué du Président de la région précise leur mission :

« · écouter les différentes parties afin de renouer le dialogue au plus vite avec l’ensemble des interlocuteurs, pour permettre une réflexion partagée et constructive sur le devenir du lycée,

· réfléchir aux moyens qui permettront de maintenir les acquis éducatifs jusqu’à la construction d’un nouvel établissement et de bénéficier des compétences de la communauté éducative qui sont reconnues et appréciées,

· élaborer des recommandations susceptibles de créer un consensus.

Le groupe de projet sur l’avenir du lycée Mounier se réunira pour la 3ème fois début 2011. »

Mais bizarrement le Président de la Région n’entend pas changer de position pour le court terme : pas de classes de secondes à la rentrée 2011 à Mounier.

Donc rien ne change pour le rectorat qui précipite les choses en donnant aux lycées de l’agglomération les prévisions de redéploiement le matin même de la nomination des médiateurs ! Belle provocation du recteur nommé par Sarkozy à qui JJ Queyranne n’ose pas s’opposer. Pourtant il devrait lui notifier clairement ce que demandent notamment les élus écologistes à la région : stopper tout redéploiement pendant le temps de la concertation.

Il est tout de même sidérant de voir à quel point les hauts responsables socialistes, dominés par leur culture gestionnaire, s’avèrent incapables de parler clairement et de relayer en haut lieu la colère des usagers et des personnels du service public de l’Education Nationale qui n’ont d’autre solution que de continuer leur remarquable mobilisation.

Une nouvelle élue au Conseil municipal de Grenoble, mais pour combien de temps ?

Publié le 10 décembre 2010

Suite au décès de Mme Tavel, conseillère municipale communiste, c’était la suivante sur la liste de la majorité municipale qui était appelée à siéger. Il s’agit de Mme Dabrowski, militante PC, qui a été installée officiellement lors du conseil municipal du 29 novembre.

Mais se pose la question de son éligibilité puisque Mme Dabrowski est fonctionnaire municipale détachée à la Régie des Eaux de Grenoble, puis transférée en catastrophe à la Métro. Un recours a été déposé au Tribunal Administratif pour contester cette installation. Il est clair qu’un salarié d’une mairie ne peut pas être élu au conseil municipal, mais est ce que le changement de dernière minute le permettra ? La justice dira le droit. A suivre.

Nouvelles de la Villeneuve

Publié le 10 décembre 2010

Le ramassage des ordures laisse à désirer

Le système de collecte éolienne a été (ou est) en cours de remplacement selon les secteurs du quartier Villeneuve, soit par des bacs regroupés, soit par des conteneurs enterrés, à proximité des immeubles, à des endroits où des bennes peuvent venir collecter les bacs et les conteneurs. Cela modifie beaucoup les habitudes des usagers et il apparait donc que certains ont du mal à les faire évoluer. Mais cette situation est aussi de la responsabilité de la Métro et de la Mairie qui ont insuffisamment consulté les habitants et les copropriétés sur les scénarios possibles avant de décider. Comme quoi, en matière de services publics faisant appel à la citoyenneté des usagers au quotidien, il est important de les associer aux choix. Et dans ce domaine comme dans d’autres, la Métro et la Mairie ont encore de gros progrès à faire…

La collecte des déchets s’est dégradée notamment à l’Arlequin. Avant les changements, de nombreux habitants se servaient de vide-ordures, maintenant ils doivent descendre les sacs en bas de l’immeuble et malheureusement de nombreux sacs sont déposés dans les coursives et dans les galeries. Des gamins s’amusent parfois avec les sacs qui se déchirent. Au 30/40 Arlequin et aux Cascatelles les ordures déposées à côté des containers dégagent de fortes odeurs avec en plus des rats crevés, empoisonnés par les raticides de la mairie… Par contre soyons justes : c’est aux Cascatelles et dans les immeubles de l’avenue de Constantine que les meilleures performances du tri sont constatées !

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Pour défendre la sécurité, une action citoyenne efficace, grâce à la Boutique Citoyenne

Publié le 10 décembre 2010

Le 18 août 2009, 38 habitants de la rue Servan à Grenoble, transmettent au maire de Grenoble une pétition lui demandant d’agir pour que la rue Servan et la Place du Temple soient accessibles aux véhicules de secours contre l’incendie.

Le 14 septembre 2009, le maire répond que certains aménagements ont été faits pour résoudre ce problème. Les habitants constatent que les aménagements dont parle le maire ne répondent pas à leur demande.

Face à ce blocage, un habitant vient demander conseil à la Boutique Citoyenne située au 12 rue Voltaire, cette dernière donne des conseils bénévolement aux citoyens qui ont des problèmes avec l’administration.

La Boutique citoyenne suggère à l’habitant de faire un recours gracieux auprès du maire pour lui demander d’agir pour prendre toutes les dispositions qui s’imposent afin que les véhicules de secours puissent accéder à la Place du Temple (où il y a la cantine du collège Bayard) et à la totalité de la rue Servan. Devant le silence du maire à l’expiration du délai de deux mois, l’habitant dépose le 5 mai 2010 un recours au Tribunal Adminstratif (TA) pour faire annuler le refus du maire d’agir.

Il dépose au même moment une demande de référé suspension vu l’urgence de la situation. Lors de l’audience au TA, la Ville de Grenoble indique qu’au mois de novembre des travaux seront effectués dans la rue Servan, le juge des référés n’ordonne pas la suspension du refus du maire d’agir. Mais la pression est forte sur la Ville.

Durant le mois d’octobre, le service d’incendie et de secours vient procéder à un essai et constate (une nouvelle fois) que l’accès à la Place du Temple n’est pas possible de même que le passage dans la rue Servan en direction de la rue Très Cloître.

Le 2 novembre, l’adjoint aux déplacement de la Ville organise un moment d’échange dans la rue Servan avec diverses personnes, dont l’habitant en question. L’adjoint expose les travaux qui doivent permettre de résoudre enfin ce problème de sécurité contre l’incendie. Le 19 novembe les travaux débutent et devraient se terminer vers le 10 décembre, pour un coût de 15 000 €.

Lycée Mounier : de la clarté SVP et attention aux dérapages…

Publié le 3 décembre 2010

La journée de lundi 29 novembre a été riche en rebondissements

  • Nous apprenons que selon l’interprétation du Président de la Région, le médiateur ne s’occuperait que du moyen ou long terme, c’est-à-dire pas de la situation de blocage actuelle mais de ce qui se passera “plus tard” ! En général lorsqu’un médiateur est nommé c’est pour effectuer une médiation immédiate entre plusieurs positions antagonistes… Là nous sommes dans la quasi-provocation.
  • Le Recteur tient une conférence de presse pour suivre la proposition du Président de la Région (les classes de secondes seront supprimées à la rentrée 2011) et prononce des propos totalement outranciers et inadmissibles (rapportés par Grenews) :

“Ceux qui prétendent que la fermeture de Mounier a pour but de faire des économies ou alimentent le débat complètement débile “d’un lycée de trop sur Grenoble” feraient mieux d’aller voir un psychiatre” !

Outre que cette façon d’exprimer son avis est méprisante pour les “Mounier”, elle est méprisable venant d’un haut fonctionnaire de l’administration, de surcroît de l’Education Nationale. Puisqu’il est question de psychiatrie, le recteur serait bien inspiré de maîtriser ses nerfs à l’instar des “Mounier” et de s’interroger sur ses responsabilités et la conduite à tenir pour la suite. Malgré l’exaspération générale, la stratégie de la tension et de la provocation orchestrée par le recteur ne poussera pas, comme il le souhaite, les “Mounier” à des actions radicales. Il aurait ainsi beau jeu de voir débarquer N. Sarkozy qui dans son discours de la honte prononcé à Grenoble avait “promis” de revenir avant la fin de l’année 2010.

Mais pourquoi donc le processus de réhabilitation de Mounier a été stoppé ?

Le recteur explique à Grenews : «  si le plan initial de réhabilitation de Mounier n’a pas été poursuivi, c’est avant tout parce que “l’équipe du lycée ne s’est pas mobilisée à temps” et que “celle de Vaucanson lui est passée devant”. Donc il est clair que ce n’est pas pour des conditions de sécurité ! Mais alors pourquoi ne pas relancer le programme comme prévu par la région puisqu’il y a l’argent ?

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