
Depuis le premier jour de son mandat de Premier ministre, le 13 décembre 2024, François Bayrou connaissait parfaitement la composition politique de l’Assemblée nationale et il savait que les positions sur le budget qu’il entendait construire ne pouvaient pas être acceptées par une majorité de l’Assemblée. C’est pourquoi il n’a pas demandé, après son investiture, un vote de confiance. Il savait qu’il serait battu puisque l’ensemble des oppositions à sa politique était majoritaire dans l’hémicycle. Il a voulu gagner du temps et rester premier ministre au moins 8 mois.
Il a joué de tous les moyens à sa disposition pour faire passer des lois les plus à droite possible : agriculture, mineurs délinquants, citoyenneté à Mayotte, autant de textes définitivement adoptés et qui sont tous des régressions sociales, citoyennes et environnementales. Il a laissé ses ministres faire ce qu’ils voulaient. Il savait que son projet de budget 2026 était particulièrement injuste, attaquant les collectivités locales et les plus défavorisés, qu’il ne passerait pas. Il n’a pas voulu laisser au parlement la possibilité de le corriger par amendements et au lieu de démissionner, il a trouvé cette mascarade de vote de confiance dont il connait le résultat.
Lire le reste de cet article »







